10 janvier 2018

LES AVENTURES DE JACK BURTON (John Carpenter - 1986)

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Résumé: Jack Burton, camionneur baroudeur se retrouve aux côtés de son ami Wong dans le quartier de Chinatown afin de combattre le puissant sorcier Lo Pan, lequel a enlevé la petite amie de son amie asiatique. Celle-ci doit aider Lo Pan à levé la malédiction qui pèse sur lui depuis des milliers d'années afin qu'il puisse règner sur l'univers. Jack rencontrera durant son aventure la jeune et jolie avocate Gracie Law et la journaliste Margot qui l'aideront lui et Wong a combattre les forces du mal. 

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Mon avis:

C'est après les échecs retentissant de "The Thing" et de "Christine" et le semi-succès de "Starman" que John Carpenter se lanca dans l'adaptation du scénario de W.D Richter lequel avait racheter les droits d'un petit scénario très étrange écrit par le jeune duo former par Gary Goldman et David Weinstein. L'histoire original était celle d'un cowboy de la fin du 19ème siècle devant affronter des forces surnaturel. Richter, après avoir abandonné l'idée d'en faire une suite à son "Buckaroo Banzaï", lequel fut un échec financier, se vit demander par Carpenter de le réécrire afin d'en retirer le côté historique western et de ne garder que l'aspect surnaturel.

Le scénario prendra donc un chemin différent et se verra transformer en "Les aventures de Jack Burton", mélange de western moderne et de film asiatique mettant en scène le baroudeur Jack Burton, un chauffeur de camion plein d'humour mais pas très courageux devant affronter les forces du mal afin de libérer la fiancé de son meilleur ami des griffes du puissant sorcier chinois Lo Pan. Pour interpréter le rôle en question John Carpenter portera son choix sur Kurt Russell avec lequel il avait travaillé sur deux de ses précédents film ainsi que sur un téléfilm sur la vie d'Elvis Presley.

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Le film est l'occasion pour le réalisateur de son confronter à un genre différent celui de la vraie comédie et au comédien de jouer un personnage un peu différents de ceux auquel il fut habitué jusque là. Russell admettra d'ailleurs par la suite que le rôle de Jack Burton reste encore aujourd'hui l'un de ses préférés. Burton est plongé ici présent dans un milieu qui le dépasse. Ayant les deux pieds sur terre il reste peu convaincu par ses histoires de magie noire chinoise. Ne comprenant les choses jamais dans l'instant mais toujours avec un certain décalage des évènements, notre héros pas très futé suit un peu à l'aveugle son ami Wang sans vraiment trop savoir les risques qu'ils prends tout du moins pas tant que ceux-ci se présente devant lui. Sceptique, il le devient de moins en moins au fur et à mesure que le film avance, moment durant lesquels ils se verra confronter à mille et une menaces d'ordre surnaturel.

Kurt Russell apporte au personnage toute sa nonchalance et son humour caractéristiques fondamental et qui sont en parfaites adéquations avec le personnage. Un personnage décrit d'ailleurs par le réalisateur comme un John Wayne des temps moderne (si je m'en souviens bien) En effet, Russell à toujours eu un potentiel comique et cela se voit dans les quelques oeuvres du genre dans lesquelles il a joué tels "Captain Ron" (1992), "Overboard" (1984),... Cependant je pense qu'il n'a jamais été aussi bon dans la comédie que dans "Jack Burton dans les griffes du mandarin" et il doit beaucoup à la direction d'acteur de John Carpenter pour ca. Leurs collaboration de 4 films, 5 si l'on compte le téléfilm "Elvis", reste à mes yeux l'une des plus réussit du cinéma américain des années 70-80 et je reste encore aujourd'hui à rêver d'une sixième... qui sait?

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Je trouve que l'univers chinois est restitué plus à la manière d'un hommage à un certains cinéma asiatique (le cinéma d'exploitation) plus que de façon réaliste. C'est un Chinatown à moitié fanstasmé mais qui s'inscrit dans un certain semi-réalisme tout de même. Carpenter a beau avoir à aborder la comédie il n'en oublie pas son propre style et l'impose a plusieurs reprise. La séquence durant laquelle Jack et Wong évolu dans l'eau au milieu des cadavres en décomposition en est un parfait éxemple. La musique de Alan Howarth et de Carpenter accompagne d'ailleurs cette scène de façon à la rendre encore plus morbide qu'elle n'aurait put l'être.

Le cinéaste sait toujours dans quelle direction aller et surtout il arrive toujours à trouver comment allier de façon équilibrer la comédie et le cinéma fantastique et cela avec une maestria qui, à l'époque ou il a fait le film, n'appartenait qu'à lui. Carpenter est clairement un cinéaste d'un autre temps et qui n'a malheureusement plus sa place dans le cinéma d'aujourd'hui. Personnellement je le déplore car son cinéma manque à celui d'aujourd'hui. J'aurais toujours pour lui une grande admiration et cela même si certains de ses films (les derniers surtout) sont assez contestable.

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Hormis un Kurt Russell remarquable dans le rôle de Jack Burton, l'on peut voir au coeur du casting une Kim Cattrall impeccable dans le rôle le jeune avocate idéaliste, au caractère bien trempé mais également il faut bien le dire un peu snob. Je ne connaît que très peu le travail de cette comédienne mais force est de constaté qu'elle se révèle être une bonne actrice et qu'elle sait approprier le rôle de Gracie Law avec talent. 

Rien à redire sur le casting secondaire, chacun des acteurs apportant une partition on ne peut plus inspirer. Chacun d'entre eux tire son épingle du jeu et cela avec beaucoup de conviction. Que ce soit Dennis Dunn dans le rôle du meilleur ami du héros, Victor Wong dans le rôle du sorcier chauffeur de car Egg Chen, Kate Burton dans le rôle de la journaliste Margot et surtout James Hong dans le rôle du sorcier maudit Lo Pan, chacun arrive à apporter un plus non négligeable à l'ensemble. 

