11 janvier 2018

NOMADS (John McTiernan - 1985)

1

Résumé: Lorsqu'un patient d'origine française tenant des propos totalement incohérents arrive le Dr Eileen Flax est dépêché sur place pour le soigné. Son patient, Jean-Charles Pommier agresse cette dernière et lui murmure des mots à l'oreil avant de mourir subitement. Après le drame, Eileen commence à avoir des visions des évènements passé qu'a vécu son patient décédé, lequel avait découvert la présence d'esprits maléfique à Los Angeles.

2

Mon avis:

Premier film écrit et réalisé par John McTiernan "Nomads" fut le film qui le fit remarquer par le producteur Joel Silver, lequel allait lui offrir la mise en scène de l'un des films de monstres les plus culte des années 80 "Predator". Le film ne fut pas un gros succès au box-office et se fit également éreinté par les critiques. Ce fut également le premier rôle important que tenu Pierce Brosnan dans un long métrage, rôle qu'il accepta car il lui offrait l'opportunité de joué quelque chose différent de son rôle dans le série "Remington Steele" dont il était le héro à l'époque. 

De mon point de vu "Nomads" se révèle être au final un premier essai peu convaincant. En effet, le scénario écrit par McTiernan lui-même est assez rudimentaire dans sa structure narrative et ne parvient que très rarement à surprendre. Pourtant, le concept était suffisamment intéressant pour, si il avait été bien mené, tenir en haleine et apporter quelques frissons aux spectateurs. La mise en scène, assez quelconque également, arrive malgré tout à mettre en valeur les comédiens mais pas a relevé la faible teneur de l'histoire.

Aussi faiblard que l'est son scénario, la réalisation de John McTiernan est assez plate et il faut bien avouer que le réalisateur nous prouvera par la suite qu'il est capable de bien meilleur et pas avec n'importe quelle oeuvre. "Die Hard 1 et 3", "Predator", "A la poursuite d'octobre rouge", "Le 13ème Guerrier", "Last Action Hero", des films aux qualités extraordinaire qui confirmeront que McT à la sens de la mise en scène à grand spectacle là où "Nomads" tente à démontrer que le fantastique n'est pas un genre lui correspondant. Après, c'est un premier film donc il est tout à fait normal qu'il y aille en tâtonnant. 

3

Malgré les défauts de ce dernier, John McTiernan démontrait malgré tout déjà un savoir faire en terme de réalisation indéniable et qui allait sauter aux yeux de tous avec son film suivant. Grace à "Predator" McT deviendra du jour au lendemain une valeur sur à hollywood, position qu'il assiéra avec son troisième film "Die Hard" qui allait devenir une véritable révolution dans le genre du cinéma d'action. 

Pour ce qui est des comédiens rien a redire, Pierce Brosnan est assez convaincant dans son rôle d'anthropologue poursuivit par son obsession, sa quête. L'on peut regretter un peu le manque d'épaisseur de son personnage, manque qu'il comble grâce a son sens de l'implication.

Lesley Anne Down, second rôle principal du film, se révèle elle même très impliqué dans son rôle de docteur dont les visions deviennent à la fois source de fascination mais aussi de terreur. L'on peut regrette qu'elle ne partage pas de scène avec l'ancien 007, cependant la façon dont son personnage vit les évènements de l'anthropologue semble faire d'eux une seule et même personne. 

Je concluerais en disant que bien que "Nomads" ne soit pas un film très réussit à mes yeux il n'en demeure pas moins une oeuvre à découvrir, ne serait-ce que parce que c'est John McTiernan qui est derrière la caméra. 

Posté par nicos31 à 15:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

27 novembre 2017

LA MALÉDICTION (Richard Donner - 1976)

30

Résumé: Suite à la fausse couche de son épouse l'ambassadeur américain Robert Thorne se voit proposer d'adopter un enfant: Damien. Durant les premiers mois tout semble se passer normalement jusqu'a ce qu'une série d'évènements inexplicables se déroulent. La nurse de l'enfant se suicide lors d'une fête d'anniversaire, Damien fait une crise de panique en allant à l'église, les animaux du ZOO semblent devenir fou en sa présence... et si Damien n'était pas un enfant comme les autres? Et si il représentait un danger? Et si il était l'antéchrist? Thorn devra mener son enquête sur les origines plus que mystérieuse de son son fils.

Mon avis:

C'est avec "La Malédiction" que Richard Donner, futur réalisateur de la saga "L'Arme Fatale", allait se faire une réputation. En effet, après le succès que fut "L'Exorciste" de William Friedkin, les scénario mettant en scène le démon devinrent très rentables et il ne fallut pas longtemps aux studios Fox pour jeter leurs dévolue sur le scénario de David Seltzer. Bien leurs en prit car le film fut un bon succès et donna naissance à trois suites, dont deux particulièrement mauvaises d'ailleurs. 

