04 août 2017

THE EQUALIZER (Antoine Fuqua - 2014)

0110

Résumé: 

Robert McCall mène une vie paisible, partageant son temps entre son travail et celui passé à une table d'un petit café qu'il consacre à la lecture. C'est dans se contexte qu'il fait la rencontre de la jeune prostitué Alina. Après que celle-ci se soit fait tabasser par son souteneur, McCall décide de régler les choses à sa façon en éliminant en  une seule soirée les responsables . Le chef de la puissante organisation criminel russe pour lequel  le souteneur d'Alina travaillait dépêche son bras droit Nikolaï sur les lieux afin de savoir qui est derrière le massacre de ses hommes. Un affrontement terrible s'engage alors entre les deux hommes. Quand une personne démuni à besoin d'aide il n'y a qu'une seule personne vers qui elle peut se tourner, "The Equalizer".

42

Mon avis:

N'ayant jamais vu la série télévisé je ne peux me prononcer sur la fidélité de l'adaptation donc je ne baserais ma critique que sur les qualités et défauts du film en lui-même. Que puis je dire de "Equalizer" si ce n'est que c'est un thriller très réussit. Du point de vu de la mise en scène rien à redire, Antoine Fuqua nous propose une réalisation efficace faisant mouche à la fois dans les moments de pures actions que de dialogues. Aucun effets de manches superflus ne sont à déplorer et les séquences s'enchaînent avec beaucoup de clarté et cela grâce à un montage au rythme intelligemment soutenu.

43

L'intrigue du film se révèle être il est vrai assez simple et prévisible: l'homme juste venant au secours de la jeune prostitué sans défense et devant faire face à une armé de méchants , c'est quelque chose que l'on a vu et revu. Le film n'évite évidemment pas de céder aux codes du genre mais peut on le lui reprocher vraiment? Après tout se sont des codes efficaces et qui fonctionnent encore aujourd'hui. Le film démarre tranquillement permettant ainsi de bien nous présenter le personnage principal dans son quotidien et son évolution au fur et à mesure que les événements s'enchaînent.

Il faut bien admettre que tout tiens sur les épaules de Denzel Washington dont le talent et le charisme font que l'on ne peut qu'adhérer ici présent à sa performance. Le comédien brille à l'écran et l'on ne peut nier que la caméra l'aime! Son Robert McCall à de faux aires de son John Creasy dans "Man on fire" mais possède sa propre identité. Le rôle de vengeur lui sied à merveille et il sait toujours apporter quelque chose de nouveau.

44

C'est du côté des seconds rôles que l'on peut trouver à redire: la performance d'actrice de Chloe Moretz se révèle assez quelconque et son personnage de jeune prostitué désemparé est malheureusement sous employé. Il n'est finalement qu'un prétexte pour faire sortir le héros de sa retraite.  Le grand méchant du film est bien sûr une combinaison de tous les clichés attachés à ce genre de personnage mais malgré cela il sait nous intéresser. Peut être est ce dû à Marton Csokas qui livre une prestation assez intrigante. 

En conclusion, "Equalizer" est un thriller sombre et efficace qui, bien que n'étant pas exempt de défaut, délivre la marchandise et remplit son contrat haut la main. Un très bon moment à passer!


02 août 2017

L'ATTAQUE DU METRO 123 ( Tony Scott - 2009)

0104

Résumé:

 Alors qu'une prise d'otage à lieu dans l'un des métros de New-York l'agent de manoeuvre Walter Garber prend contact avec le cerveau de l'opération Ryder lequel exige que lui soit verser une énorme somme d'argent en échange des otages. Les négociations peuvent commencer!

0105

Mon avis: 

Avant dernier film du réalisateur Tony Scott avant son suicide 3 ans plus tard "L'attaque du métro 123" est une thriller d'action bien huilé où la tension va crescendo et cela grâce à un scénario très bien ficelé. Remake du film "Les pirates du métro" de Joseph Sergent (1973) je trouve le film de Scott supérieur à son modèle et cela à bien des niveaux. D'abord la mise en scène, plus nerveuse et donc plus prenante pour un spectateur du 21ème siècle et bien entendu le réalisateur nous propose une version en phase avec son propre cinéma. Le cinéaste était un maître du cinéma d'action et à une époque où le genre est au creux de la vague il manque terriblement au visage cinématographique actuelle. 