Que dire de plus si ce n'est qu'avec "Les aventures de Jack Burton" John Carpenter signe surement la plus grande curiosité de sa carrière, un film possèdant une personnalité qui lui est propre et à laquelle j'adhère totalement. Une oeuvre qui ne connut pas le succès escompté à sa sortie mais qui acquit avec les années, et à juste titre d'ailleurs, le statut de film culte!!


13 décembre 2017

SPLASH (Ron Howard - 1984)

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 Résumé: Après s'être fait plaquer par sa petite amie  Allen Bauer finit par ne plus croire en l'amour jusqu'au jour ou rentre dans sa vie Madison, une jeune et jolie jeune femme pleine de mystère. Allen en tombera amoureux très vite et cela même si il ne sait quasiment rien sur elle. Pour cause, cette dernière n'est autre qu'une sirène venant des profondeurs de l'océan. 

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Mon avis:

Voici un film typique du cinéma des années 80, mélant avec habileté humour et romance le tout teinté par une petite touche de suspense. C'est autour de la relation entre le héros Allen Bauer et la sirène qu'est Madison que se développe l'intrigue du film et fort est de constater que Ron Howard à su le faire avec beaucoup d'intelligence. Ce n'est clairement pas l'un des meilleurs films du cinéaste mais cela reste malgré tout l'une de ses premières réussite. Certes le film peut sembler souffrir du poids des années et l'histoire être quelque peu guimauve mais le tout possède suffisamment de charme pour passer un bon moment. 

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D'ailleurs, il est évident que l'intérêt principal du film réside avant tout sur le couple formé par Tom Hanks et Daryl Hannah, lesquels forme un duo particulièrement attachant. Tom Hanks, comme  de coutume, fait merveille dans le rôle de ce monsieur tout le monde qu'est Allen Bauer, jeune grossiste ayant perdu tout espoir de découvrir un jour le grand amour et sombrant peu à peu dans un sentiment de profonde solitude. Ce rôle sied à merveille au comédien lequel n'était pas encore la grande vedette qu'il allait devenir quelques années après. Fort est de constater malgré tout que Hanks allait connaître son premier grand succès avec ce film ainsi que sa première collaboration avec Ron Howard, cinéaste qu'il retrouvera à plusieurs reprises avec des films tels "Appolo 13" qui se révèlera d'ailleurs leur meilleur oeuvre. 

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Le film bénéficie également du talent, de la grâce et du charme de Daryl Hannah laquelle trouvait ici un très beau rôle auquel elle apporta toute sa splendeur. L'alchimie entre elle et Hanks est évidente, comme je l'ai dit un peu plus haut, c'est en celle-ci que réside la plus grand force du film. Elle se verra offrir de meilleurs rôles par la suite mais je trouve que celui de Madison reste son plus attachant émotionnellement parlant j'entends. 

Le film possède également de très bons seconds rôles, mention spéciale à John Candy un acteur que j'ai toujours très apprécié et qui nous à quitté bien trop tôt. Ce n'est certes pas sa meilleure performance mais il avait un immense talent qui a été je pense beaucoup trop sous-exploité. Il fait merveille dans le rôle du frère immature et farceur, mais possèdant finalement plus de sagesse qu'il n'y paraît au premier abord. 

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Au niveau de la mise en scène pas grand chose à dire si ce n'est que, bien que n'étant pas d'une grande originalité, elle reste cependant assez efficace et met bien en valeur les différentes variables du film et bien entendu principalement son couple vedette. Le cinéaste nous prouvait déjà son potentiel qu'il dévellopera par la suite dans des oeuvres plus aboutis et plus ambitieuses que celle-ci. 

Voilà, je n'ai rien de plus à dire si ce n'est que "Splash" est un petit film bien sympathique à regarder mais pas indispensable non plus. J'ai passé un bon moment et je le reverrais bien dans quelques temps. 

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17 novembre 2017

LOGAN LUCKY (Steven Soderbergh - 2017)

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Résumé: Après s'être fait licencié de son boulot l'ancienne star du football Jimmy Logan convainct son frère Clyde de braquer le Charlotte Motor Speedway, le plus grand circuit automobile de Caroline du Nord. N'ayant aucune expérience en matière de braquage ils devront s'adresser, pour apprendre à faire sauter le coffre, au spécialiste en explosif Joe Bang, lequel est actuellement en prison. Les deux frères mettront donc au point un plan afin de faire évader ce dernier pour effectuer le braquage ainsi qu'un moyen de le ramener tout de suite après en cellule sans que les gardiens de ne s'en apperçoivent. Mais lorsqu'il leurs faudra changer de date suite à un imprévu, le coup se révèlera plus difficile à effectué et le petit groupe de bras cassé devra se résoudre à passer à l'action lors du NASCAR Coca-Cola 600, l'une des plus grandes courses automobiles du pays. 

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 Mon avis:

Quatre ans après avoir annoncé qu'il prenait sa retraite du grand écran pour travailler à la télévision le réalisateur Steven Soderbergh revient avec ce film s'inscrivant dans un genre qui lui est très familier, celui du film de braquage. Sorte d'Ocean's Eleven dans le milieu de la classe ouvrière, "Logan Lucky" n'est pas seulement une comédie ou film de braquage, mais un film qui apporte une petite réflexion sur cette deuxième Amérique. Bien que le scénario ait été écrit avant la prise de pouvoir de Donald Trump on ne peut ne pas passer à côté du fait que celui-ci, dont l'intrigue se déroule dans un des états ayant soutenu l'actuelle président des États-Unis, est en phase avec ce que l'Amérique de ce dernier représente.

