10 janvier 2018

LES AVENTURES DE JACK BURTON (John Carpenter - 1986)

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Résumé: Jack Burton, camionneur baroudeur se retrouve aux côtés de son ami Wong dans le quartier de Chinatown afin de combattre le puissant sorcier Lo Pan, lequel a enlevé la petite amie de son amie asiatique. Celle-ci doit aider Lo Pan à levé la malédiction qui pèse sur lui depuis des milliers d'années afin qu'il puisse règner sur l'univers. Jack rencontrera durant son aventure la jeune et jolie avocate Gracie Law et la journaliste Margot qui l'aideront lui et Wong a combattre les forces du mal. 

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Mon avis:

C'est après les échecs retentissant de "The Thing" et de "Christine" et le semi-succès de "Starman" que John Carpenter se lanca dans l'adaptation du scénario de W.D Richter lequel avait racheter les droits d'un petit scénario très étrange écrit par le jeune duo former par Gary Goldman et David Weinstein. L'histoire original était celle d'un cowboy de la fin du 19ème siècle devant affronter des forces surnaturel. Richter, après avoir abandonné l'idée d'en faire une suite à son "Buckaroo Banzaï", lequel fut un échec financier, se vit demander par Carpenter de le réécrire afin d'en retirer le côté historique western et de ne garder que l'aspect surnaturel.

Le scénario prendra donc un chemin différent et se verra transformer en "Les aventures de Jack Burton", mélange de western moderne et de film asiatique mettant en scène le baroudeur Jack Burton, un chauffeur de camion plein d'humour mais pas très courageux devant affronter les forces du mal afin de libérer la fiancé de son meilleur ami des griffes du puissant sorcier chinois Lo Pan. Pour interpréter le rôle en question John Carpenter portera son choix sur Kurt Russell avec lequel il avait travaillé sur deux de ses précédents film ainsi que sur un téléfilm sur la vie d'Elvis Presley.

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Le film est l'occasion pour le réalisateur de son confronter à un genre différent celui de la vraie comédie et au comédien de jouer un personnage un peu différents de ceux auquel il fut habitué jusque là. Russell admettra d'ailleurs par la suite que le rôle de Jack Burton reste encore aujourd'hui l'un de ses préférés. Burton est plongé ici présent dans un milieu qui le dépasse. Ayant les deux pieds sur terre il reste peu convaincu par ses histoires de magie noire chinoise. Ne comprenant les choses jamais dans l'instant mais toujours avec un certain décalage des évènements, notre héros pas très futé suit un peu à l'aveugle son ami Wang sans vraiment trop savoir les risques qu'ils prends tout du moins pas tant que ceux-ci se présente devant lui. Sceptique, il le devient de moins en moins au fur et à mesure que le film avance, moment durant lesquels ils se verra confronter à mille et une menaces d'ordre surnaturel.

Kurt Russell apporte au personnage toute sa nonchalance et son humour caractéristiques fondamental et qui sont en parfaites adéquations avec le personnage. Un personnage décrit d'ailleurs par le réalisateur comme un John Wayne des temps moderne (si je m'en souviens bien) En effet, Russell à toujours eu un potentiel comique et cela se voit dans les quelques oeuvres du genre dans lesquelles il a joué tels "Captain Ron" (1992), "Overboard" (1984),... Cependant je pense qu'il n'a jamais été aussi bon dans la comédie que dans "Jack Burton dans les griffes du mandarin" et il doit beaucoup à la direction d'acteur de John Carpenter pour ca. Leurs collaboration de 4 films, 5 si l'on compte le téléfilm "Elvis", reste à mes yeux l'une des plus réussit du cinéma américain des années 70-80 et je reste encore aujourd'hui à rêver d'une sixième... qui sait?

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Je trouve que l'univers chinois est restitué plus à la manière d'un hommage à un certains cinéma asiatique (le cinéma d'exploitation) plus que de façon réaliste. C'est un Chinatown à moitié fanstasmé mais qui s'inscrit dans un certain semi-réalisme tout de même. Carpenter a beau avoir à aborder la comédie il n'en oublie pas son propre style et l'impose a plusieurs reprise. La séquence durant laquelle Jack et Wong évolu dans l'eau au milieu des cadavres en décomposition en est un parfait éxemple. La musique de Alan Howarth et de Carpenter accompagne d'ailleurs cette scène de façon à la rendre encore plus morbide qu'elle n'aurait put l'être.

