31 juillet 2017

OUTLAND, LOIN DE LA TERRE (Peter Hyams - 1981)

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Résumé: 

Nouveau venu sur la station spatiale minière Con-Amalgamate 27 le marshal William T. O'Neil à reçut pour mission de diriger les équipes de sécurité. O'Neil devra faire face à un trafic de drogue qui sévit au sein de la station. Le produit en question permet aux mineurs de travailler plus vite et d'ainsi augmenter le rendement mais à aussi comme effets de faire perdre l'esprit aux ouvriers lesquels meurs dans des circonstances plus que sinistres. O'Neil découvre très vite que celui qui dirige se trafique n'est autre que Shepard le directeur de la station. Ce dernier n'hésite pas d'ailleurs à essayer de corrompre le marshal, lequel refusera. Shepard, voyant que O'Neil posera beaucoup trop de problèmes, fait appels à ses employeurs secrets afin qu'ils envoient des tueurs afin de régler le problème. Voyant qu'il n'obtiendra de l'aide ni de la part de ses hommes ni des autres habitants de la station, O'Neil devra les affronter seul.

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Mon avis: 

Entre Polar et Western futuriste dont l'intrigue n'est pas sans rappeler celle du chef d'oeuvre de Fred Zinneman "Le train sifflera trois fois", "Outland, loin de la terre" reste à mon sens l'un des films les plus aboutit de son metteur en scène. Au vu de sa filmographie Peter Hyams n'a pas toujours su nous offrir des oeuvres cinématographiques de qualités mais il n'en reste pas moins qu'il possède un talent indéniable. Il a su nous le prouver avec ce film qui, sans être un modèle de perfection, se révèle être une belle réussite du genre.

Hyams choisit avant tout de privilégier l'enquête mener par le personnage principal faisant ainsi pencher son film plutôt du côté du film policier mais l'affrontement entre le héros et Shepard et ses hommes et digne des meilleurs règlement de compte des westerns. Le personnage interprété par Sean Connery à d'ailleurs tout du shérif de l'ouest qui comme celui joué par Gary Cooper dans le film de Zinneman ne peux compter sur personne pour l'aider.

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L'action se déroulant au coeur d'une station spatial le film plonge son héros et le spectateur dans un état de claustrophobie intense au sein duquel l'on ressent un sentiment d'incertitude et de séquestration le tout s'appuyant sur une intrigue policière des plus solides et cela malgré sa simplicité. En effet, Peter Hyams a développé à partir d'un matériau simple une histoire d'une efficacité remarquable. Les situations nous plonge dans les méandres de ce qui ce cache entre les mures de la station et le simple but de son existence.

"Outland" fait parti de ses films qui ne connurent pas un grand succès lors de leurs sortie mais qui gagnèrent en popularité au file des années. Certes le film n'est pas exempt de défauts mais il avait presque tout ce qu'il fallait pour devenir un modèle du genre. Une mise en scène intelligente, une intrigue solide, d'excellents acteurs, des effets-spéciaux réussit,... malheureusement et malgré le potentiel de son sujet, Hyams fait preuve d'un certain manque d'ambition quant à la manière de le traiter.

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Le film de Hyams est manifestement une réflexion sur le capitalisme et l'exploitation à outrance de la classe ouvrière transposer dans le futur et dans le milieu de l'exploration spatial. C'est d'ailleurs au manque d'approfondissement de cet aspect très particulier de cette oeuvre que le manque ce fait ressentir. En effet, si la critique sociale avait été dosé de façon plus équilibré avec l'aspect commercial "Outland" aurait put être une oeuvre de haut niveau.

Hyams choisit de privilégier avant tout l'intrigue policière et en cela passe légèrement à côté de son sujet. Cependant, le film se rattrape sur sa façon de bien mettre en place son côté investigation et peut également s'appuyer sur la performance de son acteur principal pour donner toute sa valeur à son héros. Il n'est plus besoin de présenter Sean Connery, immense acteur qui fit ses débuts dans la peau du légendaire agent James Bond 007 et qui réussit par la suite à s'en détacher de part son intelligence et du bon choix qu'il fit lorsqu'il choisissait ses projets. Un tel comédien, à la retraite depuis quelques années, manque dans le visage cinématographique d'aujourd'hui et il faut bien reconnaître que c'est de part sa formidable performance qu'Outland tire son meilleur parti. 

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En effet, l'acteur se révèle être très crédible dans le rôle du marshal William O'Neil, en faisant un véritable shérif digne des meilleurs western (dans la futur ici présent). Sean Connery s'est apparemment investit à fond dans son rôle et nous le prouve de part la justesse et la profondeur qu'il offre à son rôle. Les autres membres du casting font également merveille, tout particulièrement Peter Boyle lequel se révèle être la parfaite figure de l'exploitant sans remords et l'ennemi idéal pour un flic aussi retord que celui interprété par Sean Connery. On peut noter aussi la qualité de l'interprétation de Frances Sternhagen dont les moments avec la star sont parmi les meilleurs du film.

