29 novembre 2017

LIFE (Daniel Espinosa - 2017)

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Résumé: Au coeur de la station spatial internationale un groupe de chercheur étudient leurs toute dernière découverte, un organisme extraterrestre. D'abord inanimé ce dernier se développe jour après jour et se révéler un danger pour les membres de l'équipage. Ils leurs faudra mettre à profit leurs intelligence pour combattre la créature, laquelle se révélera plus redoutable qu'ils ne l'avaient imaginé. 

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Mon avis:

"Life: Origine Inconnue" est un ersatz d'Alien supplémentaire qui n'apporte rien , mais alors rien de nouveau au genre. En cela je ne vois pas trop sur quoi je me baserais pour m'attarder dessus. A mes yeux ce n'est pas un mauvais film, il à des qualités, mais le tout est tellement prévisible qu'il en devient quelque peu ennuyeux. Un groupe d'astronaute en prise avec un alien on n'a déjà vu cela s'en fois, dans le Alien de Ridley Scott bien-sûr et qui reste une des références absolue du genre, mais pas que. Ici présent l'on a du maille à partir avec une intrigue dès plus convenue et aussi avec un groupe de personnages beaucoup trop quelconque pour que l'on s'attache vraiment à eu. Certains se font tuer tellement vite et de façon si rudimentaire que l'on a du mal a ressentir de l'émotion en vu de leurs triste fin.

Les acteurs font cependant de leurs mieux et l'on peut les saluer pour cela. Que ce soit Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds, Olga Dihovichnaya, Hiroyuki Sanada ou encore Ariyon Bakare, chacun des comédiens font le taff avec plus ou moins de succès. Ce sont de bons acteurs et ils arrivent chacun à leur façon à tirer leur épingle du jeu, tout particulièrement Ferguson et Gyllenhaal lesquels sont les deux seuls à apporter une vraie profondeur à leurs personnages, aussi petite soit elle. On les à clairement vu meilleur dans le passer et on les verra meilleurs dans l'avenir, mais ils arrivent tout de même ici présent à sortir du lot. 

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Je pense que je n'ai rien d'autre à dire de ce côté là. Au niveau de la mise en scène Daniel Espinosa ne fait pas preuve d'une grande originalité mais sa réalisation est malgré tout assez efficace et il réussit à tirer le meilleur parti de ses décors et effets-spéciaux lesquels se révèlent être de très bonne qualité. Le réalisme est assez de rigueur quant à la reconstitution de la station spatiale internationale et la créature en elle même se montre assez réussit dans sa conception. Elle donne le frisson à certain moment même si sa forme reste assez rudimentaire. Peut être pas plus mal d'ailleurs dans le cas de ce film. 

Rien n'a ajouter si ce n'est que "Life" est un film de science-fiction et horreur très banal, copie quasi-conforme de l'Alien de Ridley Scott. Aucune originalité, c'est du vu et revu et souvent en mieux que dans le cas présent. Reste un film de série B sympathique à regarder mais pas indispensable. Si je devais lui mettre une note je lui mettrais disons 11/20, et encore je suis surement trop indulgent. Voilà, j'ai fini!


27 novembre 2017

LA MALÉDICTION (Richard Donner - 1976)

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Résumé: Suite à la fausse couche de son épouse l'ambassadeur américain Robert Thorne se voit proposer d'adopter un enfant: Damien. Durant les premiers mois tout semble se passer normalement jusqu'a ce qu'une série d'évènements inexplicables se déroulent. La nurse de l'enfant se suicide lors d'une fête d'anniversaire, Damien fait une crise de panique en allant à l'église, les animaux du ZOO semblent devenir fou en sa présence... et si Damien n'était pas un enfant comme les autres? Et si il représentait un danger? Et si il était l'antéchrist? Thorn devra mener son enquête sur les origines plus que mystérieuse de son son fils.

Mon avis:

C'est avec "La Malédiction" que Richard Donner, futur réalisateur de la saga "L'Arme Fatale", allait se faire une réputation. En effet, après le succès que fut "L'Exorciste" de William Friedkin, les scénario mettant en scène le démon devinrent très rentables et il ne fallut pas longtemps aux studios Fox pour jeter leurs dévolue sur le scénario de David Seltzer. Bien leurs en prit car le film fut un bon succès et donna naissance à trois suites, dont deux particulièrement mauvaises d'ailleurs. 

Il fallut bien sûr trouver les bons acteurs et leurs choix pour le rôle de Robert Thorne se porta sur Gregory Peck. Alan Ladd le producteur, ayant conscience du deuil qu'était en train de vivre le comédien à la même époque (Peck venait de perdre son fils Jonathan), ne se sentait pas à l'aise lors de la proposition mais Peck accepta.

Dès leurs le projet fut définitivement lancer et on peut dire que le résultat est on ne peut plus satisfaisant, car "La Malediction" reste un modèle du genre. Ce n'est pas un film d'épouvante, Richard Donner ne l'aurait pas fait si il avait vu le scénario de cette façon. Le metteur en scène l'a donc aborder à la façon d'un thriller et l'on y retrouve d'ailleurs tous les éléments qui font le succès du genre.

