06 janvier 2018

ROLLING THUNDER ( John Flynn - 1977)

10

Résumé: A son retour de la guerre du Viet-nam durant laquelle il a été prisonnier le commandant Charles Rane est célébré comme un héros dans sa ville natale. Il se vois d'ailleurs décerné une énorme somme d'argent par la population . Pourtant, il apprend très vite que sa femme veut divorcer mais sa principal préoccupation sera de renouer des liens avec son fils qu'il connaît à peine. Alors qu'il essaie de se réhabituer à la vie civile, Rane se voit attaquer par une bande de criminel qui veulent mettre la main sur l'argent qui lui a été offert. Prit en otage avec sa femme et son fils, Charles assistera au meurtre de sa famille. Quelques jours plus tard alors qu'il est convalescent à l'hopital, il commencera à mettre au point un plan afin de trouver et éliminer les hommes qui ont tuer sa famille. Dans sa quête de vengeance il embarquera la jeune Linda, une serveuse de la ville qui s'est épris très vite de lui, ainsi que de son ami John, compagnon d'arme ayant du mal à retrouver un rythme de vie normal et ne demandant qu'une chose: prendre part à l'action. L'affrontement final entre Rane, John et les assassins aura lieu lors d'une fusillade mémorable durant laquelle les balles siffleront et le sang coulera à flot. 

53

 Mon avis:

"Rolling Thunder", voilà un film qui passa plus ou moins inaperçut lors de sa sortie mais qui acquit au file des années le statut de film culte. Véritable référence du "Vigilant Movie", le film de vengeance, le film de John Flynn fut source d'inspiration pour bon nombres d'oeuvres du genre, y compris chez Quentin Tarantino citant "Rolling Thunder" comme l'un de ses films préférés et cela en grande partie grâce à la fusillade final qu'il considère comme l'une des plus grandes scènes d'actions de tous les temps.

Alors que la première monture du scénarion fut écrite par Paul Schrader, lequel venait de connaître le succès avec "Taxi Driver" de Martin Scorsese, "Rolling Thunder" fit l'objet d'un gros travail de réécriture. En effet, alors que le script de Schrader était plus une métaphore sur le racisme en amérique, faisant de son héros un texan raciste revenu de la guerre encore plus haineux et voulant en découdre avec la communauté mexicaine, le producteur Lawrence Gordon et le réalisateur John Flynn voulait en faire un film à la fois plus dramatique que politique. Ils engagèrent pour cela le scénariste Heywood Gould lequel choisissa de privilégié l'aspect humain en étoffant les personnages et en leurs offrant une vraie dimension là où ceux qu'avaient créer Schrader n'était que des silhouette servant un sujet qui était encore trop sensible à l'époque.

54

Dans sa globalité l'intrigue reste plus ou moins la même, l'histoire d'un homme revenant de la guerre et cherchant à assouvir sa vengeance envers ceux qui ont tué sa femme et son fils. Beaucoup plus classique dans sa structure narrative qu'il ne l'aurait été si le script de Schrader avait été retenu tel qu'il l'avait écrit à l'origine, "Rolling Thunder" n'en reste pas moins l'une des meilleurs films du genre qu'est celui du "Vigilant movie". Sombre, violent, sanglant mais aussi tragique, le métrage de John Flynn a bien mérité son statut de film culte. 

L'on peut dire qu'il va très loin dans la représentation de la violence, pour l'époque en tout cas. Entre broyage de mains, explosion de membres corporelles, exécutions sommaires..."Rolling Thunder" est une véritable ode à la violence et hymne à la vengeance, l'un des désirs les plus brutaux qui soit. John Flynn a su, de façon remarquable, mettre en scène chacun des aspects du film. Sa réalisation peu bien évidemment paraître classique aujourd'hui. En effet, à l'heure actuelle, des cinéastes tels que Quentin Tarantino sont allé encore plus loin et on changer la donne mais pour l'époque on ne peut que saluer John Flynn pour le risque qu'il prenait. D'ailleurs une anecdote sur la sortie du film prouve très clairement que le public n'était pas près à assister à tant de violence devant un écran de cinéma. 

En effet, lors de la première projection test la salle fut en ébullition et les spectateurs choqués par tant de violence crieront au scandal et iront jusqu'à traquer les producteurs et le réalisateur du film jusqu'à l'exterieur. Une telle réaction poussa la production à couper les séquences les plus sanglantes. Pour autant, le film ne perd aucunement de sa force et, bien que surement plus soft que la première version, celle sortie en salle reste encore assez radicale. John Flynn était clairement l'un de ces réalisateurs ayant tout compris à l'impact que pouvait avoir le cinéma et qui savait en manier chacune des étapes tant artistiques que commercial. Fortement influencer par des metteurs en scènes tels Sam Peckinpah et Don Siegel il n'a malheureusement pas connu leurs renommé et je pense pourtant qu'il mérite d'être célébré autant qu'eux ne serait-ce que pour ce film la!