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"Outland" est également pourvu d'effets-spéciaux d'un réalisme bluffant et dont la qualité fait que plus de trente ans après la sortie du film ils n'ont pas prit une ride. De mon point de vu, le film n'a pas vieillit ou alors vraiment très peu car ses décors que ce soient ceux de l'intérieur ou de l'extérieur de la station ont gardés toutes leurs authenticités.

 En conclusion, bien que ne s'inscrivant pas dans la liste des meilleurs films du genre, "Outland, loin de la terre" se révèle être une oeuvre de science-fiction particulièrement réussit. Son intrigue est prenante, sa mise en scène presque aboutit et son casting bien choisit. Mention spéciale au grand Sean Connery. Une oeuvre que je recommande.

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30 juillet 2017

LA GROSSE MAGOUILLE (Robert Zemeckis - 1981)

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Résumé: 

 Roy Fuchs et Luke Fuchs (Jack Warden), deux vendeurs de voitures d'occasions, se disputent le même terrain depuis des années. Ce qui n'était qu'un conflit devient une véritable guerre lorsque Luke décède d'une crise cardiaque. Son meilleur vendeur et associé Rudy Russo (Kurt Russell) ayant besoin d'argent afin de financé sa campagne pour devenir sénateur décide avec deux de ses amis de caché la mort de son patron. Par la suite, les trois compères lancent une série de publicité afin de vendre assez de voiture pour pouvoir mettre en marche la campagne électorale de Rudy. Les choses ne s'avèreront pas des plus faciles lorsque la fille de leur défunt patron viendra mettre le nez dans leurs affaires.

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Mon Avis: 

Je n'avais jamais entendu parler de ce film jusqu'a il y a quelque jours de cela lorsque je suis tombé dessus plus ou moins par hasard. Deuxième film de Robert Zemeckis (je n'ai pas réussit à trouver son premier film "Crazy Day"), "La grosse magouille" (Used Cars) est une comédie politiquement incorrect qui cherche avant tout à faire rire son public. Que ce soit du côté de la mise en scène, du scénario où de la production nous retrouvons quasiment la même équipe qui donnera naissance à l'une des trilogies les plus cultes de l'histoire du cinéma je parle bien entendu de "Retour vers le futur". En effet, c'est en collaboration avec Bob Gale que Robert Zemeckis écrivit le scénario de cette seconde oeuvre qui était également déjà produite par Steven Spielberg. Il en fut d'ailleurs de même pour "Crazy Day" deux ans auparavant.

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Il aura fallut le succès de "A la poursuite du diamant vert" pour que la carrière de Zemeckis prenne un tournant important et fasse de lui une valeur sûr ce qui ne fut pas le cas de ses deux premiers films qui furent des échecs retentissant au Box-office. En effet, "La grosse magouille" fait partie de ces films qui n'eurent pas la chance de connaître le succès à leurs sorties mais qui acquirent au fil des années le statut de film culte. Ce n'est pas le cas dans l'Exagone mais cela l'est aux États-Unis où le film a su avec le temps conquérir le public.

Certes ce n'est pas un chef d'oeuvre et Zemeckis nous a offert des oeuvres bien plus aboutit par la suite, mais son deuxième film se révèle être un moment vraiment agréable à passer. L'humour à la fois noire et corrosif fait mouche la plus part du temps et les rebondissements s'enchaînent avec beaucoup de rythme. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde devant ce festival de blagues dont certaines sont peut être de mauvais goût mais ont réussis à provoquer le rire chez le spectateur que je suis.

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C'est un avis tout à fait personnel bien-sûr mais je considère "La grosse magouille" comme un deuxième essaie particulièrement réussit. Alors oui, l'ensemble ne vole pas bien haut mais ce n'est pas forcément ce que l'on attends de ce genre de film. Je pense que Zemeckis et Bob Gale n'avaient pas d'autre ambition que de proposer une petite oeuvre divertissante et en cela je trouve qu'ils ont réussi à atteindre cet objectif.

L'on retrouve en tête d'affiche Kurt Russell dans le rôle de Rudy Russo, un vendeur de voiture d'occase ambitieux visant à atteindre les plus hautes sphères de la politique. On peut dire que le futur Snake Plissken faisait merveille dans ce rôle. A l'époque de "La grosse magouille" il n'était pas encore la grande vedette qu'il allait devenir par la suite. Surtout connu à l'époque pour avoir été l'un des enfants acteurs les plus employé par les studios Disney, Le film de Robert Zemeckis fut d'ailleurs le premier film de cinéma hors studio Disney dans lequel Kurt Russell joua après avoir enchaîné les séries et téléfilms (dont le fameux "Elvis" de John Carpenter). La performance du comédien est convaincante et l'on peut dire qu'il est l'un des grands plus du film.

Dans son ensemble, "La grosse magouille" est une comédie bien sympathique qui a réussit à me faire passer un très bon moment et je n'en attendais pas plus.

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29 juillet 2017

SAN ANDREAS (Brad Peyton - 2015)

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Résumé: 

Alors qu'une série de tremblement de terre sème la panique le secouriste Ray Gaines doit partir à la recherche de sa femme et de sa fille.