Le cinéaste sait toujours dans quelle direction aller et surtout il arrive toujours à trouver comment allier de façon équilibrer la comédie et le cinéma fantastique et cela avec une maestria qui, à l'époque ou il a fait le film, n'appartenait qu'à lui. Carpenter est clairement un cinéaste d'un autre temps et qui n'a malheureusement plus sa place dans le cinéma d'aujourd'hui. Personnellement je le déplore car son cinéma manque à celui d'aujourd'hui. J'aurais toujours pour lui une grande admiration et cela même si certains de ses films (les derniers surtout) sont assez contestable.

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Hormis un Kurt Russell remarquable dans le rôle de Jack Burton, l'on peut voir au coeur du casting une Kim Cattrall impeccable dans le rôle le jeune avocate idéaliste, au caractère bien trempé mais également il faut bien le dire un peu snob. Je ne connaît que très peu le travail de cette comédienne mais force est de constaté qu'elle se révèle être une bonne actrice et qu'elle sait approprier le rôle de Gracie Law avec talent. 

Rien à redire sur le casting secondaire, chacun des acteurs apportant une partition on ne peut plus inspirer. Chacun d'entre eux tire son épingle du jeu et cela avec beaucoup de conviction. Que ce soit Dennis Dunn dans le rôle du meilleur ami du héros, Victor Wong dans le rôle du sorcier chauffeur de car Egg Chen, Kate Burton dans le rôle de la journaliste Margot et surtout James Hong dans le rôle du sorcier maudit Lo Pan, chacun arrive à apporter un plus non négligeable à l'ensemble. 

Que dire de plus si ce n'est qu'avec "Les aventures de Jack Burton" John Carpenter signe surement la plus grande curiosité de sa carrière, un film possèdant une personnalité qui lui est propre et à laquelle j'adhère totalement. Une oeuvre qui ne connut pas le succès escompté à sa sortie mais qui acquit avec les années, et à juste titre d'ailleurs, le statut de film culte!!


14 décembre 2017

LA MOMIE (Alex Kurtzman - 2017)

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Résumé: Nick Morton, officier de l'armée américaine envoyé en Irak voit en la découverte d'une carte l'opportunité pour lui et pour son fidèle second Vail de faire fortune. Ils mettent à jour, en collaboration avec l'archéologue Jenny Halsey, une chambre mortuaire d'origine égyptienne contenant le tombeau de la puissante princesse Ahmanet. Cette dernière reviendra à la vie et n'aura pour seul et unique but que de mettre la main sur Nick qu'elle à choisit comme élu pour transférer en lui l'esprit du dieu Set. La course contre le mal peut commencer.  

Mon avis:

Considéré comme le premier film du "Dark Universe" malgré le "Dracula Untold" de Gary Shore sorti trois ans plus tôt "La Momie" d'Alex Kurtzman est à mes yeux une semi-réussite. Sortie en juin dernier, le film connu une très mauvaise réception des critiques et est considéré comme un échec au box-office, échec remettant clairement en question l'avenir du Dark Universe alors que d'autres films étaient prévu tels "La fiancée de Frankenstein", "L'Homme invisible" et "Dr Jekyll et Mr Hyde". Vont ils voir le jour ou vont ils être totalement abandonné, l'avenir nous le dira je pense.

Pour en revenir à "La Momie" version 2017, la question que je pose est la suivante: Méritait elle d'être autant conspué par les critiques? Ma réponse est non, même si je comprends tout à fait qu'elles puissent ne pas être satisfait du produit final. En effet, dans l'absolue, j'ai l'impression que le film de Kurtzman ne sait pas trop dans qu'elle catégorie il doit s'inscrire. Naviguant de façon assez maladroite entre l'horreur et l'action à l'état pure, je ne sais pas trop si Kurtzman à su faire la part entre les deux genres.

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Je sais que pour beaucoup Tom Cruise est coupable de changement majeur dans le projet d'origine qui visait plus à s'inscrire dans le cinéma d'épouvante. Le comédien aurait prit trop de pouvoirs sur la conception du film lors du tournage pour en faire un film à sa gloire façon "Mission Impossible" (saga que j'adore par ailleurs) . 

