27 août 2017

LA GUERRE DES MONDES (Steven Spielberg - 2005)

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Résumé:

Père divorcé Ray Ferrier se voit confier la garde de son fils et de sa fille pour le week-end. C'est le jour de l'arrivé des enfants que des créatures venant d'un autre monde débarques pour anéantir l'éspèce humaine. Ray fera tous sont possible pour assurer la sécurité de ses enfants mais cela ne sera pas chose aisé au vu du chaos national (et international) dans lequel ils évolueront dans les jours qui suivront.

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Mon avis:

Après avoir mit en scène des extra-terrestres pacifiques dans "Rencontres du troisième type" et "E.T", Steven Spielberg décide pour son 23ème film de filmer des aliens belliqueux. S'attaquant ici à la transposition d'un des iques de la littérature qu'est "La guerre des mondes" Herbert George Wells, le réalisateur met en scène ici ce qu'il considère lui-même comme son film post 11 septembre. Ici, point de terroristes mais des envahisseurs venu d'un autre monde cherchant à exterminer les habitants de la terre, une planète qu'ils convoitent avec des yeux envieux.

Alors que l'intrigue du livre se déroulait dans l'Angleterre du 17eme siècle, Spielberg et son scénariste David Koepp la transpose à l'écran dans l'amérique du nord du 21ème siècle. Comme dans beaucoup de ses oeuvres précédentes, Spielberg met en scène une famille décomposé. La héros Ray Ferrier est un père n'ayant jamais porté de véritable intérêt dans l'éducation de ses enfants. Traitant son rôle de père par dessus la jambe, c'est à peine si il connaît réellement ses enfants et de ce fait peine à réussir à communique avec eux.  C'est au cours de ce qui devait être son week-end de garde que Ray va apprendre ce qu'est réellement être père et découvrir les sentiments qu'éprouve un père normal face au danger qui pèse sur la vie de ses enfants.

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Jamais Ray n'avait jusqu'ici montré la moindre affection pour ses enfants et c'est face à l'invasion , l'extermination même, des humains par les extra-terrestre que la survit de ses enfants sera pour la première fois le but principal de sa vie. Risquant la sienne à chaque instant pour eux, Robbie et Rachel finiront eux-même par comprendre leurs père et l'homme de coeur qui s'est toujours caché sous l'aspect superficielle qu'il s'était obstiné à leurs montrer jusqu'à présent. Il aura fallut la quasi-extermination de l'espèce humaine pour que Ray se conduise enfin comme un père et pour que ses enfants comprennent vraiment l'homme de coeur plein d'humanité qu'il est.

Comme toujours chez Steven Spielberg l'élément humain prime sur l'aspect divertissant et les séquences à effets-spéciaux ne sont là que pour servir au mieux l'intrigue se concentrant avant toute chose sur les personnages et le destin face auxquels ils seront liés. Certes les séquences d'actions sont assez nombreuses mais jamais ne prennent le pas sur l'élément humain. Spielberg, avec la maestria qu'on lui connaît, y veille à chaque instant et fort et de constater qu'il le fait ici avec le même brio que dans ses autres superproductions.

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Sa direction d'acteur ce révèle être aussi d'un bon niveau, même si il est vrai les performances de Dakota Fanning et Justin Chatwin sont assez discutable. Fanning, à force de crier et d'appeler sa maman, finit au bout d'un moment à irriter le spectateur que je suis et Chatwin quant à lui se montre assez insupportable du fait de son jeu beaucoup trop appuyé. 

Cela étant, Spielberg à su ici présent tirer le meilleur parti de Tom Cruise, lequel que ce soit dans ce film ou encore "Minority Report" s'est à chaque fois montré à la hauteur sous la direction du metteur en scène. Contre point inquiétant du personnage de l'acteur principal, Tim Robbins livre une performance qui pourra j'en convient en rebuter plus d'un de part son côté un peu sur-jouer surtout que son personnage est l'un des plus intéressant du film. Malheureusement, l'interprétation de Tim Robbins ne tire pas vers le bon parti qu'il aurait pu être.