Mon avis:

Je n'attendais pas grand chose de ce film dont le pitch sentait vraiment le réchauffé... Quelle ne fut ma surprise devant les qualités indéniables de ce "San Andreas" qui bien qu'assez prévisible se révèle être finalement un assez belle réussite dans le genre du film catastrophe. Attention! Cela n'est pas ce qui se fait de mieux dans le genre (genre dont je ne suis pas particulièrement adepte) et je ne pense pas qu'il fera référence mais en tout cas j'ai pu constater que le film de Brad Peyton, bien qu'utilisant tous les codes du genres, réussit là où les derniers films de se type on pratiquement tous échoué (mis à part quelques exceptions).

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Bien sûr le film n'évite pas certains clichés tels que le héros principal du film. En effet, Ray Gaines est un secouriste dévoué à son travail et qui doit faire face à de graves problèmes personnels. En effet, ayant perdu l'une de ses deux filles quelques années auparavant ce dernier en garde en lui les blessures et a toujours du mal à faire son deuil. Sa séparation avec sa femme Emma avec qui il est en instance de divorce n'aide en rien ce père meurtri à surmonté ses démons. Bien qu'étant encore proche de son autre fille Blake il se montre trop peu présent pour elle. C'est en faisant face à la mort et la destruction provoqué par les séismes de la faille instable de San Andreas que les trois être vont se rapprocher et former de nouveau une famille.

De part sa façon d'aborder les relations et les déboires des personnages le film de Brad Peyton fait que l'on s'attache très facilement à eux. L'on peut même s'identifier à ses trois êtres aux vies meurtries mais dont les blessures émotionnelles ont encore la possibilité de connaître la guérison. Bien qu'étant un film catastrophe divertissant "San Andreas" n'en oublie à aucun moment l'élément humain là où beaucoup d'autre film catastrophe se contente d'enchaîner les séquences explosives avec pour seul intérêt d'en mettre plein la vu mais au détriment d'une véritable histoire et de la psychologie de leurs personnages.

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Rassurez vous, Brad Peyton et son équipe nous offre également des séquences de destructions vraiment impressionnantes mais à contrario d'autre film de ce type "San Andreas" arrive également à nous toucher au coeur. En cela les comédiens se révèlent être vraiment convaincant dans leurs rôles respectifs, mention spéciale à Dwayne Johnson lequel élargit encore un peu plus la palette de son jeu d'acteur. Ici il est une figure à la fois héroïque et tragique et c'est vraiment dans l'aspect dramatique que Johnson tire vraiment son épingle du jeu.

On connaît le héros où le bad guy "The Rock" mais on l'a encore très peu souvent vu dans un rôle aussi fort dramatiquement parlant. Son interprétation ne fait pas non plus des étincelles mais nous propose un léger aperçut de ce pourrait être l'acteur dramatique Dwayne Johnson. Le personnage de Ray Gaines est encore trop quelconque pour que le comédien arrive à faire ses preuves dans se registre mais l'on peut espérer que dans un avenir proche il en aura l'occasion.

Pour ce qui est du reste du casting je n'ai pas grand chose à dire.  Je soulignerais malgré tous la qualité de la performance de Carla Gugino dans son rôle de femme séparé de son compagnon mais toujours secrètement amoureuse de lui et cela même si elle vit dorénavant avec un autre homme, lequel sera d'ailleurs le type même du lâche. Paul Giamatti est particulièrement convaincant dans son rôle de sismologue voulant à tout prix prévenir la population du danger qui pèse sur eux.

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Quand à Alexandra Daddario elle se révèle être assez convaincante et ne joue pas le genre de rôle féminin que nous propose trop souvent se genre de film (la jeune fille perdue et effrayé) mais bien un personnage de femme forte et intelligente qui saura quoi faire pour survivre et rejoindre ses parents.

Rien à redire au niveau de la mise en scène, Brad Peyton nous proposant tous les éléments nécessaire à la réussite de ce genre de film. Il nous propose des séquences particulièrement impressionnantes et d'un réalisme convaincant. Certes parfois les ficelles sont un peu grosses au niveau de l'intrigue mais le film sait vraiment maintenir son suspense et cela jusqu'au dernier moment. L'on échappe malheureusement pas au gros plan sur un drapeau américain mais cela étant le film ne fait pas l'apologie du patriotisme.

En conclusion, bien que ne faisant pas preuve d'une grande originalité "San Andreas" évite de tomber dans la caricature et sait tenir son publique en haleine avec beaucoup d'ingéniosité. Brad Peyton et son casting on fait du très bon boulot et l'on passe 2h plaisante de divertissement. Un très bon film catastrophe.

28 juillet 2017

DU SANG ET DES LARMES (Peter Berg - 2013)

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Résumé: 

Juin 2005: quatre Navy Seals sont envoyés sur le terrains pour éliminer Ahmad Shah, un hauts responsables talibans. Repérés, les 4 hommes devront tout faire pour survivre alors que l'ennemi les encercle et se rapproche de plus en plus d'eux.

