10 janvier 2018

LES AVENTURES DE JACK BURTON (John Carpenter - 1986)

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Résumé: Jack Burton, camionneur baroudeur se retrouve aux côtés de son ami Wong dans le quartier de Chinatown afin de combattre le puissant sorcier Lo Pan, lequel a enlevé la petite amie de son amie asiatique. Celle-ci doit aider Lo Pan à levé la malédiction qui pèse sur lui depuis des milliers d'années afin qu'il puisse règner sur l'univers. Jack rencontrera durant son aventure la jeune et jolie avocate Gracie Law et la journaliste Margot qui l'aideront lui et Wong a combattre les forces du mal. 

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Mon avis:

C'est après les échecs retentissant de "The Thing" et de "Christine" et le semi-succès de "Starman" que John Carpenter se lanca dans l'adaptation du scénario de W.D Richter lequel avait racheter les droits d'un petit scénario très étrange écrit par le jeune duo former par Gary Goldman et David Weinstein. L'histoire original était celle d'un cowboy de la fin du 19ème siècle devant affronter des forces surnaturel. Richter, après avoir abandonné l'idée d'en faire une suite à son "Buckaroo Banzaï", lequel fut un échec financier, se vit demander par Carpenter de le réécrire afin d'en retirer le côté historique western et de ne garder que l'aspect surnaturel.

Le scénario prendra donc un chemin différent et se verra transformer en "Les aventures de Jack Burton", mélange de western moderne et de film asiatique mettant en scène le baroudeur Jack Burton, un chauffeur de camion plein d'humour mais pas très courageux devant affronter les forces du mal afin de libérer la fiancé de son meilleur ami des griffes du puissant sorcier chinois Lo Pan. Pour interpréter le rôle en question John Carpenter portera son choix sur Kurt Russell avec lequel il avait travaillé sur deux de ses précédents film ainsi que sur un téléfilm sur la vie d'Elvis Presley.

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Le film est l'occasion pour le réalisateur de son confronter à un genre différent celui de la vraie comédie et au comédien de jouer un personnage un peu différents de ceux auquel il fut habitué jusque là. Russell admettra d'ailleurs par la suite que le rôle de Jack Burton reste encore aujourd'hui l'un de ses préférés. Burton est plongé ici présent dans un milieu qui le dépasse. Ayant les deux pieds sur terre il reste peu convaincu par ses histoires de magie noire chinoise. Ne comprenant les choses jamais dans l'instant mais toujours avec un certain décalage des évènements, notre héros pas très futé suit un peu à l'aveugle son ami Wang sans vraiment trop savoir les risques qu'ils prends tout du moins pas tant que ceux-ci se présente devant lui. Sceptique, il le devient de moins en moins au fur et à mesure que le film avance, moment durant lesquels ils se verra confronter à mille et une menaces d'ordre surnaturel.

Kurt Russell apporte au personnage toute sa nonchalance et son humour caractéristiques fondamental et qui sont en parfaites adéquations avec le personnage. Un personnage décrit d'ailleurs par le réalisateur comme un John Wayne des temps moderne (si je m'en souviens bien) En effet, Russell à toujours eu un potentiel comique et cela se voit dans les quelques oeuvres du genre dans lesquelles il a joué tels "Captain Ron" (1992), "Overboard" (1984),... Cependant je pense qu'il n'a jamais été aussi bon dans la comédie que dans "Jack Burton dans les griffes du mandarin" et il doit beaucoup à la direction d'acteur de John Carpenter pour ca. Leurs collaboration de 4 films, 5 si l'on compte le téléfilm "Elvis", reste à mes yeux l'une des plus réussit du cinéma américain des années 70-80 et je reste encore aujourd'hui à rêver d'une sixième... qui sait?

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Je trouve que l'univers chinois est restitué plus à la manière d'un hommage à un certains cinéma asiatique (le cinéma d'exploitation) plus que de façon réaliste. C'est un Chinatown à moitié fanstasmé mais qui s'inscrit dans un certain semi-réalisme tout de même. Carpenter a beau avoir à aborder la comédie il n'en oublie pas son propre style et l'impose a plusieurs reprise. La séquence durant laquelle Jack et Wong évolu dans l'eau au milieu des cadavres en décomposition en est un parfait éxemple. La musique de Alan Howarth et de Carpenter accompagne d'ailleurs cette scène de façon à la rendre encore plus morbide qu'elle n'aurait put l'être.