0106

Tony Scott ne faisait pas un cinéma cérébral mais un cinéma de pure testostérone et aujourd'hui ce genre cinématographique n'est pas l'un des mieux servis. Des types comme Michael Bay, Zack Snyder et consort ont prit la relève et force est de constater que leurs compréhension de ce cinéma est peu convaincante. La où Tony Scott y mettait du coeur, eux n'y mettent quasiment que des effets sans véritable intérêt. Avec "L'attaque du métro 123" le réalisateur de "Top Gun" ne signait peut être pas sa meilleure oeuvre mais ce dernier était malgré tout un divertissement de très bon niveau.

Ce film marquait aussi la quatrième collaboration du réalisateur avec l'acteur Denzel Washington après "USS Alabama" (1995), "Man On Fire" (2004) et "Déjà Vu" (2006) et sera suivit d'une cinquième avec "Unstoppable" (2010) qui sera le dernier film de Tony Scott. Le comédien semble s'être investit à fond dans la conception de son rôle et l'on peut reconnaître qu'une fois de plus il a su lui apporter une dimension qui lui est propre. Walter Garber n'est pas un héro de film d'action, c'est un simple employé de métro qui se trouve embarquer dans un engrenage qui le dépasse mais dont il réussit malgré tout à tirer son épingle du jeu.

0107

Denzel Washington est un comédien brillant, l'un des meilleurs de notre époque et me surprend a chaque nouvelle performance. Sa collaboration avec Tony Scott reste l'une des plus mémorables de l'histoire du cinéma et à donné naissance à certains des plus grands films d'action de tous les temps, "USS Alabama" et "Man On Fire" sont ceux qui s'en démarque tout particulièrement.

Dans le rôle de l'antagoniste qu'est le preneur d'otage Ryder, John Travolta propose une interprétation haute en couleur. La folie que le comédien apporte au personnage ne l'en rend que plus sympathique aux yeux des spectateurs. Travolta fait parti de cette catégorie d'acteur inclassable qui ont la particularité de toujours savoir où ils vont. Il n'a pas toujours été bien servit par les scénarios des films qu'il a fait mais à toujours réussit à en relever le niveau.

0108

 De bons seconds rôles s'ajoutent à l'ensemble tel celui de le négociateur Vincent Camonetti joué par John Turturro, comédien de talent dont j'ai toujours apprécié le travail et le regretté James Gandolfini l'inoubliable Tony Soprano de la série "Soprano" jouant ici présent le maire de New-York. 

Que dire de plus si ce n'est que "L'attaque du métro 123" est un thriller d'action assez efficace qui, bien que ne s'inscrivant pas dans la liste des meilleurs films de Tony Scott, reste une oeuvre à la nervosité assez intense pour qu'elle tienne en haleine. Un honnête divertissement mais qui ne restera clairement pas dans les annales!! 

22 juillet 2017

LES 7 MERCENAIRES (Antoine Fuqua - 2016)

060

Résumé: 

Le puissant homme d'affaire Bartholomew Bogue sème la terreur dans un petit village. Après que son mari à été tué de sang froid par Bogue, le jeune Emma Cullen décide d'aller chercher de l'aide afin de mettre un terme à tout cela. C'est alors qu'elle fait le connaissance de Sam Chisolm, un homme de loi assermenté à qui elle propose une énorme somme d'argent en échange de ses services. Sam accepte et décide de recruter une équipe afin de combattre Bogue et son armée.

061

Mon avis:  

D'entrée de jeu je tiens à dire que je suis contre les remakes de grands classiques du cinéma car je ne vois pas l'utilité de refaire se qui à déjà été fait avec talent! "Les 7 Mercenaires" (1960) de John Sturges est un classique, un chef d'oeuvre du cinéma américain qui selon moi entre dans cette catégorie. Mais il ne faut pas oublier que lui même était à l'origine un remake du chef d'oeuvre d'Akira Kurosawa "Les 7 Samouraïs" dont il reprenait l'intrigue tout en y infusant sa propre personnalité. C'est d'ailleurs ce qui en faisait toute son intelligence et il faut bien admettre qu'il en va de même ici présent.

