13 décembre 2017

SPLASH (Ron Howard - 1984)

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 Résumé: Après s'être fait plaquer par sa petite amie  Allen Bauer finit par ne plus croire en l'amour jusqu'au jour ou rentre dans sa vie Madison, une jeune et jolie jeune femme pleine de mystère. Allen en tombera amoureux très vite et cela même si il ne sait quasiment rien sur elle. Pour cause, cette dernière n'est autre qu'une sirène venant des profondeurs de l'océan. 

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Mon avis:

Voici un film typique du cinéma des années 80, mélant avec habileté humour et romance le tout teinté par une petite touche de suspense. C'est autour de la relation entre le héros Allen Bauer et la sirène qu'est Madison que se développe l'intrigue du film et fort est de constater que Ron Howard à su le faire avec beaucoup d'intelligence. Ce n'est clairement pas l'un des meilleurs films du cinéaste mais cela reste malgré tout l'une de ses premières réussite. Certes le film peut sembler souffrir du poids des années et l'histoire être quelque peu guimauve mais le tout possède suffisamment de charme pour passer un bon moment. 

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D'ailleurs, il est évident que l'intérêt principal du film réside avant tout sur le couple formé par Tom Hanks et Daryl Hannah, lesquels forme un duo particulièrement attachant. Tom Hanks, comme  de coutume, fait merveille dans le rôle de ce monsieur tout le monde qu'est Allen Bauer, jeune grossiste ayant perdu tout espoir de découvrir un jour le grand amour et sombrant peu à peu dans un sentiment de profonde solitude. Ce rôle sied à merveille au comédien lequel n'était pas encore la grande vedette qu'il allait devenir quelques années après. Fort est de constater malgré tout que Hanks allait connaître son premier grand succès avec ce film ainsi que sa première collaboration avec Ron Howard, cinéaste qu'il retrouvera à plusieurs reprises avec des films tels "Appolo 13" qui se révèlera d'ailleurs leur meilleur oeuvre. 

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Le film bénéficie également du talent, de la grâce et du charme de Daryl Hannah laquelle trouvait ici un très beau rôle auquel elle apporta toute sa splendeur. L'alchimie entre elle et Hanks est évidente, comme je l'ai dit un peu plus haut, c'est en celle-ci que réside la plus grand force du film. Elle se verra offrir de meilleurs rôles par la suite mais je trouve que celui de Madison reste son plus attachant émotionnellement parlant j'entends. 

Le film possède également de très bons seconds rôles, mention spéciale à John Candy un acteur que j'ai toujours très apprécié et qui nous à quitté bien trop tôt. Ce n'est certes pas sa meilleure performance mais il avait un immense talent qui a été je pense beaucoup trop sous-exploité. Il fait merveille dans le rôle du frère immature et farceur, mais possèdant finalement plus de sagesse qu'il n'y paraît au premier abord. 

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Au niveau de la mise en scène pas grand chose à dire si ce n'est que, bien que n'étant pas d'une grande originalité, elle reste cependant assez efficace et met bien en valeur les différentes variables du film et bien entendu principalement son couple vedette. Le cinéaste nous prouvait déjà son potentiel qu'il dévellopera par la suite dans des oeuvres plus aboutis et plus ambitieuses que celle-ci. 

Voilà, je n'ai rien de plus à dire si ce n'est que "Splash" est un petit film bien sympathique à regarder mais pas indispensable non plus. J'ai passé un bon moment et je le reverrais bien dans quelques temps. 

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20 novembre 2017

LA CASTAGNE (George Roy Hill - 1977)

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Résumé: Cela fait déjà plusieurs saison que l'équipe de hockey des "Chief" accumulent les défaites. Lorsqu'il apprend que son équipe va être dissoute le capitaine et entraîneur Reggie Dunlop invente de toute pièce une histoire de négociation avec des investisseurs de Floride afin que ses joueurs ne perdent pas espoirs. Par ce moyen il essaie également de convaincre le propriétaire des "Chief" de changer d'avis. Encore faudrait-il pour cela découvrir qui possède l'équipe. Reggie décide de mener son enquête pour le savoir tout en devant trouver une nouvelle statégie pour pouvoir obtenir des victoires. L'entraîneur voit d'un très mauvais oeil l'arrivé des trois nouvelles recrues que sont les frères Hanson ... Alors qu'ils sont en train de jouer un match les trois nouveaux joueurs font preuves d'une telle brutalité que Reggie craint qu'ils ne mettent à mal son équipe mais à sa grande surprise le public semblent apprécié cette violence. Dunlop décide donc d'encourager les autres membres de son équipe a suivre l'exemple des Hanson. C'est ainsi que le hockey se transforme en véritable sport de combats.

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Mon avis:

C'est de l'histoire de son frère, véritable joueur de hockey en league mineur ayant vu son équipe dissoute, que la scénariste Nancy Dowd s'est inspirer pour l'écriture du script de "La Castagne". Force est de constater que l'intrigue de cette comédie sportive sortant de l'ordinaire est un véritable petit joyaux du genre. 

Réalisé par George Roy Hill, "La Castagne" marque la troisième collaboration du cinéaste avec le comédien Paul Newman après "Butch Cassidy et le Kid" (1969) et "L'Arnaque" (1973) et quelle collaboration!! Des trois films que Newman et Hill ont fait ensemble celui est peut être le moins élégant mais il est évident que de part le sujet abordé c'est un choix voulut. En effet, ce n'est clairement pas un film sur le sport tel qu'on le connaît. C'est une vision profane du Hockey sur glace, allant même jusqu'à la plus grande des exagérations de la violence de certaines règles de jeu de ce sport mais c'est de cela que "La Castagne" tire sa force.