Bien entendu je ne puis me prononcer sur le sujet avec certitude bien qu'il est apparent que le film fait la part bel à son personnage et cela au détriment de tous les autres. Certains auraient mérités d'être beaucoup plus approfondis, tout particulièrement la princesse Ahmanet (La momie) dont l'histoire aurait put être source de grand mystère et qui ne sert finalement que de prétexte à cette lutte du bien contre le mal. Sans trop spoiler disons qu'elle a décidé qu'elle méritait seul de prendre la succession de son père et était prêt à passer un pacte avec le démon pour arriver à ses fins. Dans le rôle l'actrice française Sofia Boutella est particulièrement crédible et j'avais vraiment espérer que son personnage soit mieux exploité qu'ici présent.

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Aucun reproche à faire à Tom Cruise qui s'investit à fond dans son rôle, apportant toute sa fougue et sa nonchalance au rôle de baroudeur qu'est celui de Nick Morton, G.I américain courageux et intrépide mais plus motivé par le gain que part le patriotisme. On le comprend tout de suite lorsque ce dernier transforme ce qui aurait dû être une mission de surveillance d'un groupe d'insurger en une véritable course au trésor. Ce n'est certainement pas son meilleur rôle ni même sa meilleur performance, il n'en reste pas moins qu'il est le plus gros atout du film, j'irais même jusqu'à dire que cette "Momie" repose en grande partie sur ses épaules. 

Des quelques personnages qui gravitent autour du héros, un seul se distingue tout particulièrement des autres et c'est celui de Russell Crowe. Jouant ici le personnage à double personnalité qu'est le Dr Henry Jekyll et Mr Edward Hyde le comédien en propose une approche particulièrement intéressante. Ayant monter toute une organisation afin de combattre les différentes formes que pourraient prendre les forces du mal, Jekyll sait que certains sacrifices doivent être fait pour que celle-ci soient tenue en échec. Pourtant, il en est lui-même une du fait de son autre personnalité, Mr Hyde dont il arrive à contrôler les apparitions via un sérum qu'il a inventé. Sa seule apparition donnera d'ailleurs lieu a ce que je considère comme la meilleure séquence du film. J'aimerais vraiment qu'un film lui soit consacré car il y aurait beaucoup à raconté sur ce personnage. Russell Crowe est tout à fait à son aise dans son rôle et l'on voit qu'il a prit un certain plaisir à l'interpréter.

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Annabelle Wallis quand à elle est assez crédible dans le rôle de l'archéologue Jenny Halsey, femme au caractère bien trempé qui n'est pas insensible au charme de Morton et cela malgré la mentalité assez douteuses de ce derniers. Leurs fréquentes prises de bec sont assez amusantes dans l'ensemble.

Au niveau de la mise en scène je n'ai pas beaucoup de chose à dire si ce n'est que Kurtzman à su proposer ici présent une réalisation jouant sur une ambiance assez glauque. En fait, le plus gros bémol de cette "Momie 2017" c'est son intrigue qui est assez quelconque et dont les rebondissements sont plus que prévisible. On n'échappe pas d'ailleurs à certains clin d'oeil aux Momies de Stephen Sommers telle la séquence durant laquelle le personnage d'Annabelle Wallis assomme l'un des petits soldats de Jekyll avec un livre en or (le livre des morts) ou encore celle mettant en scène la momie créant un mure de sable dans les rues de Londres. 

Que dire de plus sur ce film si ce n'est que d'un point de vu tout à fait personnel, je sais que beaucoup ne le partage pas mais qu'importe, "La Momie 2017" est un divertissement tout ce qu'il y a de plus recommandable mais qui aurait put être tellement plus si il avait pu s'appuyer sur une intrigue plus efficace et plus original que celle-ci. Un film bourré de défauts mais pas si honteux que cela. Il ne méritait pas tant de haine en tout cas. A voir si cela vous tente. 

28 août 2017

A LA POURSUITE DU DIAMANT VERT (Robert Zemeckis - 1984)

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 Résumé:

Joan Wilder est une jeune romancière à succès qui rêve de vivre des aventures mais qui ne les vit qu'à travers ses écritures. Quand elle apprend que sa soeur Elaine a été kidnappée Joan n'a pas d'autre choix que d'aller en colombie afin de remettre une carte comme monnaie d'échange aux ravisseurs. Cette carte conduit en effet à un célèbre joyeux "El Corazón", une magnifique émeraude qui attise toutes les convoitise. En chemin Joan fera la connaissance d'un contrebandier Jack T. Colton, un baroudeur qui ne rêve que d'une chose: gagner suffisamment d'argent pour pouvoir s'acheter un bateau afin de pouvoir faire le tour du monde. Ils s'allieront afin de sortir de la jungle et devront faire face aux multiples dangers qui se dresseront sur leur chemin. 