Au-delà de cela, qui n'est clairement pas le point le plus intéressant du film, "Logan Lucky" est une sorte de version inversé d'une des oeuvres les plus commercial de Soderbergh. En effet, là ou "Ocean's Eleven" nous contait le braquage orchestré par une bande de professionnels du crime, celui-ci nous présente un petit groupe de looser apprenant la profession sur le tard. Ils n'ont rien de ce que la bande d'Ocean ne possédait, les frères Logan et leurs complices que sont Joe Bang et ses propres frères n'ont ni la classe, ni l'expérience, ni la technologie, ni les moyens de leurs aînés. Ils ont tous des loosers sans le sous et cherchant un moyen facile de faire du blé, certains par défi, d'autre par obligation, et d'autre par loyauté.

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 En effet, si Joe Bang et ses frères acceptent d'effectuer ce braquage c'est par simple défi et bien entendu appât du gain là où Jimmy Logan ne le fait que pour avoir les moyens financiers de rester auprès de sa fille dont la mère veut s'installer loin de la Caroline. Divorcé et sans travail, Jimmy a besoin d'argent pour continuer de rester proche de son enfant, laquelle aime son père tout autant qu'il l'aime. C'est d'ailleurs je pense cela qui manquait un peu à "Ocean's Eleven", un élément émotionnel plus ou moins fort. Certes  le film nous pitchait l'histoire du héro voulant récuperer sa femme, mais je trouve et cela n'engage que moi, que le lien les liant n'était pas aussi touchant. D'un autre côté, l'amour parental est toujours beaucoup plus fort que toutes les autres formes d'amour à mes yeux. 

Attention, avec ce film il ne faut pas s'attendre au Steven Soderbergh ambitieux de "Traffic". Avec "Logan Lucky", le réalisateur revient sur le grand écran avec un projet assez modeste dans son fond comme dans sa forme mais tellement jouissif que le plaisir de suivre le parcours de cette bande de bras cassés est là et cela de la première à la dernière minutes. La mise en scène de ce dernier se présente sous une apparence simple mais élégante et pouvant s'appuyer sur un scénario classique mais solide. L'humour est au rendez vous et je vous avouerais que cela faisait longtemps que je n'avais pas autant rit devant un film. "Logan Lucky" ne fait jamais dans l'excès mais profite de gags intelligents et sans fioriture.

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 Le casting n'est également pas pour rien dans la réussite de ce film. Channing Tattum, lequel tourne ici présent pour la quatrième fois sous la direction de Steven Soderbergh, se révèle parfait dans le rôle de Jimmy Logan ancienne star du football devenu en très peu de temps un looser boîteux et à la situation sans avenir. Tous ce qu'il a c'est sa fille Sadie et il sera prêt à tout pour la garder auprès de lui. Adam Driver se montre également très crédible dans le rôle du frère loyal et, à l'instar de son frère, à la vie sans intérêt. Vétéran de la guerre en Irak, il y a perdu un bras mais ne le rend pas handicapé pour autant. Il sait se défendre quand il le faut et cela en fait un atout considérable dans l'élaboration de son frère. 

Quand à Daniel Craig, c'est une immense plaisir que de le voir être totalement dans un rôle à contre emploi. Il casse en mille morceaux son image de James Bond avec le personnage de Joe Bang, expert en explosif et en coffre fort légèrement déjanté mais gardant toujours sa lucidité. 

Alors oui, pour certain "Logan Lucky" se révèlera être un petit Soderbergh mais ne nous voilons pas la face, la carrière du cinéaste à toujours été inégal et force est de constater que pour son retour sur un grand écran il arrive à nous pondre un divertissement tout ce qu'il y a de plus sympathique et possèdant les qualités requises pour passer un très bon moment. En tout cas moi j'ai été conquit et j'attend sa sortie en Blu-Ray et DVD avec impatience. 

03 septembre 2017

LA FIANCÉE DE PAPA (David Swift - 1961)

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Résumé:
Alors qu'elles sont toutes deux envoyées en colonie de vacances par leurs parents respectifs, la première par sa mère divorcé et la seconde par son père divorcé lui aussi, Carol McKendrick et Susan Evers sont stupéfaits par leurs ressemblance physique. Rivales au début, elles finissent par découvrir qu'elles sont jumelles. Finissant par devenir proche elle décide d'échanger leurs vies afin que chacune d'entre elle fasse la connaissance du parent qu'elles n'ont jamais connu. Le père, Mitch Evers est sur le point de se remarié et les deux filles décident de réunir aux plus vite leurs parents dans le but de les remettre ensembles. 
Mon avis:
Comme vous le savez déjà sûrement les comédies Disney de cette époque me touche beaucoup. Mon enfance fut bercé par se de films et bien qu'elles ne se soient pas toutes de qualités il me plaît énormément de les revoirs et "La Fiancée de papa" (The parent Trap) n'échappe pas à la règle.
 
En effet, je trouve que cette gentille petite comédie familiale à la fois drôle et touchante garde tout son charme même après tant d'années et continuera bien longtemps encore car elle aborde beaucoup de thème qui seront toujours contemporains. Des sujets tels que les relations entre soeurs, le divorce, les relations entre parents divorcés, les familles décomposées, etc... le tout bien entendu traîté ici présent avec beaucoup d'humour de façon à toucher à la fois petits et grands.
 
Ce fut complètement par hasard que Walt Disney découvrit ce petit livre allemand d'une trentaine de pages qu'était "Deux pour une" de Erich Kästner. Sous le charme de l'histoire le fondateur de la "Walt Disney Company" prit la décision d'en faire une adaptation cinématographique et cela même si certains de ses collaborateurs n'étaient pas convaincu. Disney voyait dans le sujet un rôle parfait pour la toute jeune Hayley Mills qui venait de devenir la révélation des studios lors du tournage de l'une de leurs plus récentes production "Pollyana"(déjà réalisé par David Swift). La comédienne sera d'ailleurs la chouchoutte du producteur qui la fera tourner dans plusieurs films.
 
