03 septembre 2017

LA FIANCÉE DE PAPA (David Swift - 1961)

0184

Résumé:
Alors qu'elles sont toutes deux envoyées en colonie de vacances par leurs parents respectifs, la première par sa mère divorcé et la seconde par son père divorcé lui aussi, Carol McKendrick et Susan Evers sont stupéfaits par leurs ressemblance physique. Rivales au début, elles finissent par découvrir qu'elles sont jumelles. Finissant par devenir proche elle décide d'échanger leurs vies afin que chacune d'entre elle fasse la connaissance du parent qu'elles n'ont jamais connu. Le père, Mitch Evers est sur le point de se remarié et les deux filles décident de réunir aux plus vite leurs parents dans le but de les remettre ensembles. 
Mon avis:
Comme vous le savez déjà sûrement les comédies Disney de cette époque me touche beaucoup. Mon enfance fut bercé par se de films et bien qu'elles ne se soient pas toutes de qualités il me plaît énormément de les revoirs et "La Fiancée de papa" (The parent Trap) n'échappe pas à la règle.
 
En effet, je trouve que cette gentille petite comédie familiale à la fois drôle et touchante garde tout son charme même après tant d'années et continuera bien longtemps encore car elle aborde beaucoup de thème qui seront toujours contemporains. Des sujets tels que les relations entre soeurs, le divorce, les relations entre parents divorcés, les familles décomposées, etc... le tout bien entendu traîté ici présent avec beaucoup d'humour de façon à toucher à la fois petits et grands.
 
Ce fut complètement par hasard que Walt Disney découvrit ce petit livre allemand d'une trentaine de pages qu'était "Deux pour une" de Erich Kästner. Sous le charme de l'histoire le fondateur de la "Walt Disney Company" prit la décision d'en faire une adaptation cinématographique et cela même si certains de ses collaborateurs n'étaient pas convaincu. Disney voyait dans le sujet un rôle parfait pour la toute jeune Hayley Mills qui venait de devenir la révélation des studios lors du tournage de l'une de leurs plus récentes production "Pollyana"(déjà réalisé par David Swift). La comédienne sera d'ailleurs la chouchoutte du producteur qui la fera tourner dans plusieurs films.
 
"La fiancée de papa" fit recette au box-office et reçut à sa sortie de bonnes critiques lesquelles salueront beaucoup la performance d'actrice d'Hayley Mills dans un double rôle. Certaines scènes furent tournés sous fond bleu lorsque les deux soeurs étaient face à la caméra et les autres avec une doublure. Il est vrai que l'actrice était un choix parfait pour le rôle et j'avoue avoir toujours pensé qu'elle n'a pas eu la carrière qu'elle aurait dût avoir. Elle crève littéralement l'écran dans ce film. Dire qu'elle fut pressentit  pour joué la "Lolita" dans le film de Kubrick mais la côté sulfureux du personnage ne fut pas du goût des studios Disney avec lequel elle était sous contrat. Sue Lyon, qui finit par tenir le rôle, n'eut pas non plus la carrière qu'elle aurait dût avoir.
 
Hormis Hayley Mills, l'on retrouve à l'affiche un casting de haut niveau dont le couple Maureen O'Hara / Brian Keith. Les deux comédiens ont fait les beaux jours d'Hollywood et cela pendant des décennies. L'actrices tourna sous la direction des plus grands tels que "Alfred Hitchcock", "Henry Hathaway", "Jean Renoir", "Nicholas Ray", "John Ford"...elle fut aussi la partenaire sur un grand nombre de films du mythique John Wayne dont le meilleur cru restera à mes yeux "L'Homme tranquille".
 
"La fiancée de papa" ne fut également pas le seul film qu'elle tourna avec Brian Keith qui fut pendant longtemps son ami (tout comme John Wayne). Dans son rôle de mère à la fois distingué et excentrique la comédienne fait merveille et l'on ne peut qu'adhéré à sa performance. Le côté bagarreur du personnage en fait un élément spéciale du personnage et O'Hara sait magnifiquement le transposer à l'écran.
 
