10 août 2017

COURSE CONTRE L'ENFER (Jack Starrett - 1975)

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Résumé: 

Partant en voyage en camping car, deux couples sont les témoins d'un rituel satanique au cours duquel une femme est assassinée. Repéré par le chef de la secte, celui-ci lance les adeptes de son culte à la poursuite des deux couples. Cherchant à révéler le crime, ces derniers se heurteront à l'incrédulité des autorités policières lesquelles semblent en savoir plus que ce qu'elles prétendent. Traqués durant tous leur voyage, les deux hommes et leurs épouses devront lutter pour leurs survies.

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Mon avis: 

Film d'exploitation dans la pure tradition des productions de genres des années 70, "Course contre l'Enfer" de Jack Starrett est une oeuvre mêlant avec une certaine habileté deux domaines différents, celui du film de poursuite et celui du cinéma d'épouvante. Les deux genres se côtoient ici présent avec une certaine efficacité, lesquels proposent aux spectateurs de nombreux moments d'action et d'horreurs et cela malgré la courte durée du film. Ils s'en passent des choses en une heure vingt cinq. Au niveau de son intrigue l'on ne peut pas dire qu'elle soit d'une grande originalité mais Jack Starrett, dont je ne connais quasiment pas le travail, de par sa mise en scène en tire le meilleur parti faisant ainsi la preuve que ce n'est pas un manchot.

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Je dirais que c'est surtout dû a son casting que "Course contre l'Enfer" se montre digne d'intérêt. En effet, l'on ne peux pas dire que les acteurs principaux sont n'importes qui! Avoir Peter Fonda, fils du légendaire comédien Henry Fonda et acteur-scénariste de "Easy Rider" (immense chef d'oeuvre qui fit entrer le cinéma dans une nouvelle ère) et Warren Oats en tête d'affiche ce n'est pas rien, surtout pour un film de ce genre là. Quant aux deux personnages féminins principaux ils sont interprétés avec beaucoup de justesse. Je soulignerais tout particulièrement la performance d'actrice de Loretta Swit. "Course contre l'Enfer" étant un petit film je ne sais trop quoi rajouter à son sujet si ce n'est qu'il vaut la peine d'être vu au moins une fois dans sa vie. Un bon film.

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25 juillet 2017

STRIPES (Ivan Reitman - 1981)

 

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Résumé: 

Après avoir tous perdu John Winger, un véritable looser, décide de s'engager dans l'armée et y entraîne son meilleur ami l'instituteur Russell Ziskey avec lui. Mais la vie militaire n'est en rien semblable à ce qu'ils avaient imaginé et ils s'attireront très vite les foudres de leurs sergent instructeur et du commandant de la base le capitaine Stillman.

Mon avis:

Deuxième collaboration du trio Harold Ramis/Ivan Reitman/Bill Murray pour le grand écran, "Stripes" se révèle être à mes yeux la plus réussie. On parle tellement des SOS Fantômes 1 et 2 que l'on en oublie un peu trop leurs autres films. Autant je peux comprendre que "Meatballs" soit considéré comme dispensable (si Bill Murray n'était pas dans le film celui-ci n'aurait aucun intérêt), autant il est incompréhensible à mes yeux que "Stripes" ne soit pas plus connu.

Avec un casting en or réunissant Bill Murray, Harold Ramis, Warren Oates (l'inoubliable Lyle Gorch de "La Horde sauvage"), John Larroquette, John Candy, P.J Soles (vu dans Halloween de Carpenter), Sean Young (Blade Runner), Ivan Reitman réussissait à nous faire partager l'une des oeuvres cinématographiques les plus drôles des années 80. C'est avec un budget plus important que leurs précédents films mais toujours restreint qu'ils commencèrent à monter le projet et ce grâce à la popularité que Bill Murray avait acquise grâce à Meatballs et au "Saturday Night Live".

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Dans "Stripes" le comédien y interprète le rôle de John Winger, l'exemple même du looser complètement à côté de ses pompes. Dès le départ il nous est présenté comme un flemmard, évitant toutes sortes de contraintes et n'ayant que peu d'ambition dans la vie. C'est d'ailleurs ce manque total d'envie de mûrir qui fait fuir sa petite amie Rita. En une seule journée il perd tout ce qui fait sa vie, sa copine, son job, sa voiture, son appartement. Une pub régulièrement projetée à la télé lui fait prendre conscience qu'il manque totalement de structure et que l'armée peut lui la fournir. Malgré l'insistance de son meilleur ami Russel tentant par tout les moyens à le convaincre qu'il se fait une fausse idée de la vie militaire, Winger s'engage entraînant avec lui son comparse.