Le cinéaste sait toujours dans quelle direction aller et surtout il arrive toujours à trouver comment allier de façon équilibrer la comédie et le cinéma fantastique et cela avec une maestria qui, à l'époque ou il a fait le film, n'appartenait qu'à lui. Carpenter est clairement un cinéaste d'un autre temps et qui n'a malheureusement plus sa place dans le cinéma d'aujourd'hui. Personnellement je le déplore car son cinéma manque à celui d'aujourd'hui. J'aurais toujours pour lui une grande admiration et cela même si certains de ses films (les derniers surtout) sont assez contestable.

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Hormis un Kurt Russell remarquable dans le rôle de Jack Burton, l'on peut voir au coeur du casting une Kim Cattrall impeccable dans le rôle le jeune avocate idéaliste, au caractère bien trempé mais également il faut bien le dire un peu snob. Je ne connaît que très peu le travail de cette comédienne mais force est de constaté qu'elle se révèle être une bonne actrice et qu'elle sait approprier le rôle de Gracie Law avec talent. 

Rien à redire sur le casting secondaire, chacun des acteurs apportant une partition on ne peut plus inspirer. Chacun d'entre eux tire son épingle du jeu et cela avec beaucoup de conviction. Que ce soit Dennis Dunn dans le rôle du meilleur ami du héros, Victor Wong dans le rôle du sorcier chauffeur de car Egg Chen, Kate Burton dans le rôle de la journaliste Margot et surtout James Hong dans le rôle du sorcier maudit Lo Pan, chacun arrive à apporter un plus non négligeable à l'ensemble. 

Que dire de plus si ce n'est qu'avec "Les aventures de Jack Burton" John Carpenter signe surement la plus grande curiosité de sa carrière, un film possèdant une personnalité qui lui est propre et à laquelle j'adhère totalement. Une oeuvre qui ne connut pas le succès escompté à sa sortie mais qui acquit avec les années, et à juste titre d'ailleurs, le statut de film culte!!


05 août 2017

THE THING (John Carpenter - 1982)

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Résumé

Dans une base scientifique américaine située en Antarctique une groupe de 12 hommes doivent affronter un redoutable adversaire, une créature extraterrestre imitant les humains à la perfection. Chaque hommes peut être la chose et tous sombreront dans la paranoïa, se méfieront les uns des autres jusqu'au combat final entre le pilote McReady et la créature.

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Mon avis:

"The Thing", comme beaucoup de celle de Carpenter, est une oeuvre qui fut incomprise en son temps mais qui gagna en popularité au file des années. Considéré aujourd'hui par beaucoup comme une véritable référence du genre, il n'en fut pas toujours ainsi car en 1982 à l'époque de sa sortie le film fut la victime de bon nombre de critiques toutes aussi assassines les unes que les autres. Certain iront même jusqu'à traiter Carpenter de "pornographe de la violence" ce qui le blessa énormément, d'autant plus que le metteur en scène avait mis tous son coeur à l'ouvrage.

D'ailleurs, il considère encore aujourd'hui "The Thing" comme l'un de ses films préférés. Mais il faut bien avouer que le réalisateur n'y va effectivement pas de main morte et multiplie les séquences chocs avec tellement d'éfficacité que le film reste toujours aussi passionnant. Les effets spéciaux qui étaient impressionnant à leur époque le sont toujours autant et le tout fonctionne de façon bien huilé, s'appuyant sur une mise en scène pleine d'ingéniosité d'un John Carpenter qui était ici au sommet de son art.

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En effet, le réalisateur offrit à son publique bien d'autres bon crus mais rares seront ceux qui arriveront à atteindre un tel niveau de perfection. Mais en dehors des séquences chocs, le malaise que l'on ressent vient aussi de la paranoïa galopante qui s'installent entre les protagonistes. Carpenter mise aussi beaucoup sur cet élément pour nous faire connaître également le doute. A aucun moment l'on peut se douter que tel ou tel personnage est contaminé jusqu'à ce que l'évènement de l'apparition de la créature ait lieu.

Le metteur en scène n'hésite d'ailleurs pas à nous mettre sur de fausses pistes telle que celle de la célèbre séquence montrant McReady (Kurt Russell) sous un fond bleuté et froid, alors que tous les autres membres du groupes pensent qu'il n'est plus humain. Est il vraiment contaminé? A ce moment précis du film nul ne peut vraiment le dire. "The Thing" est un film qui joue à la fois sur les effets choc et sur les moments de pures angoisses, deux éléments ici qui sont parfaitement dosés.

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En effet, à aucun moment l'un ne prend le pas sur l'autre ce qui ne fait que renforcer le suspens d'un film qui n'en demeure pas moins l'une des oeuvres les plus brillantes du genre. L'interprètation n'est également pas en reste car le groupe phare du film est composé d'acteurs tous aussi géniaux les uns que les autres.

