26 décembre 2017

TUEZ CHARLEY VARRICK (Don Siegel - 1973)

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Résumé: Après que le braquage d'une banque est mal tourné et que sa femme ait été tuée sous les coups de feu de la police le criminel Charley Varrick se voit traqué à la fois par la police mais aussi par la mafia, laquelle avait déposée son argent dans la même banque. Charley devra échapper à ses deux menace tout en devant faire face à l'impatience de son complice. 

Mon avis: 

Film méconnu dans la filmographie de son réalisateur "Tuez Charley Varrick" n'est sans doute pas le meilleur film de Don Siegel il n'en reste pas moins un polar sombre et efficace dans la lignée des polars des années 70. D'ailleurs Don Siegel en devint l'un des piliers avec le succès du cultissime "Inspecteur Harry" sortit deux ans avant celui-ci et qui connu un énorme succès au box-office. Malheureusement pour le cinéaste le public ne fut pas au rendez vous dans le cas présent et "Tuez Charley Varrick" ne connu pas le succès de son prédécesseur.

Siegel attribura d'ailleurs une grande partie de l'échec à son acteur principal qui déclara publiquement qu'il n'avait ni aimé ni compris le personnage de Varrick. En effet, le comédien envoya également une note au cinéaste disant "J'ai vu le film trois fois et je suis d'une intelligence légèrement plus haute que la moyenne ( 120) mais je ne comprends toujours pas ce film ni le personnage", ce à quoi Siegel lui répondra :" M. Matthau, ça a été un plaisir de vous diriger, mais pour ce qui est des scripts et de vos idées, laissez-moi vous dire que vous avez des goûts de chiottes. Vous aimez voir la banane avant de glisser dessus. Moi j'aime la faire voir après que vous vous êtes cassé la figure"... C'est peu dire selon moi si l'acteur et le cinéaste ne s'entendaient guère.

Pourtant, et ce n'est que mon avis, il n'en reste pas moins que leur collaboration donna naissance à un très bon film, à défaut de ne pas nous avoir livré une oeuvre à la hauteur de ce qu'elle aurait put être. En effet, "Tuez Charley Varrick" souffre d'un scénario un peu faiblard au niveau de son intrigue et des motivations de son personnage principal, mais aussi du peu de sentiment dont il fait preuve à l'égard des autres. D'ailleurs, le rôle fut proposer en premier à Clint Eastwood, lequel le refusa car il ne trouva pas en le personnage la recherche de rédemption qui aurait été utile pour la complexité émotionnelle de ce dernier. 

Charley Varrick se montre peu attachant et cela à chaque instant du film et son manque d'émotion durant les moments les plus dure du film en est clairement l'une des explications les plus évidente. (spoilers) Il ne montre quasiment aucune tristesse à la mort de son épouse, aucune peur lorsque la mafia se met à sa poursuite, et peu d'empathie envers son complice. Lorsque ce dernier ce fait tuer et qu'il en découvre le cadavre il régira en déclara froidement "tu l'as chercher petit"! 

Cependant et bien qu'il se montre assez froid, Varrick fait preuve d'une intelligence et d'une malice sans faille ce qui lui permet ainsi d'avoir toujours un coup d'avance sur ses ennemis. Varrick est le type même du criminel sans peur et sans reproche et l'on peu lui reprocher tous ce que l'on veut mais pas son professionnalisme ni sa lucidité. Je pense que c'est dans ses caractéristiques que naissent les fulgurances de jeu de Walter Matthau et même si ce dernier ne semble pas être à son aise dans le personnage l'on ne peut nier pourtant qu'il livre une performance tous ce qu'il y a d'honnête. Effectivement, ce genre de rôle sied mieux à Clint Eastwood et je comprends pourquoi Siegel voulait ce dernier pour interprété le rôle, mais Matthau s'en sort avec les honneurs.