55

Pour ce qui est du casting, producteur et réalisateur proposèrent le rôle principal à des grandes figures tels Clint Eastwood, Steve McQueen, Charles Bronson, lesquels refusèrent pour divers raisons. Lawrence Gordon jetera son dévolu sur Tommy Lee Jones, lequel était encore peu connu à l'époque mais possédait un talent et un charisme évident. Gordon n'obtenu pas gain de cause auprès du président des studios Alan Ladd lequel trouvait que Jones était un bon choix mais pas pour le rôle principal. Ladd avait déjà William Devane en tête et qu'il avait trouvé particulièrement impressionnant dans le rôle du président Kennedy dans "Missiles of October". D'ailleurs, le directeur du studio imposera son choix: ce sera Devane ou sinon le film ne se fera pas. John Flynn et le scénariste Heywood Gould seront satisfait du travail de l'acteur mais Gordon sera toujours un peu déçut de ne pas avoir pu faire le film avec Tommy Lee Jones dans le rôle de Rane. Le producteur dira que dans les scénes dramatiques William Devane fit un excellent travail et pour les autres (les séquences d'actions) le comédien fit de son mieux. 

En ce qui me concerne je trouve que William Devane se révèle particulièrement convaincant dans le rôle de cet ancien militaire, marqué psychologiquement par les mois de détentions passer dans la jungle viet-namienne et vivant assez mal son retour à la vie civile. Ayant régulièrement des visions des sévices qu'il a subit, il n'en reste pas moins un homme à la mentalité guerrière et n'exprimant quasiment jamais la moindre émotion. L'impact que la guerre à eu sur lui est immense et on le perçoit à chaque fois qu'il doit faire face à un ennemi. Lorsqu'il se retrouve devant l'assassin de son fils l'on entend dans sa tête le raisonnement des cris des hommes qui l'on torturer lorsqu'il était prisonnier de guerre. 

56

Devenu une véritable machine à tuer, Charles Rane se révèle la plupart du temps totalement insensible et cette dureté se révèlera encore davantage après la perte de sa famille. En effet, à la mort de son fils il ne montre rien, il ne tremble pas, ne pleure pas, ne ce plaint pas de la souffrance émotionnelle qui le ronge probablement mais dont il ne fait rien paraître... d'ailleurs, on peut se demander si il ressent vraiment quelque chose. "Rien ne me peut plus m'atteindre" dira t-il a sa partenaire, la jeune serveuse Linda Forchet laquelle n'a jamais demandé à être mêlé à la quête de vengeance de Rane dont elle finit pourtant par tomber amoureuse. Il n'est pas exprimer dans le film que Rane ressent la même chose pour elle. Peux t-il vraiment s'attacher à quelqu'un maintenant?

L'actrice Linda Hayes, comédienne ayant arrêté assez tôt sa carrière, est particulièrement touchante dans le rôle et je trouve dommage qu'elle n'est pas continué à faire l'actrice. Je l'avais aussi trouvé très bien dans "La Toile d'araignée" de Stuart Rosenberg dans lequel elle partageait toutes ses scènes avec Paul Newman. Elle et William Devane forme un couple à l'écran particulièrement intéressant et encore une fois je considère que le comédien à su apporter toute la force émotionnel nécessaire au personnage. Je ne suis clairement pas d'accord avec Lawrence Gordon au sujet du travail du comédien durant les séquences d'actions: je le trouve très convaincant. Devane est un excellent comédien et je trouve que Hollywood n'a jamais su l'employer à sa juste valeur...trop peu souvent en tout cas.

57

Le producteur n'ayant pas su imposer Tommy Lee Jones dans le rôle principal ce dernier ne renonça pas au comédien et décida de lui confier le rôle du meilleur ami de Rane, l'ancien soldat John Vohden. Frère d'arme du héros, John a du mal à réintégrer la vie civile et ne tarde d'ailleurs pas à se réengager. A son retour de la guerre, il est peu enclin à croiser les regards de ceux qui viennent l'accueillir à l'image de Rane qui lui-même appréhende la vie qui s'offre à eu. Lorsque son ami verra sa famille assassiné, il sera le premier à venir le soutenir et lorsque Rane retrouvera les hommes qui ont tué son fils c'est sur lui qu'il pourra compter pour l'aider et cela même sans qu'il n'est à le demander. En plus de la solidarité envers son ancien camarade, Vohden est motivé par son désir d'action, chose qui lui manque terriblement depuis la fin de la guerre. C'est le sourir aux lèvres que John apprendra la nouvelle et se lançera avec Rane à l'assaut du lieu où se terre les assassins. Lorsque la fusillade éclatera, tous deux fonçeront têtes baissés et abatteront leurs cibles sans la moindre peur et avec un minimum de douleur lorsqu'ils recevront des balles. 