Il fallut bien sûr trouver les bons acteurs et leurs choix pour le rôle de Robert Thorne se porta sur Gregory Peck. Alan Ladd le producteur, ayant conscience du deuil qu'était en train de vivre le comédien à la même époque (Peck venait de perdre son fils Jonathan), ne se sentait pas à l'aise lors de la proposition mais Peck accepta.

Dès leurs le projet fut définitivement lancer et on peut dire que le résultat est on ne peut plus satisfaisant, car "La Malediction" reste un modèle du genre. Ce n'est pas un film d'épouvante, Richard Donner ne l'aurait pas fait si il avait vu le scénario de cette façon. Le metteur en scène l'a donc aborder à la façon d'un thriller et l'on y retrouve d'ailleurs tous les éléments qui font le succès du genre.

Rien que l'illustration du mal est l'une des principale qualité du film et cela au travers de la mise en scène sobre et sans effets superflues d'un Richard Donner inspiré qui allait développer ici un style a part entière. Grâce a un scénario solide, bien que d'une évidente simplicité, le metteur en scène réalisait ici un film mélangeant suspense, religion et drame le tout avec un évidente ingéniosité.

Les acteurs sont tous formidables, Gregory Peck le premier car il nous livre ici une performance de haut niveau et il faut bien avouer que l'on avait rarement l'occasion de le voir jouer dans un film de ce genre. Lee Remick se révèle être elle aussi parfaite dans le rôle de la jeune mère passant de l'amour à la méfiance envers cet enfant dont le comportement change au fur et à mesure que le film avance. "La Malédiction" est un thriller particulièrement efficace, un classique du genre. Du très bon cinéma!

Posté par nicos31 à 09:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
16 novembre 2017

LE MASQUE DE L’ARAIGNÉE (Lee Tamahori - 2001)

0188

Résumé:

Après une opération qui a mal tournée et qui a coûté la vie à sa co-équipière, Alex Cross est depuis resté inactif. Lorsque la fille d'un politicien est kidnappé à son école par l'un de ses professeurs, Cross se voit obligé à reprendre du service. En effet, après avoir été contacté par le ravisseur, Alex se voit confier l'enquête par ses supérieurs et s'adjoindre comme partenaire l'agent des services secrets Jezzie Flannigan. Mais les apparences sont trompeuses et il semble que cette affaire ne soit pas qu'une simple histoire d'enlèvement.

Mon avis:

Seconde incursion de l'inspecteur et psychologue Alex Cross sur le grand écran, "Le masque de l'araignée" n'a pas grand chose pour lui. Là où "Le Collectionneur", et cela malgré son manque d'originalité, avait comme avantage de tenir en haleine de part une intrigue rondement mené (malgré sa simplicité), des personnages recherchés, une mise en scène efficace et un duo d'acteurs dont l'alchimie était évidente, le film de Lee Tamahori souffre de défauts non négligeable.

J'ai été particulièrement affligé par le traitement de l'intrigue, laquelle par ailleurs est d'une maladresse déconcertante. Quand on se prépare à voir un film de ce genre l'on s'attend au moins à une certaine approche de la psychologie de l'antagoniste hors dans "Le masque de l'araignée" il n'en est rien. L'on se prépare aussi a voir une histoire de tueur en série peut être banal mais dans la ligné du genre ce qui n'est pas le cas dans celle-ci.

Le pitch de départ nous fait miroiter un chose et nous en propose une autre et cela de manière si inintéressante que l'on se demande vraiment où l'équipe du film voulait en venir. Je n'ai pas lu le livre dont il s'inspire mais je suppose qu'il en était de même mais connaissant bien la maîtrise de Patterson dans l'élaboration de ses intrigues celle de son livre à du être traité par dessus la jambe par ceux qui ont été en charge de l'adapter en film.

Après avoir perdu sa co-équipière lors d'une opération d'infiltration (la séquence du crash de la voiture est un moment de pure rigolade tellement la chute en CGI est plus que douteuse), Alex Cross est hanté par un sentiment de culpabilité qui le ronge de l'intérieur, même son épouse n'arrive pas à communiquer avec lui. Il est obligé de sortir de son congé lorsqu'il est contacté par le ravisseur de la fille d'un sénateur. Cross décide de s'impliquer dans l'enquête malgré son état et décide de lui-même de s'adjoindre les services de l'agent des services secrets qui était chargé de protéger l'enfant. Cette dernière, Jezzie Flannigan, se sent coupable d'avoir échoué dans sa mission et Cross veut l'aider à surmonter sa culpabilité et peut être la sienne également.