Dès son premier jour au sein du corps militaire, l'engagé se montre irrespectueux envers l'autorité s'attirant ainsi les foudres de son instructeur, lequel n'hésite pas à lui faire faire une centaines de pompes sous une pluie torrentielle. Son insubordination lui attire également l'hostilité de ses camarades jusqu'a son meilleur ami qui au bout d'un moment finira par exploser de colère.

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A l'origine il ne fut pas prévu qu'Harold Ramis joue dans le film. Voulant à tout prix partager l'affiche avec l'acteur/scénariste et ami, l'interprète de John Winger menaça même de refuser de faire le film si sa requête n'était pas satisfaite. "Je veux jouer avec toi, si tu ne le fais pas je ne fais pas le film" : voilà en gros l'ultimatum que lança le comédien à son complice.

Pour son tout premier grand rôle devant une caméra Harold Ramis donne, avec une évidence certaine, le meilleur de lui-même. Son personnage Russel Ziskey est le type même du pacifiste convaincu. C'est aussi un intellectuel et se montre beaucoup mois tête brûlée que son meilleur ami. Malgré tout, il ne peut s'empêcher de suivre Winger dans ses aventures.  Ils forment à eu deux l'un des duos les plus efficaces des années 80 et l'on peut regretter qu'ils n'aient pas joué plus souvent ensemble. Les deux hommes se brouillèrent lors du tournage d'Un Jour sans fin et n'eurent plus de véritable contact jusqu'à peu avant la mort de Ramis. Les deux hommes mirent leurs différents de côtés et se réconcilièrent.

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Leur duo fonctionne ici à merveille et peut s'appuyer sur une jolie palette de comédiens, lesquels offrent au film une dimension non négligeable à l'ensemble. Je mettrai bien entendu en avant Warren Oates qui donne à son personnage du sergent instructeur Hulka la force et la détermination nécessaires à un tel personnage. Retord et discipliné, Hulka est le type même du militaire de carrière, vrai patriote et ne tolérant ni les tires au flanc ni les agitateurs. Il tente tant bien que mal, et cela pendant tout le film, à faire comprendre à Winger et aux autres le vrai sens du mot "armée" et les valeurs qui l'accompagnent: Honneur, courage,...des notions capitales et qui font les meilleurs soldats qui soient et c'est à cela que s'emploie Hulka. Autoritaire, ça il l'est, mais c'est un mal nécessaire pour la formation des jeunes recrues.

Mention spéciale aussi à John Larroquette qui livre ici une performance on ne peut plus réussie. Son interprétation du commandant de la base est tout simplement irrésistible. Le capitaine Stillman est le type même de l'officier bureaucrate n'ayant jamais servi sur le terrain. Ambitieux et prenant sa fonction très au sérieux, cela ne l'empêche pas d'accumuler les gaffes à un rythme tel qu'il en devient dangereux pour lui et pour les hommes qui sont sous commandement. Son incompétence lui vaudra d'ailleurs d'être muté au fin fond de l'Arctique.

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Je mentionne également les comédiennes P.J Soles et Sean Young qui apportent la touche de charme essentiel à la réussite d'un tel film. Respectivement les compagnes de Murray et Ramis se montrent beaucoup plus disciplinées que leurs compagnons. Elles sont également les anges gardiens des deux hommes car à chaque fois que Winger Ziskey se retrouvent dans la mélasse, c'est aux deux jeunes femmes qu'ils doivent leur salut.

John Candy, visage incontournable de la comédie des années 80 (Splash, The Great Outdoors, Oncle Buck, Un Ticket pour deux,...) interprète le type même du mec quelque peu gêné par son poids mais n'hésitant pourtant pas à en tirer profit. Le scène culte du combat de boue est vraiment l'un des moments forts du film. Voir Candy lutter contre cinq femmes en bikini mais bagarreuses laisse une image inoubliable dans l'esprit du spectateur que je suis.

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"Stripes" est une des comédies les plus drôles mais aussi les plus méconnues des années 80. Elle mérite pourtant de figurer aux côtés de SOS Fantômes et des Blues Brothers. Le scénario est solide, les gags efficaces, la mise en scène quasi-parfaite et l'interprétation de haut niveau. Je ne saurais trop recommander à ceux qui ne l'on pas vu de découvrir "Stripes", un film qui garde toutes ses qualités malgré les années. La collaboration la plus réussie du trio Ramis/Reitman/Murray, un poil au dessus de SOS fantômes d'après moi en tout cas.