"La fiancée de papa" fit recette au box-office et reçut à sa sortie de bonnes critiques lesquelles salueront beaucoup la performance d'actrice d'Hayley Mills dans un double rôle. Certaines scènes furent tournés sous fond bleu lorsque les deux soeurs étaient face à la caméra et les autres avec une doublure. Il est vrai que l'actrice était un choix parfait pour le rôle et j'avoue avoir toujours pensé qu'elle n'a pas eu la carrière qu'elle aurait dût avoir. Elle crève littéralement l'écran dans ce film. Dire qu'elle fut pressentit  pour joué la "Lolita" dans le film de Kubrick mais la côté sulfureux du personnage ne fut pas du goût des studios Disney avec lequel elle était sous contrat. Sue Lyon, qui finit par tenir le rôle, n'eut pas non plus la carrière qu'elle aurait dût avoir.
 
Hormis Hayley Mills, l'on retrouve à l'affiche un casting de haut niveau dont le couple Maureen O'Hara / Brian Keith. Les deux comédiens ont fait les beaux jours d'Hollywood et cela pendant des décennies. L'actrices tourna sous la direction des plus grands tels que "Alfred Hitchcock", "Henry Hathaway", "Jean Renoir", "Nicholas Ray", "John Ford"...elle fut aussi la partenaire sur un grand nombre de films du mythique John Wayne dont le meilleur cru restera à mes yeux "L'Homme tranquille".
 
"La fiancée de papa" ne fut également pas le seul film qu'elle tourna avec Brian Keith qui fut pendant longtemps son ami (tout comme John Wayne). Dans son rôle de mère à la fois distingué et excentrique la comédienne fait merveille et l'on ne peut qu'adhéré à sa performance. Le côté bagarreur du personnage en fait un élément spéciale du personnage et O'Hara sait magnifiquement le transposer à l'écran.
 
Brian Keith lui-même était un choix de casting idéal pour son rôle de père à la fois attachant et caractériel. "La fiancée de papa" est le seul film que j'ai vu avec lui et je le trouve particulièrement convaincant ici présent. Joanne Barnes quant à elle est parfaite dans le rôle de la fiancée plus jeune que son prétendant et convoitant l'argent de ce dernier. Elle se montre venimeuse mais à certain moment sait ce montrer attractive de par son charme. 
 
Le scénario tiens parfaitement la route, les gags fonctionnent et font mouche à chaque fois. L'humour et l'émotion se succède avec beaucoup d'ingéniosité le tout s'appuyant sur une mise en scène particulièrement fluide. "La fiancée de papa" est dans la lignée des autres production Disney de l'époque qui alliaient avec beaucoup d'intelligence comédie et sentiment tels "Pollyana", "Mary Poppins", etc...
 
J'aurais toujours beaucoup d'affection pour ce genre de film et ce cru restera l'un de ceux pour lequel j'en ai le plus . Ce n'est peut être pas la plus connue des productions Disney mais elle est vraiment à redécouvrir. Perso, je revois "La fiancée de papa" avec toujours autant de plaisir. Une comédie très attachante!

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01 septembre 2017

LA MANIÈRE FORTE (John Badham - 1991)

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 Résumé:

Alors qu'il traque un tueur fou qui vise des criminels l'inspecteur John Moss se voit attribuer un nouvel équipier. Ce dernier n'est autre que la star de cinéma Nick Lang lequel veut suivre Moss dans ses enquêtes afin de s'inspirer de lui pour un nouveau rôle qu'il convoite. La situation est de plus difficile à vivre pour le policier lequel n'a aucune envie de jouer les baby-sitter pour un cowboy d'hollywood. 

49Mon avis: 

Comédie policière typique des années 90, "La manière forte" est un buddy movie particulière enlevé porté par un duo d'acteur qui fonctionne à la perfection. Si comme moi on s'est renseigné sur le tournage l'on sait que les deux acteurs se sont entendu à la perfection et cela se ressent à l'écran. Leurs façon d'aborder leurs personnages, constamment en désaccord et dont les échanges verbaux haut en couleur sont saveur font la part belle à la plupart des meilleurs scènes du film.

11Les comédiens donnent le meilleur d'eux même dans leurs rôle et apporte un peu de leurs propre personnalité au personnage. John Moss (James Woods) est le type même du policier caractériel et obsédé par son boulot. Sa vie privé comme de juste est assez chaotique et il a bien du mal à communiquer sur lui-même et en cela sa relation avec sa petite amie Susan (Annabella Sciorra) se révèle être dès plus difficile. Elle aimerait plus le connaître, cherche à le pousser à se confier mais il est très difficile à ce dernier de le faire tellement il a peur que ce qu'il pourrait dire sur lui la fasse s'éloigner de lui. 

Il est également obsédé par sa traque du tueur fou et l'on peut dire que l'arrivé de la star Nick Lang arrive au plus mauvais moment. Déjà que le policier avait une mauvais opinion du comédien mais se voir retirer une enquête qui lui tiens a coeur pour devoir lui servir de baby-sitter est quelque chose qu'il est loin d'apprécier. James Woods proposer une interprétation assez représentative de ce genre de personnage et semble prendre un plaisir fou à le faire. Il intègre à son personnage une partie de sa propre personnalité et en cela le rend dès plus sympathique à mes yeux de spectateurs.

10Nick Lang lui est la parfaite caricature de la star de cinéma capricieuse, avide d'être reconnu pour ses talents d'acteur. Il en a marre de jouer les héros de ciné et cherche un rôle plus adulte que ce qu'il joue habituellement. Pour acquérir ce dernier il veut absolument s'imprègner de la réalité du monde policier et surtout du meilleur des flics de New-York, c'est à dire John Moss. Il se montre passionné face à la perspective de suivre ce flic qu'il admire mais se heurtera très vite au mauvais caractère de celui-ci.