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Mon avis:

C'est à la fin des années 70 que la scénariste Diane Thomas, encore serveuse dans un restaurant à l'époque, écrivit le scénario de "A la poursuite du diamant vert" (Titre vo: "Romancing the Stone"). Une fois qu'elle en eu terminé la rédaction il ne lui fallut pas plus d'un semaine pour vendre le scénario à Michael Douglas lequel cherchait depuis quelque temps déjà à produire un film grand publique. Alors qu'il n'était pas prévu à l'origine qu'il interprète le rôle de Jack Colton, Michael Douglas prit la décision de se donner le rôle à lui même alors que des acteurs tels Clint Eastwood (que les studios voulait réunir avec Barbra Streisand) et d'autres plus rentables que Douglas étaient envisagés par le studio. Le comédien obtenu finalement gain de cause et il faut bien avouer que c'est une bonne chose tant le rôle lui convient à la perfection. 

Michael Douglas voulait Debra Winger pour jouer le rôle de Joan Wilder mais ce sera finalement Kathleen Turner qui aura les faveurs des studios. Ne sachant pas qui elle était Douglas demanda à ce qu'une projection de "La fièvre au corps " (film dans lequel la comédienne venait de voir son talent reconnu) lui soit organisé mais bien que ne niant pas les qualités d'actrice de Turner il n'était pas convaincu que celle-ci puisse transmettre la naïveté et l'innocence du personnage de Joan Wilder. Douglas accepta finalement de la rencontrer et perçut en elle ce qui lui avait précédemment échappé. Kathleen Turner fut donc choisit et le couple Wilder/Colton fut formé.

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Pour ce qui est du choix du réalisateur Michael Douglas vit son attention attirer vers Robert Zemeckis jeune cinéaste dont l'acteur/producteur avait beaucoup aimé les premiers films ("I Wanna Hold your Hand" et "Used Cars") mais qui avait la réputation auprès des studios d'être un réalisateur qui ne rapportait rien. En effet, bien que perçut de façon assez positive par la critique les deux derniers longs métrage de Zemeckis furent des échecs retentissant au box-office. Zemeckis dira d'ailleurs qu'il a apprit de ces deux échecs la leçon suivant: Ce n'est pas parce que vous faites un bon film que les gens iront le voir! Malgré la réticence des studios le futur réalisateur oscarisé pour "Forrest Gump" sera retenu pour réaliser "A la poursuite du diamant vert". 

Pour la première fois de sa carrière Zemeckis aura la responsabilité de mettre en scène un film de studios a gros budget et le succès de ce dernier lui permettra d'ailleurs de concrétiser un projet qu'il nourrit avec son confrère et ami Bob Gale (déjà producteur et co-scénariste de "I Wanna hold your hand" et "Used Cars") depuis un long moment, je parle bien entendu du cultissime "Retour vers le futur"!

Alors que Robert Zemeckis entretiendra des relations cordiale avec Michael Douglas il n'en sera pas de même avec Kathleen Turner avec laquelle le cinéaste aura de multiples accrochages. De leurs côté les studios avaient tellement peu confiance en Zemeckis et en ses capacités que, persuadé que "A la poursuite du diamant vert" allait être un échec, avaient choisit de retirer le réalisateur de ce qui aura dut être son projet suivant "Cocoon". L'avenir leur prouvera le contraire car le film fut un immense succès et Zemeckis devint avec son film suivant un des grands de l'industrie. 

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Il faut bien dire que la formule de "A la poursuite du diamant vert" fonctionne : du danger, de la romance, des personnages hauts en couleurs, de l'exotisme, etc... tout ce qu'il faut pour faire un bon film d'aventure. Michael Douglas fait merveille dans le rôle de Jack Colton, contrebandier baroudeur au manque de classe évident mais au courage indéniable. Bien que peu sensible vis a vis de la situation dans laquelle se trouve Joan Wilder au début, voyant avant tout ce que pourrait lui rapporter le diamant si il venait à mettre la main dessus, il finit malgré tout par prendre fait est cause pour la jeune romancière. 