On ne peut bien entendu pas passer à côté de la performance de Kurt Russell, lequel retrouvait ici le réalisateur qui lui offrit un an auparavant le rôle de sa vie celui de Snake Plissken dans "New-York 1997". Troisième des cinq collaborations du comédien avec John Carpenter, "The Thing" sera toujours pour moi la plus mémorable! En conclusion, le réalisateur nous offre ici un film d'épouvante et de science-fiction parfaitement maîtrisé et cela à tous les niveaux. Incontournable!

30 juillet 2017

LA GROSSE MAGOUILLE (Robert Zemeckis - 1981)

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Résumé: 

 Roy Fuchs et Luke Fuchs (Jack Warden), deux vendeurs de voitures d'occasions, se disputent le même terrain depuis des années. Ce qui n'était qu'un conflit devient une véritable guerre lorsque Luke décède d'une crise cardiaque. Son meilleur vendeur et associé Rudy Russo (Kurt Russell) ayant besoin d'argent afin de financé sa campagne pour devenir sénateur décide avec deux de ses amis de caché la mort de son patron. Par la suite, les trois compères lancent une série de publicité afin de vendre assez de voiture pour pouvoir mettre en marche la campagne électorale de Rudy. Les choses ne s'avèreront pas des plus faciles lorsque la fille de leur défunt patron viendra mettre le nez dans leurs affaires.

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Mon Avis: 

Je n'avais jamais entendu parler de ce film jusqu'a il y a quelque jours de cela lorsque je suis tombé dessus plus ou moins par hasard. Deuxième film de Robert Zemeckis (je n'ai pas réussit à trouver son premier film "Crazy Day"), "La grosse magouille" (Used Cars) est une comédie politiquement incorrect qui cherche avant tout à faire rire son public. Que ce soit du côté de la mise en scène, du scénario où de la production nous retrouvons quasiment la même équipe qui donnera naissance à l'une des trilogies les plus cultes de l'histoire du cinéma je parle bien entendu de "Retour vers le futur". En effet, c'est en collaboration avec Bob Gale que Robert Zemeckis écrivit le scénario de cette seconde oeuvre qui était également déjà produite par Steven Spielberg. Il en fut d'ailleurs de même pour "Crazy Day" deux ans auparavant.

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Il aura fallut le succès de "A la poursuite du diamant vert" pour que la carrière de Zemeckis prenne un tournant important et fasse de lui une valeur sûr ce qui ne fut pas le cas de ses deux premiers films qui furent des échecs retentissant au Box-office. En effet, "La grosse magouille" fait partie de ces films qui n'eurent pas la chance de connaître le succès à leurs sorties mais qui acquirent au fil des années le statut de film culte. Ce n'est pas le cas dans l'Exagone mais cela l'est aux États-Unis où le film a su avec le temps conquérir le public.

Certes ce n'est pas un chef d'oeuvre et Zemeckis nous a offert des oeuvres bien plus aboutit par la suite, mais son deuxième film se révèle être un moment vraiment agréable à passer. L'humour à la fois noire et corrosif fait mouche la plus part du temps et les rebondissements s'enchaînent avec beaucoup de rythme. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde devant ce festival de blagues dont certaines sont peut être de mauvais goût mais ont réussis à provoquer le rire chez le spectateur que je suis.

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C'est un avis tout à fait personnel bien-sûr mais je considère "La grosse magouille" comme un deuxième essaie particulièrement réussit. Alors oui, l'ensemble ne vole pas bien haut mais ce n'est pas forcément ce que l'on attends de ce genre de film. Je pense que Zemeckis et Bob Gale n'avaient pas d'autre ambition que de proposer une petite oeuvre divertissante et en cela je trouve qu'ils ont réussi à atteindre cet objectif.

L'on retrouve en tête d'affiche Kurt Russell dans le rôle de Rudy Russo, un vendeur de voiture d'occase ambitieux visant à atteindre les plus hautes sphères de la politique. On peut dire que le futur Snake Plissken faisait merveille dans ce rôle. A l'époque de "La grosse magouille" il n'était pas encore la grande vedette qu'il allait devenir par la suite. Surtout connu à l'époque pour avoir été l'un des enfants acteurs les plus employé par les studios Disney, Le film de Robert Zemeckis fut d'ailleurs le premier film de cinéma hors studio Disney dans lequel Kurt Russell joua après avoir enchaîné les séries et téléfilms (dont le fameux "Elvis" de John Carpenter). La performance du comédien est convaincante et l'on peut dire qu'il est l'un des grands plus du film.

Dans son ensemble, "La grosse magouille" est une comédie bien sympathique qui a réussit à me faire passer un très bon moment et je n'en attendais pas plus.

Posté par nicos31 à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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