Brian Keith lui-même était un choix de casting idéal pour son rôle de père à la fois attachant et caractériel. "La fiancée de papa" est le seul film que j'ai vu avec lui et je le trouve particulièrement convaincant ici présent. Joanne Barnes quant à elle est parfaite dans le rôle de la fiancée plus jeune que son prétendant et convoitant l'argent de ce dernier. Elle se montre venimeuse mais à certain moment sait ce montrer attractive de par son charme. 
 
Le scénario tiens parfaitement la route, les gags fonctionnent et font mouche à chaque fois. L'humour et l'émotion se succède avec beaucoup d'ingéniosité le tout s'appuyant sur une mise en scène particulièrement fluide. "La fiancée de papa" est dans la lignée des autres production Disney de l'époque qui alliaient avec beaucoup d'intelligence comédie et sentiment tels "Pollyana", "Mary Poppins", etc...
 
J'aurais toujours beaucoup d'affection pour ce genre de film et ce cru restera l'un de ceux pour lequel j'en ai le plus . Ce n'est peut être pas la plus connue des productions Disney mais elle est vraiment à redécouvrir. Perso, je revois "La fiancée de papa" avec toujours autant de plaisir. Une comédie très attachante!

Posté par nicos31 à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

09 juillet 2017

LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS (George Pal - 1960)

0186

Résumé:
Londres, 31 Décembre 1899. Scientifique et inventeur George, n'aimant pas l'époque dans laquelle il vie, créer une machine à voyager dans le temps afin de connaître l'avenir de l'homme. Traversant les époques tels 1917 en plein milieu de la première guerre mondial, 1940 en pleine seconde guerre mondial, 1966 où la peur de la bombe atomique régnait au sein de la population, George se voit finalement obligé de s'arrêter en 802 701. Dans ce futur lointain, la terre semble s'être transformé en un grand jardin d'Eden où les humains vivent le plus simplement possible. Mais derrière ses faux aires de paradis terrestre se cache une vérité bien plus sombre. En effet, après une terrible guerre nucléaire deux sortes de personnes survécurent: ceux vivant en sous sol les Morlocks et ceux vivant au beau milieu de la nature, les élois . Mais le deuxième groupe est victime de la voracité du premier et sont élevé comme du bétail. Après que Weena, une jolie jeune femme élois dont George s'est épris soit capturé par les Morlocks, l'inventeur décide de s'aventurer dans les grottes afin de la libérer.
 
Mon avis:
 
Bien que des libertés scénaristiques importantes ont été prise "La Machine à explorer le temps" garde certains des principaux éléments du roman d'H.G Welles. C'est aussi une oeuvre majeur dans l'histoire du cinéma de science-fiction car son succès inspira un certain nombre d'autres films ayant pour point central celui du voyage dans le temps, des films tels que "C'était demain" de Nicholas Meyer, "la trilogie Retour vers le futur" de Robert Zemeckis, "Philadelphia Experiment", ... et bien d'autres long métrages cultes. George Pal le réalisateur n'était pas étranger à l'univers d'H.G Welles puisqu'il produisit quelques années auparavant l' adaptatios cinématographique d'une autre oeuvre du romancier  "La guerre des mondes" en 1953 qui fut également un succès et une source d'inspiration pour bon nombre de metteur en scène.
 
Naviguant entre voyage initiatique pour son héros et réflexion sur l'évolution du monde tant d'un point de vu matériel que humain, " La machine à explorer le temps" se révèle être au fond, de mon point de vu personnel, une véritable réflexion sur la nature profonde de l'âme humaine. En effet, de part son innoncence George imagine le futur comme une évolution vers la fin de tout ce qui fait que son époque ne lui plaît guère telle la violence lorsqu'il s'agit de celle qui sévit en Afrique, le manque d'ouverture d'esprit des hommes et des scientifiques de son époque... George est un rêveur un optimiste convaincu qui semble, au début en tout cas, ne pas percevoir le mal qui existe dans le coeur des hommes, un mal qui domine le bien qu'il y a  malgré tout en chaque être humain.
 