Rien que l'illustration du mal est l'une des principale qualité du film et cela au travers de la mise en scène sobre et sans effets superflues d'un Richard Donner inspiré qui allait développer ici un style a part entière. Grâce a un scénario solide, bien que d'une évidente simplicité, le metteur en scène réalisait ici un film mélangeant suspense, religion et drame le tout avec un évidente ingéniosité.

Les acteurs sont tous formidables, Gregory Peck le premier car il nous livre ici une performance de haut niveau et il faut bien avouer que l'on avait rarement l'occasion de le voir jouer dans un film de ce genre. Lee Remick se révèle être elle aussi parfaite dans le rôle de la jeune mère passant de l'amour à la méfiance envers cet enfant dont le comportement change au fur et à mesure que le film avance. "La Malédiction" est un thriller particulièrement efficace, un classique du genre. Du très bon cinéma!

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20 novembre 2017

LA CASTAGNE (George Roy Hill - 1977)

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Résumé: Cela fait déjà plusieurs saison que l'équipe de hockey des "Chief" accumulent les défaites. Lorsqu'il apprend que son équipe va être dissoute le capitaine et entraîneur Reggie Dunlop invente de toute pièce une histoire de négociation avec des investisseurs de Floride afin que ses joueurs ne perdent pas espoirs. Par ce moyen il essaie également de convaincre le propriétaire des "Chief" de changer d'avis. Encore faudrait-il pour cela découvrir qui possède l'équipe. Reggie décide de mener son enquête pour le savoir tout en devant trouver une nouvelle statégie pour pouvoir obtenir des victoires. L'entraîneur voit d'un très mauvais oeil l'arrivé des trois nouvelles recrues que sont les frères Hanson ... Alors qu'ils sont en train de jouer un match les trois nouveaux joueurs font preuves d'une telle brutalité que Reggie craint qu'ils ne mettent à mal son équipe mais à sa grande surprise le public semblent apprécié cette violence. Dunlop décide donc d'encourager les autres membres de son équipe a suivre l'exemple des Hanson. C'est ainsi que le hockey se transforme en véritable sport de combats.

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Mon avis:

C'est de l'histoire de son frère, véritable joueur de hockey en league mineur ayant vu son équipe dissoute, que la scénariste Nancy Dowd s'est inspirer pour l'écriture du script de "La Castagne". Force est de constater que l'intrigue de cette comédie sportive sortant de l'ordinaire est un véritable petit joyaux du genre. 

Réalisé par George Roy Hill, "La Castagne" marque la troisième collaboration du cinéaste avec le comédien Paul Newman après "Butch Cassidy et le Kid" (1969) et "L'Arnaque" (1973) et quelle collaboration!! Des trois films que Newman et Hill ont fait ensemble celui est peut être le moins élégant mais il est évident que de part le sujet abordé c'est un choix voulut. En effet, ce n'est clairement pas un film sur le sport tel qu'on le connaît. C'est une vision profane du Hockey sur glace, allant même jusqu'à la plus grande des exagérations de la violence de certaines règles de jeu de ce sport mais c'est de cela que "La Castagne" tire sa force.

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L'humour découle d'ailleurs en grande partie de cet élément, exploité jusqu'au-boutisme. Les séquences des matchs durant lesquels se déchaînent une véritable explosion de violences sont à mourir de rire. Elles nous font rire car elles sont traités à l'écran de façon cartoonesque et non de façon réelle. Ayant employez pour les rôles des membres des équipes de véritables joueurs de hockey, ces derniers semblent prendre plaisir à jouer devant les caméras leurs propre sport mais en suivant une tactique de jeu qui n'a rien a voir avec celle qu'ils employaient durant leurs vrais matchs. 

Ce plaisir, Paul Newman semble le partager et cela ne m'étonne pas outre mesure quand on sait que le comédien voyait dans ce projet l'opportunité de jouer pour le grand écran un sport qu'il avait pratiquer étant jeune. Pour l'occasion Newman s'entraîna avec beaucoup de passion et son talent de joueur retrouver lui permit d'effectuer presque toutes les séquences sur glace. Il prit beaucoup de plaisir a cela  mais aussi au fait de côtoyer des joueurs de hockey professionnel pour lesquels il éprouvait une immense fascination. De ce qui est connu du tournage l'entente entre les hockeyeurs et le comédien était au beau fixe et encore aujourd'hui ceux-ci encense l'acteur et ses talents de  joueur. 

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L'acteur déclara notamment, à différentes occasions, que le tournage de "La Castagne" fut l'une des expériences les plus amusantes de sa carrière et cita le rôle de Reggie Dunlop comme l'un de ses rôles préférés. Ce dernier n'a rien de l'entraîneur classique que l'on a l'habitue de voir dans d'autres oeuvres de ce genre. Il s'intéresse avant tout à son avenir et à celui de ses joueurs et en rien à l'image du sport qu'il pratique et représente. Le fait de passer pour des brutes ne le touchent guère du moment que gagner les matchs peuvent l'aider a conserver sa carrière.

