26 septembre 2017

LE COLLECTIONNEUR (Gary Fleder - 1998)

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Résumé:

Lorsque le policier et psychologue Alex Cross vois sa nièce ce faire kidnapper à Durham en Caroline du Nord, celui-ci décide de ce rendre sur les lieux. Sur place il découvre qu'elle n'est qu'une des nombreuses victimes d'un kidnappeur et tueurs en série se faisant appeler Casanova. Ce dernier est un collectionneur, un homme se faisant une réserve de jeunes femmes et ne tue que celle qui ne suivent pas ses règles. Une seule à réussit à lui échapper, la jeune Kate McTiernan. Celle-ci accepte d'aider Cross dans ses investigations afin de retrouver les captives (dont la nièce de Cross) et mettre Casanova hors d'état de nuire.

Mon avis:

Première adaptation des enquêtes d'Alex Cross sur grand écran, "Le Collectionneur" se révèle être, d'un aspect générale, un thriller très efficace. Alors que le rôle devait paraît il être interprété par Denzel Washington ce fut finalement Morgan Freeman qui prêta ses traits à l'un des profileur le plus populaire de la littérature actuel. Né sous plume du romancier à succès James Patterson, les investigations d'Alex Cross engrangèrent des milliards de dollars à travers le monde. A la fois inspecteur de police et psychologue, Cross à toujours su cerner la psyché des criminels qu'il a traqué et Casanova ne fait pas exception. (Attention, spoilers)Ce dernier est un collectionneur, un kidnappeur et tueur en série, séquestrant des jeunes femmes afin d'en faire de parfaites épouses belles et obéissante. Et si l'une d'elle s'avise à ne pas se soumettre à ses volontés elle ne tarde pas à être assassiné par celui-ci.

Alex  Cross s'investit plus que jamais dans cette affaire et cela en est d'autant plus normal que sa nièce fait partie des victimes de Casanova. Touché personnellement par l'enquête et bien que celle-ci soit mené sur un territoire où il n'a pas d'autorité, sa réputation fait qu'il ne tarde pas à se faire accepter par la police de Durham. Malgré tout son savoir faire, Cross aura bien du mal à pouvoir identifier et localiser Casanova jusqu'a ce que se présente le cas de Kate McTiernan jeune femme médecin qui après avoir été séquestré pendant seulement quelques jours par son ravisseur, réussira à s'échapper. Celle-ci à pour elle d'être intelligente, combative, une femme à la forte personnalité qui saura faire preuve de ténacité durant son isolement et n'hésitera pas un seul instant à risquer le tout pour le tout pour s'évader.

Cross ne tarde pas à s'en faire une allié car cette dernière ayant pu converser avec les autres victimes de Casanova se sent une responsabilité vis à vis d'elles. Kate se sent en effet coupable d'être parti sans avoir tenté de les sauver elles aussi. Cross et la jeune femme mettront tout en oeuvre pour identifier Casanova et échafauderont un plan afin de l'obligé à les conduire à ses victimes. (fin des spoilers)

Sans être un modèle d'originalité quant à sa structure narrative "Le Collectionneur" possèdent bien des qualités. Certes l'intrigue est assez banal en soit, on a vu souvent son pitch exploité que ce soit sur le petit ou sur le grand écran, mais si il y a une chose que l'on sait c'est que ce qui fonctionnait à une époque fonctionne encore aujourd'hui. Mais pour que cela soit le cas, encore faut il avoir le nécessaire pour que le publique adhère à l'oeuvre dont il est question.

Pour ce qui est du film de Gary Fleder il a pour lui de possèder un très bon casting et surtout un excellent duo d'acteurs, je parle bien entendu de celui formé par Morgan Freeman et Ashley Judd. Premièrement, à t-on encore besoin de présenter Morgan Freeman, comédien extraordinaire, légendaire même, qui compte parmi sa filmographie des oeuvres magistrales telles "Impitoyable" et "Million Dollar baby" de Clint Eastwood, "Glory" d'Edward Zwick, "Les évadés" de Frank Darabont, "Seven" de David Fincher,... et tant d'autres incontournables du cinéma. Bien que ne signant pas ici l'une de ses performances les plus inspirés l'on ne peut nier qu'il se fond à merveille dans le personnage D'Alex Cross. Je ne pense pas qu'un autre comédien aurait pu, à l'écran, donner ses lettres de noblesses au personnage crée par Patterson et l'on retiendra également qu'il est la plus grande force du film.