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L'humour découle d'ailleurs en grande partie de cet élément, exploité jusqu'au-boutisme. Les séquences des matchs durant lesquels se déchaînent une véritable explosion de violences sont à mourir de rire. Elles nous font rire car elles sont traités à l'écran de façon cartoonesque et non de façon réelle. Ayant employez pour les rôles des membres des équipes de véritables joueurs de hockey, ces derniers semblent prendre plaisir à jouer devant les caméras leurs propre sport mais en suivant une tactique de jeu qui n'a rien a voir avec celle qu'ils employaient durant leurs vrais matchs. 

Ce plaisir, Paul Newman semble le partager et cela ne m'étonne pas outre mesure quand on sait que le comédien voyait dans ce projet l'opportunité de jouer pour le grand écran un sport qu'il avait pratiquer étant jeune. Pour l'occasion Newman s'entraîna avec beaucoup de passion et son talent de joueur retrouver lui permit d'effectuer presque toutes les séquences sur glace. Il prit beaucoup de plaisir a cela  mais aussi au fait de côtoyer des joueurs de hockey professionnel pour lesquels il éprouvait une immense fascination. De ce qui est connu du tournage l'entente entre les hockeyeurs et le comédien était au beau fixe et encore aujourd'hui ceux-ci encense l'acteur et ses talents de  joueur. 

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L'acteur déclara notamment, à différentes occasions, que le tournage de "La Castagne" fut l'une des expériences les plus amusantes de sa carrière et cita le rôle de Reggie Dunlop comme l'un de ses rôles préférés. Ce dernier n'a rien de l'entraîneur classique que l'on a l'habitue de voir dans d'autres oeuvres de ce genre. Il s'intéresse avant tout à son avenir et à celui de ses joueurs et en rien à l'image du sport qu'il pratique et représente. Le fait de passer pour des brutes ne le touchent guère du moment que gagner les matchs peuvent l'aider a conserver sa carrière.

Attention ce n'est pas quelqu'un d'égoïste c'est un homme au grand coeur mais dont les motivations, bien que nobles, ne justifient en rien de ternir l'image d'un sport noble ayant donné au monde de véritables légendes. D'ailleurs, au moment où il se rend compte que ses efforts n'ont servit à rien il revient à la raison et décide de mettre un terme a ce cirque qu'est devenu leurs professions. Mais un retournement de situation de dernière minute viendra remettre en cause la décision prise pas Dunlop. Une séquence qui sera d'ailleurs suivit par le moment le plus mémorable du film!

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Paul Newman donne vie et corps a ce personnage si peu commun que l'on se prend vite à l'aimer et à l'admirer et cela malgré ses petites manigances qui finalement ne sont que matière à bien rigoler. Le comédien semble s'en donner à coeur joie et cette dernière est communicative. L'on rit de bon coeur devant les multiples rebondissements de cette oeuvre cinématographique à l'humour corrosif servit pas un groupe de comédiens vraiment extraordinaire, Newman en particulier évidemment. 

La mise en scène de George Roy Hill est un monument d'efficacité, sachant mettre en valeurs chacune des séquences de jeu (si l'on peut appeler cela comme ca) tout autant que celle montrant les personnages dans leurs vies civiles. La vie privé de Reggie Dunlop est abordé avec autant de tendresse que de drôlerie. Les moments d'intimités qu'il partage avec sa femme dont il est séparé ainsi que les conversations qu'il a avec la femme malheureuse d'un des membres de son équipe (son meilleur) sont des scènes pleines de tendresse durant lesquelles Paul Newman dégage une telle sensibilité qu'il en devient touchant.

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 Que dire de plus sur "La Castagne", un film qui fut accueillit tièdement par les critiques, lesquelles l'ont d'ailleurs depuis réévalué. Le critique de cinéma renommé Gene Siskel par exemple déclara que l'un des plus grands regrets de sa carrière fut de donner un avis défavorable au film de George Roy Hill lors de sa sortie et qu'il considère aujourd'hui comme l'une des plus grandes comédies américaines de tous les temps. Devenu culte au file des années "La Castagne" est à mes yeux l'un des films les plus drôles que le cinéma des années 70 nous ait offert. Rare sont les oeuvres qui arrivent à me faire rire aux éclats, le film de Hill en fait partie. Un monument de drôlerie!!

17 novembre 2017

LOGAN LUCKY (Steven Soderbergh - 2017)

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Résumé: Après s'être fait licencié de son boulot l'ancienne star du football Jimmy Logan convainct son frère Clyde de braquer le Charlotte Motor Speedway, le plus grand circuit automobile de Caroline du Nord. N'ayant aucune expérience en matière de braquage ils devront s'adresser, pour apprendre à faire sauter le coffre, au spécialiste en explosif Joe Bang, lequel est actuellement en prison. Les deux frères mettront donc au point un plan afin de faire évader ce dernier pour effectuer le braquage ainsi qu'un moyen de le ramener tout de suite après en cellule sans que les gardiens de ne s'en apperçoivent. Mais lorsqu'il leurs faudra changer de date suite à un imprévu, le coup se révèlera plus difficile à effectué et le petit groupe de bras cassé devra se résoudre à passer à l'action lors du NASCAR Coca-Cola 600, l'une des plus grandes courses automobiles du pays. 

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 Mon avis:

Quatre ans après avoir annoncé qu'il prenait sa retraite du grand écran pour travailler à la télévision le réalisateur Steven Soderbergh revient avec ce film s'inscrivant dans un genre qui lui est très familier, celui du film de braquage. Sorte d'Ocean's Eleven dans le milieu de la classe ouvrière, "Logan Lucky" n'est pas seulement une comédie ou film de braquage, mais un film qui apporte une petite réflexion sur cette deuxième Amérique. Bien que le scénario ait été écrit avant la prise de pouvoir de Donald Trump on ne peut ne pas passer à côté du fait que celui-ci, dont l'intrigue se déroule dans un des états ayant soutenu l'actuelle président des États-Unis, est en phase avec ce que l'Amérique de ce dernier représente.