Mon avis:

Tiré d'une histoire vraie, adaptation du livre "Le Survivant" écrit par le seul Navy Seals ayant survécu à l'opération Red Wing, "Du sang et des larmes" est un film de guerre saisissant réalisé avec beaucoup d'efficacité et de réalisme par un Peter Berg inspiré. Ce n'est pas un metteur en scène dont le cinéma me touche, ses précédents films n'étant pas particulièrement réussit, mais force est de constater qu'ici présent il réussit à nous montrer une toute autre facette de son oeuvre. Le réalisateur de "Battleship" signe ici un long métrage bien plus humain que ses précédents car c'est bien du destin des personnages dont il s'agit ici, pas de la guerre en elle même.

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Au delà de la barbarie sanglante qui nous est montré durant les scènes de combat, Berg s'intéresse beaucoup plus aux liens profonds qui unissent ce groupe de quatre soldats dans l'adversité. L'amitié, la solidarité, le courage et le sacrifice sont mise en avant afin de nous faire nous poser les bonnes questions sur chacune des raisons qui motive les personnages dans leurs décisions et leurs actions. Chaque protagoniste du film arrive ici avec son vécu et les préoccupation qui leurs sont propres. En effet, Berg prend bien son temps à nous présenter chacun d'entre eux et leurs histoires personnels avant de nous plonger dans l'enfer du combat et c'est tout à son honneur. Il ne tombe que très rarement dans la caricature et chaque séquences de guerre pure sont amenés au moment qu'il faut. 

De part sa mise en scène, "Du sang et des larmes" réussit à nous prendre aux tripes toute en nous proposant plusieurs moments de réflexions ainsi que d'autres de pure émotions. Le film en lui-même n'est peut être pas parfait mais l'on peut dire que c'est probablement l'un des meilleurs films de guerre de ces dernières années. La filmographie, encore très courtes, n'est pas sans contenir quelques ratés, mais aussi quelques belles réussites dont "Du sang et des larmes" fait évidemment parti. 

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Au niveau du casting je n'ai pas grand chose à dire si ce n'est que chacun des comédiens qui le compose apportent au film leurs touches personnelles au travers de performances particulièrement convaincantes. L'on ne peut être que réceptif aux jeu d'acteur de Mark Walhberg, Taylor Kitsch, Emile Hirsh et Ben Forster, incarnant avec conviction ces quatre G.I seul face à l'adversité. 

En conclusion, "Du sang et des larmes" n'est peut être pas ce qui se fait de mieux dans le genre mais force est de constater que peu de film de guerre réussissent aujourd'hui à atteindre un tel niveau. Peter Berg a du savoir faire et réalise ici une oeuvre très humaine qui, je le pense en tout cas, parlera à tout à chacun. Une belle réussite.

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27 juillet 2017

LAND OF THE DEAD (George A. Romero - 2005)

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Résumé:

Alors que le monde est envahit par les zombies et que l'humanité est réduit à la survivance un homme, Mr Kauffman règne en maître, au sommet d'un building. La population du bas elle vit dans la misère la plus totale. Riley, un mercenaire à la solde de Kauffman rêve du jour ou il pourra quitter ce job et partir au Canada seul endroit où la présence de zombies est inexistante. Un autre homme de main du milliardaire, Cholo, décide de se rebellé contre l'autorité de son patron et menace de détruire le building si jamais il ne lui est pas verser 5 millions de dollars. Riley aidé de plusieurs de ses camarades décide de traquer Cholo et le mettre hors d'état de nuire avant qu'il ne commette un massacre mais ce que ni l'un ni l'autre n'avait prévu c'est que les zombies dont l'intelligence c'est dévellopé ont mis au point un plan afin d'envahir le ville. 

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Mon avis:

Enième film de zombies réalisé par George A. Romero lequel est devenu depuis sa "Nuit des morts-vivants" en 1968 le maître incontesté du genre, "Land of the dead" s'inscrit parfaitement dans la logique que le réalisateur s'est fixé depuis sa toute première oeuvre. Critique de la société américaine dans le sens où le film nous présente un monde post-apocalyptique dans lequel les riches dominent les pauvres. Les zombies nous sont eux présenté comme des être sans âmes mis qui au fur et à mesure que l'intrigue avance semble développer des sentiments tels la colère et la peine. Aux mains des puissants, lesquels vivent dans un bâtiment de luxe,  ils ne servent que de divertissement aux mercenaires et aux survivants de tous bords mais qui du fait de la part des bénéfices qu'ils versent au richissime Kauffman et à ses associés arrivent pourtant à tenir un mode de vie supérieur à ceux qui vivent dans la rue. Ces derniers d'ailleurs ne rêvent que d'une chose: renverser le soit disant gouvernement instauré en lieu et place de ce qui n'est en fin de compte qu'un camps de réfugiés pour eux tandis que les riches vivent dans le luxueux building qui surplombe leurs taudis.

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Romero a toujours su exprimer un message dans ses films; réflexion sur la guerre du Vietnam et le racisme dans "La nuit des morts vivants", réflexion sur la société de consommation dans "Zombie" (1978), message antimilitariste dans "Le jour des morts vivants" (1985), "Land of the dead" n'échappe pas à la règle. Moins convaincantes que dans ses précédentes oeuvre celui-ci compense largement ce manque de dimension politique grâce à un grand nombre de scènes d'actions toutes aussi percutantes les unes que les autres. L'aspect horrifique indissociable du genre est également très présent et certaines séquences seront susceptibles de choquer les plus sensibles. Mon engouement pour le genre ne date pas d'hier même si j'admet volontiers que du "film de zombie" seul ceux de George Romero ont autant mon agrément. Le metteur en scène sait toujours tirer le meilleur partie de ses histoires et de ses comédiens... force est de constater que "Land of the dead" en est la preuve une fois de plus.

