14 décembre 2017

LA MOMIE (Alex Kurtzman - 2017)

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Résumé: Nick Morton, officier de l'armée américaine envoyé en Irak voit en la découverte d'une carte l'opportunité pour lui et pour son fidèle second Vail de faire fortune. Ils mettent à jour, en collaboration avec l'archéologue Jenny Halsey, une chambre mortuaire d'origine égyptienne contenant le tombeau de la puissante princesse Ahmanet. Cette dernière reviendra à la vie et n'aura pour seul et unique but que de mettre la main sur Nick qu'elle à choisit comme élu pour transférer en lui l'esprit du dieu Set. La course contre le mal peut commencer.  

Mon avis:

Considéré comme le premier film du "Dark Universe" malgré le "Dracula Untold" de Gary Shore sorti trois ans plus tôt "La Momie" d'Alex Kurtzman est à mes yeux une semi-réussite. Sortie en juin dernier, le film connu une très mauvaise réception des critiques et est considéré comme un échec au box-office, échec remettant clairement en question l'avenir du Dark Universe alors que d'autres films étaient prévu tels "La fiancée de Frankenstein", "L'Homme invisible" et "Dr Jekyll et Mr Hyde". Vont ils voir le jour ou vont ils être totalement abandonné, l'avenir nous le dira je pense.

Pour en revenir à "La Momie" version 2017, la question que je pose est la suivante: Méritait elle d'être autant conspué par les critiques? Ma réponse est non, même si je comprends tout à fait qu'elles puissent ne pas être satisfait du produit final. En effet, dans l'absolue, j'ai l'impression que le film de Kurtzman ne sait pas trop dans qu'elle catégorie il doit s'inscrire. Naviguant de façon assez maladroite entre l'horreur et l'action à l'état pure, je ne sais pas trop si Kurtzman à su faire la part entre les deux genres.

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Je sais que pour beaucoup Tom Cruise est coupable de changement majeur dans le projet d'origine qui visait plus à s'inscrire dans le cinéma d'épouvante. Le comédien aurait prit trop de pouvoirs sur la conception du film lors du tournage pour en faire un film à sa gloire façon "Mission Impossible" (saga que j'adore par ailleurs) . 

Bien entendu je ne puis me prononcer sur le sujet avec certitude bien qu'il est apparent que le film fait la part bel à son personnage et cela au détriment de tous les autres. Certains auraient mérités d'être beaucoup plus approfondis, tout particulièrement la princesse Ahmanet (La momie) dont l'histoire aurait put être source de grand mystère et qui ne sert finalement que de prétexte à cette lutte du bien contre le mal. Sans trop spoiler disons qu'elle a décidé qu'elle méritait seul de prendre la succession de son père et était prêt à passer un pacte avec le démon pour arriver à ses fins. Dans le rôle l'actrice française Sofia Boutella est particulièrement crédible et j'avais vraiment espérer que son personnage soit mieux exploité qu'ici présent.

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Aucun reproche à faire à Tom Cruise qui s'investit à fond dans son rôle, apportant toute sa fougue et sa nonchalance au rôle de baroudeur qu'est celui de Nick Morton, G.I américain courageux et intrépide mais plus motivé par le gain que part le patriotisme. On le comprend tout de suite lorsque ce dernier transforme ce qui aurait dû être une mission de surveillance d'un groupe d'insurger en une véritable course au trésor. Ce n'est certainement pas son meilleur rôle ni même sa meilleur performance, il n'en reste pas moins qu'il est le plus gros atout du film, j'irais même jusqu'à dire que cette "Momie" repose en grande partie sur ses épaules. 

Des quelques personnages qui gravitent autour du héros, un seul se distingue tout particulièrement des autres et c'est celui de Russell Crowe. Jouant ici le personnage à double personnalité qu'est le Dr Henry Jekyll et Mr Edward Hyde le comédien en propose une approche particulièrement intéressante. Ayant monter toute une organisation afin de combattre les différentes formes que pourraient prendre les forces du mal, Jekyll sait que certains sacrifices doivent être fait pour que celle-ci soient tenue en échec. Pourtant, il en est lui-même une du fait de son autre personnalité, Mr Hyde dont il arrive à contrôler les apparitions via un sérum qu'il a inventé. Sa seule apparition donnera d'ailleurs lieu a ce que je considère comme la meilleure séquence du film. J'aimerais vraiment qu'un film lui soit consacré car il y aurait beaucoup à raconté sur ce personnage. Russell Crowe est tout à fait à son aise dans son rôle et l'on voit qu'il a prit un certain plaisir à l'interpréter.

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Annabelle Wallis quand à elle est assez crédible dans le rôle de l'archéologue Jenny Halsey, femme au caractère bien trempé qui n'est pas insensible au charme de Morton et cela malgré la mentalité assez douteuses de ce derniers. Leurs fréquentes prises de bec sont assez amusantes dans l'ensemble.

Au niveau de la mise en scène je n'ai pas beaucoup de chose à dire si ce n'est que Kurtzman à su proposer ici présent une réalisation jouant sur une ambiance assez glauque. En fait, le plus gros bémol de cette "Momie 2017" c'est son intrigue qui est assez quelconque et dont les rebondissements sont plus que prévisible. On n'échappe pas d'ailleurs à certains clin d'oeil aux Momies de Stephen Sommers telle la séquence durant laquelle le personnage d'Annabelle Wallis assomme l'un des petits soldats de Jekyll avec un livre en or (le livre des morts) ou encore celle mettant en scène la momie créant un mure de sable dans les rues de Londres. 