Au-delà de cela, qui n'est clairement pas le point le plus intéressant du film, "Logan Lucky" est une sorte de version inversé d'une des oeuvres les plus commercial de Soderbergh. En effet, là ou "Ocean's Eleven" nous contait le braquage orchestré par une bande de professionnels du crime, celui-ci nous présente un petit groupe de looser apprenant la profession sur le tard. Ils n'ont rien de ce que la bande d'Ocean ne possédait, les frères Logan et leurs complices que sont Joe Bang et ses propres frères n'ont ni la classe, ni l'expérience, ni la technologie, ni les moyens de leurs aînés. Ils ont tous des loosers sans le sous et cherchant un moyen facile de faire du blé, certains par défi, d'autre par obligation, et d'autre par loyauté.

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 En effet, si Joe Bang et ses frères acceptent d'effectuer ce braquage c'est par simple défi et bien entendu appât du gain là où Jimmy Logan ne le fait que pour avoir les moyens financiers de rester auprès de sa fille dont la mère veut s'installer loin de la Caroline. Divorcé et sans travail, Jimmy a besoin d'argent pour continuer de rester proche de son enfant, laquelle aime son père tout autant qu'il l'aime. C'est d'ailleurs je pense cela qui manquait un peu à "Ocean's Eleven", un élément émotionnel plus ou moins fort. Certes  le film nous pitchait l'histoire du héro voulant récuperer sa femme, mais je trouve et cela n'engage que moi, que le lien les liant n'était pas aussi touchant. D'un autre côté, l'amour parental est toujours beaucoup plus fort que toutes les autres formes d'amour à mes yeux. 

Attention, avec ce film il ne faut pas s'attendre au Steven Soderbergh ambitieux de "Traffic". Avec "Logan Lucky", le réalisateur revient sur le grand écran avec un projet assez modeste dans son fond comme dans sa forme mais tellement jouissif que le plaisir de suivre le parcours de cette bande de bras cassés est là et cela de la première à la dernière minutes. La mise en scène de ce dernier se présente sous une apparence simple mais élégante et pouvant s'appuyer sur un scénario classique mais solide. L'humour est au rendez vous et je vous avouerais que cela faisait longtemps que je n'avais pas autant rit devant un film. "Logan Lucky" ne fait jamais dans l'excès mais profite de gags intelligents et sans fioriture.

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 Le casting n'est également pas pour rien dans la réussite de ce film. Channing Tattum, lequel tourne ici présent pour la quatrième fois sous la direction de Steven Soderbergh, se révèle parfait dans le rôle de Jimmy Logan ancienne star du football devenu en très peu de temps un looser boîteux et à la situation sans avenir. Tous ce qu'il a c'est sa fille Sadie et il sera prêt à tout pour la garder auprès de lui. Adam Driver se montre également très crédible dans le rôle du frère loyal et, à l'instar de son frère, à la vie sans intérêt. Vétéran de la guerre en Irak, il y a perdu un bras mais ne le rend pas handicapé pour autant. Il sait se défendre quand il le faut et cela en fait un atout considérable dans l'élaboration de son frère. 

Quand à Daniel Craig, c'est une immense plaisir que de le voir être totalement dans un rôle à contre emploi. Il casse en mille morceaux son image de James Bond avec le personnage de Joe Bang, expert en explosif et en coffre fort légèrement déjanté mais gardant toujours sa lucidité. 

Alors oui, pour certain "Logan Lucky" se révèlera être un petit Soderbergh mais ne nous voilons pas la face, la carrière du cinéaste à toujours été inégal et force est de constater que pour son retour sur un grand écran il arrive à nous pondre un divertissement tout ce qu'il y a de plus sympathique et possèdant les qualités requises pour passer un très bon moment. En tout cas moi j'ai été conquit et j'attend sa sortie en Blu-Ray et DVD avec impatience. 

01 septembre 2017

LA MANIÈRE FORTE (John Badham - 1991)

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 Résumé:

Alors qu'il traque un tueur fou qui vise des criminels l'inspecteur John Moss se voit attribuer un nouvel équipier. Ce dernier n'est autre que la star de cinéma Nick Lang lequel veut suivre Moss dans ses enquêtes afin de s'inspirer de lui pour un nouveau rôle qu'il convoite. La situation est de plus difficile à vivre pour le policier lequel n'a aucune envie de jouer les baby-sitter pour un cowboy d'hollywood. 

49Mon avis: 

Comédie policière typique des années 90, "La manière forte" est un buddy movie particulière enlevé porté par un duo d'acteur qui fonctionne à la perfection. Si comme moi on s'est renseigné sur le tournage l'on sait que les deux acteurs se sont entendu à la perfection et cela se ressent à l'écran. Leurs façon d'aborder leurs personnages, constamment en désaccord et dont les échanges verbaux haut en couleur sont saveur font la part belle à la plupart des meilleurs scènes du film.

11Les comédiens donnent le meilleur d'eux même dans leurs rôle et apporte un peu de leurs propre personnalité au personnage. John Moss (James Woods) est le type même du policier caractériel et obsédé par son boulot. Sa vie privé comme de juste est assez chaotique et il a bien du mal à communiquer sur lui-même et en cela sa relation avec sa petite amie Susan (Annabella Sciorra) se révèle être dès plus difficile. Elle aimerait plus le connaître, cherche à le pousser à se confier mais il est très difficile à ce dernier de le faire tellement il a peur que ce qu'il pourrait dire sur lui la fasse s'éloigner de lui. 

Il est également obsédé par sa traque du tueur fou et l'on peut dire que l'arrivé de la star Nick Lang arrive au plus mauvais moment. Déjà que le policier avait une mauvais opinion du comédien mais se voir retirer une enquête qui lui tiens a coeur pour devoir lui servir de baby-sitter est quelque chose qu'il est loin d'apprécier. James Woods proposer une interprétation assez représentative de ce genre de personnage et semble prendre un plaisir fou à le faire. Il intègre à son personnage une partie de sa propre personnalité et en cela le rend dès plus sympathique à mes yeux de spectateurs.