Oui, bien que cette nouvelle version n'atteint pas le niveau d'excellence de ses deux modèles l'on ne peut nier qu'elle propose quelque chose de nouveau. La vision de Fuqua est plus contemporaine et aborde de façon métaphorique des sujets touchant notre société actuelle et le fait avec une originalité se révélant non négligeable. Bien que conservant la même structure narrative que ses prédécesseurs, cette nouvelle monture nous présente une toute nouvelle gamme de personnages tous aussi intéressant les uns que les autres. Bien évidemment, certains sont plus mis en avant que d'autres mais l'on ne peut malgré tout éprouver la même fascination pour chacun d'entres eux.

062

Celui de Sam Chisolm sort tout particulièrement du lot et cela en grande partie grâce à la performance d'acteur d'un Denzel Washington qui, comme de coutume, se révèle brillante. Le comédien est encore aujourd'hui, après plus de trente ans de carrière, l'un des meilleurs acteurs du cinéma américain. Se présentant comme le parfait leader de se groupe de mercenaires cherchant à racheter leurs erreurs passées en servant pour une fois dans leurs vies les intérêts des autres avant les leurs, Chisolm est un individu à la personnalité tourmenté par un lourd passé qui nous est révélé au fur et à mesure que l'intrigue avance jusqu'au duel final. Denzel Washington offre à son rôle une dimension propre à son jeu d'acteur dont l'étendu m'épate à chacune de ses performance. Le comédien sait toujours où il va est propose une fois de plus une interprétation de haut niveau.

063

On ne peut nier le don qu'a Antoine Fuqua de toujours choisir la bonne équipe pour chacun de ses films et "Les 7 Mercenaires" ne fait pas exception. Le réalisateur réussit ici à réunir un ensemble d'acteurs apportant chacun se pierre à l'édifice et cela avec une aisance naturelle telle qu'elle transcende littéralement l'ensemble du film. Fuqua reforme pour l'occasion le duo Denzel Washington - Ethan Hawke qui faisait en grande partie la réussite de ce qui se révèle être encore son chef d'oeuvre "Training Day" (2001). Hawke joue ici l'ancien soldat de l'union Goodnight Robicheau, un homme dont la légende à parcourue tous le pays. Durant la guerre de sécession, il était un tueur impitoyable. Aujourd'hui ses crimes le poursuivent toujours faisant de lui un homme hanté par les démons de son passé. Le comédien a su infuser à son personnage force dramatique incommensurable. 

064

Aux castings s'ajoute Chris Pratt dans le rôle de Joshua Faraday un hors la loi mais aussi un joueur de poker au talent incroyable et dont le charme ne laisse aucune femme indifférente. Pratt, dont la célébrité s'accroît de plus en plus depuis le succès des "Gardiens de la Galaxie" (2014) enchaînent les films avec beaucoup de succès et propose a chaque fois une performance d'acteur se différenciant des précédentes. L'on retrouve au coeur de cette équipe de mercenaires des acteurs de grands talents tels Vincent d'Onofrio, Manuel Garcia-Rulfo, Martin Sensmeier et Lee Byung-Hun.

Dans ce monde d'homme il n'y a guère de place pour les personnages féminins mais l'on à ici le plaisir d'en avoir un de fort caractère joué ici présent par Haley Bennett. La comédienne apporte à la fois charme et puissance féminine au film de Fuqua à travers son rôle de la jeune veuve Emma Cullen. J'avoue avoir beaucoup d'estime et d'affection pour la comédienne dont le talent s'épanouit de film en film. Pour ce qui est du méchant de service l'on retrouve un Peter Sarsgaard menaçant à souhait.

065

Rien n'a redire au niveau de la mise en scène. Antoine Fuqua nous propose ici une réalisation d'une efficacité redoutable. Que ce soit durant les séquences d'actions ou celle de pure émotions, le réalisateur prouve une fois de plus qu'il maîtrise parfaitement son art. "Les 7 Mercenaires" version 2016 est une oeuvre cinématographique de grande qualité. Plus qu'un simple remake, le film est une véritable relecture du mythe, surprenante qui plus est. Un très bon film que je ne saurais trop vous recommander.