58

L'affrontement final entre Rane, Vohden et les assassins est un véritable carnage. Un face à face brutal qui aboutira à un immense (pour l'époque en tout cas) bain de sang. Flynn savait tirer le meilleur parti de ses comédiens mais aussi mettre en scène des séquences d'actions de grande ampleur et cela avec une efficacité redoutable. Avec "Rolling Thunder" il signait un véritablement monument du "Vigilant Movie" à l'émotion saisissante et à l'action percutante! Je ne saurais trop recommander de découvrir ce film si cela n'est pas déjà fait. Une oeuvre trop peu connu mais qui mérite d'être réévalué à sa juste valeur. 

Posté par nicos31 à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,


19 décembre 2017

LES RUES DE FEU (Walter Hill - 1984)

122

Résumé: Lorsque son ex-petite amie Ellen, star montante du rock, se fait enlevé le soldat Tom Cody revient en ville pour aller la sauver. S'alliant avec McCoy, jeune femme baroudeuse et caractériel, ainsi qu'avec Billy Fish le manager et nouveau petit ami d'Ellen, Tom devra affronter tout un gang de motard commander par Raven Shaddock. Le conflit se verra régler dans le feu et le sang. 

171

Mon avis:

Juste après le succès retentissant de "48 Heures" Walter Hill se vit offrir la possibilité de faire le film qu'il voulait. Attiré par l'idée d'adapter une bande dessinée, le réalisateur n'en trouva malheureusement aucune d'interressante à aborder et décida donc de créer son propre univers et personnage principal au vu d'une possible franchise. En effet, Hill voyait en "Les rues de feu" l'occasion de mettre en place une possible trilogie si ce dernier venait à trouver le succès. Malheureusement pour lui il n'en fut rien le film passant quasiment inaperçu a sa sortie. 

Plusieurs raisons furent invoqué pour expliquer cet échec tel une erreur de casting pour le rôle principal de Tom Cody. En effet, alors que le producteur et le réalisateur proposèrent le rôle à la star montante qu'était Tom Cruise à l'époque, ceux-ci accusèrent le coup du refus de ce dernier lequel s'était déjà engager sur un autre projet. Hill se rabattue donc sur Michael Paré qu'il avait découvert dans le drame "Eddie and the cruisers" lequel n'eut guère de succès lui-aussi mais le réalisateur perçu en le comédien un certain potentiel. 

172

Une autre raison qui pouvait expliquer le non-succès des "Rues de feu" était le changement de direction de l'époque des studios lesquels n'investirent que très peu dans la promotion de beaucoup de projets lancé par leurs prédécesseurs. Le film fut fait de toute façon dans de mauvaises conditions tant d'un point de vu financier que technique mais d'un point de vu général, Hill se montre encore très satisfait du produit final. Hill pense en effet que si il devait faire le film aujourd'hui il prendrait peut-être quelques décisions différentes mais qui ne changerait que très peu de chose finalement au film. 

D'un point de vu tout a fait personnel je trouve que "Les Rues de feu" est un film imparfait mais vraiment plaisant à voir. En effet, malgré ses défauts évidents, le film possède à mon sens toutes les qualités requises pour en faire un excellent divertissement. Une mise en scène percutante, un scénario simple mais direct dans le sujet qu'il aborde, une bande originale décapante et un groupe de personnages intéressant interprétés par des comédiens de qualités lesquels semblent s'être investit à font dans le projet. La plupart d'entre eux n'en étaient qu'à leurs débuts et si le film avait eu du succès cela aurait été tout bénef pour eux. Il n'en fut rien malheureusement et bien que cela ne mit pas fin à leurs carrière pour autant il faudra attendre plusieurs années encore pour que certains puissent décoller à Hollywood.

173

Celui dont le travail fut très critiqué était Michael Paré dont la performance fut considèré comme très peu convaincante par les critiques. Pourtant force est de constaté qu'il s'en sort plutôt bien dans le rôle de Tom Cody, baroudeur ayant tout juste finit son service militaire et cherchant à présent à survivre dans un monde où il a clairement du mal à trouver sa place. (spoilers) Ayant quitté son ex-petite amie Ellen car celle-ci privilégiait sa carrière au détriment de leurs relation, Cody prit la décision de s'engager dans l'armée. Ne cherchant pas nécessairement à renouer avec elle il essaiera pendant une bonne partie du film à ce convaincre que tout ce qui le motive pour aller la sauver est l'argent qu'il pourrait en tirer. Pourtant il ne pourra ignorer qu'il éprouve toujours des sentiments pour elle et devra y faire face tout en sachant qu'Ellen s'est engagé avec un autre homme l'agent Billy Fish lequel peut lui assurer le succès pour son avenir professionnel.