A ses côtés l'on trouve la comédienne Ashley Judd laquelle si elle n'a jamais été une grande actrice à toujours eu suffisamment de talent pour s'approprier ses rôles et leurs apportés une personnalité et dimension qui lui est propre. Sans être un grand connaisseur de son travail, je l'ai toujours considéré comme étant une bonne artiste et elle nous le prouve ici à un certain niveau. Certes on a pu la voir bien meilleur, ne serait ce que dans "Heat" de Michael Mann dans lequel j'avais été tout particulièrement impressionner par la force de sa performance, mais l'on ne peut nier qu'elle se révèle être très convaincante dans le rôle de Kate McTiernan qui passe de victime à traqueuse et cela grâce à sa forte personnalité. Ashley Judd était un choix judicieux pour le rôle à mon avis et elle fait le job avec beaucoup d'aisance.

Au niveau de la mise en scène on est loin de l'originalité, du et de l'éfficacité de celle d'un David Fincher sur "Seven" (le film de Fleder surfant bien sûr sur le succès de ce dernier) mais avouons quand même que Gary Fleder propose une réalisation tout ce qu'il y a d'honnête faisant bien fonctionner l'ensemble.

 En conclusion, "Le Collectionneur" n'est peut être pas ce qui se fait de mieux dans le genre mais reste suffisamment prenant pour passer un très bon moment de suspense et d'action. Un thriller possédants d'indéniables qualités et qui à su d'un point de vu personnel me tenir en haleine d'un bout à l'autre (cependant, cela ne vaut pas "Seven" qui reste le chef d'oeuvre absolu du genre). Malheureusement, il n'en sera pas de même pour les films suivants qui seront des modèles de tous ce qu'il ne faut pas proposer dans ce genre de film. A voir.

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15 septembre 2017

SPECTRE (Sam Mendes - 2015)

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Résumé:

Suite aux évènements de "Skyfall", James Bond 007 effectue une dernière mission pour le compte de la défunte M. Après avoir liquidé un dangereux criminel et interrogé sa veuve sur les activités de se dernier, 007 infiltre et met au grand jour une organisation secrète "le Spectre". Ses investigations le mène jusqu'a son ancien ennemi Mr White (voir "Casino Royale" et "Quantum of Solace") lequel fait promettre à 007 de protéger sa fille le professeur Madeleine Swann qui pourra le conduire au chef de l'organisation Ernst Stavro Blofeld.

Parallèlement à tous cela, le directeur du programme double 0 voit l'unité qu'il dirige menacé de démantèlement par le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale "C" lequel veut mettre en place un dispositif de surveillance qui mettrait au rencard les agents de terrains. Bond devra tout faire pour contrecarrer les plans du "Spectre" ainsi que de ses complices et pourra compter sur l'aide de "M", "Q", "Monneypenny" ainsi que de celle que lui apportera Madeleine.

Mon avis:

Après l'immense succès tant commercial qu'artistique de "Skyfall" il était évident que les prochaines aventures de l'espion le plus célèbre du cinéma seraient attendu au tournant. "James Bond 23" était un renouveau dans l'histoire de la franchise et faisait briller le personnage comme aucun autre film n'avait su le faire.Une véritable résurrection pour notre cher agent 007 et l'on aurait pu croire que la production chercherait à poursuivre dans cette voie hors il n'en est finalement rien.

Ne vous méprenez pas cela ne veut pas dire que je suis déçut cela veut juste dire que je ne m'attendais pas à une telle approche. Il faut dire que je n'avais pas trop suivi les news et rumeurs sur le film et dont je n'avais pas vraiment d'idée sur ce qui allait m'attendre en allant voir ce nouvel opus.

Ici présent, Sam Mendes choisit avec "Spectre" de revenir aux sources de la franchise et en ces termes je veux dire une approche beaucoup plus ique que le précedent film. Il me paraît évident que Mendes à chercher à boucler la boucle du reboot qui avait commencé par le magnifique "Casino Royale", qui s'était poursuivit avec le sympathique "Quantum of solace" et le monumental "Skyfall" et qui semble trouver ici présent sa conclusion.

En effet, le réalisateur et les scénaristes du film ont fait le choix de faire le lien entre les trois précédents films avec l'univers d'origine de l'agent 007. Ils réintroduisent avant tout l'organisation "Spectre" qui fut pendant des décennies la plus grande menace mondiale dirigé dans l'ombre par l'ennemi juré de James Bond "Ernst Stavro Blofeld" (qui n'apparaîtra" sans véritablement appraître" d'ailleurs la première fois dans "Bons baisers de Russie") et cela depuis le tout premier film de la saga "Dr No" en 1962.