10Nick Lang lui est la parfaite caricature de la star de cinéma capricieuse, avide d'être reconnu pour ses talents d'acteur. Il en a marre de jouer les héros de ciné et cherche un rôle plus adulte que ce qu'il joue habituellement. Pour acquérir ce dernier il veut absolument s'imprègner de la réalité du monde policier et surtout du meilleur des flics de New-York, c'est à dire John Moss. Il se montre passionné face à la perspective de suivre ce flic qu'il admire mais se heurtera très vite au mauvais caractère de celui-ci.

Michael J Fox était manifestement l'acteur idéal pour le rôle et se révèle être le point fort du film, son approche du personnage, sa façon de transmettre sa force comique a travers ce dernier fait merveille. Le comédien semble lui-même s'amuser comme un petit fou a jouer cette parodie de la star de cinéma type et je peu dire que j'ai totalement adhéré a son jeu d'acteur. Ce n'est pas sa meilleure performance mais il a vraiment apporter quelque chose au rôle qu'un autre comédien n'aurait sans doute pas pu faire. Fox est un artiste que j'ai toujours apprécié, et cela depuis ses débuts à la télévision. Il trouve ici présent un rôle est, de toute évidence, taillé sur mesure pour lui.

9Au niveau de la mise en scène rien a redire, John Badham a su parfaitement mettre en valeurs le talent de ses acteurs et leurs offrir un large terrain de jeu à travers une réalisation simple mais efficace. Ce n'est pas la première comédie policière que Badham à réalisé et c'est un genre qu'il maîtrise parfaitement. Rien à redire non plus du scénario se révèle être d'une simplicité évidente mais aussi remarquablement entraînant. 

En conclusion, "La manière forte" est une comédie policière vraiment très sympathique a regarder. Pendant 1h40 l'on ne se prend pas la tête et l'on rit de bon coeur devant le numéro d'acteur de Michael J. Fox et James Woods, duo particulièrement complémentaire. Le film de John Badham est a voir pour passer un bon moment. 

23 août 2017

LE COUP DU SIÈCLE (William Friedkin - 1983)

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Résumé: 

Eddie Muntz est l'un des trafiquants d'armes américains les plus doués de son époque. Après que sa dernière affaire en Amérique du sud ait tourné en catastrophe, Muntz a la chance de mettre la main sur les plans d'un tout nouveau modèle d'avion de chasse dont le concepteur s'est suicidé. Il ne faudra pourtant pas longtemps pour qu'il soit démasqué par la veuve de l'ingénieur Catherine Devoto. Cette dernière, sous les ordres de la firme pour laquelle travaillait son mari, propose à Muntz et à son ami pilote Ray de continuer leurs arnaques et de mettre tout en oeuvre pour vendre au plus offrant l'avion de chasse en question, le Peacemaker, un appareil qui est bien loin d'être au point!

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Mon avis: 

"Le coup du siècle" est un véritable ovni dans la filmographie de William Friedkin. Nous avons souvent retrouvé le réalisateur là où on l'y attendait le moins mais on peut dire qu'avec ce film, il repoussait les limites. La première fois que j'ai eu l'occasion de le voir, les premières questions qui me virent à l'esprit furent: Mais où Friedkin voulait il en venir avec ce film? Qu'est ce qui a pu lui donner l'envie de s'investir dans un tel projet? Qui peut répondre à cette question a part Friedkin lui-même ?

En ce qui me concerne "Le coup du siècle" n'est pas un mauvais film juste une énorme déception. J'apprécie le film pour ce qu'il est: une comédie délirante sympathique et qui vous fait passer un bon moment... mais au vu du sujet elle aurait put être tellement plus! Le trafic d'armes tourné en dérision et cela entre les mains d'un cinéaste d'une telle envergure aurait pu donner lieu à l'une des meilleurs satires des années 80. 

A sa sortie le film fut présenté comme le "Dr Folamour" de son époque et c'est ce qu'il aurait put être si le projet s'était avérer plus ambitieux. Ici, rien de plus que l'histoire de trois arrivistes cherchant à faire fortune à tous prix, quitte à vendre un avion expérimental totalement désastreux au premier pigeon venu. Une sorte de film d'arnaque où les gags fusent à toute allure mais dont la moitié tombent à plat.
Je ne sais trop quoi penser ou dire sur ce film mise à part que les comédiens font le maximum et semblent s'investir le plus possible dans leurs rôles.

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Chevy Chase se montre très crédible en trafiquant d'armes excentrique. Il donne beaucoup d'énergie à l'ensemble et apporte une essence comique à toute épreuve. Son interprétation se révèle être l'une de ses meilleures performances au cinéma. Toutefois, elle n'est pas encore assez bonne pour réhausser le niveau du film.

Sigourney Weaver apporte la touche de charme essentielle et nous proposes une performance sortant des sentiers battus. On ne peut pas dire qu'elle brille à l'écran, cela dit, sa présence apporte un plus non négligeable.

Gregory Hines quant à lui en fait souvent trop, malheureusement, mais au vu de son personnage, on ne peut pas vraiment lui en faire le reproche. Ray, pilote et ami de Muntz depuis toujours a souvent participé aux combines de son camarade mais cherchant à se racheter une conduite après avoir trouvé la foi, se révèle être particulièrement instable.
Voilà, pas grand chose à rajouter sur ce film distrayant mais plus que décevant au vu du potentiel de son sujet qui est ici exploité de façon très superficielle. Agréable à regarder mais plus que dispensable!