Que dire de plus sur ce film si ce n'est que d'un point de vu tout à fait personnel, je sais que beaucoup ne le partage pas mais qu'importe, "La Momie 2017" est un divertissement tout ce qu'il y a de plus recommandable mais qui aurait put être tellement plus si il avait pu s'appuyer sur une intrigue plus efficace et plus original que celle-ci. Un film bourré de défauts mais pas si honteux que cela. Il ne méritait pas tant de haine en tout cas. A voir si cela vous tente. 


27 août 2017

LA GUERRE DES MONDES (Steven Spielberg - 2005)

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Résumé:

Père divorcé Ray Ferrier se voit confier la garde de son fils et de sa fille pour le week-end. C'est le jour de l'arrivé des enfants que des créatures venant d'un autre monde débarques pour anéantir l'éspèce humaine. Ray fera tous sont possible pour assurer la sécurité de ses enfants mais cela ne sera pas chose aisé au vu du chaos national (et international) dans lequel ils évolueront dans les jours qui suivront.

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Mon avis:

Après avoir mit en scène des extra-terrestres pacifiques dans "Rencontres du troisième type" et "E.T", Steven Spielberg décide pour son 23ème film de filmer des aliens belliqueux. S'attaquant ici à la transposition d'un des iques de la littérature qu'est "La guerre des mondes" Herbert George Wells, le réalisateur met en scène ici ce qu'il considère lui-même comme son film post 11 septembre. Ici, point de terroristes mais des envahisseurs venu d'un autre monde cherchant à exterminer les habitants de la terre, une planète qu'ils convoitent avec des yeux envieux.

Alors que l'intrigue du livre se déroulait dans l'Angleterre du 17eme siècle, Spielberg et son scénariste David Koepp la transpose à l'écran dans l'amérique du nord du 21ème siècle. Comme dans beaucoup de ses oeuvres précédentes, Spielberg met en scène une famille décomposé. La héros Ray Ferrier est un père n'ayant jamais porté de véritable intérêt dans l'éducation de ses enfants. Traitant son rôle de père par dessus la jambe, c'est à peine si il connaît réellement ses enfants et de ce fait peine à réussir à communique avec eux.  C'est au cours de ce qui devait être son week-end de garde que Ray va apprendre ce qu'est réellement être père et découvrir les sentiments qu'éprouve un père normal face au danger qui pèse sur la vie de ses enfants.

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Jamais Ray n'avait jusqu'ici montré la moindre affection pour ses enfants et c'est face à l'invasion , l'extermination même, des humains par les extra-terrestre que la survit de ses enfants sera pour la première fois le but principal de sa vie. Risquant la sienne à chaque instant pour eux, Robbie et Rachel finiront eux-même par comprendre leurs père et l'homme de coeur qui s'est toujours caché sous l'aspect superficielle qu'il s'était obstiné à leurs montrer jusqu'à présent. Il aura fallut la quasi-extermination de l'espèce humaine pour que Ray se conduise enfin comme un père et pour que ses enfants comprennent vraiment l'homme de coeur plein d'humanité qu'il est.

Comme toujours chez Steven Spielberg l'élément humain prime sur l'aspect divertissant et les séquences à effets-spéciaux ne sont là que pour servir au mieux l'intrigue se concentrant avant toute chose sur les personnages et le destin face auxquels ils seront liés. Certes les séquences d'actions sont assez nombreuses mais jamais ne prennent le pas sur l'élément humain. Spielberg, avec la maestria qu'on lui connaît, y veille à chaque instant et fort et de constater qu'il le fait ici avec le même brio que dans ses autres superproductions.

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Sa direction d'acteur ce révèle être aussi d'un bon niveau, même si il est vrai les performances de Dakota Fanning et Justin Chatwin sont assez discutable. Fanning, à force de crier et d'appeler sa maman, finit au bout d'un moment à irriter le spectateur que je suis et Chatwin quant à lui se montre assez insupportable du fait de son jeu beaucoup trop appuyé. 

Cela étant, Spielberg à su ici présent tirer le meilleur parti de Tom Cruise, lequel que ce soit dans ce film ou encore "Minority Report" s'est à chaque fois montré à la hauteur sous la direction du metteur en scène. Contre point inquiétant du personnage de l'acteur principal, Tim Robbins livre une performance qui pourra j'en convient en rebuter plus d'un de part son côté un peu sur-jouer surtout que son personnage est l'un des plus intéressant du film. Malheureusement, l'interprétation de Tim Robbins ne tire pas vers le bon parti qu'il aurait pu être.

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Je n'ai aucun reproche vis à vis du scénario, David Koepp nous proposant au sein de son intrigue une dimension à la fois solide et humaine le tout s'appuyant sur une structure narrative brillamment encré dans la réalité. Le tout est servit bien entendu part la mise en scène effiace et imaginative d'un Spielberg déjà et toujours au sommet de son art.En conclusion, "La guerre des mondes" se révèle être un très bon moment de cinéma, loin des films propagandistes à la "Independance Day" et "Armageddon qui pullulent régulièrement sur les écrans. Le film de Spielberg ne s'inscrit pas dans ce genre d'oeuvres. Malgré un fin bâclé et quelques défauts notables, "Le guerre des mondes" se révèle être malgré tout un très bon film alliant intelligemment film d'auteur et film commercial et cela avec la maestria qui est propre à son metteur en scène. Pas le meilleur cru du réalisateur mais un bon tout de même.