Les multiples arrêt dans le temps que fera George durant son voyage lui feront très vite ouvrir les yeux et sapera ses illusions. Il sera témoin des nombreuses guerres qui viendront marquer l'histoire de l'homme, des conflits meurtriers qui aboutiront à la destruction du monde tel que le jeune inventeur l'a connu. "Spoilers" Lors de son dernier arrêt dans le futur il fera la rencontre d'une civilisation humaine s'étant divisé en deux catégories, celle vivant dans les sous sol les Morlocks et ceux vivant en plein air les "élois". Les premiers ont vu leurs instincts les plus primaires prendre le dessus sur leur humanité. Ils ont régressés à un tel point qu'il s'adonne à l'une des ultimes bassesse humaine comme le dit si bien George: le cannibalisme.
 
La deuxième catégorie sont ceux les élois, des humains vivants dans l'insouciance passant leurs journées à se baigner dans la rivière, à manger ce que la nature leur offre (fruits et légumes)... Au sein de leurs groupe il n'y a ni convoitise ni violence, ils sont un modèle de pacifisme mais c'est également en cela qu'ils se révèlent être faible face à la cruauté des Morlocks. La seule chose que les élois connaissent sur l'histoire de leurs ancêtres sont les récits contenu dans les anneaux qui parlent (équivalant de ce que sont enregistrement sur cassettes audio, vidéo, clé usb d'aujourd'hui) . Mais les élois, ne comprenant pas que l'époque de leurs ancêtres est révolu, croient toujours que lors des signal d'alarmes, ceux ci doivent se cacher dans les grottes. C'est de leur ignorance que les Morlocks usent afin de les attirer dans les sous sols et d'en faire leurs réserves de nourritures.
 
Le film apporte son lot de rebondissements tous aussi attrayant les uns que les autres car, bien qu'étant une oeuvre cinématographique particulièrement intelligente et poussant le spectateur à la réflexion de part les nombreuses questions qu'il pose, le film de George Pal est avant toute chose un divertissement. Un film qui propulse le publique dans une multitude d'univers tous aussi palpitant les uns que les autres, naviguant entre l'obscurité et la lumière. Son intrigue nous propose une exposition de plusieurs époques auxquels sont rattachés les mentalités et les peurs propres à ces dernières.
 
"La machine à explorer le temps" brille également d'un point de vu visuel tant au niveau de ses décors intérieurs qu'extérieurs, qu'à travers ses paysages terrifiants qu'idylliques, et de part ses effets spéciaux qui, bien qu'étant kitsch, s'avèrent être particulièrement savoureux. Il faut bien admettre que c'est de part ce côté quelque peu désuet que le film a su garder son charme au file des années là où certains films de l'époque ont échoué. Des effets visuels qui offrent au film un aspect poétique à l'ensemble. George Pal à su recréer d'une très belle façon l'Angleterre du 19ème siècle réussissant ainsi très vite à nous plonger dans l'envirronnement au milieu duquel le héros a évoluer toute sa vie ainsi que comprendre ce qui le pousse à vouloir découvrir l'avenir.
 
Au niveau du casting l'on retrouve un Rod Taylor on ne peut plus crédible dans le rôle de l'inventeur à la fois rêveur, innocent et visionnaire qu'est le personnage de George. Le comédien à su retranscrire parfaitement au sein de son interprétation les désirs et les préoccupation de son personnage. La force de son talent d'acteur réside en sa capacité de donner corps à ses rôles et c'est d'ailleurs deux ans plus tard qu'il pourra asseoir sa position grâce à sa performance dans le ique d'Hitchcock "Les Oiseaux". Yvette Mimieux quand à elle est la touche de charme, une actrice qui n'en était à l'époque qu'au tout début de sa carrière (Weena étant l'un de ses premiers rôles au cinéma) et qui de mon point de vu mériterait d'être plus connue.
 
Il y aurait tellement à dire sur ce film mais je pense que le principal (ce que je considère comme l'étant) est présent dans ma critique. En conclusion "La Machine à explorer le temps" est une oeuvre fondatrice, un film qui a très bien surmonté le poids des années de part sa force intellectuelle mais aussi émotionnelle tant au niveau de son intrigue que des thèmes qu'il aborde. Mais aussi de ses personnages attachants. Un indispensable!