Attention ce n'est pas quelqu'un d'égoïste c'est un homme au grand coeur mais dont les motivations, bien que nobles, ne justifient en rien de ternir l'image d'un sport noble ayant donné au monde de véritables légendes. D'ailleurs, au moment où il se rend compte que ses efforts n'ont servit à rien il revient à la raison et décide de mettre un terme a ce cirque qu'est devenu leurs professions. Mais un retournement de situation de dernière minute viendra remettre en cause la décision prise pas Dunlop. Une séquence qui sera d'ailleurs suivit par le moment le plus mémorable du film!

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Paul Newman donne vie et corps a ce personnage si peu commun que l'on se prend vite à l'aimer et à l'admirer et cela malgré ses petites manigances qui finalement ne sont que matière à bien rigoler. Le comédien semble s'en donner à coeur joie et cette dernière est communicative. L'on rit de bon coeur devant les multiples rebondissements de cette oeuvre cinématographique à l'humour corrosif servit pas un groupe de comédiens vraiment extraordinaire, Newman en particulier évidemment. 

La mise en scène de George Roy Hill est un monument d'efficacité, sachant mettre en valeurs chacune des séquences de jeu (si l'on peut appeler cela comme ca) tout autant que celle montrant les personnages dans leurs vies civiles. La vie privé de Reggie Dunlop est abordé avec autant de tendresse que de drôlerie. Les moments d'intimités qu'il partage avec sa femme dont il est séparé ainsi que les conversations qu'il a avec la femme malheureuse d'un des membres de son équipe (son meilleur) sont des scènes pleines de tendresse durant lesquelles Paul Newman dégage une telle sensibilité qu'il en devient touchant.

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 Que dire de plus sur "La Castagne", un film qui fut accueillit tièdement par les critiques, lesquelles l'ont d'ailleurs depuis réévalué. Le critique de cinéma renommé Gene Siskel par exemple déclara que l'un des plus grands regrets de sa carrière fut de donner un avis défavorable au film de George Roy Hill lors de sa sortie et qu'il considère aujourd'hui comme l'une des plus grandes comédies américaines de tous les temps. Devenu culte au file des années "La Castagne" est à mes yeux l'un des films les plus drôles que le cinéma des années 70 nous ait offert. Rare sont les oeuvres qui arrivent à me faire rire aux éclats, le film de Hill en fait partie. Un monument de drôlerie!!

19 novembre 2017

LA TOILE D’ARAIGNÉE (Stuart Rosenberg - 1975)

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 Résumé: Le détective privé Lew Harper retrouve Iris Devereaux, une ancienne conquête, laquelle lui demande d'enquêter afin de savoir qui se cache derrière les lettres qu'elle reçoit pouvant mettre à mal son mariage avec l'une des plus grosses fortunes de l'état de Louisiane. Harper devra faire preuve d'intelligence afin de démêler cette affaire qui s'avérera plus complexe qu'elle n'y paraît. Qui est l'auteur de ces lettres? Qui a tué la belle-mère tyrannique d'Iris? Serait-ce uniquement une histoire d'argent ou quelque chose de bien plus sordide que cela? Voilà les questions auxquelles Harper devra trouver des réponses et cela au péril de sa vie. 

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Mon avis: Dix ans après le succès de "Détective Privé" (Jack Smight - 1966) Paul Newman rendosse le costume du détective privé Lew Harper pour ce second opus qu'est "La toile d'araignée", adaptation de "The Drowning Pool" deuxième roman de la série des "Harper" écrit par Ross MacDonald. L'intrigue, tout comme celle du précédent film, se révèle on ne peut plus solide et l'on ne peut nier que le scénariste Tracy Keenan Wynn a su la rendre complexe et prenante. Personnellement le suspense qui découle des nombreuses étapes des investigations du détective m'a tenu en haleine jusqu'au bout. Les rebondissements sont nombreux et les solutions aux interrogations qui nous sont posés ne se trouvent pas forcément là où l'on crois. Les retournements de situations s'enchaînent à un rythme soutenu et, alors que l'on pense tenir le ou les coupables ces derniers deviennent eux-même des victimes. L'on n'éprouve aucun mal à être aussi perdu que Harper devant tant de noeuds à défaire. 

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Si l'on arrive si bien a s'identifier à un tel personnage c'est en grande partie grâce à la performance d'acteur parfaite de Paul Newman. Dix ans après le succès de "Détective privé" le comédien semble très vite retrouver ses marques en reprenant le rôle du détective privé désabusé mais tenace qu'est Lew Harper. Le plaisir que Newman à joué ce rôle est évident, cela se voit à l'écran et, tout comme le précédent film, l'acteur fait usage de sa décontraction naturel pour instillé au rôle une personnalité si sympathique. Paul Newman ne cachera pas que c'était pour lui très agréable de jouer ce rôle.

"Un personnage comme Harper est très facile, c'est très amusant de se lever le matin et de jouer Harper" - Paul Newman.

"La toile d'araignée" suivant une intrigue indépendante du premier, à aucun moment il n'est fait allusion aux évènements qui y ont eu lieu, ni même à la vie privé chaotique qui était la sienne à l'époque, facilitant ainsi le spectateur à bien comprendre l'intrigue et le personnage sans avoir besoin pour cela de voir l'opus précédant. 