De part sa mise en scène simple mais efficace, le réalisateur a su tirer le meilleur parti d'un scénario assez banal mais dont le manque d'imagination est palier par le travail minutieux d'un cinéaste au talent indéniable. Au niveau des seconds rôles rien à redire, l'on retrouve des acteurs familier du cinéma de Don Siegel tels Andrew Robinson (scorpion dans "L'inspecteur Harry"), John Vernon (le maire dans "L'inspecteur Harry"), Sheree North (Jonesy dans "Madigan" )... des acteurs que le réalisateur employa dans plusieurs de ses oeuvres précédentes et qui trouvaient ici présent de très bon rôle. 

Je ne vois pas trop ce que je pourrais dire d'autre sur ce film si ce n'est que si ce n'est pas le plus intéressant ni le plus réussit de Siegel, "Tuez Charley Varrick" n'en reste pas moins un polar efficace qui permet aux spectateurs de passer un bon moment. 


19 novembre 2017

LA TOILE D’ARAIGNÉE (Stuart Rosenberg - 1975)

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 Résumé: Le détective privé Lew Harper retrouve Iris Devereaux, une ancienne conquête, laquelle lui demande d'enquêter afin de savoir qui se cache derrière les lettres qu'elle reçoit pouvant mettre à mal son mariage avec l'une des plus grosses fortunes de l'état de Louisiane. Harper devra faire preuve d'intelligence afin de démêler cette affaire qui s'avérera plus complexe qu'elle n'y paraît. Qui est l'auteur de ces lettres? Qui a tué la belle-mère tyrannique d'Iris? Serait-ce uniquement une histoire d'argent ou quelque chose de bien plus sordide que cela? Voilà les questions auxquelles Harper devra trouver des réponses et cela au péril de sa vie. 

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Mon avis: Dix ans après le succès de "Détective Privé" (Jack Smight - 1966) Paul Newman rendosse le costume du détective privé Lew Harper pour ce second opus qu'est "La toile d'araignée", adaptation de "The Drowning Pool" deuxième roman de la série des "Harper" écrit par Ross MacDonald. L'intrigue, tout comme celle du précédent film, se révèle on ne peut plus solide et l'on ne peut nier que le scénariste Tracy Keenan Wynn a su la rendre complexe et prenante. Personnellement le suspense qui découle des nombreuses étapes des investigations du détective m'a tenu en haleine jusqu'au bout. Les rebondissements sont nombreux et les solutions aux interrogations qui nous sont posés ne se trouvent pas forcément là où l'on crois. Les retournements de situations s'enchaînent à un rythme soutenu et, alors que l'on pense tenir le ou les coupables ces derniers deviennent eux-même des victimes. L'on n'éprouve aucun mal à être aussi perdu que Harper devant tant de noeuds à défaire. 

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Si l'on arrive si bien a s'identifier à un tel personnage c'est en grande partie grâce à la performance d'acteur parfaite de Paul Newman. Dix ans après le succès de "Détective privé" le comédien semble très vite retrouver ses marques en reprenant le rôle du détective privé désabusé mais tenace qu'est Lew Harper. Le plaisir que Newman à joué ce rôle est évident, cela se voit à l'écran et, tout comme le précédent film, l'acteur fait usage de sa décontraction naturel pour instillé au rôle une personnalité si sympathique. Paul Newman ne cachera pas que c'était pour lui très agréable de jouer ce rôle.

"Un personnage comme Harper est très facile, c'est très amusant de se lever le matin et de jouer Harper" - Paul Newman.

"La toile d'araignée" suivant une intrigue indépendante du premier, à aucun moment il n'est fait allusion aux évènements qui y ont eu lieu, ni même à la vie privé chaotique qui était la sienne à l'époque, facilitant ainsi le spectateur à bien comprendre l'intrigue et le personnage sans avoir besoin pour cela de voir l'opus précédant. 