174

Une compétition naîtra entre les deux personnages mais au final le héro ce rendra compte que la meilleure chose qu'il puisse faire pour la femme qu'il aime et de s'éffacer afin qu'elle puisse s'épanouir dans un mode de vie dans lequel il ne peut trouver sa place. Cody sait qu'il ne peut pas offrir ce dont a besoin Ellen et se rend compte au final que seul Fish peut le faire. Bien qu'il soit évident que Tom Cruise aurait put offrir au personnage une puissance de jeu et un charisme bien plus évident, j'ai toujours trouvé que Michael Paré était tout ce qu'il y a de plus convaincant dans le rôle de Tom Cody. Le comédien ne connu pas le succès d'un Tom Cruise, faisant clairement de mauvais choix de carrière,  il avait cependant ce qu'il fallait pour devenir une star. Il manque de charisme c'est évident mais c'est malgré tout un acteur de qualité qui n'a pas su tirer profit de son talent. Walter Hill n'hésitera pas d'ailleurs à défendre son comédien et encore aujourd'hui le réalisateur trouve Paré très bon dans le rôle. Ce n'était pas un acteur aguérit à l'époque mais avec un peu de travail, Hill obtenu ce qu'il voulait de ce dernier.175

Le héro solitaire qu'il interpréte trouvera par ailleurs son équivalent féminin en la personne de McCoy, jeune femme ayant elle aussi servit dans l'armée et ce montrant plus masculine que féminine. Ce considérant toujours comme un vrai soldat, celle-ci donnera à la fois du fil à retordre a Cody tout en lui offrant un soutien cosidérable durant sa quête. Au vu de leur relation et de la personnalité de McCoy il est évident dès le départ qu'aucune relation romantique ne peut n'être entre eux mais qu'une équipe solide peut en découler. Amy Madigan est vraiment convaincante dans son rôle de dure à cuire et se révèle être l'un des points forts du film. 

Diane Lane est quant à elle la représentation parfaite de la jeune femme ambitieuse, tiraillé entre son désir de succès dans le domaine du rock et ses sentiments pour Cody. La comédienne fait merveille dans le rôle et il faut bien avouer qu'a moins de 20 ans à l'époque elle était déjà une comédienne aguérit et talentueuse. Anecdote amusante, Michael Paré racontera que la comédienne recevait ses bulletins de notes de l'école et les lui montrait lors du tournage. Elle arrive a faire ce que peu d'actrice aurait pu faire à un âge si peu avancé et je dois dire que j'ai été carrément époustoufflé devant l'énergie qu'elle investit et cela dans chacune des scènes du film.

176

Pour ce qui est du Bad-Guy Willem Dafoe était clairement l'homme de la situation. Encore débutant à l'époque le comédien à su insuffler au personnage de Raven Shaddock toute la force de frappe et la pugnacité nécessaire à ce genre de rôle. Il est l'élément clé du film, l'ennemi que personne n'a envie de ce faire et même si le personnage est un ensemble de cliché du genre il se révèle être l'atout majeur de cette production. 

Au niveau de la mise en scène rien à redire, Walter Hill proposant ici une réalisation on ne peut plus efficace et sachant tirer le meilleur parti d'une intrigue simple mais sans fioriture permettant de plonger au plus profond de l'univers qu'elle nous propose. Je ne sais trop quoi rajouter sur "Les Rues de feu" si ce n'est que le film mérite d'être redécouvert. Ce n'est pas le meilleur film de Walter Hill,  il est assez rétro dans son fond comme dans sa forme mais il n'en reste pas moins un bon divertissement. Ce n'est que mon avis perso. 

31 août 2017

AIR AMERICA (Roger Spottiswoode - 1990)

37

 Résumé: 

A la fin des années 60 alors que la guerre du Viet-Nam fait rage le pilote Billy Covington est recruté par la compagnie "Air America" une branche civile de la C.I.A qui opére sur tout le territoir du sud Est asiatique et principalement au Laos. Il se lie d'amitié avec Gene Ryak, pilote expérimenté et désabusé qui ne croit plus depuis longtemps au conflit. Covington ne tarde cependant pas à découvrir que son gouvernement ainsi que la compagnie pour laquelle il travaille désormais est impliqué dans un gigantesque trafic de drogue.

39

Mon avis:

Voilà un film fort peu apprécié des critiques et du public nombreux sont les avis mitigés et parfois carrément négatifs que j'ai pu lire à son sujet pourtant en ce qui me concerne je ne saurais trop le défendre. Alors oui certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre j'en convient ni même une grande réussite mais il reste malgré tout un très bon divertissement. De ce genre de production je n'attends pas plus qu'il me permette de m'évader une tout petit peu de mon train train quotidien et "Air America" y parvient à la perfection. 

40

Le film de Roger Spottiswoode, réalisateur qui nous a offert tout même pas mal de navets dont l'un des pires James Bond de la saga avec "Demain ne meurt jamais", réalisait ici l'un de ses trois meilleurs films avec "Randonnée pour un tueur" en 89 et "J'ai serré la main du diable" en 2007. Dans le cas de "Air America" Spottiswoode propose un mise en scène il est vrai assez quelconque mais tout du moins assez efficace pour ce genre de production. Ce n'est pas le genre d'oeuvre cinématographique qui demande le plus d'exigence de réalisation et en cela celle de Spottiswoode remplit aisément le cahier des charges. 