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En tête d'affiche le comédien Simon Baker, surtout connu pour son rôle de Patrick Jane dans la série "The Mentalist", lequel se révèle être ici on ne peut plus crédible en mercenaire blasé ne rêvant que d'une chose: échapper à l'environnement morbide dans lequel il évolue pour vivre dans le nord dans l'isolement le plus complet. Sa ligne de conduite: ne s'attacher à personne, le seul à avoir grâce à ses yeux étant son meilleur ami Charlie qu'il à sauvé alors que ce dernier se trouvait dans une maison en flamme. On retrouve aussi au casting l'actrice Asia Argento, laquelle apporte la touche sexy au film de Romeri qui ne pourra que plaire aux puristes du genre. Son personnage n'a rien de la jeune femme sans défense et se révèle être impitoyable quand la situation l'exige. 

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John Leguizamo quant à lui campe un rôle au nombreuses facettes (Cholo). En effet, même si de premier abord il semble être sans scrupules il n'en reste pas moins très humain et finalement n'est qu'une victime du grand patron Kauffman, lequel a fait fortune en abusant des talents de Cholo. Un grand nombre d'autres rôles s'ajoutent au film et chacun apporte un petit plus à l'ensemble, tout particulièrement Dennis Hopper lequel excellait une fois de plus dans la peau du milliardaire Kauffman. 

Au final "Land of the dead" se révèle être un excellent film. Ce n'est peut être pas l'oeuvre cinématographique la plus aboutit de son réalisateur mais sa mise en scène est efficace et cela à chaque instant. George Romero n'a plus rien à prouver dans le genre et ajoutait une nouvelle pierre à l'édifice qu'il a créé il y avait presque quarante ans de cela. En conclusion, je recommande ce film qui reste le dernier opus de qualité de la saga, les suivants se révéleront on ne peut plus décevant ("Diary of the dead " en 2008 et "Suvival of the dead en 2010). A voir donc!


26 juillet 2017

LES BOOTLEGGERS (Joseph Sargent - 1973)

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Résumé: 

En prison pour trafic d'alcool Gator McKlusky apprends que son petite frère à été assassiné par le Shérif Connors et ses hommes. Voulant venger la mort de son frère, Gator passe un marché avec les fédéraux afin de faire plonger le shérif. Pour cela il devra infiltrer l'organisation du principal trafiquant de la région, lequel verse des pots de vin à Connors.

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Mon avis;

L'acteur Burt Reynolds fut pendant des années le symbole de la virilité. Il enchaîna les rôles de dure à cuire pendant une bonne partie de sa carrière et il faut bien avouer que ce genre de personnages lui allait à la perfection. " Les Bootleggers" de Joseph Sergant est le parfait exemple du genre de film dans lequel le comédien s'illustra dans les années 70 et probablement l'un des meilleurs.

Le film eut d'ailleurs à sa sortie un certain succès donnant ainsi naissance à une suite "Gator" réalisé par Burt Reynolds lui-même. L'on ne peut pas dire que " Les Bootleggers" soit totalement réussit mais il réussit à remplir son contrat lequel vise avant tout à divertir son public.

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Au final je ne sais trop quoi dire sur ce film si ce n'est que l'on passe un agréablement moment et cela grâce à un certain nombre de courses poursuites en voitures palpitantes, des bastons durant lesquelles l'on ressent chaque coup porté par un Burt Reynolds plus charismatique et redoutable que jamais. Parfaitement à l'aise dans les rôles de cogneurs le rôle de Gator McKlusky lui va comme un gant.

Le film comporte quelques bon seconds rôles dont se distingue particulièrement Ned Beatty dans le rôle du shérif corrompu Connors. Selon la petite histoire l'acteur décrocha le rôle grâce à Burt Reynolds avec qui il s'était lié d'amitié sur le tournage du film "Délivrance" de John Boorman. 

Que dire de plus de "Les Bootleggers" si ce n'est que ce film très 70's se révèle amusant à regarder à défaut d'être original. Un bon moment à passer. 

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25 juillet 2017

STRIPES (Ivan Reitman - 1981)

 

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Résumé: 

Après avoir tous perdu John Winger, un véritable looser, décide de s'engager dans l'armée et y entraîne son meilleur ami l'instituteur Russell Ziskey avec lui. Mais la vie militaire n'est en rien semblable à ce qu'ils avaient imaginé et ils s'attireront très vite les foudres de leurs sergent instructeur et du commandant de la base le capitaine Stillman.

Mon avis:

Deuxième collaboration du trio Harold Ramis/Ivan Reitman/Bill Murray pour le grand écran, "Stripes" se révèle être à mes yeux la plus réussie. On parle tellement des SOS Fantômes 1 et 2 que l'on en oublie un peu trop leurs autres films. Autant je peux comprendre que "Meatballs" soit considéré comme dispensable (si Bill Murray n'était pas dans le film celui-ci n'aurait aucun intérêt), autant il est incompréhensible à mes yeux que "Stripes" ne soit pas plus connu.

