17 décembre 2017

BARRY SEAL: AMERICAN MADE (Doug Liman - 2017)

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Résumé: Pilote pour la TWA et père de  famille Barry Seal se vois approcher par l'agent de la C.I.A Schafer qui lui propose de travailler pour l'agence en tant qu'espion. Sa mission: prendre des photos aériennes des Sandinistes un groupe révolutionnaire communiste du Nicaragua. Barry se voit également aborder par le cartel de drogue colombien qui lui demande de faire de passer de la drogue aux Etats-Unis. Y voyant l'opportunité de devenir riche, Seal accepte et finit par devenir multi-millionnaire et cela avec l'aval de son épouse qui, bien que ne lui faisant pas confiance, l'aime éperduement. Bien que Barry semble vivre le rêve américain dans toute sa splendeur, il verra la situation lui échapper de plus en plus lorsque la C.I.A, le cartel et même la D.E.A exigeront plus de lui. 

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Mon avis:

Inspiré de faits réel, "Barry Seal : American Made" est à mes yeux le meilleur film de Doug Liman à ce jour. Ayant réussit à perçé à Hollywood grace au succès du premier Jason Bourne "La mémoire dans la peau" le réalisateur connu par la suite quelques revers avec les échecs tant artistique que commercial de film tel que "Jumper" qui est pour moi son plus mauvais film. Il réussira à se racheter grace au réussit "Edge of Tomorrow" qui, bien qu'il ne fut pas un grand carton au box-office, gagna en popularité pour ses qualités et son sens de l'imagination non négligeable.

Retrouvant le comédien Tom Cruise pour l'occasion, Doug Liman choisit avec "Barry Seal" de s'attaquer à l'une des époques les plus riches en terme de politique des États-Unis d'Amérique. En effet, qui aurait bien pu pensé qu'un acteur aurait pu devenir président, un républicain aux idées peu conventionnels, certaines qui n'étaient d'ailleurs pas en phase avec leurs temps, et qui mena finalement un mandat privilégiant les riches au détriment des pauvres. Reagan profita bien entendu du climat international plus que tendu du fait de la menace communiste pour imposer sa politique dure qui fut d'ailleurs entacher par plusieurs scandale dont le plus médiatisé fut celui de l'Iran-Contra qui est d'ailleurs mit en évidence dans le film. 

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Liman étant bien documenté sur le sujet, se sentant touché par l'affaire du fait que son père l'avocat Arthur L. Liman, fut l'un des responsables de l'enquête sur L'Iran-Contra, le réalisateur a su capter toute l'essence de cette histoire. On peut dire ce que l'on voudra, mais force est de constater que si du point de la mise en scène l'on a connu un Doug Liman moins conventionnel, "Barry Seal"est l'un de ceux qui est jusqu'a aujourd'hui en tout cas, l'un de ses plus aboutit. 

Bien qu'ayant prit quelques libertés scénaristiques sur l'histoire vraie qui nous est conté ici présent, Doug Liman nous propose bien plus qu'un simple bio-pic mais bien une réflexion sur l'une des époques les plus riches en scandale politique des États-Unis d'Amerique. A travers le destin de ce personnage haut en couleur qu'était Barry Seal, le réalisateur choisit de nous faire vivre cette période de l'histoire Américaine avec un sens de la reconstitution indéniable. Folle était la vie de Seal et l'on peut dire qu'il en profita au maximum. Du peu que j'ai pu apprendre sur la vraie personnalité du bonhomme, Seal était clairement quelqu'un qui voulait vivre sa vie à cent à l'heure et peu importe les risques qu'il prenait. Il aimait l'argent, sa famille, mais surtout l'adrenaline procuré par le danger que représentait le fait de mener des activités clandestines. 

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Bien que ne ressemblant pas physiquement au vrai Barry Seal, Tom Cruise à su capturer l'essence qui faisait de ce dernier un sacré personnage! Un homme qui était aimé plus que de raisons par sa famille et qui savait tout de suit se faire aimer par tous les gens qu'il rencontrait. Certes Barry Seal gagnait sa vie en menant des actions illégales mais pourtant l'on ne pouvait pas vraiment le voir comme un criminel mais plutôt comme un hors la loi. Que ce soit la C.I.A, la D.E.A ou le cartel de Medellin dirigé par Pablo Escobar, tous ce sont servit de lui mais ce dernier à su ce servir d'eux également. Seal était clairement quelqu'un d'intelligent, de malicieux, qui a su tirer son épingle du jeu. Tom Cruise exploite la puissance de son jeu d'acteur pour nous faire nous plonger dans la psychologie du personnage avec beaucoup d'aisance.