L'attrait principal du film tiens bien entendu du duo formé par Mel Gibson et Robert Downey Jr dont l'alchimie à l'écran est une évidence. Quand on sait que par la suite ils sont devenu de très bons amis dans la vie réel je ne suis personnellement pas surpris du tout. Leurs échanges font parti des meilleurs dialogues du film qui recèle pas mal de bonnes blagues ici et là. Cela passe par la complicité qui les lie et aussi de leur jeu d'acteur tout en finesse. Ils n'en font jamais de trop et en cela apporte beaucoup au film et à leurs personnages.

41

Le scénario, vaguement inspiré du livre "Air America" de Christopher Robbins, est assez simple dans sa structure mais délivre néanmoins un message anti-guerre assez convaincant. Le film se révèle par moment assez sérieux dans les thèmes qu'il aborde tout en maintenant tout au long de sa durée un ton léger pour mieux faire passer le message qu'il veut délivrer.

Les seconds rôles sont assez nombreux et savent tirer leur épingle du jeu même si de toute évidence ils ont été un peu négligé. J'aurais aimé notamment que le personnage de la jeune humanitaire intérprété par Nancy Travis soit beaucoup mieux exploité. Cela aurait donné lieu a de très bons moments, surtout si combat pour les réfugiés avait été d'avantage abordé. Mais bon, ce n'est clairement pas ce genre de film qui le fera, ce n'est pas son but non plus d'ailleurs donc je ne lui en tiens pas d'avantage rigueur que cela.

42

La bande originale est de bien entendu en phase avec l'époque durant laquelle se déroule le film et est composé de morceaux cultes tels "Pushin' Too Hard " des Seeds, "California Dreamin' " de The Mamas and the Papas", "Get Ready" des Temptations ou bien encore "Run Through The Jungle " de Creedance Clearwater Revival et " Rescue Me" de Fontella Bass... une bande originale entraînante et en parfaite adéquation avec le film. C'est d'ailleurs un point important qui me fait aimer le film en tant que grand fan de la musique de cette époque.

Alors oui, "Air America" n'est clairement pas un grand film ni une grande réussite cependant il est suffisamment divertissant et possède assez de qualités pour passer un bon moment. Cela fonctionne sur moi en tout cas. J'aime ce genre de film et je ne le cache pas, pourquoi le ferais je d'ailleurs? Un bon petit film bien sympathique. 

16 août 2017

LAST ACTION HERO (John McTiernan - 1993)

0191

Résumé:
Le jeune Danny Madigan, 14 ans, à toujours été un fan inconditionnel de l'acteur Arnold Schwarzenegger et tout particulièrement du personnage qu'il joue dans la franchise Jack Slater. Ami avec le directeur d'un cinéma, ce dernier lui offre un ticket doré que le grand Houdini lui avait donné étant enfant. C'est lors de la projection du nouveau film de la saga Jack Slater que Danny sera propulsé par le ticket à l'intérieur du film et partagera ainsi les aventures du héros de cinéma.
 
Mon avis:
 
"Last Action Hero" est une curiosité, à la fois délirante et intelligente, porté par un Arnold Schwarzenegger jouant à fond la carte de l'autodérision. Ici, le comédien n'hésite pas à se moquer de lui-même ainsi que des personnages qu'il a l'habitude de joué et le fait d'une manière telle que l'on ne peut qu'adhérer à son jeu. L'oeuvre de McT est une critique acerbe du système hollywoodien sous la forme d'un film d'action jouant à fond la carte de l'action mais surtout celle de l'humour.
 
Rarement Schwarzenegger n'aura été aussi drôle et cela fait du bien de le voir tourner en dérision sa propre image de star. Le comédien donne le meilleur de lui-même et cela se vois à l'écran. Il prend à malin plaisir a jouer avec son statut et l'on peut dire qu'il le fait ici avec une certaine intelligence. Évidemment le plaisir de le voir citer des dialogues aussi savoureux, et qui sont devenu culte aujourd'hui, est bien présent et sa performance ne fait que rendre ces répliques encore plus amusante.
 
Exemples: " J'suis sur que t'adores les répliques de cinéma du genre :Fais moi plaisir ! ou "Je suis ton pire cauchemar ... et celle là qu'est ce que t'en dis ? "Le babile débile du babouin nubile ! AH ! Tu l'attendais pas celle là ! Hein !?", "Pour qui sonne la glace, celui-la je l'ai refroidit", "être ou ne pas être?... ne pas être!", "T'aimes les omelettes, tiens j'te casse les oeufs", "Retiens ta main, mon doux prince... Moi doux? Tu veux rire?"...
 