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Harper reste le personnage que l'on a découvert dans le film de Jack Smight, celui du détective privé rusé et tenace mais beaucoup plus serein qu'il y a dix ans de cela. L'enquête qu'il mène ici présent se révèle bien plus personnel dans la mesure où sa cliente n'est autre qu'une femme qu'il a aimé. Les moments que Harper partagent avec son ancienne maîtresse sont d'ailleurs les plus tendres du film et je pense que l'alchimie qui existent entre les deux comédiens qui les jouent n'y est pas pour rien. Cela n'a rien de surprenant d'ailleurs quand on sait que le personnage d'Iris Devreaux est joué par Joanne Woodward, Madame Paul Newman à la ville et cela de 1958 jusqu'à la mort du comédien en 2008. J'avoue volontiers que j'ai toujours au beaucoup d'admiration pour la comédienne, autant que j'en ai pour son époux d'ailleurs. Woodward restera à jamais à mes yeux la Clara Varner des "Feux de l'été" le chef d'oeuvre sublime de Martin Ritt et dans lequelle la comédienne brille de mille feux (ce n'est pas un jeu de mot, c'est un fait). Dans "La toile d'araîgnée" elle livre une performance toute en sobriété et nous fait très vite avoir beaucoup d'empathie pour son personnage d'Iris Devreaux et les épreuves que cette dernière doit traverser.

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C'est aussi l'occasion pour Paul Newman de retravailler avec Stuart Rosenberg, lequel l'avait diriger précédemment dans le grand "Luke la main froide". Le metteur en scène met d'ailleurs à profit tout son talent pour permettre aux nouvelles aventures de Lew Harper d'être presque toutes autant attractives que les précédentes. En effet, à mes yeux cette suite n'a quasiment rien à envier à son aîné, sauf peut-être son aspect "film noire" qui n'est pas présent dans ce second opus. D'un autre côté il y a une certaine cohérence à cela car à l'heure des années 70 ce cinéma n'avait quasiment plus court. "La toile d'araignée" s'inscrit donc dans le style seventies du polar et y trouve sa place sans grande difficulté. 

En plus de Joanne Woodward, Paul Newman à l'occasion de donner la réplique à des acteurs de hauts niveaux tels Murray Hamilton lequel excelle dans le rôle de Kilbourn, magnat du pétrole sans scrupule et près à utiliser tous les moyens nécessaires pour écarter ceux qui pourrait être un obstacle à ses projets. 

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Grande surprise également que de découvrir l'actrice Mélanie Griffith dans l'un de ses tous premiers rôles au cinéma. Elle incarne ici présent la jeune Carla Devereaux, fille d'Iris vouant un amour infini pour son père mais une immense aversion pour sa grand mère. Quand à ses relations avec sa mère ils sont assez floue et le reste jusqu'au dénouement final où la vérité sur les multiples évènements passés sera révélée. Âgé de seulement 18 ans à l'époque de la sortie du film, l'actrice démontrait déjà une grande capacité à intégrer un rôle et on sentait déjà qu'elle avait une belle carrière qui l'attendait. Trop rare depuis quelques années, j'ai toujours eu de l'affection pour elle et j'aimerais la voir plus souvent à l'écran. Les scènes qu'elle partage avec Paul Newman font partis des plus intéressantes du film, tout deux se retrouveront d'ailleurs 20 ans après "La toile d'araignée" à l'affiche du film "Un homme presque parfait" de Robert Benton. 

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Que dire de plus si ce n'est que j'ai été vraiment séduit par ce deuxième film mettant en scène le détective Lew Harper, presque tout autant que je l'ai été par le premier. Bien entendu la plus importante des raisons en est la présence de Paul Newman et de sa performance d'acteur toujours aussi juste. Ce rôle lui sied à merveille et comme toujours avec lui l'on ne peut que s'attacher a son personnage. Newman était à mes yeux un acteur hors du commun et je n'ai pas finit de parler de lui sur ce blog. 

18 novembre 2017

DÉTECTIVE PRIVE (Jack Smight - 1966)

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Résumé: Le détective privé Lew Harper est appelé en urgence par l'un de ses plus anciens amis l'avocat Albert Graves afin d'enquêter sur la mystérieuse disparition d'un de ses plus importants clients le millionnaire Ralph Sampson. Alors qu'il s'emble à première vu qu'il s'agisse d'un simple enlèvement contre rançon, Harper va très vite se rendre compte que le disparu s'est fait au cours des années de nombreux ennemis. Comment savoir qui se cache derrière cette disparition quand les suspects sont si nombreux. Harper devra faire preuve d'intelligence et de courage pour résoudre cette affaire tout en affrontant ses propres problèmes personnels.11

 Mon Avis: Adaptation cinématographique du livre de Ross Macdonald "The Moving Target", "Détective privé" est le premier des deux films mettant en scène Paul Newman dans le rôle du détective Lew Harper. Écrite par William Goldman, le film de Jack Smight a la chance de pouvoir s'appuyer sur une intrigue solide dévellopé par un scénariste dont la réputation n'est plus a faire aujourd'hui. Le rôle fut par ailleurs proposer en tout premier lieu à Frank Sinatra lequel refusa.