Le comédien nous prouve une fois de plus que son talent ne ce limite pas à ses performances physiques (comme à su très intelligement me le faire remarquer l'une de mes amies) mais possède un sens de l'interprétation profondément puissant. Après le très moyen "La Momie" blockbusters divertissant mais sans âme, Cruise à su se corriger avec "Barry Seal" et a su nous prouver une fois de plus l'intelligence qui est la sienne pour mené au mieux sa carrière. Une fois de plus, le grand Tom nous propose une performance dès plus réussit et le film a su en profiter au maximum. 

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Les seconds rôles ne manquent pas dans le film de Doug Liman et cela que ce soit du côté de la C.I.A, de la D.E.A, du cartel de Medellin et même au coeur de la famille de Seal. Celui qui s'en détache le plus est évidemment celui de l'agent de la C.I.A Schafer interprété par Domhnall Gleeson. Il n'y a rien à redire au niveau de sa performance d'acteur qui reste l'une des plus inspirés de "Barry Seal" et dont le personnage est l'un des piliers de l'intrigue. 

On peut dire tout ce que l'on veut du personnage de l'épouse de Seal dans le film, je le trouve personnlement très intéressant. Bien que n'étant pas exploité autant qu'il aurait pu l'être, il bénéficie de l'interprétation charmante qu'en a fait Sarah Wright, comédienne que je découvre avec ce film et dont je vais suivre l'évolution de la carrière dès à présent. Un très bonne actrice à mes yeux et j'espère qu'elle ira loin. 

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Pour ce qui est de la mise en scène, comme je l'ai dit plus haut, elle est certainement un peu trop académique mais se révèle malgré tout un modèle d'intelligence et d'efficacité. Doug Liman à su à travers sa réalisation mettre tous les éléments de l'histoire en valeur et cela avec une force d'immersion indiscutable. Elle se révèle élégante au moment où il le faut et de cela je suis assez admiratif. Je concluerais ma critique en disant que "Barry Seal" est une oeuvre cinématographique plus que divertissante et dont les qualités indéniables prenant largement le dessus sur ses défauts. Une assez belle réussite!!


14 décembre 2017

LA MOMIE (Alex Kurtzman - 2017)

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Résumé: Nick Morton, officier de l'armée américaine envoyé en Irak voit en la découverte d'une carte l'opportunité pour lui et pour son fidèle second Vail de faire fortune. Ils mettent à jour, en collaboration avec l'archéologue Jenny Halsey, une chambre mortuaire d'origine égyptienne contenant le tombeau de la puissante princesse Ahmanet. Cette dernière reviendra à la vie et n'aura pour seul et unique but que de mettre la main sur Nick qu'elle à choisit comme élu pour transférer en lui l'esprit du dieu Set. La course contre le mal peut commencer.  

Mon avis:

Considéré comme le premier film du "Dark Universe" malgré le "Dracula Untold" de Gary Shore sorti trois ans plus tôt "La Momie" d'Alex Kurtzman est à mes yeux une semi-réussite. Sortie en juin dernier, le film connu une très mauvaise réception des critiques et est considéré comme un échec au box-office, échec remettant clairement en question l'avenir du Dark Universe alors que d'autres films étaient prévu tels "La fiancée de Frankenstein", "L'Homme invisible" et "Dr Jekyll et Mr Hyde". Vont ils voir le jour ou vont ils être totalement abandonné, l'avenir nous le dira je pense.

Pour en revenir à "La Momie" version 2017, la question que je pose est la suivante: Méritait elle d'être autant conspué par les critiques? Ma réponse est non, même si je comprends tout à fait qu'elles puissent ne pas être satisfait du produit final. En effet, dans l'absolue, j'ai l'impression que le film de Kurtzman ne sait pas trop dans qu'elle catégorie il doit s'inscrire. Naviguant de façon assez maladroite entre l'horreur et l'action à l'état pure, je ne sais pas trop si Kurtzman à su faire la part entre les deux genres.

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Je sais que pour beaucoup Tom Cruise est coupable de changement majeur dans le projet d'origine qui visait plus à s'inscrire dans le cinéma d'épouvante. Le comédien aurait prit trop de pouvoirs sur la conception du film lors du tournage pour en faire un film à sa gloire façon "Mission Impossible" (saga que j'adore par ailleurs) . 