Avec un casting en or réunissant Bill Murray, Harold Ramis, Warren Oates (l'inoubliable Lyle Gorch de "La Horde sauvage"), John Larroquette, John Candy, P.J Soles (vu dans Halloween de Carpenter), Sean Young (Blade Runner), Ivan Reitman réussissait à nous faire partager l'une des oeuvres cinématographiques les plus drôles des années 80. C'est avec un budget plus important que leurs précédents films mais toujours restreint qu'ils commencèrent à monter le projet et ce grâce à la popularité que Bill Murray avait acquise grâce à Meatballs et au "Saturday Night Live".

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Dans "Stripes" le comédien y interprète le rôle de John Winger, l'exemple même du looser complètement à côté de ses pompes. Dès le départ il nous est présenté comme un flemmard, évitant toutes sortes de contraintes et n'ayant que peu d'ambition dans la vie. C'est d'ailleurs ce manque total d'envie de mûrir qui fait fuir sa petite amie Rita. En une seule journée il perd tout ce qui fait sa vie, sa copine, son job, sa voiture, son appartement. Une pub régulièrement projetée à la télé lui fait prendre conscience qu'il manque totalement de structure et que l'armée peut lui la fournir. Malgré l'insistance de son meilleur ami Russel tentant par tout les moyens à le convaincre qu'il se fait une fausse idée de la vie militaire, Winger s'engage entraînant avec lui son comparse.

Dès son premier jour au sein du corps militaire, l'engagé se montre irrespectueux envers l'autorité s'attirant ainsi les foudres de son instructeur, lequel n'hésite pas à lui faire faire une centaines de pompes sous une pluie torrentielle. Son insubordination lui attire également l'hostilité de ses camarades jusqu'a son meilleur ami qui au bout d'un moment finira par exploser de colère.

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A l'origine il ne fut pas prévu qu'Harold Ramis joue dans le film. Voulant à tout prix partager l'affiche avec l'acteur/scénariste et ami, l'interprète de John Winger menaça même de refuser de faire le film si sa requête n'était pas satisfaite. "Je veux jouer avec toi, si tu ne le fais pas je ne fais pas le film" : voilà en gros l'ultimatum que lança le comédien à son complice.

Pour son tout premier grand rôle devant une caméra Harold Ramis donne, avec une évidence certaine, le meilleur de lui-même. Son personnage Russel Ziskey est le type même du pacifiste convaincu. C'est aussi un intellectuel et se montre beaucoup mois tête brûlée que son meilleur ami. Malgré tout, il ne peut s'empêcher de suivre Winger dans ses aventures.  Ils forment à eu deux l'un des duos les plus efficaces des années 80 et l'on peut regretter qu'ils n'aient pas joué plus souvent ensemble. Les deux hommes se brouillèrent lors du tournage d'Un Jour sans fin et n'eurent plus de véritable contact jusqu'à peu avant la mort de Ramis. Les deux hommes mirent leurs différents de côtés et se réconcilièrent.

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Leur duo fonctionne ici à merveille et peut s'appuyer sur une jolie palette de comédiens, lesquels offrent au film une dimension non négligeable à l'ensemble. Je mettrai bien entendu en avant Warren Oates qui donne à son personnage du sergent instructeur Hulka la force et la détermination nécessaires à un tel personnage. Retord et discipliné, Hulka est le type même du militaire de carrière, vrai patriote et ne tolérant ni les tires au flanc ni les agitateurs. Il tente tant bien que mal, et cela pendant tout le film, à faire comprendre à Winger et aux autres le vrai sens du mot "armée" et les valeurs qui l'accompagnent: Honneur, courage,...des notions capitales et qui font les meilleurs soldats qui soient et c'est à cela que s'emploie Hulka. Autoritaire, ça il l'est, mais c'est un mal nécessaire pour la formation des jeunes recrues.

Mention spéciale aussi à John Larroquette qui livre ici une performance on ne peut plus réussie. Son interprétation du commandant de la base est tout simplement irrésistible. Le capitaine Stillman est le type même de l'officier bureaucrate n'ayant jamais servi sur le terrain. Ambitieux et prenant sa fonction très au sérieux, cela ne l'empêche pas d'accumuler les gaffes à un rythme tel qu'il en devient dangereux pour lui et pour les hommes qui sont sous commandement. Son incompétence lui vaudra d'ailleurs d'être muté au fin fond de l'Arctique.

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Je mentionne également les comédiennes P.J Soles et Sean Young qui apportent la touche de charme essentiel à la réussite d'un tel film. Respectivement les compagnes de Murray et Ramis se montrent beaucoup plus disciplinées que leurs compagnons. Elles sont également les anges gardiens des deux hommes car à chaque fois que Winger Ziskey se retrouvent dans la mélasse, c'est aux deux jeunes femmes qu'ils doivent leur salut.