"Spectre" revient aux fondamentaux mais cela sans pour autant sombrer dans un icisme désuet car ne vous méprenez pas le film est en parfaite cohésion avec notre époque. On aurait pu craindre que ce nouvel opus nous propose une intrigue simple et sans véritable dimension mais il n'en est rien car le film est la suite logique du reboot qui avait démarrer il y a presque dix ans de cela et propose une conclusion tout à fait cohérente. Choisissant de poursuivre dans l'exploration de la jeunesse de l'agent 007, "Spectre" nous offre de nouvelles informations sur son enfance et sur la mort de ses parents. (Attentions spoilers)

Après avoir assassiné, sous la demande posthume de son ancienne supérieure hiérarchique le tueur Marco Sciarra lors de la fête des morts organisée au Mexique, 007 est suspendu de ses fonctions. Alors qu'il s'est donné pour mission d'exécuter les dernières volontés de "M" , Monneypenny lui confie ce qui à été retrouvé dans les décombres de la maison de son enfance "Skyfall". Bond y découvre une photo de lui avec l'homme qui l'a élevé après la mort de ses parents ainsi que du fils de se dernier lequel serait soit disant mort avec son père lors d'un accident d'alpinisme.

Pourtant, alors que 007 à réussit à infiltrer une réunion secrète tenu par l'organistation pour laquelle travaillait Sciarra il découvre que l'homme qui est à la tête de celle-ci n'est autre que le fils de son tuteur Franz Oberhauser. Encore une fois il semblerait que son passé soit lié aux évènements qui sont en train de se dérouler aux mêmes moments à plusieurs endroits à travers le monde.

De nombreux attentats terroristes ont lieu alors que C le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale veut mettre un terme au programme double 0 afin de procédé à une fusion entre le M-I 5 et le M-I 6 et mettre en place "Neuf Sentinelles" qui verrait naître une coopération des services de renseignements de neuf pays ainsi que de l'instauration d'un système permettant de surveiller le monde entier ("George Orwell s'en retournerait dans sa tombe" - M).

Lors de cette réunion un nom bien connu de 007 est prononcé, "Mr White" ayant travailler aux côtés du chiffre (Casino Royale) et de Dominic Green (Quantum of solace). Lorsqu'il le retrouve c'est à un mourant dont il a faire et passe un marcher avec lui. En échange d'information sur son ancien employeur, Bond devra protéger la fille de White "Madeleine Swan" laquelle est également la seule à pouvoir fournir des réponses à l'agent britannique.

Peu coopérative en premier lieu, Madeleine acceptera finalement d'apporter son aide à double 07 et c'est ensemble qu'ils découvriront l'endroit où se trouve Oberhauser. Ce dernier se fait dorénavant appeler Ernst Stavro Blofeld et révèle à Bond que c'était lui qui était derrière les activités de ses anciens ennemis ainsi que de la mort de son grand amour Vesper Lynd. Il annonce également à Bond ses futurs projets. Ce sont ceux-là que 007 devra contrecarrer après s'être évadés avec Madeleine mais il lui faudra l'aide de "M", "Q" et Monneypenny" pour y arriver et mettre Blofeld hors d'état de nuire. (fin des spoilers)   

"Skyfall" était un excellent cru, un film magistral qu'il était de mon point de vu impossible à égaler, en tout cas je le sentais dans mes tripes et elles ne m'ont pas tromper car "Spectre" est un déca de son prédécesseur. Je comprends tout à fait la frustration des fans et de l'avis mitigé que la plupart des spectateurs ont ressentis en visionnant ce nouveau chapitre de la saga. Avec le précédent Sam Mendes avait mit la barre très haut, peut être trop haut justement pour qu'il arrive lui-même à refaire aussi bien avec ce James Bond 24.

Cela étant, si l'on fait abstraction de cela je considère que "Spectre" est un très bon cru et reste dans la lignée des précédents films avec Daniel Craig dans le rôle de 007. Une fois de plus le comédien nous prouve qu'il est le parfait James Bond du 21ème siècle et de tout mon coeur je souhaite qu'il revienne pour le film suivant. Craig fait merveille dans le rôle et cela avec toujours autant de force et de charisme quand dans les précédents. Il a d'ailleurs su trouver ici le parfait équilibre dans sa façon de passer d'une réplique choc à une autre beaucoup plus légère. En cela l'on retrouve un peu le côté désinvolte et l'humour qui était typique du personnage à une certaine époque et que l'on retrouve enfin dans ce nouvel opus.