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19 août 2017

MEATBALLS (Ivan Reitman - 1979)

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Résumé: 

Tripper Harrison est le leader des moniteurs de l'une des colonies de vacances les plus coûteuses mais aussi des plus populaires des Etats-Unis. Son plus grand désir, que sa collègue Roxanne lui tombe dans les bras. Parallèlement à cet objectif , Tripper se liera d'amitié avec l'un des enfants à sa charge lequel à du mal à s'intégrer mais qui finira, grâce à l'aide de son mentor, a devenir populaire auprès de ses camarades.

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Mon avis: 

On prend les mêmes et on recommence ! Suite au succès d'Animal House, le scénariste Harold Ramis et le producteur/réalisateur Ivan Reitman réitérèrent avec « Meatballs » comédie mettant en scène une bande de moniteurs d'une colonie de vacances naviguant entre drague, compétition et divertissement.

Deuxième réalisation de Reitman, « Meatballs » est l'exemple type des comédies pour jeunes de l'époque et qui furent un tremplin pour bon nombre de comédiens ayant fait leurs débuts au sein des émissions « Second City » et « Saturday Night Live ». Alors qu'Animal House fut celui de John Belushi, ce nouvel opus du duo Ramis/Reitman fut celui de Bill Murray.

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Ami des deux comparses, Murray fut engagé à la dernière minute. Encore sous contrat avec la production du « SNL » ce n'était pas une certitude que le comédien puisse s'investir dans le film, la chance voulut que ce fut le cas et il faut bien admettre que ce fut une bonne chose tant pour la réussite du film que pour la carrière de Murray.

Dans le film il y interprète Tripper Harrison, leader du groupe de moniteurs de l'un des colonies de vacances les plus populaires des états unis. Du côté de sa vie personnelle, il flashe sur sa collègue Roxanne qu'il tente d'emballer sans résultats depuis trois ans, d'un point de vue professionnel, il se révèle être à la fois sérieux, blagueur et protecteur envers les enfants dont il s'occupe. Il ne tarde pas à prendre sous son aile le jeune Rudy Gerner , lequel se révèle au départ déprimé, mais dont l'amitié avec Tripper fera naître en lui l'enthousiasme nécessaire au bon déroulement de son séjour.

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Mais c'est aussi dans le lien qui lie l'adulte à l'enfant que réside le plus grand intérêt du film, et bien entendu de la présence à l'écran d'un Bill Murray qui n'en était encore qu'à ses débuts. Il faut bien admettre au vu du résultat final que sans le comédien, le film n'aurait que peu d'originalité. C'est de part la nature de sa performance que le film gagne une dimension comique non négligeable et qui est au cœur des moments les plus drôles du film. Je ne ferai pas l'erreur de négliger l'émotion que dégagent les liens qui unissent Tripper et sa collègues et ceux qui se tissent entre le moniteur et l'enfant. Le temps qu'il ne passe pas à s'occuper du groupe qui est sous sa responsabilité, il le partage entre son plan drague et son amitié avec le jeune Rudy avec lequel il joue aux cartes et fait du jogging tous les matins.

On peut reprocher beaucoup de choses au film, son manque d'originalité, sa mise en scène un peu quelconque et certains gags qui tombent à plat, mais on ne peut faire abstraction de l'investissement qu'offrent les comédiens à leurs personnages respectifs. Mention spéciale au jeune Chris Makepeace et à Kate Lynch lesquels se démarquent du reste du casting.

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Ce n'est sûrement pas la performance la plus inspirée de Bill Murray mais pour son premier rôle important sur grand écran, il s'en sort avec les honneurs. Contrairement à "Animal House", le succès de "Meatballs" n'était en rien assuré du fait de l'absence de stars au sein de son casting. La réussite tant commerciale que critique du film fut une surprise à sa sortie. Ce fut aussi le départ d'une longue collaboration entre Murray, Reitman et Ramis qui s'étala sur plus de dix ans.

En conclusion, "Meatballs" est une comédie qui s'inscrit dans la lignée de celle qui firent la gloire du genre entre la fin des années 70 et le début des années 90. Pas une grande réussite en soi mais le numéro de Bill Murray vaut à lui seul de prendre le temps de découvrir ce film mineur, imparfait mais amusant. Ceux qui sont hermétiques au genre, passez votre chemin... ceux qui veulent découvrir les débuts de Bill Murray et de sa collaboration avec le duo Reitman/Ramis, ce film vaut la peine d'être découvert.

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15 août 2017

FLETCH (Michael Ritchie - 1985)

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Résumé: 

Irwin Ernest Fletcher dit "Fletch" reporter pour un journale de Los Angeles enquête depuis plusieurs semaines sur un important trafic de drogue ayant lieu sur la plage. C'est au cours de ses investigations qu'il est abordé par un riche homme d'affaire qui, le prenant pour un drogué (sa couverture), lui propose 50 000 dollars en échange d'un service: le tuer. Intrigué par une telle demande, Fletch décidera d'enquêté sur le millionnaire et découvrira très vite qu'il existe un lien entre ce dernier et le trafic ravageant les plages de L.A. 

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Mon avis:

Adaptation libre du roman de Gregory McDonald "Fletch" de Michael Ritchie est une comédie que j'affectionne tout particulièrement et qui mériterait d'être d'avantage connu. Très peu diffusé elle est disponible depuis plusieurs mois en Blu-ray et DVD c'est donc a cette occasion que j'ai enfin pu le redécouvrir et ce fut avec un immense plaisir.

Le film passe de façon assez brillante l'épreuve du temps et l'humour fonctionne toujours grâce en grande partie à l'interprétation habité d'un Chevy Chase au sommet de son talent. Encore aujourd'hui l'acteur considère "Fletch" comme l'un des meilleurs films dans lesquels il ait joué et cela reste son rôle préféré. 

Culte au Etats-Unis le film de Michael Ritchie ne l'est nul par ailleurs mais sauf auprès de quelques inités dont je fais partie. C'est une comédie typique des années 80 et qui bien entendu ne parle pas forcément au public d'aujourd'hui. En ce qui me concerne j'ai beaucoup d'affection pour "Fletch" et je crois bien qu'il en sera toujours ainsi.