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Je n'ai aucun reproche vis à vis du scénario, David Koepp nous proposant au sein de son intrigue une dimension à la fois solide et humaine le tout s'appuyant sur une structure narrative brillamment encré dans la réalité. Le tout est servit bien entendu part la mise en scène effiace et imaginative d'un Spielberg déjà et toujours au sommet de son art.En conclusion, "La guerre des mondes" se révèle être un très bon moment de cinéma, loin des films propagandistes à la "Independance Day" et "Armageddon qui pullulent régulièrement sur les écrans. Le film de Spielberg ne s'inscrit pas dans ce genre d'oeuvres. Malgré un fin bâclé et quelques défauts notables, "Le guerre des mondes" se révèle être malgré tout un très bon film alliant intelligemment film d'auteur et film commercial et cela avec la maestria qui est propre à son metteur en scène. Pas le meilleur cru du réalisateur mais un bon tout de même.


26 août 2017

1941 (Steven Spielberg - 1979)

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 Résumé: 

Juste après l'attaque des Japonais sur Pearl Harbor, la panique commence à régner aux Etats-Unis, et plus particulièrement en Californie où la paranoïa a pris le pas sur la sérénité. La ville s'apprête d'ailleurs à vivre une folle nuit au cours de laquelle se mêleront chansons, danses, fusillades et explosions.

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Mon avis:

En plus d'être le film le plus délirant de Steven Spielberg, "1941" est son plus gros échec. Avec un budget largement dépassé, le film n'eut pas le succès escompté et Spielberg se retrouva dans le collimateur des studios. 
Contrairement à la légende le metteur en scène d'E.T ne renie pas ce film mais dira cependant de lui qu'il n'a rien de honteux mais qu'il n'est pas aussi drôle qu'il aurait voulut qu'il soit.

Cette comédie riche en rebondissement et en gag fut écrite par Robert Zemeckis et Bob Gale entre autre dont Spielberg avait produit le premier film " I wanna hold your hand" qui fut lui-même un échec au box-office. Le scénario de "1941" sera également écrit par John Milius qui pense aujourd'hui que Spielberg à vu trop grand et que si le film avait été pensé de façon moins ambitieuse il aurait sans doute été plus réussit. 

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Cependant, du point de vu de Bob Gale le film n'a pas été un si gros échec commercial, le film étant rentré dans ses frais, mais que n'ayant pas rencontré le même succès que "Rencontres du troisième type" et "Les dents de la mer" il fut perçu ainsi par les pontes des studios. 

L'humour est omniprésent tout au long de ce film hors du commun qui trouve sa place dans l'histoire du cinéma comme l'une des oeuvres les plus percutantes en matière de comédie.
Prenant comme point de départ l'attaque des japonais sur Pearl Harbor, Spielberg tourne en dérison la paranoïa qui suivit ce drame et qui fut ressenti par le plupart des américains.

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Steven Spielberg détruit tout dans ce film et nous en met plein les yeux. Chacun des protagonistes de son oeuvre apporte leur dose de folie dont se démarque tout particulièrement John Belushi. 

Interprétant le Capitaine et aviateur Wild Bill Kelsoe, Belushi est d'ailleurs le plus gros atout du casting. 
Sa performance est telle qu'à chacune de ses apparitions à l'écran, il déclenche une véritable rafale de rires. 
Un personnage comme celui-ci ne pouvait que revenir à un comédien à l'énergie hors du commun.

Il est également intéressant de trouver dans ce film la présence de Dan Aykroyd qui, tout comme Belushi, fit ses débuts sur le plateau de l'émission "Saturday Night Live. Dans "1941", ils ne tournent aucune scène ensemble (sauf à la fin où Belushi monte à bord du sous-marin japonais). 
Tout les deux se retrouveront d'ailleurs un an plus tard pour le cultissime "The Blues Brothers" , transposition sur grand écran des deux personnages qu'ils avaient créés sur scène. Steven Spielberg fera d'ailleurs une apparition dans le film de Landis.

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Parmi la distribution, on trouve des comédiens comme Tim Matheson (Eric " Otter" Stratton dans "American College"), Nancy Allen (Lewis dans "Robocop"), John Candy, comédien ayant également fait ses débuts sur le plateau du "Staturday Night Live", ainsi que Christopher Lee, Toshîro Mifune, Lorraine Gary et Murray Hamilton.

"1941" est une véritable perle du 7ème art! Un film qui fut mal compris à son époque mais qui gagna au fil du temps, le statut de film culte et de classique de la comédie burlesque. 
Steven Spielberg réalisait ici la plus grande curiosité de sa filmographie, mais qui se révèle être une de ses plus belles réussites. A ne manquer sous aucun prétexte!