Michael J Fox était manifestement l'acteur idéal pour le rôle et se révèle être le point fort du film, son approche du personnage, sa façon de transmettre sa force comique a travers ce dernier fait merveille. Le comédien semble lui-même s'amuser comme un petit fou a jouer cette parodie de la star de cinéma type et je peu dire que j'ai totalement adhéré a son jeu d'acteur. Ce n'est pas sa meilleure performance mais il a vraiment apporter quelque chose au rôle qu'un autre comédien n'aurait sans doute pas pu faire. Fox est un artiste que j'ai toujours apprécié, et cela depuis ses débuts à la télévision. Il trouve ici présent un rôle est, de toute évidence, taillé sur mesure pour lui.

9Au niveau de la mise en scène rien a redire, John Badham a su parfaitement mettre en valeurs le talent de ses acteurs et leurs offrir un large terrain de jeu à travers une réalisation simple mais efficace. Ce n'est pas la première comédie policière que Badham à réalisé et c'est un genre qu'il maîtrise parfaitement. Rien à redire non plus du scénario se révèle être d'une simplicité évidente mais aussi remarquablement entraînant. 

En conclusion, "La manière forte" est une comédie policière vraiment très sympathique a regarder. Pendant 1h40 l'on ne se prend pas la tête et l'on rit de bon coeur devant le numéro d'acteur de Michael J. Fox et James Woods, duo particulièrement complémentaire. Le film de John Badham est a voir pour passer un bon moment. 


30 août 2017

LES GARDIENS DE LA GALAXIE (James Gunn - 2014)

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Résumé: 

Après avoir été enlevé par des êtres venu de l'espace quand il était enfant, Peter Quill dit "StarLord" survit en volant et troquant pour le compte des ravageurs, ceux la même qui l'avaient kidnappé. Trahissant sont patron le terrible "Yondu"après avoir voler "L'Orbe" une relique au pouvoir destructeur. Tous ne se passera pas comme prévu car l'objet se révèlera convoîté par Ronan, un être voulant obtenir la pierre d'infinité que recèle L'Orbe dont les pouvoirs destructeurs lui permettrait de se venger du peuple Xandariens. Gamorra la redoutable fille adoptive de Thanos mit par son père à la disposition de Ronan vois en empêchant son supérieur de parvenir à ses fins le moyen de trouver la rédemption et trahit se dernier. Starlord devra s'allier à Gamorra et aux deux chasseurs de primes Rocket Racoon et Groot afin de sauver le peuple de Xandar. La bataille peut commencer.49

Mon avis:

Que puis je dire des "Gardiens de la Galaxie" si ce n'est que dès la première fois que je l'ai vu au cinéma, et encore maintenant quand je le revois, j'ai prit un pied monstre. Autant le dire tout de suite je ne suis pas un fan des productions Marvel en général car bien que les trouvant divertissantes elle manquent généralement de véritable profondeur tant au niveau de leurs histoires que de la psychologie de leurs personnages si bien que l'on peine vraiment à s'attacher à eux. C'est d'ailleurs en cela que réside la force de ce nouveau cru car il réussit la où 99% des autres productions Marvel échouent.

Tout d'abord du point de vu de ses protagonistes car il faut bien avouer que j'ai rarement été aussi conquis que par ses derniers. Mon plus grand regret étant d'ailleurs que celui auquel je ressent le plus d'affinité est l'un de ceux qui ont été un peu sous-exploité. Je parle de Nebula, merveilleusement interprété par le jeune Karen Gillan, et dont je me suis prit d'affection tout de suite. Peut être est-ce dut au côté un peu contradictoire de sa personnalité.

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Ne la voyant ni gentille, ni réellement méchante, je la considère un peu comme la victime de l'éducation de son père "Thanos" et de l'indifférence de ce dernier envers elle. Toujours laissé de côté au profit de sa soeur Gamorra (la chouchoute de leur père) elle voit en s'alliant à Ronan la possibilité de se venger des deux. Tous comme sa soeur elle cherche à s'affranchir du pouvoir de son père mais la différence entre les deux résides par la voie qu'elles choisissent pour y parvenir. J'avoue avoir été surpris par l'intérêt et les sentiments que je ressent vis a vis de Nebula mais que je n'ai en aucune façon l'intention de les cacher. L'une de mes plus grandes espérances est que le personnage soit mit plus en avant dans la suite en préparation.

Gamorra elle à choisit de se libéré de l'influence de Thanos, meurtrier de ses véritables parents, en prenant la décision de sauver le peuple de la planète Xandar des terribles dessins de son père adoptif et du puissant allier de ce dernier Ronan l'accusateur. Celui-ci ne vois d'ailleurs en son alliance avec Thanos la possibilité de venger la mort de ses ancêtres du peuple Xandariens. En trahissant les deux, Gamorra vois aussi en cela la possibilité d'obtenir la rédemption pour tous les crimes qu'elle a commit durant toutes ses années qu'elle à passer aux côtés de ces derniers.

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En rencontrant et en s'alliant à Peter Quill elle va aussi se découvrir des sentiments qu'elle ignorait avoir en elle. Quill est lui-même la victime de son éducation. Enlevé à sa famille après la mort de sa mère par les hors la loi que sont les ravageurs, ses derniers lui ont apprit tous ce qui fait sa vie aujourd'hui, le vol, le mensonge mais aussi un sentiment de rébellion envers l'autorité. Conservant précieusement la cassette audio que lui avait confectionner sa mère, elle est le seule lien qui le lie encore à celle-ci et à sa vie passer sur terre. Elle est pour lui plus précieuse que tout et n'hésite d'ailleurs pas une seules secondes à mettre sa vie en danger pour la récupérer durant ce qui se révèlera l'un des grands moments d'anthologie du film. Il n'a en rien l'étoffe d'un héros mais le deviendra au vu des évènements qui se déroules.Star Lord et Gamorra s'adjoindront les forces des deux chasseurs de primes que sont Rockett Racoon et son garde du corps végétal Groot.