Au niveau de l'intrigue l'on revient à un beaucoup plus ique dans la manière dont elle est traité et bien que certains éléments ne s'emboîtent pas tout à fait comme il faut, elle demeure à la fois simple et originale. La psyché et le passé de 007 est exploré une fois de plus avec beaucoup de consciencieusité et de profondeur et celui-ci reste le personnage tourmenté que l'on connaît depuis le début de l'ère "Craig".  Le scénario distille un suspens constant et cela avec beaucoup de fluidité. L'histoire nous tiens en haleine malgré quelques carences dont un certain manque de souffle qui est contrebalancé part des instants de bravoures dignes des meilleurs films de la franchise.

Ses moments sont d'ailleurs servit avec beaucoup d'énergie par la réalisation efficace d'un Sam Mendes qui, bien que ne faisant pas autant preuve d'ingéniosité qu'il ne le faisait sur "Skyfall", nous propose une mise en scène parfaitement agencé. Les séquences d'actions ne prennent jamais le pas sur l'intrigue et cela pour le plus grand bien de son développement.

Pour ce qui est du casting je le trouve très bien choisit, tout particulièrement Christophe Waltz que je trouve être vraiment très bon dans le rôle de Blofeld. Je sais que sa performance et son approche du rôle ne font pas l'unanimité et je mentirais si je vous disais que j'y ai complètement adhéré mais je ne puis cependant en parlé sans le défendre car je trouve que le comédien à su malgré tout ne pas en faire trop dans le cabotinage là où beaucoup aurait pu y perdre en crédibilité. Waltz sait faire la part des choses et je trouve qu'il s'en sort ici avec les honneurs.

Quand on en arrive à parler des James Bond girls c'est en général là que j'ai toujours à émettre des critiques car rares sont celle qui ont su se démarquer dans leurs positions au sein de la franchise. D'ailleurs, force et de constater que depuis Vesper Lynd dans "Casino Royale" (formidablement interprété par Eva Green) aucune n'a su apporter un véritable intérêt à sa présence. Il en est de même dans "Spectre" d'ailleurs même si je vous avouerais que, ayant depuis toujours un faible pour Léa Seydoux, c'est toujours avec beaucoup d'enthousiasme que je la regarde sur un écran.

Du point de vu de son personnage il est évident que Madeleine Swan n'a pas la dimension ni l'intensité que Vesper Lynd mais elle reste malgré tous la meilleure James Bond girl depuis cette dernière (je n'ai pas du tout adhéré à celle joué par Olga Kurylenko dans "Quantum" ni à celle de Bérénice Marlohe dans "Skyfall"). Léa Seydoux s'en sort très bien malgré le côté un peu banal de son personnage, elle fait le boulot et elle le fait bien.

Pour ce qui est de Monica Bellucci et de son rôle de Lucia Sciarra je ne sais pas trop ce que je pourrais en dire. Je n'ai jamais été particulièrement fan de l'actrice italienne qui a toujours eu tendance à m'irriter mais pour une fois que je la trouvait intéressante elle n'est apparaît ici que trop furtivement pour que je puisse savourer ce moment si rare. En effet, on ne la voit que durant cinq minutes et sa présence n'a que pour seul et unique but de livrer une information à Bond. Autant dire qu'elle aurait été absente du film que cela n'aurait rien changé... une information telle que celle délivré par la veuve aurait aussi bien put être trouvé dans un agenda que sur un portable.

Il y aurait bien d'autres choses à dire sur ce film mais je crois que je vais m'arrêter là. En conclusion si "Spectre" n'a ni la force ni l'originalité de "Skyfall", il n'en reste pas moins un excellent cru et un très bon chapitre de plus qui s'ajoute à la franchise la plus longue de l'histoire du cinéma. Un James Bond de qualité dont il serait dommage de se priver (cela n'engage que moi). Une belle réussite à défaut d'en être une grande.