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J'avoue volontiers avoir toujours apprécié Chevy Chase et il est fort dommage qu'il n'ait pas su mieux gérer sa carrière. Il fit en effet durant plusieurs années de mauvais choix qui affectèrent considérablement son parcours de comédien. Sa performance dans le rôle de Fletch vaut à elle seule son pesant d'or et repose énormément sur son physique et son sens de l'improvisation. En effet, c'est un fait établit que bon nombre de scènes furent improvisés sur le tournage par le comédien et c'est de mon point de vu l'importante touche personnelle de Chevy Chase qui met du sel à la force comique du film. 

Les seconds rôles sont très nombreux et chacun apporte un plus non négligeable à l'ensemble, tout particulièrement Dana Wheeler-Nicholson laquelle propose de part son jeu d'actrice un charme certain à son personnage de Gail Stanwyck. Peu connu, la comédienne aurait mérité elle aussi d'avoir une carrière bien plus riche et je me surprend souvent à l'imaginer dans des rôles différents qui lui seraient allé comme un gant. Dommage qu'Hollywood n'ait pas su exploiter d'avantage un tel talent qui n'attendait qu'à s'épanouir. 

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Porté par la musique très eighties de Harold Faltermeyer, compositeur très en vogue à l'époque qui connaîtra à cette époque une véritable ascension suite au succès du "Flic de Beverly Hills" dont il écrit la bande originale. Entraînante, la musique nous donne dès le départ ce que sera le ton du film. 

Au niveau de la mise en scène rien a redire, Michael Ritchie avait prouvé par le passé son talent dans ce domaine avec le remarquable "Votez McKay". Bien que la comédie n'étant pas un genre qui lui est connu à cette époque force est de constater que Ritchie à su très vite intégrer les codes du genre tout en les adaptants à son propre style. 

En conclusion "Fletch" est une comédie très réussit qui mérite d'être (re)découverte ne serais ce que dans le but de passer un bon moment. Un film qui tien une place à part dans mon coeur. 

13 août 2017

AMERICAN COLLEGE (John Landis - 1978)

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Résumé: 

Au College Faber deux fraternités se livrent une guerre sans merci. Omega regroupe les élèves les plus brillants et les plus riches du campus. Ils sont aussi à la botte de Dean Warmer le directeur de l'établissement scolaire qui se sert d'eux pour espionner et si possible faire virer ceux de la fraternité Delta. Cette dernière est une véritable honte aux yeux du directeur, elle regroupe les cancres. Ceux-ci passent le plus clair de leur temps a boire, fumer, faire la fête et draguer. L'affrontement des deux groupes d'étudiant atteindra son paroxysme durant le final au cours duquel, après avoir été virés du campus, les membres de Delta pour se venger sèmeront la panique durant le défiler annuel!

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Mon avis:

A l'origine de la naissance du projet "American College", la menace de démission de l'auteur Douglas Kenney qui, marre du rythme du show "National Lampoon" dont il était l'un des principaux scénaristes, a envie de nouveauté. Pour le retenir le producteur Matty Simmons lui fit miroiter la possibilité de faire un film. C'est alors que Harold Ramis entra en scène, ce dernier développa un scénario.

Ramis et Kenney furent alors rejoint par Chris Miller, autre scénariste originaire du "Lampoon's Show" et auteur de bon nombres d'histoires amusantes mettant en scène des étudiants. Les trois hommes se mirent au travail et décidèrent de sélectionner leurs meilleurs souvenirs de leurs années de fac et de s'en servirent comme matière de base au développement du projet.

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Une fois le scénario bouclé, la production chercha un réalisateur pour la mettre en image. Un tel projet demandait un metteur en scène qui comprenait l'essence du sujet et qui saurait en tirer le meilleur parti. Le choix se porta sur "John Landis" lequel venait d'acquérir une certaine notoriété grâce à son "Hamburger Film Sandwich", un film indépendant dont l'humour parlait à la production. Dès la première lecture, Landis se rendit compte du potentiel du projet et fut aux yeux des producteurs celui qui pourrait les aider à l'améliorer.

Vint ensuite le choix du casting. L'un des premiers acteurs recrutés fut John Belushi pour le rôle de "Bluto". Ami proche des trois scénaristes, Belushi voyait en "American College" le parfait tremplin pour faire décoller sa carrière. Force est de constater que son intuition a vu juste car le succès du film et la qualité de sa performance lui valurent d'être bien perçu par Hollywood. Il trouvait ici en la personne de Bluto un rôle fait sur mesure pour lui. Il est le type même de l'étudiant médiocre, trichant aux examens, buvant comme un trou, urinant par terre et mangeant comme un cochon. Rien que la scène de la cafétéria durant laquelle il avale d'une seule bouchée un hamburger et crache un oeuf sur les membres de la fraternité Omega, est représentative de la personnalité du personnage.

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Pour entourer Belushi, Landis recruta une gamme hétéroclite de comédiens tels que Tim Matheson ("Fletch", "1941",...), Tom Hulce (Amadeus), Bruce McGill ("Collateral","Ali", "Cliffhanger",...) Karen Allen ("Starman", "Indiana Jones: Les aventuriers de l'arche perdue"...) , Peter Riegert, Kevin Bacon,... Les studios quant à eux ne furent en aucun cas satisfaits du casting, trouvant les choix du réalisateur exécrables. Pour y parvenir, Landis devait convaincre une star de rejoindre le projet. La star en question fut Donald Sutherland, lequel se lia d'amitié avec le réalisateur quelques années plus tôt sur le tournage de "De l'or pour les braves" sur lequel Landis était assistant de production. Sutherland n'apparaît que très peu dans le film mais sa présence au casting offrit une certaine légitimité au projet.