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Rockett est une créature, fruit de multiples expériences sur une espèce considéréé comme "inférieur", n'ayant pour seul et unique objectif de faire fortune en utilisant son talent inné pour la traque. Sa plus grande force réside en son intelligence et son courage mais aussi en sa collaboration avec Groot pour qui il éprouve beaucoup d'affection mais qu'il dissimule par une façon peux élégante de se comporter envers lui. Plus d'une fois insultant vis a vis des autres il en demeure pas moins attachant car derrière son attitude très discutable l'on ressent très bien une forme de souffrance qu'il exprimera par des mots après avoir prit une bonne biture.

A leurs équipe s'ajoutera Drax "Le destructeur" dont le principal but dans la vie est de venger la mort de sa femme Ovette et de leurs fille Camaria en tuant le responsable de la tristesse et de la colère qui l'anime, Ronan. En rejoignant l'équipe dont Star Lord s'est entouré, Drax ne vois en cela (au début du moins) qu'un moyen d'atteindre son objectif. Mais au fure et à mesure que le temps passera il se rendra compte (comme les autres membres du groupe) que d'avoir des amis à nouveau est la plus belle des choses.

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La plus grande qualité, selon moi en tout cas, des "Gardiens de la Galaxie" réside en ses personnages et l'attachement que l'on éprouve envers eux. Le film ne mise pas à fond la carte de l'action comme le fait par exemple les "Avengers"(avouons tout de même qu'au niveau de la psychologie des personnages les films de Whedon ne cherche pas bien loin!), privilégiant avant toute chose les héros et la relation qui les lie.

James Gunn à visé juste et nous prouve qu'il était le choix idéal pour mettre en scène ce space opéra épique, à l'humour décapant et aux émotions puissantes. Un film ayant un coeur et une âme contrairement à beaucoup d'autres production Marvel (quasiment toutes d'ailleurs) qui, il faut bien l'avouer, en manque cruellement. Magistral!!!

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26 août 2017

1941 (Steven Spielberg - 1979)

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 Résumé: 

Juste après l'attaque des Japonais sur Pearl Harbor, la panique commence à régner aux Etats-Unis, et plus particulièrement en Californie où la paranoïa a pris le pas sur la sérénité. La ville s'apprête d'ailleurs à vivre une folle nuit au cours de laquelle se mêleront chansons, danses, fusillades et explosions.

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Mon avis:

En plus d'être le film le plus délirant de Steven Spielberg, "1941" est son plus gros échec. Avec un budget largement dépassé, le film n'eut pas le succès escompté et Spielberg se retrouva dans le collimateur des studios. 
Contrairement à la légende le metteur en scène d'E.T ne renie pas ce film mais dira cependant de lui qu'il n'a rien de honteux mais qu'il n'est pas aussi drôle qu'il aurait voulut qu'il soit.

Cette comédie riche en rebondissement et en gag fut écrite par Robert Zemeckis et Bob Gale entre autre dont Spielberg avait produit le premier film " I wanna hold your hand" qui fut lui-même un échec au box-office. Le scénario de "1941" sera également écrit par John Milius qui pense aujourd'hui que Spielberg à vu trop grand et que si le film avait été pensé de façon moins ambitieuse il aurait sans doute été plus réussit. 

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Cependant, du point de vu de Bob Gale le film n'a pas été un si gros échec commercial, le film étant rentré dans ses frais, mais que n'ayant pas rencontré le même succès que "Rencontres du troisième type" et "Les dents de la mer" il fut perçu ainsi par les pontes des studios. 

L'humour est omniprésent tout au long de ce film hors du commun qui trouve sa place dans l'histoire du cinéma comme l'une des oeuvres les plus percutantes en matière de comédie.
Prenant comme point de départ l'attaque des japonais sur Pearl Harbor, Spielberg tourne en dérison la paranoïa qui suivit ce drame et qui fut ressenti par le plupart des américains.

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Steven Spielberg détruit tout dans ce film et nous en met plein les yeux. Chacun des protagonistes de son oeuvre apporte leur dose de folie dont se démarque tout particulièrement John Belushi. 

Interprétant le Capitaine et aviateur Wild Bill Kelsoe, Belushi est d'ailleurs le plus gros atout du casting. 
Sa performance est telle qu'à chacune de ses apparitions à l'écran, il déclenche une véritable rafale de rires. 
Un personnage comme celui-ci ne pouvait que revenir à un comédien à l'énergie hors du commun.

Il est également intéressant de trouver dans ce film la présence de Dan Aykroyd qui, tout comme Belushi, fit ses débuts sur le plateau de l'émission "Saturday Night Live. Dans "1941", ils ne tournent aucune scène ensemble (sauf à la fin où Belushi monte à bord du sous-marin japonais). 
Tout les deux se retrouveront d'ailleurs un an plus tard pour le cultissime "The Blues Brothers" , transposition sur grand écran des deux personnages qu'ils avaient créés sur scène. Steven Spielberg fera d'ailleurs une apparition dans le film de Landis.

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Parmi la distribution, on trouve des comédiens comme Tim Matheson (Eric " Otter" Stratton dans "American College"), Nancy Allen (Lewis dans "Robocop"), John Candy, comédien ayant également fait ses débuts sur le plateau du "Staturday Night Live", ainsi que Christopher Lee, Toshîro Mifune, Lorraine Gary et Murray Hamilton.

"1941" est une véritable perle du 7ème art! Un film qui fut mal compris à son époque mais qui gagna au fil du temps, le statut de film culte et de classique de la comédie burlesque. 
Steven Spielberg réalisait ici la plus grande curiosité de sa filmographie, mais qui se révèle être une de ses plus belles réussites. A ne manquer sous aucun prétexte!