Le film bénéficie également d'une mise en scène particulièrement efficace, que ce soit durant les moments de pure actions que dans ceux jouant à fond sur l'humour. McT a le savoir faire et l'ingéniosité qu'il fallait pour un tel projet et le choisir pour le mettre en scène fut vraiment une décision on ne peut plus logique. Drôle et jouissif, le film est un grand moment de divertissement durant lequel on ne s'ennui jamais. Certes on peu reproché au film d'avoir quelques petites longueurs mais d'un point de vu purement personnel je ne les ai pas du tout ressentis.
 
Sorti durant la même période que le bluckbuster de Steven Spielberg "Jurassic Park", "Last Action hero" en pâtira et ne connaîtra pas les succès escompté. Les critiques furent elles mêmes assez hostiles envers le film de McT car désarçonnés par le style de celui-ci. D'une certaine manière, il était trop en avance sur son temps mais il a finit au bout d'un moment à trouver son public.
 
On peut noter les caméos vraiment amusant de James Belushi, Damon Wyans, Chavy Chase, Jean Claude Van Damme, Sharon Stone (dans la même tenu qu'elle portait dans Basic Instinct), Robert Patrick (dans le costume de policier qu'il portait dans Terminator 2) et de Maria Shriver, épouse de Schwarzenegger à l'époque. Tant de moments de surprise font de "Last Action Hero" un film culte qui réussit a survivre au temps et que l'on regarde toujours avec autant de plaisir.
 
"Last Action Hero" est un film pop corne surréaliste mais dont l'ingéniosité n'a d'égal que le génie de sa mise en scène. McT signe ici l'un de ses meilleurs films, une oeuvre à la fois drôle et sur-vitaminé, porté par un groupe de comédiens tous aussi talentueux les uns que les autres. Se distingue évidemment Arnold Schwarzenegger qui prend ici un malin plaisir à casser son image et n'hésite d'ailleurs pas à la tourner en ridicule. En conclusion, "Last Action Hero" est une oeuvre incontournable qui à bien mérité son statut de film culte. Un grand moment de divertissement.

02 août 2017

L'ATTAQUE DU METRO 123 ( Tony Scott - 2009)

0104

Résumé:

 Alors qu'une prise d'otage à lieu dans l'un des métros de New-York l'agent de manoeuvre Walter Garber prend contact avec le cerveau de l'opération Ryder lequel exige que lui soit verser une énorme somme d'argent en échange des otages. Les négociations peuvent commencer!

0105

Mon avis: 

Avant dernier film du réalisateur Tony Scott avant son suicide 3 ans plus tard "L'attaque du métro 123" est une thriller d'action bien huilé où la tension va crescendo et cela grâce à un scénario très bien ficelé. Remake du film "Les pirates du métro" de Joseph Sergent (1973) je trouve le film de Scott supérieur à son modèle et cela à bien des niveaux. D'abord la mise en scène, plus nerveuse et donc plus prenante pour un spectateur du 21ème siècle et bien entendu le réalisateur nous propose une version en phase avec son propre cinéma. Le cinéaste était un maître du cinéma d'action et à une époque où le genre est au creux de la vague il manque terriblement au visage cinématographique actuelle. 

0106

Tony Scott ne faisait pas un cinéma cérébral mais un cinéma de pure testostérone et aujourd'hui ce genre cinématographique n'est pas l'un des mieux servis. Des types comme Michael Bay, Zack Snyder et consort ont prit la relève et force est de constater que leurs compréhension de ce cinéma est peu convaincante. La où Tony Scott y mettait du coeur, eux n'y mettent quasiment que des effets sans véritable intérêt. Avec "L'attaque du métro 123" le réalisateur de "Top Gun" ne signait peut être pas sa meilleure oeuvre mais ce dernier était malgré tout un divertissement de très bon niveau.

Ce film marquait aussi la quatrième collaboration du réalisateur avec l'acteur Denzel Washington après "USS Alabama" (1995), "Man On Fire" (2004) et "Déjà Vu" (2006) et sera suivit d'une cinquième avec "Unstoppable" (2010) qui sera le dernier film de Tony Scott. Le comédien semble s'être investit à fond dans la conception de son rôle et l'on peut reconnaître qu'une fois de plus il a su lui apporter une dimension qui lui est propre. Walter Garber n'est pas un héro de film d'action, c'est un simple employé de métro qui se trouve embarquer dans un engrenage qui le dépasse mais dont il réussit malgré tout à tirer son épingle du jeu.

0107

Denzel Washington est un comédien brillant, l'un des meilleurs de notre époque et me surprend a chaque nouvelle performance. Sa collaboration avec Tony Scott reste l'une des plus mémorables de l'histoire du cinéma et à donné naissance à certains des plus grands films d'action de tous les temps, "USS Alabama" et "Man On Fire" sont ceux qui s'en démarque tout particulièrement.