Bien entendu je ne puis me prononcer sur le sujet avec certitude bien qu'il est apparent que le film fait la part bel à son personnage et cela au détriment de tous les autres. Certains auraient mérités d'être beaucoup plus approfondis, tout particulièrement la princesse Ahmanet (La momie) dont l'histoire aurait put être source de grand mystère et qui ne sert finalement que de prétexte à cette lutte du bien contre le mal. Sans trop spoiler disons qu'elle a décidé qu'elle méritait seul de prendre la succession de son père et était prêt à passer un pacte avec le démon pour arriver à ses fins. Dans le rôle l'actrice française Sofia Boutella est particulièrement crédible et j'avais vraiment espérer que son personnage soit mieux exploité qu'ici présent.

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Aucun reproche à faire à Tom Cruise qui s'investit à fond dans son rôle, apportant toute sa fougue et sa nonchalance au rôle de baroudeur qu'est celui de Nick Morton, G.I américain courageux et intrépide mais plus motivé par le gain que part le patriotisme. On le comprend tout de suite lorsque ce dernier transforme ce qui aurait dû être une mission de surveillance d'un groupe d'insurger en une véritable course au trésor. Ce n'est certainement pas son meilleur rôle ni même sa meilleur performance, il n'en reste pas moins qu'il est le plus gros atout du film, j'irais même jusqu'à dire que cette "Momie" repose en grande partie sur ses épaules. 

Des quelques personnages qui gravitent autour du héros, un seul se distingue tout particulièrement des autres et c'est celui de Russell Crowe. Jouant ici le personnage à double personnalité qu'est le Dr Henry Jekyll et Mr Edward Hyde le comédien en propose une approche particulièrement intéressante. Ayant monter toute une organisation afin de combattre les différentes formes que pourraient prendre les forces du mal, Jekyll sait que certains sacrifices doivent être fait pour que celle-ci soient tenue en échec. Pourtant, il en est lui-même une du fait de son autre personnalité, Mr Hyde dont il arrive à contrôler les apparitions via un sérum qu'il a inventé. Sa seule apparition donnera d'ailleurs lieu a ce que je considère comme la meilleure séquence du film. J'aimerais vraiment qu'un film lui soit consacré car il y aurait beaucoup à raconté sur ce personnage. Russell Crowe est tout à fait à son aise dans son rôle et l'on voit qu'il a prit un certain plaisir à l'interpréter.

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Annabelle Wallis quand à elle est assez crédible dans le rôle de l'archéologue Jenny Halsey, femme au caractère bien trempé qui n'est pas insensible au charme de Morton et cela malgré la mentalité assez douteuses de ce derniers. Leurs fréquentes prises de bec sont assez amusantes dans l'ensemble.

Au niveau de la mise en scène je n'ai pas beaucoup de chose à dire si ce n'est que Kurtzman à su proposer ici présent une réalisation jouant sur une ambiance assez glauque. En fait, le plus gros bémol de cette "Momie 2017" c'est son intrigue qui est assez quelconque et dont les rebondissements sont plus que prévisible. On n'échappe pas d'ailleurs à certains clin d'oeil aux Momies de Stephen Sommers telle la séquence durant laquelle le personnage d'Annabelle Wallis assomme l'un des petits soldats de Jekyll avec un livre en or (le livre des morts) ou encore celle mettant en scène la momie créant un mure de sable dans les rues de Londres. 

Que dire de plus sur ce film si ce n'est que d'un point de vu tout à fait personnel, je sais que beaucoup ne le partage pas mais qu'importe, "La Momie 2017" est un divertissement tout ce qu'il y a de plus recommandable mais qui aurait put être tellement plus si il avait pu s'appuyer sur une intrigue plus efficace et plus original que celle-ci. Un film bourré de défauts mais pas si honteux que cela. Il ne méritait pas tant de haine en tout cas. A voir si cela vous tente. 

27 août 2017

LA GUERRE DES MONDES (Steven Spielberg - 2005)

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Résumé:

Père divorcé Ray Ferrier se voit confier la garde de son fils et de sa fille pour le week-end. C'est le jour de l'arrivé des enfants que des créatures venant d'un autre monde débarques pour anéantir l'éspèce humaine. Ray fera tous sont possible pour assurer la sécurité de ses enfants mais cela ne sera pas chose aisé au vu du chaos national (et international) dans lequel ils évolueront dans les jours qui suivront.