John Candy, visage incontournable de la comédie des années 80 (Splash, The Great Outdoors, Oncle Buck, Un Ticket pour deux,...) interprète le type même du mec quelque peu gêné par son poids mais n'hésitant pourtant pas à en tirer profit. Le scène culte du combat de boue est vraiment l'un des moments forts du film. Voir Candy lutter contre cinq femmes en bikini mais bagarreuses laisse une image inoubliable dans l'esprit du spectateur que je suis.

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"Stripes" est une des comédies les plus drôles mais aussi les plus méconnues des années 80. Elle mérite pourtant de figurer aux côtés de SOS Fantômes et des Blues Brothers. Le scénario est solide, les gags efficaces, la mise en scène quasi-parfaite et l'interprétation de haut niveau. Je ne saurais trop recommander à ceux qui ne l'on pas vu de découvrir "Stripes", un film qui garde toutes ses qualités malgré les années. La collaboration la plus réussie du trio Ramis/Reitman/Murray, un poil au dessus de SOS fantômes d'après moi en tout cas.

24 juillet 2017

LE CERCLE (Gore Verbinski - 2002)

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Résumé: 

Après la mort d'une adolescente dans des circonstances plus qu'étranges la journaliste Rachel Keller mène son enquête. Elle découvre au fur et à mesure de ses investigations que la mort de la jeune fille est directement lié à une cassette vidéo qui provoquerait le décès de tous ceux qui prendraient le risque de la regarder. Après l'avoir elle même visionné, Rachel devra trouver comment levé la malédiction qui provoquera sa mort dans 7 jours. 

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Mon avis:

Remake américain du classique de l'horreur Japonais "Ringu" de Hideo Nakata, "Le Cercle - The Ring" réalisé par Gore Verbinski reprend en gros la même intrigue tout en lui apportant pas mal d'éléments nouveaux qui à mon avis le rend meilleur que l'original. Oui, je dois être l'une des seules personnes qui préfère cette version à l'original et je ne m'en cache pas. Pourquoi le ferais je d'ailleurs? Ce n'est que mon opinion et je ne demande pas a ce que les autres la partage. Rien que les personnages sont de mon point de vu bien plus complexe que ceux qui composait le film de Nakata et bien plus intéressant de part la façon dont ils nous sont présentés et interprétés. 

072

Clairement le personnage de la journaliste Rachel Keller est à mille lieux de celui de Reika Asakawa joué dans l'original par Nanako Matsushima. Beaucoup moins maternelle que celle-ci et beaucoup moins complice avec son fils, elle n'en reste pas moins une journaliste chevronné qui aura à coeur de découvrir la vérité sur la sinistre mort de sa nièce. Rachel a également un relation compliqué avec son fils Aidan, lequel ne l'appel pas maman mais par son prénom. Devenu mère trop jeune elle ne se sentait pas prête à tenir se rôle et celle-ci ne se rendra compte des sentiments fort qu'elle éprouve pour son enfant que lorsque le danger de la malédiction planera sur lui. Rachel et son ex-mari, lequel n'était également pas prêt à être parent se comporteront pour la première fois comme tel et c'est en s'unissant malgré la tension qui existe entre eux qu'ils pourront espérer sauver leurs fils. 

073

Aidan n'est quant à lui pas un enfant comme les autres. Etant d'un caractère plutôt secret, il compense cette froideur apparente par des dons exceptionnels. Il entretien avec sa Rachel une relation un peu distante celle-ci estimant qu'il est à même de se prendre en charge tout seul. Elle n'a d'ailleurs pas tord mais malgré tout l'on ne peut ne pas apercevoir qu'il cherche à être plus complice avec sa mère. Dans le rôle de la jeune journaliste l'actrice Naomi Watts fait merveille et bien que cela ne soit pas sa meilleure performance il faut bien reconnaître qu'elle sait se montrer particulièrement convaincante. Dans le rôle de l'ex-mari immature mais toujours amoureux de Rachel l'acteur Martin Henderson propose ici une interprétation tout ce qu'il y a de plus honnête et, bien que n'étant pas vraiment charismatique, le comédien sait faire preuve de justesse et en cela son jeu n'est pas dénué d'intérêt.

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Pour ce qui est des principaux seconds rôles je retiendrais surtout celui de Richard Morgan brillamment interprété par Brian Cox. Inquiétant de par sa façon d'aborder le personnage le comédie semble s'investir à fond dans son rôle et il faut bien reconnaître qu'il apporte un plus non négligeable à l'ensemble. Homme à la personnalité tourmenté hanté par un passé lourd qui l'a conduit à la folie, Richard Morgan est le protagoniste le plus fascinant du film. Inquiétant, déroutant et imprévisible, le scénario de "The Ring" bénéficie de sa présence.

Plutôt que de choisir le genre du cinéma horrifique, Gore Verbinski préfère inscrire son film dans celui du thriller fantastique. Bien qu'il est question de fantômes et de malédiction "The Ring" est avant tout une enquête. Instaurant  tout du long une ambiance pesante et angoissante le cinéaste choisit l'étrange à l'horreur pure et c'est de mon point de vu un choix judicieux. Verbinski a su imposer à cette nouvelle version sa propre vision du sujet et la manière dont le traiter.