Bien que n'ayant pas, au début du moins, une bonne opinion de Jack Colton dont la personnalité ne correspond pas à sa vision idéalisé de l'aventurier type, elle n'est pourtant pas indifférente au charme viril du bonhomme. Méfiante à son égard elle finira pourtant par lui faire confiance et sera surprise des sentiments qu'elle finira par développer pour lui. Elle finit par dépasser ses idées reçut et à percevoir les bons côtés de l'aventurier.29

Pour ce qui est des seconds rôle il y en a bien entendu un qui se démarque tout particulièrement des autres c'est celui de Ralph interprété par Danny DeVito. Il est l'un des ravisseurs de la soeur de Joan Wilder et se révèle être l'élément comique le plus efficace du film. Le comédien semble s'en donner à coeur joie et au vu de la personnalité de Ralph je ne vois pas qui aurait put l'interprété mieux que lui.

Pour ce qui est de la mise en scène je n'ai absolument rien a redire sur elle. Zemeckis avait déjà prouver qu'il avait énormément de potentiel en tant que metteur en scène mais c'est vraiment avec "A la poursuite du diamant vert" qu'il en donne la confirmation. Il en apportera la preuve définitive l'année suivante avec "Retour vers le futur" qui lui permettra d'asseoire son statut et cela avec brio. 

En conclusion "A la poursuite du diamant vert" est un film d'aventure particulièrement enlevé. Un divertissement de qualité au charme indéniable et devant lequel je passe a chaque fois un très bon moment. 

24 août 2017

JURASSIC WORLD (Colin Trevorrow - 2015)

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Résumé: 

20 ans après les évènements du premier film, le rêve que John Hammond avait à l'époque est devenu réalité. En effet, le parc est ouvert  et fait fureur depuis quelques années maintenant. Mais les gens ne sont plus autant impressionnés qu'ils le furent et il est impératif de concevoir une nouvelle attraction. C'est dans ce but que la femme d'affaire Claire Dearing à la tête d'une équipe de scientifiques chevronnés créer l'Indominus Rex, un dinosaure issue de croisement de plusieurs espèces. Malheureusement tout ne se passera pas comme prévu et la créature sortira de la zone de confinement. Claire, dont les neveux visite le parc, devra faire appelle au dresseur de raptors Owen Grady lequel se lancera à la recherche des deux enfants tout en cherchant un moyen de neutralisé l'Indominus Rex, lequel multiplie les victimes.

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Mon avis:

Que dire de "Jurassic World" si ce n'est que le film se révèle être un divertissement de bonne facture mais qui ne possède malheureusement pas les qualités requises pour en faire une vraie réussite. J'avoue que j'avais de grandes espérances vis à vis du film de Trevorrow mais celles-ci n'ont pas toutes étés comblés. L'on peut en effet et ce n'est pas un simple détaille, relevé que le film ne possède ni la magie ni l'intelligence du film original.

N'est pas Spielberg qui veut et Trevorrow nous le prouve ici. Attention, la mise en scène est loin d'être déshonorante, bien au contraire, mais ce révèle être assez quelconque face à celle de Spielby qui relevait du génie. Cela étant la réalisation de "Jurassic World" se montre très efficace et surtout durant les moments de pure action. C'est d'ailleurs sur cela que mise surtout ce quatrième opus mais le film ne néglige en rien la psychologie des personnages. L'on s'attache aisément à eux et l'on ne peut bien entendu passer à côté des performances d'acteurs convaincantes d'un casting assez bien complémentaire.

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Je relèverais bien entendu l'alchimie entre Chris Pratt et Bryce Dallas Howard qui à mes yeux fonctionne à merveille. Je vous avouerais avoir toujours eu un petit faible pour la comédienne et, bien que son personnage aurait put être plus approfondit, c'est celui que j'ai  préféré du film. En effet, Claire Dearing est à la tête du parc "Jurassic World" et cela depuis le rachat d'Ingen par Simon Masrani. Elle est chargé par ce dernier de concevoir une attraction nouvelle, beaucoup plus impressionnante que les autres car en 20 ans les hommes et les femmes ont eu l'habitude des dinosaures et le parc ne fait plus autant de bénéfices qu'auparavant. De là la création de l'Indominus Rex lequel sèmera évidemment la terreur dans le parc.

Claire est le type même de la femme d'affaire qui privilégie son travail au détriment de sa vie privé, tellement qu'elle n'a aucun compagnon et n'a plus vu les membres de sa famille depuis des années. Je soulignerais d'ailleurs le fait que Bryce Dallas Howard se révèle être très convaincante dans son rôle et lui offre d'ailleurs une certaine dimension là où beaucoup aurait pu ne pas réussir. Oui, car bien que son personnage ne soit pas un modèle d'originalité la comédienne arrive pourtant à nous proposer une bonne performance d'actrice. Claire semble être à première vu une femme froide, sans humour et ambitieuse prête à tous pour arriver à ses fins mais pourtant l'on s'appercoit assez vite qu'il n'en est rien... derrière cette facette de sa personnalité se cache un personne intelligente et sensible, plus qu'elle ne voudrait le faire croire, mais aussi une combattante qui dans les situations extrêmes sait se défendre et protéger les siens.