Là où dans le roman de Macdonald le détective avait pour nom de famille celui de Archer, dans le film ce dernier à porte le nom de Harper. Pourquoi? Cette modification fut faite car la production n'avait pas les droits de la série et le nom de "Harper" fut choisit à la demande de Paul Newman, lequel avait connu le succès avec "Hud" et "The Hustler" et en avait déduit que la lettre "H" lui portait chance. Le fait est que "Détective privé", en vo "Harper, connu un grand succès commercial a sa sortie. 

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 Le comédien fait merveille dans le rôle de l'enquêteur et cela en grande partie grâce à la décontraction naturel qui était la sienne. Lew Harper est le type même du détective privé rusé et tenace mais aussi désabusé et au bout du roulot. En effet, si il se donne corps et âme à son travail (quand il en a ) et le réussit avec pas mal de succès, sa vie privé et par contre chaotique. Légèrement alcoolique et dépressif, Harper mène une existence sans véritable but et cela depuis que sa femme l'a quitté. Il cache son mal être derrière un humour corrosif et une certaine légèreté, deux traits de caractères qu'il use afin de se convaincre lui-même qu'il n'est pas si malheureux que cela. Il arrive aussi à en convaincre certains de par son attitude mais les autres ne son pas dupe et surtout pas son ami Graves lequel sait que Harper a besoin de travailler pour ne pas sombrer.

Je serais direct, Paul Newman est l'un de mes acteurs préférés, j'ai une admiration sans borne pour lui. Il a fait quelques mauvais choix, surtout vers la fin de sa carrière, mais je lui pardonne car je garderais toujours dans mon coeur ses magnifiques performances d'acteurs dans des films qui me sont cher tels "La chatte sur un toit brûlant ", "Luke la main froide", "Butch Cassidy et le Kid", "L'arnaque", "Le Verdict" , " Le plus sauvage d'entre tous", "Les feux de l'été" et tellement d'autre encore. Un immense comédien inoubliable!!

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 Ce dernier partage ici présent l'affiche avec pas mal de comédiens et comédiennes de haut niveau telle par exemple Lauren Bacall, laquelle apporte a son personnage d'épouse riche et trompé une crédibilité non négligeable. Certes son rôle dans le film est minime et ce n'est clairement pas l'un de ses meilleurs rôles, mais la touche personnelle qu'elle y apporte est un plus pour l'oeuvre de Smight et pour la bonne compréhension de son personnage. Épouse bafoué, trompé par son millionnaire de mari, elle ne fait preuve d'aucun sentiment particulier quand son mari vient à disparaître et l'on peut dire qu'elle se montre on ne peut plus froide avec sa belle fille. Les deux femmes se déteste cordialement et cela se ressent lors de leurs échanges verbaux. 

L'on trouve également aux côtés de Paul Newman le comédien Robert Wagner lequel campe le rôle de Allen Taggert le petit ami de la jeune et effarouché Miranda Sampson. De cette union Allen ne vois que l'aspect financier de la chose. Il n'éprouve pas de véritable amour pour la jeune femme mais l'argent que pourrait lui rapporter leurs mariage est une motivation suffisante. Il aide pendant un certain Harper dans ses investigations et cela jusqu'à ce qu'il révèle sa véritable nature. Wagner est on ne peut plus à l'aise dans le rôle et les scènes qu'il partage avec Newman font partie des plus intéressantes du film.

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 Je soulignerais également la performance d'actrice de Janet Leigh dont le personnage de l'ex-femme de Harper est un élément essentiel pour comprendre la psychologie de ce dernier. Il est évident de par leurs relations qu'ils furent à une époque très proche mais comme souvent quand il s'agit de partager sa vie avec un homme dont le métier et de s'enfoncer dans les plus bas instincts de l'être humain, la femme en arrive à ne plus pouvoir supporter cela. La comédienne propose ici une interprétation tout en retenu et apporte la touche de charme essentiel à ce type de film. 

Comme je l'ai dit plus haut l'intrigue est on ne peut plus solide. Plus complexe qu'elle peut paraître au premier abord, elle est brillament servit pas la mise en scène classique mais ô combien efficace de Jack Smight. Ce dernier signe ici l'un de ses meilleurs films et à coup sûr l'un des meilleurs polars des années 60. Que dire de plus si ce n'est que "Détective Privé" est un très bon film policier qu'il serait dommage de ne pas voir au moins une fois dans sa vie. Perso, je le revois avec beaucoup de plaisir, tout autant que sa suite d'ailleurs. 

GEOSTORM (Dean Devlin - 2017)

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Résumé: Après qu'une série de catastrophe naturel est touché la totalité du globe les plus grandes nations se sont alliés afin de créer un système satellite nommé "Dutch boy" dont la mission est de contrôler les conditions climatiques. Mais quand ce dernier finit lui-même par provoquer des séismes il devient évident qu'un dysfonctionnement en est la cause. Le gouvernement américain décide d'envoyer sur "Dutch Boy" Jake Lawson, l'un des concepteurs du système lequel s'est fait virer du programme du fait de son manque de diplomatie et de son impétuosité. Ce dernier ne tarde pas à découvrir que les récents évènements sont dû à un sabotage provenant d'un des membres de son équipe. Qui est le saboteur et de qui tien t-il ses ordres? 

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Mon avis: 

Je vais être tout a fait franc je ne sais vraiment pas quoi dire sur ce film donc ma critique sera assez brève.