23 août 2017

LE COUP DU SIÈCLE (William Friedkin - 1983)

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Résumé: 

Eddie Muntz est l'un des trafiquants d'armes américains les plus doués de son époque. Après que sa dernière affaire en Amérique du sud ait tourné en catastrophe, Muntz a la chance de mettre la main sur les plans d'un tout nouveau modèle d'avion de chasse dont le concepteur s'est suicidé. Il ne faudra pourtant pas longtemps pour qu'il soit démasqué par la veuve de l'ingénieur Catherine Devoto. Cette dernière, sous les ordres de la firme pour laquelle travaillait son mari, propose à Muntz et à son ami pilote Ray de continuer leurs arnaques et de mettre tout en oeuvre pour vendre au plus offrant l'avion de chasse en question, le Peacemaker, un appareil qui est bien loin d'être au point!

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Mon avis: 

"Le coup du siècle" est un véritable ovni dans la filmographie de William Friedkin. Nous avons souvent retrouvé le réalisateur là où on l'y attendait le moins mais on peut dire qu'avec ce film, il repoussait les limites. La première fois que j'ai eu l'occasion de le voir, les premières questions qui me virent à l'esprit furent: Mais où Friedkin voulait il en venir avec ce film? Qu'est ce qui a pu lui donner l'envie de s'investir dans un tel projet? Qui peut répondre à cette question a part Friedkin lui-même ?

En ce qui me concerne "Le coup du siècle" n'est pas un mauvais film juste une énorme déception. J'apprécie le film pour ce qu'il est: une comédie délirante sympathique et qui vous fait passer un bon moment... mais au vu du sujet elle aurait put être tellement plus! Le trafic d'armes tourné en dérision et cela entre les mains d'un cinéaste d'une telle envergure aurait pu donner lieu à l'une des meilleurs satires des années 80. 

A sa sortie le film fut présenté comme le "Dr Folamour" de son époque et c'est ce qu'il aurait put être si le projet s'était avérer plus ambitieux. Ici, rien de plus que l'histoire de trois arrivistes cherchant à faire fortune à tous prix, quitte à vendre un avion expérimental totalement désastreux au premier pigeon venu. Une sorte de film d'arnaque où les gags fusent à toute allure mais dont la moitié tombent à plat.
Je ne sais trop quoi penser ou dire sur ce film mise à part que les comédiens font le maximum et semblent s'investir le plus possible dans leurs rôles.

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Chevy Chase se montre très crédible en trafiquant d'armes excentrique. Il donne beaucoup d'énergie à l'ensemble et apporte une essence comique à toute épreuve. Son interprétation se révèle être l'une de ses meilleures performances au cinéma. Toutefois, elle n'est pas encore assez bonne pour réhausser le niveau du film.

Sigourney Weaver apporte la touche de charme essentielle et nous proposes une performance sortant des sentiers battus. On ne peut pas dire qu'elle brille à l'écran, cela dit, sa présence apporte un plus non négligeable.

Gregory Hines quant à lui en fait souvent trop, malheureusement, mais au vu de son personnage, on ne peut pas vraiment lui en faire le reproche. Ray, pilote et ami de Muntz depuis toujours a souvent participé aux combines de son camarade mais cherchant à se racheter une conduite après avoir trouvé la foi, se révèle être particulièrement instable.
Voilà, pas grand chose à rajouter sur ce film distrayant mais plus que décevant au vu du potentiel de son sujet qui est ici exploité de façon très superficielle. Agréable à regarder mais plus que dispensable!

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19 août 2017

MEATBALLS (Ivan Reitman - 1979)

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Résumé: 

Tripper Harrison est le leader des moniteurs de l'une des colonies de vacances les plus coûteuses mais aussi des plus populaires des Etats-Unis. Son plus grand désir, que sa collègue Roxanne lui tombe dans les bras. Parallèlement à cet objectif , Tripper se liera d'amitié avec l'un des enfants à sa charge lequel à du mal à s'intégrer mais qui finira, grâce à l'aide de son mentor, a devenir populaire auprès de ses camarades.

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Mon avis: 

On prend les mêmes et on recommence ! Suite au succès d'Animal House, le scénariste Harold Ramis et le producteur/réalisateur Ivan Reitman réitérèrent avec « Meatballs » comédie mettant en scène une bande de moniteurs d'une colonie de vacances naviguant entre drague, compétition et divertissement.

Deuxième réalisation de Reitman, « Meatballs » est l'exemple type des comédies pour jeunes de l'époque et qui furent un tremplin pour bon nombre de comédiens ayant fait leurs débuts au sein des émissions « Second City » et « Saturday Night Live ». Alors qu'Animal House fut celui de John Belushi, ce nouvel opus du duo Ramis/Reitman fut celui de Bill Murray.

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Ami des deux comparses, Murray fut engagé à la dernière minute. Encore sous contrat avec la production du « SNL » ce n'était pas une certitude que le comédien puisse s'investir dans le film, la chance voulut que ce fut le cas et il faut bien admettre que ce fut une bonne chose tant pour la réussite du film que pour la carrière de Murray.

Dans le film il y interprète Tripper Harrison, leader du groupe de moniteurs de l'un des colonies de vacances les plus populaires des états unis. Du côté de sa vie personnelle, il flashe sur sa collègue Roxanne qu'il tente d'emballer sans résultats depuis trois ans, d'un point de vue professionnel, il se révèle être à la fois sérieux, blagueur et protecteur envers les enfants dont il s'occupe. Il ne tarde pas à prendre sous son aile le jeune Rudy Gerner , lequel se révèle au départ déprimé, mais dont l'amitié avec Tripper fera naître en lui l'enthousiasme nécessaire au bon déroulement de son séjour.