Le duo découvre que l'enlèvement n'était qu'une diversion pour s'attaquer à l'enfant du président de le Russie. Cross et Flannigan arrive à déjouer les plans du ravisseur jusqu'a ce que ce dernier ne leurs demande une fort rançon en échange de la fille du sénateur. Curieux, une telle demande ne relève pas du profil d'un criminel comme "L'araignée" et Cross se rend bien compte que les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent. Lorsque "L'araignée" s'attaque aux deux agents en charge de l'enquête, celui-ci semble ne rien savoir sur la demande de rançon qu'il aurait soit disant faite. Il est clair pour Alex Cross que le ravisseur de la fillette à été, tous comme lui, berné par ceux qui ont demandé l'argent. Mais qui sont ils? (Fin des spoilers)

Voilà, on part d'une histoire de kidnapping d'enfant par un psychopathe et on finit sur un film d'arnaque et demande de rançon mais malencontreusement tout cela est bien mal amené. L'on s'ennuie très vite devant un enchaînement de rebondissements si plat et si prévisibles que cela en devient exaspérant. Le suspense, quasi-inexistant, ne tiens à aucun moment le spectateur en haleine et la mise en scène est tellement banal qu'elle ne relève en rien le manque de dimension tant de l'intrigue que des personnages.

Oui, malgré le plaisir de retrouver Morgan Freeman dans le rôle d'Alex Cross il est ici présent bien mal exploité. Ne vous méprenez pas, le comédien est toujours aussi convaincant dans le rôle mais ce dernier n'est guère aidé par le manque de qualité du film. Le scénario ne rend pas justice au héros des best-sellers de James Patterson et malgré ses efforts l'acteur ne réussit pas à en relever le niveau.

Dans le rôle du psychopathe de service l'on retrouve Michael Wincott, lequel à souvent joué les rôles de bad guys et souvent avec beaucoup de crédibilité mais le personnage de "L'araignée" est si inconsistant qu'il n'attire a aucun moment notre attention. Mais le comble c'est Monica Potter dans le rôle de la co-équipière occasionnelle d'Alex Cross. Je n'ai vu que très peu de choses avec elle mais si elle est toujours aussi terne qu'ici présent il n'est pas plus mal que je la connaisse aussi peu que cela.

Bref, "Le masque de l'araignée" est un thriller sans aucun intérêt, du niveau d'un téléfilm, qui ne rend ni justice au personnage d'Alex Cross ni au comédien qui l'interprête.

26 septembre 2017

LE COLLECTIONNEUR (Gary Fleder - 1998)

0187

Résumé:

Lorsque le policier et psychologue Alex Cross vois sa nièce ce faire kidnapper à Durham en Caroline du Nord, celui-ci décide de ce rendre sur les lieux. Sur place il découvre qu'elle n'est qu'une des nombreuses victimes d'un kidnappeur et tueurs en série se faisant appeler Casanova. Ce dernier est un collectionneur, un homme se faisant une réserve de jeunes femmes et ne tue que celle qui ne suivent pas ses règles. Une seule à réussit à lui échapper, la jeune Kate McTiernan. Celle-ci accepte d'aider Cross dans ses investigations afin de retrouver les captives (dont la nièce de Cross) et mettre Casanova hors d'état de nuire.

Mon avis:

Première adaptation des enquêtes d'Alex Cross sur grand écran, "Le Collectionneur" se révèle être, d'un aspect générale, un thriller très efficace. Alors que le rôle devait paraît il être interprété par Denzel Washington ce fut finalement Morgan Freeman qui prêta ses traits à l'un des profileur le plus populaire de la littérature actuel. Né sous plume du romancier à succès James Patterson, les investigations d'Alex Cross engrangèrent des milliards de dollars à travers le monde. A la fois inspecteur de police et psychologue, Cross à toujours su cerner la psyché des criminels qu'il a traqué et Casanova ne fait pas exception. (Attention, spoilers)Ce dernier est un collectionneur, un kidnappeur et tueur en série, séquestrant des jeunes femmes afin d'en faire de parfaites épouses belles et obéissante. Et si l'une d'elle s'avise à ne pas se soumettre à ses volontés elle ne tarde pas à être assassiné par celui-ci.

Alex  Cross s'investit plus que jamais dans cette affaire et cela en est d'autant plus normal que sa nièce fait partie des victimes de Casanova. Touché personnellement par l'enquête et bien que celle-ci soit mené sur un territoire où il n'a pas d'autorité, sa réputation fait qu'il ne tarde pas à se faire accepter par la police de Durham. Malgré tout son savoir faire, Cross aura bien du mal à pouvoir identifier et localiser Casanova jusqu'a ce que se présente le cas de Kate McTiernan jeune femme médecin qui après avoir été séquestré pendant seulement quelques jours par son ravisseur, réussira à s'échapper. Celle-ci à pour elle d'être intelligente, combative, une femme à la forte personnalité qui saura faire preuve de ténacité durant son isolement et n'hésitera pas un seul instant à risquer le tout pour le tout pour s'évader.