03 septembre 2017

LA FIANCÉE DE PAPA (David Swift - 1961)

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Résumé:
Alors qu'elles sont toutes deux envoyées en colonie de vacances par leurs parents respectifs, la première par sa mère divorcé et la seconde par son père divorcé lui aussi, Carol McKendrick et Susan Evers sont stupéfaits par leurs ressemblance physique. Rivales au début, elles finissent par découvrir qu'elles sont jumelles. Finissant par devenir proche elle décide d'échanger leurs vies afin que chacune d'entre elle fasse la connaissance du parent qu'elles n'ont jamais connu. Le père, Mitch Evers est sur le point de se remarié et les deux filles décident de réunir aux plus vite leurs parents dans le but de les remettre ensembles. 
Mon avis:
Comme vous le savez déjà sûrement les comédies Disney de cette époque me touche beaucoup. Mon enfance fut bercé par se de films et bien qu'elles ne se soient pas toutes de qualités il me plaît énormément de les revoirs et "La Fiancée de papa" (The parent Trap) n'échappe pas à la règle.
 
En effet, je trouve que cette gentille petite comédie familiale à la fois drôle et touchante garde tout son charme même après tant d'années et continuera bien longtemps encore car elle aborde beaucoup de thème qui seront toujours contemporains. Des sujets tels que les relations entre soeurs, le divorce, les relations entre parents divorcés, les familles décomposées, etc... le tout bien entendu traîté ici présent avec beaucoup d'humour de façon à toucher à la fois petits et grands.
 
Ce fut complètement par hasard que Walt Disney découvrit ce petit livre allemand d'une trentaine de pages qu'était "Deux pour une" de Erich Kästner. Sous le charme de l'histoire le fondateur de la "Walt Disney Company" prit la décision d'en faire une adaptation cinématographique et cela même si certains de ses collaborateurs n'étaient pas convaincu. Disney voyait dans le sujet un rôle parfait pour la toute jeune Hayley Mills qui venait de devenir la révélation des studios lors du tournage de l'une de leurs plus récentes production "Pollyana"(déjà réalisé par David Swift). La comédienne sera d'ailleurs la chouchoutte du producteur qui la fera tourner dans plusieurs films.
 
"La fiancée de papa" fit recette au box-office et reçut à sa sortie de bonnes critiques lesquelles salueront beaucoup la performance d'actrice d'Hayley Mills dans un double rôle. Certaines scènes furent tournés sous fond bleu lorsque les deux soeurs étaient face à la caméra et les autres avec une doublure. Il est vrai que l'actrice était un choix parfait pour le rôle et j'avoue avoir toujours pensé qu'elle n'a pas eu la carrière qu'elle aurait dût avoir. Elle crève littéralement l'écran dans ce film. Dire qu'elle fut pressentit  pour joué la "Lolita" dans le film de Kubrick mais la côté sulfureux du personnage ne fut pas du goût des studios Disney avec lequel elle était sous contrat. Sue Lyon, qui finit par tenir le rôle, n'eut pas non plus la carrière qu'elle aurait dût avoir.
 
Hormis Hayley Mills, l'on retrouve à l'affiche un casting de haut niveau dont le couple Maureen O'Hara / Brian Keith. Les deux comédiens ont fait les beaux jours d'Hollywood et cela pendant des décennies. L'actrices tourna sous la direction des plus grands tels que "Alfred Hitchcock", "Henry Hathaway", "Jean Renoir", "Nicholas Ray", "John Ford"...elle fut aussi la partenaire sur un grand nombre de films du mythique John Wayne dont le meilleur cru restera à mes yeux "L'Homme tranquille".
 
"La fiancée de papa" ne fut également pas le seul film qu'elle tourna avec Brian Keith qui fut pendant longtemps son ami (tout comme John Wayne). Dans son rôle de mère à la fois distingué et excentrique la comédienne fait merveille et l'on ne peut qu'adhéré à sa performance. Le côté bagarreur du personnage en fait un élément spéciale du personnage et O'Hara sait magnifiquement le transposer à l'écran.
 
Brian Keith lui-même était un choix de casting idéal pour son rôle de père à la fois attachant et caractériel. "La fiancée de papa" est le seul film que j'ai vu avec lui et je le trouve particulièrement convaincant ici présent. Joanne Barnes quant à elle est parfaite dans le rôle de la fiancée plus jeune que son prétendant et convoitant l'argent de ce dernier. Elle se montre venimeuse mais à certain moment sait ce montrer attractive de par son charme. 
 
Le scénario tiens parfaitement la route, les gags fonctionnent et font mouche à chaque fois. L'humour et l'émotion se succède avec beaucoup d'ingéniosité le tout s'appuyant sur une mise en scène particulièrement fluide. "La fiancée de papa" est dans la lignée des autres production Disney de l'époque qui alliaient avec beaucoup d'intelligence comédie et sentiment tels "Pollyana", "Mary Poppins", etc...
 