Écrit et réalisé par Dean Devlin "Geostorm" est la combinaison de deux genres que sont le cinéma catastrophe et le thriller. Une combinaison peu commune mais la question ici présent est celle-ci : Est-ce qu'elle fonctionne? Je dirais que le réponse est moyennement car bien que l'ensemble n'est pas déplaisant à regarder l'intrigue ne se révèle que peu crédible. Les situations sont tellement absurdes que l'on y crois pas une seule seconde.

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Bref, ceux qui s'attendent à un film catastrophe s'appuyant sur des évènements probables seront sérieusement déçut je pense. De mon point de vu le film s'inscrit plus dans le genre du thriller car l'intrigue tourne avant tout sur la question du sabotage, la recherche de son auteur et les raisons et motivations des personnes se cachant derrière celui-ci. 

Les clichés sont nombreux et les retournements de situation sont assez prévisible. Certains choix scénaristique s'avère particulièrement facile nous proposant certaines situations tellement exagérer que certains pourront en rire et je le comprendrais.

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Voilà, quoi dire d'autre de ce film si ce n'est que sa mise en scène est efficace à défaut d'être original, que les acteurs jouent leurs rôles malgré des dialogues qui sont parfois de qualités très limites et que les effets-spéciaux sont assez impressionnants. Après, pas de quoi fouetter un chat non plus. 

17 novembre 2017

LOGAN LUCKY (Steven Soderbergh - 2017)

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Résumé: Après s'être fait licencié de son boulot l'ancienne star du football Jimmy Logan convainct son frère Clyde de braquer le Charlotte Motor Speedway, le plus grand circuit automobile de Caroline du Nord. N'ayant aucune expérience en matière de braquage ils devront s'adresser, pour apprendre à faire sauter le coffre, au spécialiste en explosif Joe Bang, lequel est actuellement en prison. Les deux frères mettront donc au point un plan afin de faire évader ce dernier pour effectuer le braquage ainsi qu'un moyen de le ramener tout de suite après en cellule sans que les gardiens de ne s'en apperçoivent. Mais lorsqu'il leurs faudra changer de date suite à un imprévu, le coup se révèlera plus difficile à effectué et le petit groupe de bras cassé devra se résoudre à passer à l'action lors du NASCAR Coca-Cola 600, l'une des plus grandes courses automobiles du pays. 

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 Mon avis:

Quatre ans après avoir annoncé qu'il prenait sa retraite du grand écran pour travailler à la télévision le réalisateur Steven Soderbergh revient avec ce film s'inscrivant dans un genre qui lui est très familier, celui du film de braquage. Sorte d'Ocean's Eleven dans le milieu de la classe ouvrière, "Logan Lucky" n'est pas seulement une comédie ou film de braquage, mais un film qui apporte une petite réflexion sur cette deuxième Amérique. Bien que le scénario ait été écrit avant la prise de pouvoir de Donald Trump on ne peut ne pas passer à côté du fait que celui-ci, dont l'intrigue se déroule dans un des états ayant soutenu l'actuelle président des États-Unis, est en phase avec ce que l'Amérique de ce dernier représente.

Au-delà de cela, qui n'est clairement pas le point le plus intéressant du film, "Logan Lucky" est une sorte de version inversé d'une des oeuvres les plus commercial de Soderbergh. En effet, là ou "Ocean's Eleven" nous contait le braquage orchestré par une bande de professionnels du crime, celui-ci nous présente un petit groupe de looser apprenant la profession sur le tard. Ils n'ont rien de ce que la bande d'Ocean ne possédait, les frères Logan et leurs complices que sont Joe Bang et ses propres frères n'ont ni la classe, ni l'expérience, ni la technologie, ni les moyens de leurs aînés. Ils ont tous des loosers sans le sous et cherchant un moyen facile de faire du blé, certains par défi, d'autre par obligation, et d'autre par loyauté.

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 En effet, si Joe Bang et ses frères acceptent d'effectuer ce braquage c'est par simple défi et bien entendu appât du gain là où Jimmy Logan ne le fait que pour avoir les moyens financiers de rester auprès de sa fille dont la mère veut s'installer loin de la Caroline. Divorcé et sans travail, Jimmy a besoin d'argent pour continuer de rester proche de son enfant, laquelle aime son père tout autant qu'il l'aime. C'est d'ailleurs je pense cela qui manquait un peu à "Ocean's Eleven", un élément émotionnel plus ou moins fort. Certes  le film nous pitchait l'histoire du héro voulant récuperer sa femme, mais je trouve et cela n'engage que moi, que le lien les liant n'était pas aussi touchant. D'un autre côté, l'amour parental est toujours beaucoup plus fort que toutes les autres formes d'amour à mes yeux. 

Attention, avec ce film il ne faut pas s'attendre au Steven Soderbergh ambitieux de "Traffic". Avec "Logan Lucky", le réalisateur revient sur le grand écran avec un projet assez modeste dans son fond comme dans sa forme mais tellement jouissif que le plaisir de suivre le parcours de cette bande de bras cassés est là et cela de la première à la dernière minutes. La mise en scène de ce dernier se présente sous une apparence simple mais élégante et pouvant s'appuyer sur un scénario classique mais solide. L'humour est au rendez vous et je vous avouerais que cela faisait longtemps que je n'avais pas autant rit devant un film. "Logan Lucky" ne fait jamais dans l'excès mais profite de gags intelligents et sans fioriture.