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 Tous semblent s'en donner à coeur joie et l'alchimie qui lie chacun d'entre eux est indéniable. On sent un véritable sentiment d'amitié entre eux et au vu des nombreux souvenirs de l'équipe du film, le tournage s'est déroulé sous le signe de la bonne humeur. Du point de vue de la mise en scène il n'y a rien à redire, Landis nous fait découvrir les prémisses de ce que sera son cinéma dans les années à venir et qui atteindra des sommets avec le cultissime "Blues Brothers". Le scénario tient brillamment la route, les gags fusent à une vitesse effrénée, le tout porté par une bande originale tonitruante.

"American College" est un film méconnu et qui mérite d'être redécouvert par tout à chacun. Une comédie à la fois intelligente et délirante qui m'a particulièrement transporté. Culte !

30 juillet 2017

LA GROSSE MAGOUILLE (Robert Zemeckis - 1981)

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Résumé: 

 Roy Fuchs et Luke Fuchs (Jack Warden), deux vendeurs de voitures d'occasions, se disputent le même terrain depuis des années. Ce qui n'était qu'un conflit devient une véritable guerre lorsque Luke décède d'une crise cardiaque. Son meilleur vendeur et associé Rudy Russo (Kurt Russell) ayant besoin d'argent afin de financé sa campagne pour devenir sénateur décide avec deux de ses amis de caché la mort de son patron. Par la suite, les trois compères lancent une série de publicité afin de vendre assez de voiture pour pouvoir mettre en marche la campagne électorale de Rudy. Les choses ne s'avèreront pas des plus faciles lorsque la fille de leur défunt patron viendra mettre le nez dans leurs affaires.

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Mon Avis: 

Je n'avais jamais entendu parler de ce film jusqu'a il y a quelque jours de cela lorsque je suis tombé dessus plus ou moins par hasard. Deuxième film de Robert Zemeckis (je n'ai pas réussit à trouver son premier film "Crazy Day"), "La grosse magouille" (Used Cars) est une comédie politiquement incorrect qui cherche avant tout à faire rire son public. Que ce soit du côté de la mise en scène, du scénario où de la production nous retrouvons quasiment la même équipe qui donnera naissance à l'une des trilogies les plus cultes de l'histoire du cinéma je parle bien entendu de "Retour vers le futur". En effet, c'est en collaboration avec Bob Gale que Robert Zemeckis écrivit le scénario de cette seconde oeuvre qui était également déjà produite par Steven Spielberg. Il en fut d'ailleurs de même pour "Crazy Day" deux ans auparavant.

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Il aura fallut le succès de "A la poursuite du diamant vert" pour que la carrière de Zemeckis prenne un tournant important et fasse de lui une valeur sûr ce qui ne fut pas le cas de ses deux premiers films qui furent des échecs retentissant au Box-office. En effet, "La grosse magouille" fait partie de ces films qui n'eurent pas la chance de connaître le succès à leurs sorties mais qui acquirent au fil des années le statut de film culte. Ce n'est pas le cas dans l'Exagone mais cela l'est aux États-Unis où le film a su avec le temps conquérir le public.

Certes ce n'est pas un chef d'oeuvre et Zemeckis nous a offert des oeuvres bien plus aboutit par la suite, mais son deuxième film se révèle être un moment vraiment agréable à passer. L'humour à la fois noire et corrosif fait mouche la plus part du temps et les rebondissements s'enchaînent avec beaucoup de rythme. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde devant ce festival de blagues dont certaines sont peut être de mauvais goût mais ont réussis à provoquer le rire chez le spectateur que je suis.

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C'est un avis tout à fait personnel bien-sûr mais je considère "La grosse magouille" comme un deuxième essaie particulièrement réussit. Alors oui, l'ensemble ne vole pas bien haut mais ce n'est pas forcément ce que l'on attends de ce genre de film. Je pense que Zemeckis et Bob Gale n'avaient pas d'autre ambition que de proposer une petite oeuvre divertissante et en cela je trouve qu'ils ont réussi à atteindre cet objectif.

L'on retrouve en tête d'affiche Kurt Russell dans le rôle de Rudy Russo, un vendeur de voiture d'occase ambitieux visant à atteindre les plus hautes sphères de la politique. On peut dire que le futur Snake Plissken faisait merveille dans ce rôle. A l'époque de "La grosse magouille" il n'était pas encore la grande vedette qu'il allait devenir par la suite. Surtout connu à l'époque pour avoir été l'un des enfants acteurs les plus employé par les studios Disney, Le film de Robert Zemeckis fut d'ailleurs le premier film de cinéma hors studio Disney dans lequel Kurt Russell joua après avoir enchaîné les séries et téléfilms (dont le fameux "Elvis" de John Carpenter). La performance du comédien est convaincante et l'on peut dire qu'il est l'un des grands plus du film.

Dans son ensemble, "La grosse magouille" est une comédie bien sympathique qui a réussit à me faire passer un très bon moment et je n'en attendais pas plus.

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25 juillet 2017

STRIPES (Ivan Reitman - 1981)

 

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Résumé: 

Après avoir tous perdu John Winger, un véritable looser, décide de s'engager dans l'armée et y entraîne son meilleur ami l'instituteur Russell Ziskey avec lui. Mais la vie militaire n'est en rien semblable à ce qu'ils avaient imaginé et ils s'attireront très vite les foudres de leurs sergent instructeur et du commandant de la base le capitaine Stillman.

Mon avis:

Deuxième collaboration du trio Harold Ramis/Ivan Reitman/Bill Murray pour le grand écran, "Stripes" se révèle être à mes yeux la plus réussie. On parle tellement des SOS Fantômes 1 et 2 que l'on en oublie un peu trop leurs autres films. Autant je peux comprendre que "Meatballs" soit considéré comme dispensable (si Bill Murray n'était pas dans le film celui-ci n'aurait aucun intérêt), autant il est incompréhensible à mes yeux que "Stripes" ne soit pas plus connu.