Cross ne tarde pas à s'en faire une allié car cette dernière ayant pu converser avec les autres victimes de Casanova se sent une responsabilité vis à vis d'elles. Kate se sent en effet coupable d'être parti sans avoir tenté de les sauver elles aussi. Cross et la jeune femme mettront tout en oeuvre pour identifier Casanova et échafauderont un plan afin de l'obligé à les conduire à ses victimes. (fin des spoilers)

Sans être un modèle d'originalité quant à sa structure narrative "Le Collectionneur" possèdent bien des qualités. Certes l'intrigue est assez banal en soit, on a vu souvent son pitch exploité que ce soit sur le petit ou sur le grand écran, mais si il y a une chose que l'on sait c'est que ce qui fonctionnait à une époque fonctionne encore aujourd'hui. Mais pour que cela soit le cas, encore faut il avoir le nécessaire pour que le publique adhère à l'oeuvre dont il est question.

Pour ce qui est du film de Gary Fleder il a pour lui de possèder un très bon casting et surtout un excellent duo d'acteurs, je parle bien entendu de celui formé par Morgan Freeman et Ashley Judd. Premièrement, à t-on encore besoin de présenter Morgan Freeman, comédien extraordinaire, légendaire même, qui compte parmi sa filmographie des oeuvres magistrales telles "Impitoyable" et "Million Dollar baby" de Clint Eastwood, "Glory" d'Edward Zwick, "Les évadés" de Frank Darabont, "Seven" de David Fincher,... et tant d'autres incontournables du cinéma. Bien que ne signant pas ici l'une de ses performances les plus inspirés l'on ne peut nier qu'il se fond à merveille dans le personnage D'Alex Cross. Je ne pense pas qu'un autre comédien aurait pu, à l'écran, donner ses lettres de noblesses au personnage crée par Patterson et l'on retiendra également qu'il est la plus grande force du film.

A ses côtés l'on trouve la comédienne Ashley Judd laquelle si elle n'a jamais été une grande actrice à toujours eu suffisamment de talent pour s'approprier ses rôles et leurs apportés une personnalité et dimension qui lui est propre. Sans être un grand connaisseur de son travail, je l'ai toujours considéré comme étant une bonne artiste et elle nous le prouve ici à un certain niveau. Certes on a pu la voir bien meilleur, ne serait ce que dans "Heat" de Michael Mann dans lequel j'avais été tout particulièrement impressionner par la force de sa performance, mais l'on ne peut nier qu'elle se révèle être très convaincante dans le rôle de Kate McTiernan qui passe de victime à traqueuse et cela grâce à sa forte personnalité. Ashley Judd était un choix judicieux pour le rôle à mon avis et elle fait le job avec beaucoup d'aisance.

Au niveau de la mise en scène on est loin de l'originalité, du et de l'éfficacité de celle d'un David Fincher sur "Seven" (le film de Fleder surfant bien sûr sur le succès de ce dernier) mais avouons quand même que Gary Fleder propose une réalisation tout ce qu'il y a d'honnête faisant bien fonctionner l'ensemble.

 En conclusion, "Le Collectionneur" n'est peut être pas ce qui se fait de mieux dans le genre mais reste suffisamment prenant pour passer un très bon moment de suspense et d'action. Un thriller possédants d'indéniables qualités et qui à su d'un point de vu personnel me tenir en haleine d'un bout à l'autre (cependant, cela ne vaut pas "Seven" qui reste le chef d'oeuvre absolu du genre). Malheureusement, il n'en sera pas de même pour les films suivants qui seront des modèles de tous ce qu'il ne faut pas proposer dans ce genre de film. A voir.

Posté par nicos31 à 09:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
22 août 2017

WOLFEN (Michael Wadleigh - 1981)

 

0150

Résumé: 
L'inspecteur Dewey Wilson est chargé d'enquêté sur le meurtre plus qu'étrange d'un des plus puissants industriels de New-York et de son épouse. L'arme du crime se révèle être impossible à identifié et tout porte à croire que le mobile du crime va bien au delà de la simple raison politique, piste que les supérieurs de Wilson privilégie. Il semblerait que les meurtres ait été commit par une race de loup très ancienne et Dewey devra se faire à l'idée qu'aucune explication rationnelle ne peut s'appliquer. Comment affronter un ennemi qui n'a pour seul et unique but que de s'attaquer à celles et ceux qui détruisent leur territoire.

Mon avis:

Difficile de placer ce film dans une catégorie spécifique. Naviguant entre film policier et film fantastique, "Wolfen" se démarque de par son approche original d'un sujet qui va bien au delà de celui d'un simple divertissement. 

Au niveau de sa mise en scène, Michael Wadleigh privilégie l'esthétisme et ne cède quasiment jamais à la facilité. Il sait nous faire plonger dans l'univers du film au travers de son approche à la fois réaliste et sombre. Il met en scène la ville de New-York comme un personnage à part entière et sait nous faire nous imprégner de son atmosphère dangereusement viscéral.
L'intrigue se met en place pas à pas et cela avec une subtilité que l'on ne trouve que très rarement dans ce type d'oeuvre.