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Harper reste le personnage que l'on a découvert dans le film de Jack Smight, celui du détective privé rusé et tenace mais beaucoup plus serein qu'il y a dix ans de cela. L'enquête qu'il mène ici présent se révèle bien plus personnel dans la mesure où sa cliente n'est autre qu'une femme qu'il a aimé. Les moments que Harper partagent avec son ancienne maîtresse sont d'ailleurs les plus tendres du film et je pense que l'alchimie qui existent entre les deux comédiens qui les jouent n'y est pas pour rien. Cela n'a rien de surprenant d'ailleurs quand on sait que le personnage d'Iris Devreaux est joué par Joanne Woodward, Madame Paul Newman à la ville et cela de 1958 jusqu'à la mort du comédien en 2008. J'avoue volontiers que j'ai toujours au beaucoup d'admiration pour la comédienne, autant que j'en ai pour son époux d'ailleurs. Woodward restera à jamais à mes yeux la Clara Varner des "Feux de l'été" le chef d'oeuvre sublime de Martin Ritt et dans lequelle la comédienne brille de mille feux (ce n'est pas un jeu de mot, c'est un fait). Dans "La toile d'araîgnée" elle livre une performance toute en sobriété et nous fait très vite avoir beaucoup d'empathie pour son personnage d'Iris Devreaux et les épreuves que cette dernière doit traverser.

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C'est aussi l'occasion pour Paul Newman de retravailler avec Stuart Rosenberg, lequel l'avait diriger précédemment dans le grand "Luke la main froide". Le metteur en scène met d'ailleurs à profit tout son talent pour permettre aux nouvelles aventures de Lew Harper d'être presque toutes autant attractives que les précédentes. En effet, à mes yeux cette suite n'a quasiment rien à envier à son aîné, sauf peut-être son aspect "film noire" qui n'est pas présent dans ce second opus. D'un autre côté il y a une certaine cohérence à cela car à l'heure des années 70 ce cinéma n'avait quasiment plus court. "La toile d'araignée" s'inscrit donc dans le style seventies du polar et y trouve sa place sans grande difficulté. 

En plus de Joanne Woodward, Paul Newman à l'occasion de donner la réplique à des acteurs de hauts niveaux tels Murray Hamilton lequel excelle dans le rôle de Kilbourn, magnat du pétrole sans scrupule et près à utiliser tous les moyens nécessaires pour écarter ceux qui pourrait être un obstacle à ses projets. 

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Grande surprise également que de découvrir l'actrice Mélanie Griffith dans l'un de ses tous premiers rôles au cinéma. Elle incarne ici présent la jeune Carla Devereaux, fille d'Iris vouant un amour infini pour son père mais une immense aversion pour sa grand mère. Quand à ses relations avec sa mère ils sont assez floue et le reste jusqu'au dénouement final où la vérité sur les multiples évènements passés sera révélée. Âgé de seulement 18 ans à l'époque de la sortie du film, l'actrice démontrait déjà une grande capacité à intégrer un rôle et on sentait déjà qu'elle avait une belle carrière qui l'attendait. Trop rare depuis quelques années, j'ai toujours eu de l'affection pour elle et j'aimerais la voir plus souvent à l'écran. Les scènes qu'elle partage avec Paul Newman font partis des plus intéressantes du film, tout deux se retrouveront d'ailleurs 20 ans après "La toile d'araignée" à l'affiche du film "Un homme presque parfait" de Robert Benton. 

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Que dire de plus si ce n'est que j'ai été vraiment séduit par ce deuxième film mettant en scène le détective Lew Harper, presque tout autant que je l'ai été par le premier. Bien entendu la plus importante des raisons en est la présence de Paul Newman et de sa performance d'acteur toujours aussi juste. Ce rôle lui sied à merveille et comme toujours avec lui l'on ne peut que s'attacher a son personnage. Newman était à mes yeux un acteur hors du commun et je n'ai pas finit de parler de lui sur ce blog. 

18 novembre 2017

DÉTECTIVE PRIVE (Jack Smight - 1966)

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Résumé: Le détective privé Lew Harper est appelé en urgence par l'un de ses plus anciens amis l'avocat Albert Graves afin d'enquêter sur la mystérieuse disparition d'un de ses plus importants clients le millionnaire Ralph Sampson. Alors qu'il s'emble à première vu qu'il s'agisse d'un simple enlèvement contre rançon, Harper va très vite se rendre compte que le disparu s'est fait au cours des années de nombreux ennemis. Comment savoir qui se cache derrière cette disparition quand les suspects sont si nombreux. Harper devra faire preuve d'intelligence et de courage pour résoudre cette affaire tout en affrontant ses propres problèmes personnels.11

 Mon Avis: Adaptation cinématographique du livre de Ross Macdonald "The Moving Target", "Détective privé" est le premier des deux films mettant en scène Paul Newman dans le rôle du détective Lew Harper. Écrite par William Goldman, le film de Jack Smight a la chance de pouvoir s'appuyer sur une intrigue solide dévellopé par un scénariste dont la réputation n'est plus a faire aujourd'hui. Le rôle fut par ailleurs proposer en tout premier lieu à Frank Sinatra lequel refusa.