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Mais c'est aussi dans le lien qui lie l'adulte à l'enfant que réside le plus grand intérêt du film, et bien entendu de la présence à l'écran d'un Bill Murray qui n'en était encore qu'à ses débuts. Il faut bien admettre au vu du résultat final que sans le comédien, le film n'aurait que peu d'originalité. C'est de part la nature de sa performance que le film gagne une dimension comique non négligeable et qui est au cœur des moments les plus drôles du film. Je ne ferai pas l'erreur de négliger l'émotion que dégagent les liens qui unissent Tripper et sa collègues et ceux qui se tissent entre le moniteur et l'enfant. Le temps qu'il ne passe pas à s'occuper du groupe qui est sous sa responsabilité, il le partage entre son plan drague et son amitié avec le jeune Rudy avec lequel il joue aux cartes et fait du jogging tous les matins.

On peut reprocher beaucoup de choses au film, son manque d'originalité, sa mise en scène un peu quelconque et certains gags qui tombent à plat, mais on ne peut faire abstraction de l'investissement qu'offrent les comédiens à leurs personnages respectifs. Mention spéciale au jeune Chris Makepeace et à Kate Lynch lesquels se démarquent du reste du casting.

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Ce n'est sûrement pas la performance la plus inspirée de Bill Murray mais pour son premier rôle important sur grand écran, il s'en sort avec les honneurs. Contrairement à "Animal House", le succès de "Meatballs" n'était en rien assuré du fait de l'absence de stars au sein de son casting. La réussite tant commerciale que critique du film fut une surprise à sa sortie. Ce fut aussi le départ d'une longue collaboration entre Murray, Reitman et Ramis qui s'étala sur plus de dix ans.

En conclusion, "Meatballs" est une comédie qui s'inscrit dans la lignée de celle qui firent la gloire du genre entre la fin des années 70 et le début des années 90. Pas une grande réussite en soi mais le numéro de Bill Murray vaut à lui seul de prendre le temps de découvrir ce film mineur, imparfait mais amusant. Ceux qui sont hermétiques au genre, passez votre chemin... ceux qui veulent découvrir les débuts de Bill Murray et de sa collaboration avec le duo Reitman/Ramis, ce film vaut la peine d'être découvert.

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15 août 2017

FLETCH (Michael Ritchie - 1985)

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Résumé: 

Irwin Ernest Fletcher dit "Fletch" reporter pour un journale de Los Angeles enquête depuis plusieurs semaines sur un important trafic de drogue ayant lieu sur la plage. C'est au cours de ses investigations qu'il est abordé par un riche homme d'affaire qui, le prenant pour un drogué (sa couverture), lui propose 50 000 dollars en échange d'un service: le tuer. Intrigué par une telle demande, Fletch décidera d'enquêté sur le millionnaire et découvrira très vite qu'il existe un lien entre ce dernier et le trafic ravageant les plages de L.A. 

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Mon avis:

Adaptation libre du roman de Gregory McDonald "Fletch" de Michael Ritchie est une comédie que j'affectionne tout particulièrement et qui mériterait d'être d'avantage connu. Très peu diffusé elle est disponible depuis plusieurs mois en Blu-ray et DVD c'est donc a cette occasion que j'ai enfin pu le redécouvrir et ce fut avec un immense plaisir.

Le film passe de façon assez brillante l'épreuve du temps et l'humour fonctionne toujours grâce en grande partie à l'interprétation habité d'un Chevy Chase au sommet de son talent. Encore aujourd'hui l'acteur considère "Fletch" comme l'un des meilleurs films dans lesquels il ait joué et cela reste son rôle préféré. 

Culte au Etats-Unis le film de Michael Ritchie ne l'est nul par ailleurs mais sauf auprès de quelques inités dont je fais partie. C'est une comédie typique des années 80 et qui bien entendu ne parle pas forcément au public d'aujourd'hui. En ce qui me concerne j'ai beaucoup d'affection pour "Fletch" et je crois bien qu'il en sera toujours ainsi.

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J'avoue volontiers avoir toujours apprécié Chevy Chase et il est fort dommage qu'il n'ait pas su mieux gérer sa carrière. Il fit en effet durant plusieurs années de mauvais choix qui affectèrent considérablement son parcours de comédien. Sa performance dans le rôle de Fletch vaut à elle seule son pesant d'or et repose énormément sur son physique et son sens de l'improvisation. En effet, c'est un fait établit que bon nombre de scènes furent improvisés sur le tournage par le comédien et c'est de mon point de vu l'importante touche personnelle de Chevy Chase qui met du sel à la force comique du film. 

Les seconds rôles sont très nombreux et chacun apporte un plus non négligeable à l'ensemble, tout particulièrement Dana Wheeler-Nicholson laquelle propose de part son jeu d'actrice un charme certain à son personnage de Gail Stanwyck. Peu connu, la comédienne aurait mérité elle aussi d'avoir une carrière bien plus riche et je me surprend souvent à l'imaginer dans des rôles différents qui lui seraient allé comme un gant. Dommage qu'Hollywood n'ait pas su exploiter d'avantage un tel talent qui n'attendait qu'à s'épanouir. 

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Porté par la musique très eighties de Harold Faltermeyer, compositeur très en vogue à l'époque qui connaîtra à cette époque une véritable ascension suite au succès du "Flic de Beverly Hills" dont il écrit la bande originale. Entraînante, la musique nous donne dès le départ ce que sera le ton du film. 

Au niveau de la mise en scène rien a redire, Michael Ritchie avait prouvé par le passé son talent dans ce domaine avec le remarquable "Votez McKay". Bien que la comédie n'étant pas un genre qui lui est connu à cette époque force est de constater que Ritchie à su très vite intégrer les codes du genre tout en les adaptants à son propre style. 

En conclusion "Fletch" est une comédie très réussit qui mérite d'être (re)découverte ne serais ce que dans le but de passer un bon moment. Un film qui tien une place à part dans mon coeur.