Les séquences s'enchaînent avec efficacité et de part sa réalisation Wadleigh prend les raccourcis les plus habiles. On ne peut évidemment passer à côté de l'utilisation de certains clichés attachés au deux genres dont le film s'inspire mais cela ne porte jamais préjudice au film. L'histoire nous propose d'ailleurs une belle réflexion sur le massacre des indiens et sur l'arrogance de l'homme blanc croyant avoir la main mise sur tout.

0405

Côté casting l'on retrouve en tête Albert Finney ("Voyage à deux", "Le crime de l'orient express",...) dans le rôle principal de l'inspecteur Dewey Wilson. Bien que celle-ci ne soit pas la plus inspiré de sa carrière, la performance qu'il livre ici se montre toute en sobriété. On ne sait que le strict minimum sur le passif du personnage mis à part que ce dernier aurait quelques temps auparavant "craqué". Le manque d'information concernant Wilson ne fais que renforcer le mystère autour de ce dernier. Tout passe par l'interprétation de Finney qui ici fait merveille.

Secondé ici par Diane Venora ("Heat" , "Révélations", ...), celle-ci propose une prestation honorable nous faisant assez vite nous attacher à son personnage.

Au niveau des effets spéciaux rien de spécial à dire car les séquences chocs étant peux nombreuses le film ne mise quasiment jamais sur eux. Le film s'appuie avant tout sur une ambiance mystique visuellement efficace et cela grâce à la mise en scène de Wadleigh qui pour son premier et unique long métrage faisait preuve de beaucoup de savoir faire. L'on peut regretter d'ailleurs qu'il n'ait réalisé qu'un seul film (il réalisa quelques documentaires). 

En conclusion, "Wolfen" est une oeuvre très réussit qui à gagner le statut de film culte auprès de certains amateurs de film de genre. Cela étant il mérite d'être beaucoup plus connu et je ne saurais trop le recommander. 

Posté par nicos31 à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

20 août 2017

COMPLOTS (Richard Donner - 1997)

01

Résumé: 

Jerry Fletcher chauffeur de taxi et adepte des complots gouvernementaux pense avoir découvert un projet secret visant à assassiner le président des Etats-Unis. Il confiera sa théorie à l'assistante du procureur Alice Sutton qui ne le prendra pas du tout au sérieux jusqu'à ce que Jerry soit victime d'une tentative d'assassinat. C'est ensemble qu'ils chercheront à découvrir la vérité.

02

Mon avis:

Que dire de ce film si ce n'est qu'il se distingue tout particulièrement au sein de la filmographie de Richard Donner.
Cinquième collaboration du metteur en scène avec l'acteur Mel Gibson après les 3 premiers "Arme Fatale" et "Maverick", "Complots" se révèle être un subtil mélange d'humour, de romance et de suspense.

Gibson fait merveille dans le rôle du chauffeur de Taxi paranoïaque Jerry Fletcher, voyant des complots à travers les événements les plus anodins mais qui pour une fois visera juste. Le couple qu'il forme à l'écran avec Julia Roberts fonctionne brillamment et l'on ne peut passer à côté de l'alchimie entre les deux comédiens.

03

On adhère totalement à leurs performances d'acteurs dont se distingue bien évidemment celle de Mel Gibson, lequel donne une dimension à la fois sérieuse et excentrique à son personnage. On peut dire qu'il nous propose une performance d'acteur hors norme changeant de registre à la perfection. Le comédien nous prouve une fois de plus qu'il est l'un des meilleurs acteurs américains de ces quarante dernières années.

Le scénario est bien huilé et ne passe jamais par la case de la facilité. Donc, on peut saluer le scénaristique Brian Helgeland (auteur des scénarios de "L.A confidential", "Mystic River", "Man on fire",...) de nous avoir offert ici une intrigue bien huilé et particulièrement complexe.

04

La mise en scène n'est pas en reste car Richard Donner nous propose une approche visuel simple mais efficace de son film et met bien en valeur l'ensemble du long métrage.J'ai toujours pensé que le réalisateur de la saga "L'arme fatale" était très sous-estimé et il est plus que dommage qu'il n'est pas réalisé de film depuis 2006. A noter la musique entraînante de Carter Burwell (compositeur des bandes originales des films des frères Cohen,...) qui apporte une grand plus au film.
En conclusion, "Complots" est une belle réussite qu'il serait vraiment dommage de ne pas apprécier à sa juste valeur. Je le recommande!

12 août 2017

LE CONVOI DE LA PEUR (William Friedkin - 1977)

0141

Résumé:

Quatre hommes en fuites acceptent de transporter en camion un chargement de nitroglycérine instable. Sur leurs routes se dresseront les éléments de la nature et un grand nombres d'embûches dont tous ne survivront pas.