Là où dans le roman de Macdonald le détective avait pour nom de famille celui de Archer, dans le film ce dernier à porte le nom de Harper. Pourquoi? Cette modification fut faite car la production n'avait pas les droits de la série et le nom de "Harper" fut choisit à la demande de Paul Newman, lequel avait connu le succès avec "Hud" et "The Hustler" et en avait déduit que la lettre "H" lui portait chance. Le fait est que "Détective privé", en vo "Harper, connu un grand succès commercial a sa sortie. 

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 Le comédien fait merveille dans le rôle de l'enquêteur et cela en grande partie grâce à la décontraction naturel qui était la sienne. Lew Harper est le type même du détective privé rusé et tenace mais aussi désabusé et au bout du roulot. En effet, si il se donne corps et âme à son travail (quand il en a ) et le réussit avec pas mal de succès, sa vie privé et par contre chaotique. Légèrement alcoolique et dépressif, Harper mène une existence sans véritable but et cela depuis que sa femme l'a quitté. Il cache son mal être derrière un humour corrosif et une certaine légèreté, deux traits de caractères qu'il use afin de se convaincre lui-même qu'il n'est pas si malheureux que cela. Il arrive aussi à en convaincre certains de par son attitude mais les autres ne son pas dupe et surtout pas son ami Graves lequel sait que Harper a besoin de travailler pour ne pas sombrer.

Je serais direct, Paul Newman est l'un de mes acteurs préférés, j'ai une admiration sans borne pour lui. Il a fait quelques mauvais choix, surtout vers la fin de sa carrière, mais je lui pardonne car je garderais toujours dans mon coeur ses magnifiques performances d'acteurs dans des films qui me sont cher tels "La chatte sur un toit brûlant ", "Luke la main froide", "Butch Cassidy et le Kid", "L'arnaque", "Le Verdict" , " Le plus sauvage d'entre tous", "Les feux de l'été" et tellement d'autre encore. Un immense comédien inoubliable!!

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 Ce dernier partage ici présent l'affiche avec pas mal de comédiens et comédiennes de haut niveau telle par exemple Lauren Bacall, laquelle apporte a son personnage d'épouse riche et trompé une crédibilité non négligeable. Certes son rôle dans le film est minime et ce n'est clairement pas l'un de ses meilleurs rôles, mais la touche personnelle qu'elle y apporte est un plus pour l'oeuvre de Smight et pour la bonne compréhension de son personnage. Épouse bafoué, trompé par son millionnaire de mari, elle ne fait preuve d'aucun sentiment particulier quand son mari vient à disparaître et l'on peut dire qu'elle se montre on ne peut plus froide avec sa belle fille. Les deux femmes se déteste cordialement et cela se ressent lors de leurs échanges verbaux. 

L'on trouve également aux côtés de Paul Newman le comédien Robert Wagner lequel campe le rôle de Allen Taggert le petit ami de la jeune et effarouché Miranda Sampson. De cette union Allen ne vois que l'aspect financier de la chose. Il n'éprouve pas de véritable amour pour la jeune femme mais l'argent que pourrait lui rapporter leurs mariage est une motivation suffisante. Il aide pendant un certain Harper dans ses investigations et cela jusqu'à ce qu'il révèle sa véritable nature. Wagner est on ne peut plus à l'aise dans le rôle et les scènes qu'il partage avec Newman font partie des plus intéressantes du film.

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 Je soulignerais également la performance d'actrice de Janet Leigh dont le personnage de l'ex-femme de Harper est un élément essentiel pour comprendre la psychologie de ce dernier. Il est évident de par leurs relations qu'ils furent à une époque très proche mais comme souvent quand il s'agit de partager sa vie avec un homme dont le métier et de s'enfoncer dans les plus bas instincts de l'être humain, la femme en arrive à ne plus pouvoir supporter cela. La comédienne propose ici une interprétation tout en retenu et apporte la touche de charme essentiel à ce type de film. 