Avec un casting en or réunissant Bill Murray, Harold Ramis, Warren Oates (l'inoubliable Lyle Gorch de "La Horde sauvage"), John Larroquette, John Candy, P.J Soles (vu dans Halloween de Carpenter), Sean Young (Blade Runner), Ivan Reitman réussissait à nous faire partager l'une des oeuvres cinématographiques les plus drôles des années 80. C'est avec un budget plus important que leurs précédents films mais toujours restreint qu'ils commencèrent à monter le projet et ce grâce à la popularité que Bill Murray avait acquise grâce à Meatballs et au "Saturday Night Live".

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Dans "Stripes" le comédien y interprète le rôle de John Winger, l'exemple même du looser complètement à côté de ses pompes. Dès le départ il nous est présenté comme un flemmard, évitant toutes sortes de contraintes et n'ayant que peu d'ambition dans la vie. C'est d'ailleurs ce manque total d'envie de mûrir qui fait fuir sa petite amie Rita. En une seule journée il perd tout ce qui fait sa vie, sa copine, son job, sa voiture, son appartement. Une pub régulièrement projetée à la télé lui fait prendre conscience qu'il manque totalement de structure et que l'armée peut lui la fournir. Malgré l'insistance de son meilleur ami Russel tentant par tout les moyens à le convaincre qu'il se fait une fausse idée de la vie militaire, Winger s'engage entraînant avec lui son comparse.

Dès son premier jour au sein du corps militaire, l'engagé se montre irrespectueux envers l'autorité s'attirant ainsi les foudres de son instructeur, lequel n'hésite pas à lui faire faire une centaines de pompes sous une pluie torrentielle. Son insubordination lui attire également l'hostilité de ses camarades jusqu'a son meilleur ami qui au bout d'un moment finira par exploser de colère.

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A l'origine il ne fut pas prévu qu'Harold Ramis joue dans le film. Voulant à tout prix partager l'affiche avec l'acteur/scénariste et ami, l'interprète de John Winger menaça même de refuser de faire le film si sa requête n'était pas satisfaite. "Je veux jouer avec toi, si tu ne le fais pas je ne fais pas le film" : voilà en gros l'ultimatum que lança le comédien à son complice.

Pour son tout premier grand rôle devant une caméra Harold Ramis donne, avec une évidence certaine, le meilleur de lui-même. Son personnage Russel Ziskey est le type même du pacifiste convaincu. C'est aussi un intellectuel et se montre beaucoup mois tête brûlée que son meilleur ami. Malgré tout, il ne peut s'empêcher de suivre Winger dans ses aventures.  Ils forment à eu deux l'un des duos les plus efficaces des années 80 et l'on peut regretter qu'ils n'aient pas joué plus souvent ensemble. Les deux hommes se brouillèrent lors du tournage d'Un Jour sans fin et n'eurent plus de véritable contact jusqu'à peu avant la mort de Ramis. Les deux hommes mirent leurs différents de côtés et se réconcilièrent.

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Leur duo fonctionne ici à merveille et peut s'appuyer sur une jolie palette de comédiens, lesquels offrent au film une dimension non négligeable à l'ensemble. Je mettrai bien entendu en avant Warren Oates qui donne à son personnage du sergent instructeur Hulka la force et la détermination nécessaires à un tel personnage. Retord et discipliné, Hulka est le type même du militaire de carrière, vrai patriote et ne tolérant ni les tires au flanc ni les agitateurs. Il tente tant bien que mal, et cela pendant tout le film, à faire comprendre à Winger et aux autres le vrai sens du mot "armée" et les valeurs qui l'accompagnent: Honneur, courage,...des notions capitales et qui font les meilleurs soldats qui soient et c'est à cela que s'emploie Hulka. Autoritaire, ça il l'est, mais c'est un mal nécessaire pour la formation des jeunes recrues.

Mention spéciale aussi à John Larroquette qui livre ici une performance on ne peut plus réussie. Son interprétation du commandant de la base est tout simplement irrésistible. Le capitaine Stillman est le type même de l'officier bureaucrate n'ayant jamais servi sur le terrain. Ambitieux et prenant sa fonction très au sérieux, cela ne l'empêche pas d'accumuler les gaffes à un rythme tel qu'il en devient dangereux pour lui et pour les hommes qui sont sous commandement. Son incompétence lui vaudra d'ailleurs d'être muté au fin fond de l'Arctique.

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Je mentionne également les comédiennes P.J Soles et Sean Young qui apportent la touche de charme essentiel à la réussite d'un tel film. Respectivement les compagnes de Murray et Ramis se montrent beaucoup plus disciplinées que leurs compagnons. Elles sont également les anges gardiens des deux hommes car à chaque fois que Winger Ziskey se retrouvent dans la mélasse, c'est aux deux jeunes femmes qu'ils doivent leur salut.

John Candy, visage incontournable de la comédie des années 80 (Splash, The Great Outdoors, Oncle Buck, Un Ticket pour deux,...) interprète le type même du mec quelque peu gêné par son poids mais n'hésitant pourtant pas à en tirer profit. Le scène culte du combat de boue est vraiment l'un des moments forts du film. Voir Candy lutter contre cinq femmes en bikini mais bagarreuses laisse une image inoubliable dans l'esprit du spectateur que je suis.

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"Stripes" est une des comédies les plus drôles mais aussi les plus méconnues des années 80. Elle mérite pourtant de figurer aux côtés de SOS Fantômes et des Blues Brothers. Le scénario est solide, les gags efficaces, la mise en scène quasi-parfaite et l'interprétation de haut niveau. Je ne saurais trop recommander à ceux qui ne l'on pas vu de découvrir "Stripes", un film qui garde toutes ses qualités malgré les années. La collaboration la plus réussie du trio Ramis/Reitman/Murray, un poil au dessus de SOS fantômes d'après moi en tout cas.