Mon avis: 

En ce qui me concerne j'ai été littéralement scotché devant "Le Convoi de la peur" qui, réussit très bien à se démarquer du film de Clouzot. Les personnages sont tous aussi antipathiques les uns que les autres, et cela à un tel point qu'il est littéralement impossible de s'identifier à eux. Deux d'entre eux se distinguent tout particulièrement: le premier Victor Manzon dit "Serrano" (Bruno Cremer) a fui la France après avoir été accusé de fraude. Après le suicide du seul homme qui aurait pu tout arranger, celui ci quitte son épouse sans lui dire un seul mot.

Le second Jackie Scanlon (Roy Scheider) dit "Dominguez" a quitté les États-Unis après avoir braqué une Église avec son gang. L'un de ses membres n'a pas hésité à abattre le prêtre mais se dernier s'étant tué au cours d'un accident de voiture, ce sera sur Scanlon que le frère de l'homme de religion, qui n'est autre qu'un puissant caïde mafieux, se rabattra pour assouvir se vengeance. Traqué, Scanlon n'a donc pas d'autre choix que de fuir. Ici il n'est nul question de personnages aux actes héroïques et au sein de l'équipe la solidarité est vraiment toute relative. Les tensions entre les quatre protagonistes sont fortes et naviguent entre la menace verbal et la violence physique.

Le personnage de Scheider va même jusqu'à jubiler à l'idée que la seconde équipe puisse échouer. Il ne voit qu'une chose: empocher la prime de l'un d'eux. Roy Scheider offre ici une performance de tout premier ordre. Le comédien passe à travers toutes les étapes de l'épuisement tant physique que psychologique et cela, au fur et à mesure que le film avance. On le voit s'enfoncer de plus en plus loin dans la dépression qu'à la fin, il n'est plus que l'ombre de lui même. Une telle interprétation aurait mérité d'être plus remarquée et force est de constater que Scheider reste encore aujourd'hui un acteur trop sous estimé.

Le reste du casting s'en sort avec les honneurs, mention spécial à Bruno Cremer qui est ici la parfaite représentation de l'autorité dans une opération qui en manque cruellement. Cela en devient d'autant plus évident lorsque les autres membres de l'équipe doivent se passer de lui.

William Friedkin déploie ici tout ce qui fait le brio de son cinéma et cela dans des conditions assez difficiles. Sa mise en scène se montre imaginative et efficace à tous les niveaux, et son film ne souffre à mes yeux d'aucune baisse de rythme. Je reste impressionné par la séquence du pont qui se révèle être à la fois la plus spectaculaire et la plus tendue de toutes celles qui composent le film.

"Le Convoi de la peur" reste à mes yeux un chef d'œuvre méconnu et mésestimé qui mérite d'être redécouvert à sa juste valeur. Le tout accompagné par la musique envoûtante de Tangerine Dream. Je peux comprendre que l'on se demande ce que cette autre adaptation du roman de Arnaud apporte de plus à celle de Clouzot, mais pour moi cela reste l'oeuvre la plus aboutie de son réalisateur et une véritable leçon de mise en scène.

11 août 2017

PHONE GAME (Joel Schumacher - 2003)

0136

Résumé: 

Stuart Shepard petit attaché de presse riche, marié, menteur et frimeur se rend tous les jours à la même cabine téléphonique pour téléphoner à sa petite protégée sur laquelle il fantasme. Mais un jour, après avoir une conversation avec elle, Stuart recevra un coup de file qui va faire de sa journée un véritable cauchemar. Au téléphone avec un tueur en série qui le tien dans sa ligne de mire, Stuart sera obligé de faire tous ce que son agresseur lui demande, le tout en restant coincé dans cette cabine téléphonique entouré par les forces de police.

0137

Mon avis:

Je me souviens encore de la première fois que j'ai vu ce film, c'était au cinéma lors de sa sortie en salle et je me rappel encore de l'impact qu'il avait eu sur moi. Jamais un thriller n'avait joué autant sur mes nerfs tels que celui-ci et j'étais sortie de la salle avait un fort sentiment d'exaltation. Surtout, j'étais impressionné de voir à quel point un film à petit budget , tourné en 12 jours et durant si peu de temps (1h17) avait réussit à faire battre mon coeur à cent à l'heure.

En effet, si il y a une chose que "Phone Game" sait faire c'est tenir le public en haleine de la première à la dernière minute sans le moindre temps mort et cela même sans la moindre séquence d'action. Dans tous les thrillers l'on peut voir des courses poursuites en voitures, des fusillades, des explosions, etc etc... ici présent rien de tel car tous ce passe dans une cabine téléphonique et les quelques mètres qui l'entourent. "Phone Game" n'est en rien un thriller d'action mais bien un thriller psychologique qui joue à fond la carte du suspense en mettant à l'épreuve autant le système nerveux du spectateur que sur celui de son personnage principal.