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A ses côtés l'on découvre Owen Grady, ancien militaire ayant établit une certaine relation de confiance avec les créatures qui sont sous sa responsabilité: les vélociraptors. Ce dernier est l'un des premiers à émettre des doutes quand au bien fait de la création d'un nouveau dinosaure et face à la différence d'attitude de l'Indiminus Rex il ne tarde pas à deviner que la créature est loin d'être un dinosaure d'origine naturel. Avec, il faut bien le dire, ses faux aires d'Indiana Jones Owen Grady est le type même de l'aventurier sans peur et sans reproche, un héros à l'ancienne dont Chris Pratt prête ses traits à la perfection.

Sa présence à l'écran et sa nonchalance ne sont pas sans rappeler un certain Harrison Ford dans "Indiana Jones". En tout cas de mon point de vu la comparaison entre les deux est assez évidente mais bien entendu cela n'engage que moi. Owen est courageux, téméraire mais sait faire preuve de jugement et cela en toute circonstance. Il est l'homme parfait pour affronter le danger qui plane sur le parc autant celui que représente l'Indominus Rex que celui venant de certains humains sans scrupules qui agissent en toute discrétion et cela pour des raisons d'ordre lucrative (comme c'est toujours le cas d'ailleurs). Chris Pratt incarne le personnage à la perfection et prouve une fois pour toute qu'il est un acteur à l'avenir prometteur.

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Un certain nombre de rôles secondaires s'ajoutent au casting dont se distingue tout particulièrement celui de Vic Hoskins, chef de la sécurité du "Jurassic World" dont l'ambition et la détermination de faire des raptors des armes de tout premier ordre fait qu'il représente un risque considérable à l'équilibre, déjà fragile, qui régit le parc. L'avidité, comme dans le premier via le personnage de Dennis Nedry et dans le deuxième via celui de Peter Ludlow, est toujours au centre des motivations des "méchants" dans ce quatrième opus. Certes le personnage n'est pas particulièrement original mais Vincent d'Onofrio lui donne corps avec conviction. Ce n'est pas la performance la plus inspiré du comédien (que j'ai toujours beaucoup apprécié par ailleurs) mais je considère qu'il apporte un plus non négligeable à l'ensemble.

Pour ce qui est des autres protagonistes pas de quoi fouetter un chat, l'on ne relève rien de particulier chez eux. Comme on pouvait s'y attendre Omar Sy n'a qu'un rôle très secondaire mais quand même plus important que celui qu'il tenait dans "X-Men days of futur past". Le duo d'enfants fait le boulot mais leurs personnages se révèlent être bien moins complémentaires et attachant que ne l'étaient ceux du premier film de la franchise.

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Côté scénario rien de nouveau non plu, le film reprend les mêmes ficelles que ces prédécesseurs et cela fonctionne assez bien malgré le fait que les clins d'oeil aux premiers opus soient parfois beaucoup trop appuyés. Je peux comprendre que le film puisse être vu comme un hommage aux films de Spielberg encore fallait-il y allé de façon un peu plus mesuré.

Ici beaucoup de dialogues et situations sont carrément des copiés collés des précédents opus et bien que cela ne soit pas une gêne l'on aurait pu espéré que Trevorrow et ses collaborateurs y ailles avec un peu plus de retenue. L'intrigue tiens bien la route dans l'ensemble et nous propose tout de même bien plus qu'un simple film de monstre. "Jurassic World" n'a rien du film décérébré que l'on aurait pu craindre qu'il soit et se montre bien plus subtil qu'il puisse paraître.  Les effets spéciaux sont évidements convaincant mais de la part de l'équipe d'ILM il ne pouvait en être autrement. L'on peut cependant regretter le trop plein de CGI utilisés mais cela n'altere en rien l'efficacité de ceux-ci.

En conclusion "Jurassic World" se révèle être un pop-corn movie bien huilé qui malgré certains défauts arrive à tirer son épingle du jeu. Bien que n'ayant pas été totalement convaincu par le film, j'ai prit beaucoup de plaisir à la vision de ce nouveau chapitre d'une saga inégale mais attractive. Un divertissement de bonne facture!