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Mon avis:

Après avoir mit en scène des extra-terrestres pacifiques dans "Rencontres du troisième type" et "E.T", Steven Spielberg décide pour son 23ème film de filmer des aliens belliqueux. S'attaquant ici à la transposition d'un des iques de la littérature qu'est "La guerre des mondes" Herbert George Wells, le réalisateur met en scène ici ce qu'il considère lui-même comme son film post 11 septembre. Ici, point de terroristes mais des envahisseurs venu d'un autre monde cherchant à exterminer les habitants de la terre, une planète qu'ils convoitent avec des yeux envieux.

Alors que l'intrigue du livre se déroulait dans l'Angleterre du 17eme siècle, Spielberg et son scénariste David Koepp la transpose à l'écran dans l'amérique du nord du 21ème siècle. Comme dans beaucoup de ses oeuvres précédentes, Spielberg met en scène une famille décomposé. La héros Ray Ferrier est un père n'ayant jamais porté de véritable intérêt dans l'éducation de ses enfants. Traitant son rôle de père par dessus la jambe, c'est à peine si il connaît réellement ses enfants et de ce fait peine à réussir à communique avec eux.  C'est au cours de ce qui devait être son week-end de garde que Ray va apprendre ce qu'est réellement être père et découvrir les sentiments qu'éprouve un père normal face au danger qui pèse sur la vie de ses enfants.

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Jamais Ray n'avait jusqu'ici montré la moindre affection pour ses enfants et c'est face à l'invasion , l'extermination même, des humains par les extra-terrestre que la survit de ses enfants sera pour la première fois le but principal de sa vie. Risquant la sienne à chaque instant pour eux, Robbie et Rachel finiront eux-même par comprendre leurs père et l'homme de coeur qui s'est toujours caché sous l'aspect superficielle qu'il s'était obstiné à leurs montrer jusqu'à présent. Il aura fallut la quasi-extermination de l'espèce humaine pour que Ray se conduise enfin comme un père et pour que ses enfants comprennent vraiment l'homme de coeur plein d'humanité qu'il est.

Comme toujours chez Steven Spielberg l'élément humain prime sur l'aspect divertissant et les séquences à effets-spéciaux ne sont là que pour servir au mieux l'intrigue se concentrant avant toute chose sur les personnages et le destin face auxquels ils seront liés. Certes les séquences d'actions sont assez nombreuses mais jamais ne prennent le pas sur l'élément humain. Spielberg, avec la maestria qu'on lui connaît, y veille à chaque instant et fort et de constater qu'il le fait ici avec le même brio que dans ses autres superproductions.

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Sa direction d'acteur ce révèle être aussi d'un bon niveau, même si il est vrai les performances de Dakota Fanning et Justin Chatwin sont assez discutable. Fanning, à force de crier et d'appeler sa maman, finit au bout d'un moment à irriter le spectateur que je suis et Chatwin quant à lui se montre assez insupportable du fait de son jeu beaucoup trop appuyé. 

Cela étant, Spielberg à su ici présent tirer le meilleur parti de Tom Cruise, lequel que ce soit dans ce film ou encore "Minority Report" s'est à chaque fois montré à la hauteur sous la direction du metteur en scène. Contre point inquiétant du personnage de l'acteur principal, Tim Robbins livre une performance qui pourra j'en convient en rebuter plus d'un de part son côté un peu sur-jouer surtout que son personnage est l'un des plus intéressant du film. Malheureusement, l'interprétation de Tim Robbins ne tire pas vers le bon parti qu'il aurait pu être.

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Je n'ai aucun reproche vis à vis du scénario, David Koepp nous proposant au sein de son intrigue une dimension à la fois solide et humaine le tout s'appuyant sur une structure narrative brillamment encré dans la réalité. Le tout est servit bien entendu part la mise en scène effiace et imaginative d'un Spielberg déjà et toujours au sommet de son art.En conclusion, "La guerre des mondes" se révèle être un très bon moment de cinéma, loin des films propagandistes à la "Independance Day" et "Armageddon qui pullulent régulièrement sur les écrans. Le film de Spielberg ne s'inscrit pas dans ce genre d'oeuvres. Malgré un fin bâclé et quelques défauts notables, "Le guerre des mondes" se révèle être malgré tout un très bon film alliant intelligemment film d'auteur et film commercial et cela avec la maestria qui est propre à son metteur en scène. Pas le meilleur cru du réalisateur mais un bon tout de même.