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 Le casting n'est également pas pour rien dans la réussite de ce film. Channing Tattum, lequel tourne ici présent pour la quatrième fois sous la direction de Steven Soderbergh, se révèle parfait dans le rôle de Jimmy Logan ancienne star du football devenu en très peu de temps un looser boîteux et à la situation sans avenir. Tous ce qu'il a c'est sa fille Sadie et il sera prêt à tout pour la garder auprès de lui. Adam Driver se montre également très crédible dans le rôle du frère loyal et, à l'instar de son frère, à la vie sans intérêt. Vétéran de la guerre en Irak, il y a perdu un bras mais ne le rend pas handicapé pour autant. Il sait se défendre quand il le faut et cela en fait un atout considérable dans l'élaboration de son frère. 

Quand à Daniel Craig, c'est une immense plaisir que de le voir être totalement dans un rôle à contre emploi. Il casse en mille morceaux son image de James Bond avec le personnage de Joe Bang, expert en explosif et en coffre fort légèrement déjanté mais gardant toujours sa lucidité. 

Alors oui, pour certain "Logan Lucky" se révèlera être un petit Soderbergh mais ne nous voilons pas la face, la carrière du cinéaste à toujours été inégal et force est de constater que pour son retour sur un grand écran il arrive à nous pondre un divertissement tout ce qu'il y a de plus sympathique et possèdant les qualités requises pour passer un très bon moment. En tout cas moi j'ai été conquit et j'attend sa sortie en Blu-Ray et DVD avec impatience. 

16 novembre 2017

MONDWEST (Michael Crichton - 1973)

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Résumé: John Blane et Peter Martin s'inscrivent au parc d'activité de Delos, une structure reproduisant trois époque distinct que sont le monde romain, le moyen âge et le monde de l'ouest. Les deux hommes choisissent le troisième afin de vivre pendant quelques jours tels de vrais cowboys les aventures des années 1880. Au programme: duel aux revolvers, nuits au bordel, évasion, bagarre en saloon, etc etc... mais ce qui aurait dut être les vacances les plus amusantes de leurs vies va se transformer en vrai cauchemar lorsque les robots, servant à l'amusement des touristes, vont subir un dysfonctionnement qui fera des humains leurs principal ennemi...les responsables du parc, ayant perdu le contrôle de leur création verront cette dernière commettre les pires massacres. Pour ce qui est de Peter et John ils devront affronter et fuir le plus dangereux des robots. Réussiront-ils à s'en sortir?

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 Mon avis:

Premier film écrit et réalisé par Michael Crichton, "Mondwest" fut a sa sortie un excellent succès financier et critique mais laissa malgré tout un goût amer à la bouche du cinéaste lequel n'avait pas eu le contrôle sur un certain nombre de choses tels le choix des acteurs et dût renoncer à quelques idées qui pourtant lui tenait à coeur. Mais c'est surtout la mauvaise interprétation du concept de son oeuvre qui le décevait, beaucoup y virent en effet un avertissement sur le danger que représente l'évolution de la technologie alors que l'intention de Crichton était de dénonçer la cupidité des entreprises. De mon point de vu, le film aborde les deux thèmes. Il est aussi évident que l'auteur posait déjà les bases de ce qui allait devenir son oeuvre littéraire la plus populaire que fut le roman "Jurassic Park". L'on retrouve bon nombre des éléments de ce dernier tel le parc créer par des riches et fait pour des riches.

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 Un parc d'amusement qui promet la magie au travers des créations technologiques de haut niveau mais qui échapperont à leurs contrôle provoquant un grand nombre de morts . Leurs concepteurs, pour la plupart imbus de leurs personnes, pensent qu'ils en ont le contrôle total et qu'il sont suffisamment compétent pour parer à tous problèmes et cela sans que cela ne leur coûte chère. Ha, le pouvoir de l'argent sur les hommes d'affaires est aussi forte que l'ambition des scientifique à se prendre pour des dieux !! Le film de Crichton servit de toute évidence comme référence à bon nombre d'autres oeuvres et le personnage du robot Gunfighter interprété par Yul Brynner est clairement le principal ancêtre du T-800 de la saga "Terminator".

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Le film s'appuie d'ailleurs sur un casting assez bien choisit dans l'ensemble. Richard Benjamin et James Brolin font un bon duo mais la performance la plus intéressante reste avant tout celle Brynner, lequel se révèle partoculièrement convaincant dans le rôle du robot traqueur au visage de marbre et aux actes impitoyables qui se révèle surtout durant la dernière partie du film. A noter que Brynner accepta le rôle uniquement car il avait besoin d'argent. 

Le film bénéficie  également d'une mise en scène simple mais malgré tout efficace et si l'on garde bien à l'esprit qu'il s'agit du premier de Crichton l'on ne peut qu'être admiratif devant une tel résultat.

En conclusion "Mondwest" est un film d'anticipation intelligent et divertissant, devenu une véritable référence du genre.  