Dans le rôle de l'antagoniste qu'est le preneur d'otage Ryder, John Travolta propose une interprétation haute en couleur. La folie que le comédien apporte au personnage ne l'en rend que plus sympathique aux yeux des spectateurs. Travolta fait parti de cette catégorie d'acteur inclassable qui ont la particularité de toujours savoir où ils vont. Il n'a pas toujours été bien servit par les scénarios des films qu'il a fait mais à toujours réussit à en relever le niveau.

0108

 De bons seconds rôles s'ajoutent à l'ensemble tel celui de le négociateur Vincent Camonetti joué par John Turturro, comédien de talent dont j'ai toujours apprécié le travail et le regretté James Gandolfini l'inoubliable Tony Soprano de la série "Soprano" jouant ici présent le maire de New-York. 

Que dire de plus si ce n'est que "L'attaque du métro 123" est un thriller d'action assez efficace qui, bien que ne s'inscrivant pas dans la liste des meilleurs films de Tony Scott, reste une oeuvre à la nervosité assez intense pour qu'elle tienne en haleine. Un honnête divertissement mais qui ne restera clairement pas dans les annales!! 

17 juillet 2017

BLOOD FATHER (Jean-François Richet - 2016)

0110

Résumé: 

John Link, un ex-taulard en liberté conditionnel cherche depuis sa libération à renouer avec sa fille Lydia. Ne sachant pas du tout où la trouver, celui-ci lance un avis de recherche proposant une prime à quiconque lui donnerait des information sur elle. Poursuivit par des tueurs, Lydia reprendra contact avec son père lequel n'hésitera pas à mettre en jeu sa liberté et sa vie pour sauver sa fille.

0111

Mon avis:

Signant avec Blood Father" son deuxième film aux Etats-Unis Jean-François Richet,réalisateur du cultissime diptyque "Mesrine" nous propose ici présent un polar à petit budget particulièrement efficace. Cherchant en quelque sorte à rendre hommage aux films de série B des années 70, Richet choisit de privilégier la psychologie des personnages et les liens qui les unissent les uns aux autres plutôt qu'à l'action pure. Ici présent, c'est à la relation père-fille qu'entretien le personnage joué par Mel Gibson avec celui interprété par Erin Moriarty que s'intéresse principalement le réalisateur et de leurs échanges naissent de beaux moments d'émotion.

0112

Chacune des séquences d'actions que comporte le film ont une raison d'être et servent à faire avancer l'intrigue dans une direction très précise. Ici présent, pas d'explosion et de fusillades gratuites dont le seul but serait d'en mettre plein la vu spectateur. En cela, "Blood Father" à réussit à plus me toucher que beaucoup d'autres productions hollywoodiennes actuelles. En même temps ceci est on ne peut plus logique dans la mesure ou il ne s'agit pas d'un Blockbuster mais d'un film de genre a petit budget. Au vu des qualités plus que discutables des productions à gros budgets actuelles, il est évident que les studios feraient bien de prendre exemple sur des oeuvres tels que celle-ci , au lieu de toujours nous proposer des films a grand spectacle formatés, aux personnages sans profondeur et aux mises en scènes tape à l'oeil.

0113

On peut reprocher ce que l'on veut à "Blood Father" mais l'on ne peut nier qu'avec ce film Richet revient à un cinéma plus classique et donc plus riche et cela à bien des égards. Bien-sûr, le plaisir de revoir Mel Gibson à l'écran est non négligeable et ce fut la principale raison qui me poussa à vouloir découvrir ce film. Cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas vu sur un écran que de le retrouver après tant d'années fut un grand moment pour moi. 

L'intrigue n'est peut être pas des plus originale mais l'on passe outre ce détail tellement elle se montre efficace sous la caméra de Jean-François Richet et servit par des acteurs aussi talentueux que sont Mel Gibson, Erin Moriarty, Diego Luna, William H. Macy... En conclusion, "Blood Father" est un film s'intéressant plus à l'élément humain qu'à l'action à proprement parlé et en cela se révèle être un cran au dessus de la plupart des productions cinématographiques actuelles. Du bon cinéma!

12 juillet 2017

MAN ON FIRE (Tony Scott - 2004)

017

Résumé:Ancien agent de la C.I.A ayant un lourd passé à porter John Creasy trouve un job de garde du corps au Mexique. Son travail: protéger une enfant ayant des parents riches. Dépressif et suicidaire, Creasy retrouve la joie de vivre au contact de la jeune Pita mais tous cela volera en éclat lorsque celle-ci se fera enlever. Assoiffé de vengeance, Creasy traquera et éliminera tous ceux qui on participer de près ou de loin au crime.

018

Mon avis:

Deuxième des cinq collaborations du réalisateur Tony Scott avec l'acteur Denzel Washington, "Man on Fire" en est le sommet. C'est à mes yeux le meilleur film qu'ils aient fais ensemble mais aussi le meilleur film du metteur en scène. J'ai toujours pensé que ce dernier était on ne peu plus sous-estimé et je ne comprendrais jamais que certain puisse le ranger dans la même catégorie que les Michael Bay et autres yes man. Tony Scott était plus que cela à mes yeux, je le voyais comme un véritable artiste qui avait fait le choix de se tourner vers un cinéma de pure entertainment afin de partager son amour du cinéma à un plus grand nombre. Que l'on n'aime ou pas son cinéma l'on ne peut nier que ce dernier possédait un savoir faire certain. 