J'aurais toujours beaucoup d'affection pour ce genre de film et ce cru restera l'un de ceux pour lequel j'en ai le plus . Ce n'est peut être pas la plus connue des productions Disney mais elle est vraiment à redécouvrir. Perso, je revois "La fiancée de papa" avec toujours autant de plaisir. Une comédie très attachante!

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01 septembre 2017

LA MANIÈRE FORTE (John Badham - 1991)

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 Résumé:

Alors qu'il traque un tueur fou qui vise des criminels l'inspecteur John Moss se voit attribuer un nouvel équipier. Ce dernier n'est autre que la star de cinéma Nick Lang lequel veut suivre Moss dans ses enquêtes afin de s'inspirer de lui pour un nouveau rôle qu'il convoite. La situation est de plus difficile à vivre pour le policier lequel n'a aucune envie de jouer les baby-sitter pour un cowboy d'hollywood. 

49Mon avis: 

Comédie policière typique des années 90, "La manière forte" est un buddy movie particulière enlevé porté par un duo d'acteur qui fonctionne à la perfection. Si comme moi on s'est renseigné sur le tournage l'on sait que les deux acteurs se sont entendu à la perfection et cela se ressent à l'écran. Leurs façon d'aborder leurs personnages, constamment en désaccord et dont les échanges verbaux haut en couleur sont saveur font la part belle à la plupart des meilleurs scènes du film.

11Les comédiens donnent le meilleur d'eux même dans leurs rôle et apporte un peu de leurs propre personnalité au personnage. John Moss (James Woods) est le type même du policier caractériel et obsédé par son boulot. Sa vie privé comme de juste est assez chaotique et il a bien du mal à communiquer sur lui-même et en cela sa relation avec sa petite amie Susan (Annabella Sciorra) se révèle être dès plus difficile. Elle aimerait plus le connaître, cherche à le pousser à se confier mais il est très difficile à ce dernier de le faire tellement il a peur que ce qu'il pourrait dire sur lui la fasse s'éloigner de lui. 

Il est également obsédé par sa traque du tueur fou et l'on peut dire que l'arrivé de la star Nick Lang arrive au plus mauvais moment. Déjà que le policier avait une mauvais opinion du comédien mais se voir retirer une enquête qui lui tiens a coeur pour devoir lui servir de baby-sitter est quelque chose qu'il est loin d'apprécier. James Woods proposer une interprétation assez représentative de ce genre de personnage et semble prendre un plaisir fou à le faire. Il intègre à son personnage une partie de sa propre personnalité et en cela le rend dès plus sympathique à mes yeux de spectateurs.

10Nick Lang lui est la parfaite caricature de la star de cinéma capricieuse, avide d'être reconnu pour ses talents d'acteur. Il en a marre de jouer les héros de ciné et cherche un rôle plus adulte que ce qu'il joue habituellement. Pour acquérir ce dernier il veut absolument s'imprègner de la réalité du monde policier et surtout du meilleur des flics de New-York, c'est à dire John Moss. Il se montre passionné face à la perspective de suivre ce flic qu'il admire mais se heurtera très vite au mauvais caractère de celui-ci.

Michael J Fox était manifestement l'acteur idéal pour le rôle et se révèle être le point fort du film, son approche du personnage, sa façon de transmettre sa force comique a travers ce dernier fait merveille. Le comédien semble lui-même s'amuser comme un petit fou a jouer cette parodie de la star de cinéma type et je peu dire que j'ai totalement adhéré a son jeu d'acteur. Ce n'est pas sa meilleure performance mais il a vraiment apporter quelque chose au rôle qu'un autre comédien n'aurait sans doute pas pu faire. Fox est un artiste que j'ai toujours apprécié, et cela depuis ses débuts à la télévision. Il trouve ici présent un rôle est, de toute évidence, taillé sur mesure pour lui.

9Au niveau de la mise en scène rien a redire, John Badham a su parfaitement mettre en valeurs le talent de ses acteurs et leurs offrir un large terrain de jeu à travers une réalisation simple mais efficace. Ce n'est pas la première comédie policière que Badham à réalisé et c'est un genre qu'il maîtrise parfaitement. Rien à redire non plus du scénario se révèle être d'une simplicité évidente mais aussi remarquablement entraînant. 

En conclusion, "La manière forte" est une comédie policière vraiment très sympathique a regarder. Pendant 1h40 l'on ne se prend pas la tête et l'on rit de bon coeur devant le numéro d'acteur de Michael J. Fox et James Woods, duo particulièrement complémentaire. Le film de John Badham est a voir pour passer un bon moment.