Comme je l'ai dit plus haut l'intrigue est on ne peut plus solide. Plus complexe qu'elle peut paraître au premier abord, elle est brillament servit pas la mise en scène classique mais ô combien efficace de Jack Smight. Ce dernier signe ici l'un de ses meilleurs films et à coup sûr l'un des meilleurs polars des années 60. Que dire de plus si ce n'est que "Détective Privé" est un très bon film policier qu'il serait dommage de ne pas voir au moins une fois dans sa vie. Perso, je le revois avec beaucoup de plaisir, tout autant que sa suite d'ailleurs. 

21 août 2017

KILL THE GRINGO (Adrian Grunberg - 2012)

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Résumé: 

Arrêter à la frontière avec une énorme somme d'argent en sa possession, un américain est envoyé dans une ville-prison Mexicaine. Cherchant un moyen de s'évader et de récupérer l'argent que les policiers corrompus lui ont dérober, le Gringo mettra au point un plan visant à récupérer l'argent et sauver la vie d'un enfant et de sa mère.

Mon avis: 

Sortie directement en DVD en France et uniquement en VOD au Etats-Unis, "Kill The Gringo" est un petit polar qui à première vu m'a semblé sans véritable intérêt mais qui à pourtant réussit à procurer un grand moment de plaisir au spectateur que je suis. Interprété, co-écrit et co-produit par Mel Gibson, cette petite production est réalisé avec une certaine intelligence par Adrian Grunberg, lequel fut le premier assistant-réalisateur de Gibson sur la tournage de son quatrième film en tant que réalisateur "Apocalypto" (2006). L'on ne peut nier l'efficacité de la mise en scène de Grunberg et en cela "Kill The Gringo" arrive à tirer son épingle du jeu.02

Comme de coutume, Mel Gibson propose une performance de bon niveau et cela même si on l'a connu bien meilleur dans le passé. Le comédien a su comment aborder son rôle avec aisance, sans doute dût au fait qu'en tant que co-scénariste du film il pensait dès le départ écrire le rôle pour lui. Le gringo est en effet au coeur de l'intrigue et ses motivations évoluent au fur et à mesure que le film progresse jusqu'à son dénouement final. 

Ses paysages, ses décors, ses personnages secondaires hauts en couleurs et ses imprévisibles rebondissements font de "Kill The Gringo" une oeuvre cinématographique assez original et l'on peut regretter qu'elle n'est pas connu une meilleure exploitation. Ce film méritait vraiment de sortir en salle! Je ne sais pas vraiment ce que je peux dire d'autre sur ce film si ce n'est qu'il se révèle être assez agréable à regarder et m'a permis de passer un bon moment. Un divertissement de qualité que je recommande pour le fun qu'il procure.  

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14 août 2017

GUET-APENS (Sam Peckinpah - 1972)

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Résumé: 

Après avoir braqué une banque pour le compte du puissant chef du crime organisé Jack Benyon (qu'ils tueront peu de temps après), Doc McCoy et son épouse Carole seront traqué à la fois par la police, par les hommes de Benyon et par l'un de leurs complices voulant à tout prix récupérer l'argent. De nombreuses embûches se dresseront sur leur route mais le couple sera assez fort pour y faire face. Le tout se terminera au cours d'une fusillade mémorable et la fuite des McCoy en direction de la frontière.

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Mon avis:

Que puis je dire de "Guet-Apens" si ce n'est qu'il est devenu au file du temps mon film préféré avec Steve McQueen. Certes ce n'est peut être pas le film le plus aboutit de Sam Peckinpah mais je pense que l'on ne peut pas nier qu'il nous proposait ici un polar d'une vivacité peu commune dans le cinéma de l'époque et cela tant au niveau de sa mise en scène que de son scénario. Bien que n'ayant jamais lu le livre de Thompson je sais que le scénario qu'en a tiré Walter Hill n'est que très peu fidèle à l'oeuvre littéraire dont il s'inspire (Thompson travailla sur le scénario mais fut congédié et son action en justice n'aboutissa pas).