019

Mais revenons en à "Man on Fire", adaptation du roman culte d'A.J Quinnell lequel avait déjà donné lieu à un film . En effet, alors que Tony Scott avait déjà jeter son dévolu sur le best-seller dans les années 80 mais du fait de son manque d'expériences fut écarter par les studios lesquels en confièrent finalement la réalisation au réalisateur français Elie Chouraqui. Choix qui de mon point de vu n'avait pas vraiment de sens car ce dernier n'avait jamais fait de films Hollywoodiens à l'époque. En quoi était-il plus logique de le choisir lui plutôt que Tony Scott qui venait de faire un carton au Box-office avec le cultissime "Top Gun"?

Enfin bref, Scott dût attendre presque 20 ans pour pouvoir proposer son adaptation du roman de Quinnell, choisissant par ailleurs de partir du texte original plutôt que du film de Chouraqui, lequel par ailleurs ne fut pas du goût de l'auteur. A la sortie de la version de Tony Scott, Quinnell saluera le travail du réalisateur et n'hésitera pas à exprimer son bonheur face à cette seconde adaptation laquelle reprenait beaucoup des dialogues du romancier. 

020

Je peux que le "Man on Fire" de 2004 est largement supérieur à celui de 1987. Scott et le scénariste Brian Helgeland ont su aller beaucoup plus loin que Chouraqui avec le sujet et il faut bien admettre que Denzel Washington se révèle beaucoup plus crédible dans le rôle que ne l'était Scott Glenn. Attention, Glenn est un immense acteur et sa filmographie est riche en performances de haut niveau mais dans le cas de "Man on Fire" fort est de constater qu'il n'avait pas ce qu'il fallait pour jouer ce personnage tourmenté qu'est John Creasy.

Là où Scott Glenn avait échoué, Denzel Washington à réussit. En premier lieu il est plus qu'évident que ce dernier à su infuser toute la complexité du personnage à travers son jeu d'acteur tout en profondeur. En effet, Washington semble être littéralement habité par son rôle et cela à tel point que l'on ne s'aperçoit  à aucun moment qu'il joue. Il fait parti de cette minorité de comédien qui, a chaque fois qu'ils ont des rôles à jouer, se fondent littéralement en eux afin d'en transmettre aux spectateurs toute la profondeur émotionnelle qui est en eux. Denzel Washington à toujours été l'un de mes acteurs préférés et sa collaboration avec Tony Scott reste encore aujourd'hui l'une des meilleurs combinaison acteur-réalisateur de ma génération. 

021

"Man on Fire" est également composer de seconds rôles fascinants jouer par des comédiens accomplis tels Christopher Walker, Giancarlo Giannini, Mickey Rourke, Radha Mitchell... et la jeune Dakota Fanning, laquelle venait de se faire connaître grâce a ses rôle dans "Sam je suis Sam" et la série "Disparition" produite par Steven Spielberg. L'alchimie qui s'opère entre elle et Denzel Washington est plus qu'évidente et la relation qui lie leurs personnages respectifs est criante de vérité. C'est bien entendu de part leurs performances que toute l'émotion passe et l'on peut saluer autant les deux comédiens que le réalisateur pour sa direction d'acteurs particulièrement brillante.

Subtil mélange de genres , "Man on fire" sait tirer son épingle du jeu autant durant les moments de pures émotions que ceux d'actions et de suspense. Le film possède une très très légère touche d'humour et l'on peut dire qu'elle n'est pas de trop au vu de la violence de certaines séquences. Les âmes sensibles risques d'être heurté par certaines scènes telle que celle de l'interrogatoire musclé que fait subir le personnage de Creasy à l'un de policier ripoux ayant participer à l'enlèvement de sa petite protégé. Le film se montre particulièrement sanglant durant certains moments mais du fait de son sujet ce n'est jamais de la violence gratuite. Tous s'inscrit dans la logique de l'intrigue qui s'articule à la perfection. 

022

Avec "Man on Fire" Tony Scott à su nous offrir l'un des meilleurs films de vengeance de l'histoire, un style de films souvent exploiter mais rarement avec une telle force de frappe qu'ici présent. Le réalisateur signait ici l'une de ses oeuvres les plus aboutis et à coup sûr l'une de ses plus personnelles. Un véritable coup de poing cinématographique qui m'en a mit plein les yeux et dont je ressort chaos et cela à chaque fois que je le revois. Un film aussi éprouvant qu'émouvant. Rien que la scène finale me fait pleurer à chaque fois tellement elle me bouleverse. Un Chef d'Oeuvre!!!