0138

Celui-ci est d'ailleurs joué de façon brillante par un Colin Farrell qui n'était encore qu'au début de sa carrière. En effet, le comédien arrive à travers sa performance d'acteur à nous faire ressentir de l'empathie pour Stuart Shepard, un homme qui a tous ce qu'il faut pour être antipathique. Dragueur, frimeur, arrogant, méprisant envers les petites gens, Stu est le type même du sale type en costume blanc et c'est ce qui en fait d'ailleurs la cible rêvée pour le tueur en série au fusil à lunettes.

Ce dernier se prend en effet pour un redresseur de tord, il se voit comme celui qui a le devoir de punir les pêcheurs. L'on apprend que Stu n'est pas la première personne qu'il a prise pour cible et que ses précédentes cibles n'ont pas survécu à leurs conversation avec le sniper. De ce personnage l'on ne connaît que la voie et cela jusqu'à la scène finale où son visage nous est enfin révélé et ce n'est pas n'importe qui qui le joue... c'est le grand Kiefer Sutherland! Immense comédien dont la carrière, impressionnante qui plus est, sera marqué à jamais par son interprétation de l'agent fédéral Jack Bauer dans le série culte "24 Heures Chrono" (2001 à 2010 + 2014 pour "24 Live another day).

0139

"Phone Game" marque également la quatrième collaboration de l'acteur avec le réalisateur Joel Schumacher lequel lui a offert certains de ses meilleurs rôles tels celui du vampire David dans le film "Génération perdue" (1987). A travers le timbre de sa voix si particulière, Kiefer Sutherland nous offre une performance d'acteur unique en son genre, un jeu d'acteur de haut niveau pour un rôle que peu d'autre, peut être aucun, n'aurait su rendre aussi terrifiant. 

Le film bénéficie également d'excellents seconds rôles tels Forrest Whitaker, un comédien dont j'ai toujours admirer le travail et dont la performance la plus mémorable restera je pense celle qu'il offrit au rôle de Charlie Parker dans le Biopic "Bird" réalisé par Clint Eastwood et sorti en 1988. S'ajoute Radha Mitchell, Katie Holmes,... et bien d'autres encore.

0140

Pour ce qui est de la mise en scène il n'y a rien à redire. Joel Schumacher, dont la carrière à connue quelques ratés, réussit ici présent à nous surprendre de part la force et la maestria dont il fait preuve ici pour maîtriser chaque élément composant cette oeuvre si particulière qu'est "Phone Game". Il n'était déjà pas évident au premier abord qu'un cinéaste, aussi talentueux soit il, puisse réussir à mettre en valeur une oeuvre cinématographique dont l'intrigue ai lieu uniquement dans une cabine téléphonique. Un défi impossible que Joel Schumacher à su relever haut la main. Impressionnant!

Mention spéciale à la Bande originale composé par Harry Gregson Williams. Simple bémol: pourquoi échanger un titre anglo-saxon contre un autre. De "Phone Booth", le titre original U.S, le film passe au titre de "Phone Game" pour l'exploitation en France, quel intérêt? En conclusion, "Phone Game" est un véritable coup de maître! Un chef d'oeuvre au suspense insoutenable et à l'interprétation phénoménale! Brillant!!

04 août 2017

THE EQUALIZER (Antoine Fuqua - 2014)

0110

Résumé: 

Robert McCall mène une vie paisible, partageant son temps entre son travail et celui passé à une table d'un petit café qu'il consacre à la lecture. C'est dans se contexte qu'il fait la rencontre de la jeune prostitué Alina. Après que celle-ci se soit fait tabasser par son souteneur, McCall décide de régler les choses à sa façon en éliminant en  une seule soirée les responsables . Le chef de la puissante organisation criminel russe pour lequel  le souteneur d'Alina travaillait dépêche son bras droit Nikolaï sur les lieux afin de savoir qui est derrière le massacre de ses hommes. Un affrontement terrible s'engage alors entre les deux hommes. Quand une personne démuni à besoin d'aide il n'y a qu'une seule personne vers qui elle peut se tourner, "The Equalizer".

42

Mon avis:

N'ayant jamais vu la série télévisé je ne peux me prononcer sur la fidélité de l'adaptation donc je ne baserais ma critique que sur les qualités et défauts du film en lui-même. Que puis je dire de "Equalizer" si ce n'est que c'est un thriller très réussit. Du point de vu de la mise en scène rien à redire, Antoine Fuqua nous propose une réalisation efficace faisant mouche à la fois dans les moments de pures actions que de dialogues. Aucun effets de manches superflus ne sont à déplorer et les séquences s'enchaînent avec beaucoup de clarté et cela grâce à un montage au rythme intelligemment soutenu.