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De mon point de vu Hill à su apporter à son intrigue un souffle haletant et à ses personnages une dimension collant parfaitement à la personnalité des comédiens qui les incarnes à l'écran. Sam Peckinpah à su brillamment tirer le meilleur parti des éléments mis à sa disposition et offrit à son film une réalisation efficace et cela de la première à la dernière séquence. 
Quand on connais les conditions plus que difficiles du tournage, que se soit les nombreuses coup de gueule que s'échangèrent le réalisateur et sa star ou encore les excès de consommation d'alcool de Peckinpah, la relation passionnelle naissante entre McQueen et MacGraw...tant de choses qui auraient pu porter préjudice au film mais qui au final l'altèra pas la qualité du long métrage.

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Le casting, évidemment dominé par le couple vedette, fait merveille et apporte bien entendu un côté glamour non négligeable et qui n'est pas pour rien dans l'attraction que l'on peut éprouver vis à vis du film. J'avoue avoir toujours eu un faible pour Ali MacGraw et force est de constater que son charme opère dès sa première apparition à l'écran.
Steve McQueen, comme toujours, brille de par son charisme et la cool attitude qu'on lui connaît. Sa performance se révèle être à la hauteur de son personnage dont les nombreuses facettes font que Doc McCoy reste encore aujourd'hui une figure emblématique du film de gangster. Le couple qu'il forme avec Ali MacGraw fonctionne à la perfection et cela grâce à l'alchimie évidente entre le comédien et la comédienne.

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Les séquences d'action sont percutantes et j'adhère totalement à la façon qu'a Peckinpah de filmer les fusillades. Celle entre McQueen, MacGraw et les hommes de Benyon est un modèle du genre et offre au film un final époustouflant. En conclusion, "Guet-Apens" est à mon sens une très belle réussite, un classique des années 70 qui mérite d'être vu et revu! Personnellement, c'est une oeuvre que je revois toujours avec immensément de plaisir.

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26 juillet 2017

LES BOOTLEGGERS (Joseph Sargent - 1973)

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Résumé: 

En prison pour trafic d'alcool Gator McKlusky apprends que son petite frère à été assassiné par le Shérif Connors et ses hommes. Voulant venger la mort de son frère, Gator passe un marché avec les fédéraux afin de faire plonger le shérif. Pour cela il devra infiltrer l'organisation du principal trafiquant de la région, lequel verse des pots de vin à Connors.

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Mon avis;

L'acteur Burt Reynolds fut pendant des années le symbole de la virilité. Il enchaîna les rôles de dure à cuire pendant une bonne partie de sa carrière et il faut bien avouer que ce genre de personnages lui allait à la perfection. " Les Bootleggers" de Joseph Sergant est le parfait exemple du genre de film dans lequel le comédien s'illustra dans les années 70 et probablement l'un des meilleurs.

Le film eut d'ailleurs à sa sortie un certain succès donnant ainsi naissance à une suite "Gator" réalisé par Burt Reynolds lui-même. L'on ne peut pas dire que " Les Bootleggers" soit totalement réussit mais il réussit à remplir son contrat lequel vise avant tout à divertir son public.

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Au final je ne sais trop quoi dire sur ce film si ce n'est que l'on passe un agréablement moment et cela grâce à un certain nombre de courses poursuites en voitures palpitantes, des bastons durant lesquelles l'on ressent chaque coup porté par un Burt Reynolds plus charismatique et redoutable que jamais. Parfaitement à l'aise dans les rôles de cogneurs le rôle de Gator McKlusky lui va comme un gant.

Le film comporte quelques bon seconds rôles dont se distingue particulièrement Ned Beatty dans le rôle du shérif corrompu Connors. Selon la petite histoire l'acteur décrocha le rôle grâce à Burt Reynolds avec qui il s'était lié d'amitié sur le tournage du film "Délivrance" de John Boorman. 

Que dire de plus de "Les Bootleggers" si ce n'est que ce film très 70's se révèle amusant à regarder à défaut d'être original. Un bon moment à passer. 

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