LE MASQUE DE L’ARAIGNÉE (Lee Tamahori - 2001)

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Résumé:

Après une opération qui a mal tournée et qui a coûté la vie à sa co-équipière, Alex Cross est depuis resté inactif. Lorsque la fille d'un politicien est kidnappé à son école par l'un de ses professeurs, Cross se voit obligé à reprendre du service. En effet, après avoir été contacté par le ravisseur, Alex se voit confier l'enquête par ses supérieurs et s'adjoindre comme partenaire l'agent des services secrets Jezzie Flannigan. Mais les apparences sont trompeuses et il semble que cette affaire ne soit pas qu'une simple histoire d'enlèvement.

Mon avis:

Seconde incursion de l'inspecteur et psychologue Alex Cross sur le grand écran, "Le masque de l'araignée" n'a pas grand chose pour lui. Là où "Le Collectionneur", et cela malgré son manque d'originalité, avait comme avantage de tenir en haleine de part une intrigue rondement mené (malgré sa simplicité), des personnages recherchés, une mise en scène efficace et un duo d'acteurs dont l'alchimie était évidente, le film de Lee Tamahori souffre de défauts non négligeable.

J'ai été particulièrement affligé par le traitement de l'intrigue, laquelle par ailleurs est d'une maladresse déconcertante. Quand on se prépare à voir un film de ce genre l'on s'attend au moins à une certaine approche de la psychologie de l'antagoniste hors dans "Le masque de l'araignée" il n'en est rien. L'on se prépare aussi a voir une histoire de tueur en série peut être banal mais dans la ligné du genre ce qui n'est pas le cas dans celle-ci.

Le pitch de départ nous fait miroiter un chose et nous en propose une autre et cela de manière si inintéressante que l'on se demande vraiment où l'équipe du film voulait en venir. Je n'ai pas lu le livre dont il s'inspire mais je suppose qu'il en était de même mais connaissant bien la maîtrise de Patterson dans l'élaboration de ses intrigues celle de son livre à du être traité par dessus la jambe par ceux qui ont été en charge de l'adapter en film.

Après avoir perdu sa co-équipière lors d'une opération d'infiltration (la séquence du crash de la voiture est un moment de pure rigolade tellement la chute en CGI est plus que douteuse), Alex Cross est hanté par un sentiment de culpabilité qui le ronge de l'intérieur, même son épouse n'arrive pas à communiquer avec lui. Il est obligé de sortir de son congé lorsqu'il est contacté par le ravisseur de la fille d'un sénateur. Cross décide de s'impliquer dans l'enquête malgré son état et décide de lui-même de s'adjoindre les services de l'agent des services secrets qui était chargé de protéger l'enfant. Cette dernière, Jezzie Flannigan, se sent coupable d'avoir échoué dans sa mission et Cross veut l'aider à surmonter sa culpabilité et peut être la sienne également.

Le duo découvre que l'enlèvement n'était qu'une diversion pour s'attaquer à l'enfant du président de le Russie. Cross et Flannigan arrive à déjouer les plans du ravisseur jusqu'a ce que ce dernier ne leurs demande une fort rançon en échange de la fille du sénateur. Curieux, une telle demande ne relève pas du profil d'un criminel comme "L'araignée" et Cross se rend bien compte que les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent. Lorsque "L'araignée" s'attaque aux deux agents en charge de l'enquête, celui-ci semble ne rien savoir sur la demande de rançon qu'il aurait soit disant faite. Il est clair pour Alex Cross que le ravisseur de la fillette à été, tous comme lui, berné par ceux qui ont demandé l'argent. Mais qui sont ils? (Fin des spoilers)

Voilà, on part d'une histoire de kidnapping d'enfant par un psychopathe et on finit sur un film d'arnaque et demande de rançon mais malencontreusement tout cela est bien mal amené. L'on s'ennuie très vite devant un enchaînement de rebondissements si plat et si prévisibles que cela en devient exaspérant. Le suspense, quasi-inexistant, ne tiens à aucun moment le spectateur en haleine et la mise en scène est tellement banal qu'elle ne relève en rien le manque de dimension tant de l'intrigue que des personnages.

Oui, malgré le plaisir de retrouver Morgan Freeman dans le rôle d'Alex Cross il est ici présent bien mal exploité. Ne vous méprenez pas, le comédien est toujours aussi convaincant dans le rôle mais ce dernier n'est guère aidé par le manque de qualité du film. Le scénario ne rend pas justice au héros des best-sellers de James Patterson et malgré ses efforts l'acteur ne réussit pas à en relever le niveau.

Dans le rôle du psychopathe de service l'on retrouve Michael Wincott, lequel à souvent joué les rôles de bad guys et souvent avec beaucoup de crédibilité mais le personnage de "L'araignée" est si inconsistant qu'il n'attire a aucun moment notre attention. Mais le comble c'est Monica Potter dans le rôle de la co-équipière occasionnelle d'Alex Cross. Je n'ai vu que très peu de choses avec elle mais si elle est toujours aussi terne qu'ici présent il n'est pas plus mal que je la connaisse aussi peu que cela.

Bref, "Le masque de l'araignée" est un thriller sans aucun intérêt, du niveau d'un téléfilm, qui ne rend ni justice au personnage d'Alex Cross ni au comédien qui l'interprête.