43

L'intrigue du film se révèle être il est vrai assez simple et prévisible: l'homme juste venant au secours de la jeune prostitué sans défense et devant faire face à une armé de méchants , c'est quelque chose que l'on a vu et revu. Le film n'évite évidemment pas de céder aux codes du genre mais peut on le lui reprocher vraiment? Après tout se sont des codes efficaces et qui fonctionnent encore aujourd'hui. Le film démarre tranquillement permettant ainsi de bien nous présenter le personnage principal dans son quotidien et son évolution au fur et à mesure que les événements s'enchaînent.

Il faut bien admettre que tout tiens sur les épaules de Denzel Washington dont le talent et le charisme font que l'on ne peut qu'adhérer ici présent à sa performance. Le comédien brille à l'écran et l'on ne peut nier que la caméra l'aime! Son Robert McCall à de faux aires de son John Creasy dans "Man on fire" mais possède sa propre identité. Le rôle de vengeur lui sied à merveille et il sait toujours apporter quelque chose de nouveau.

44

C'est du côté des seconds rôles que l'on peut trouver à redire: la performance d'actrice de Chloe Moretz se révèle assez quelconque et son personnage de jeune prostitué désemparé est malheureusement sous employé. Il n'est finalement qu'un prétexte pour faire sortir le héros de sa retraite.  Le grand méchant du film est bien sûr une combinaison de tous les clichés attachés à ce genre de personnage mais malgré cela il sait nous intéresser. Peut être est ce dû à Marton Csokas qui livre une prestation assez intrigante. 

En conclusion, "Equalizer" est un thriller sombre et efficace qui, bien que n'étant pas exempt de défaut, délivre la marchandise et remplit son contrat haut la main. Un très bon moment à passer!

21 juillet 2017

LES TROIS PROCHAINS JOURS (Paul Haggis - 2011)

059

Résumé: 

Alors que sa femme est en prison pour un meurtre qu'elle n'a pas commis et que toute les tentatives légales pour la faire sortir ont échoué le professeur John Brennan met au point un plan afin de la faire évader. 

055

Mon Avis:

Remake américain du film de Fred Cavayé "Pour elle" avec Vincent Lindon et Diane Kruger, "Les trois prochains jours" se révèle être un thriller bien huilé où le drame côtoie le suspense et cela avec beaucoup d'intensité. Paul Haggis, dont la réputation en tant que scénariste et réalisateur n'est plus à faire à réussit ici à rendre plus complexe une intrigue qui pouvait sembler de premier abord assez simple mais qui ici présent arrive à nous faire réfléchir autant qu'à nous émouvoir. Prenant tout le temps qui lui faut pour développer au maximum son personnage principal, Haggis permet ainsi aux spectateurs d'avoirs plus de temps pour se familiarisé avec la psychologie de se dernier.

056

John Brennan est vraiment monsieur tout le monde et il est donc très facile de s'identifier à lui et de se poser la question : Que ferions nous si l'un de nos proches était arrêter pour un crime qu'il n'avait pas commis et si tout les recours légales n'avaient rien donnés? Serions nous prêt à risquer notre vie et notre liberté pour les siennes? C'est un questionnement intéressant que nous fais nous poser le film et chacun aura sa propre réponse. L'acteur Russell Crowe apporte au personnage une dimension humaine très forte et l'on ne peut nier que sa performance est la plus intéressante du film. 

L'on ne peut nier non plus la force émotionnel de celle d'Elizabeth Banks qui nous fais avoir une grande empathie vis a vis de son personnage. Elle ne surjoue jamais que ce soit durant les moments ou son rôle se montre fragile autant qu'au cours de ceux où elle se montre forte. Elle a su, de par sa performance, énormément me toucher et je salue le talent de la comédienne qui, je l'espère, se verra offrir d'autres rôles à la mesure de son immense talent.

057

Le film comporte également une grande gamme de personnages secondaires dont se distingue tout particulièrement Brian Dennehy dans le rôle du père de John, lequel entretien avec son fils des rapports plus ou moins tendus mais qui avant la fuite du second les verront se rapprocher. J'avoue avoir également beaucoup d'estime pour le comédien John Beghe et j'aurais voulu que son personnage du détective Quinn soit un peu mieux exploité. C'est, je pense, le seul gros défaut du film, à savoir celui de ne pas employé au maximum certains de ses personnages de second plan.

058

Au niveau de la mise en scène rien à redire, Paul Haggis tire le meilleur parti de l'intrigue du film et de ses acteurs. Le réalisateur nous propose une oeuvre on ne peut plus aboutit et, bien que imparfaite, sait prendre le spectateur à son jeu. Ce n'est peut être pas son film le plus réussit mais il reste un bon exemple du savoir faire du metteur en scène. "Les trois prochains jours" est un thriller dramatique très humain et qui sait se montrer tout autant émouvant que divertissant. Un bon moment à passer. 

Posté par nicos31 à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,