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L'on pourra dire tout ce que l'on veut de lui je persiste à dire qu'il est un cinéaste de talent qui mérite d'être apprécié à sa juste valeur. Du point de vu de l'intrigue rien a redire. Bien que reprenant en gros celle du film de Nakata l'on ne peut ne pas apercevoir les multiples changement et nouvelles inventions que les scénaristes ont apportés au scénario. Celles-ci s'avèrent d'ailleurs particulièrement intéressantes et Verbinski sait de par se mise en scène et son sens de la narration visuel en tirer le meilleur parti. Pour ma part et contrairement à beaucoup j'ai aimé ce remake que je considère comme étant un thriller horrifique de qualité proposant une grande gamme de suspense et d'émotion. Un très bon film!

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23 juillet 2017

TIGERLAND (Joel Schumacher - 2000)

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Résumé: 

Dans un camp d'entraînement militaire, des jeunes recrues se préparent à être envoyées à la guerre du Viet-Nam. L'une d'entre elle, le soldat Roland Bozz va faire basculer l'ordre établit.

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Mon avis:

Après avoir réalisé plusieurs films assez médiocres, "Batman Forever" (1995) et "Batman et Robin" (1997) entre autres, Joel Schumacher revenait enfin avec une oeuvre de qualité avec ce film de guerre à petit budget qu'était "Tigerland". C'est également, à mes yeux en tout cas, l'un des meilleurs films du réalisateur dont la carrière inégale possède malgré tout quelques réussites non négligeable. "Tigerland" en fait parti. Elle prouva que Schumacher était encore loin d'être finit et que lorsqu'il n'est pas aux services des studios il est un véritable auteur. 

Le film marque la première collaboration du réalisateur avec le comédien, encore inconnu à l'époque, Colin Farrell qu'il dirigera par la suite à deux reprises dans "Phone Game" (2003) et "Veronica Guerin" (2003) l'espace d'une seule scène. D'ailleurs, je note que c'est de leurs collaboration que sont nés mes deux films préférés du metteur en scène. Deux artistes pour lesquels j'ai de l'estime mais sans plus. Ils ont du talent, beaucoup de talent même, mais je dois bien reconnaître que de leurs oeuvres je n'en apprécie que quelques unes. 

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Mais revenons en à "Tigerland", un film qui reste à mes yeux un petit chef d'oeuvre qui mérite d'être redécouvert. Le film, comme beaucoup de petite production, n'a pas eu droit à une promotion importante lors de sa sortie, mais les critiques furent on ne peut plus dithyrambique à son encontre et je comprends pourquoi car ce film a tous pour lui: un scénario intelligent et solide, des performances d'acteurs de très haut niveau, une mise en scène immersive,... et je pourrais en citer encore beaucoup d'autres.

Beaucoup font la comparaison avec le chef d'oeuvre de Stanley Kubrick "Full Metal Jacket", et même si l'on y retrouve quelques éléments "Tigerland" ne suis pas du tout le même cheminement. Le quotidien des jeunes appelés y est traité de façon un peu plus lisse que dans le film de Kubrick mais pourtant avec une profondeur presque égale. Les deux intrigues sont différentes, les personnages le sont tout autant, et la mise en scène de Schumacher à sa propre singularité.

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Certes elle n'est pas à la hauteur de celle d'un Kubrick ou d'un Spielberg  mais elle est pourtant un modèle que tout metteur en scène devrait suivre. Des productions telles que celles-ci existent toujours mais elles se font de plus en plus rares aujourd'hui. Les grosses machines Hollywoodiennes ont prit le pas sur le reste et le cinéma à petit budget doit se contenter des miettes. Il était déjà difficile au début des années 2000 à des films du genre de "Tigerland" d'exister par eux-même qu'aujourd'hui cela se révèle être un véritable parcours du combattant. Je regrette beaucoup le cinéma américain du passé et bien que ce dernier réussit encore à nous offrir de belles surprises elles se font malheureusement de plus en plus rares. 

J'ai toujours plaisir à revoir ce film qui reste pour moi l'un des meilleurs films des années 2000 et l'une des oeuvres les plus réussit de son metteur en scène. Schumacher nous proposait ici une plongé dans l'âme humaine à la fois dure et bouleversante. Du très bon cinéma!

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22 juillet 2017

LES 7 MERCENAIRES (Antoine Fuqua - 2016)

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Résumé: 

Le puissant homme d'affaire Bartholomew Bogue sème la terreur dans un petit village. Après que son mari à été tué de sang froid par Bogue, le jeune Emma Cullen décide d'aller chercher de l'aide afin de mettre un terme à tout cela. C'est alors qu'elle fait le connaissance de Sam Chisolm, un homme de loi assermenté à qui elle propose une énorme somme d'argent en échange de ses services. Sam accepte et décide de recruter une équipe afin de combattre Bogue et son armée.

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Mon avis:  

D'entrée de jeu je tiens à dire que je suis contre les remakes de grands classiques du cinéma car je ne vois pas l'utilité de refaire se qui à déjà été fait avec talent! "Les 7 Mercenaires" (1960) de John Sturges est un classique, un chef d'oeuvre du cinéma américain qui selon moi entre dans cette catégorie. Mais il ne faut pas oublier que lui même était à l'origine un remake du chef d'oeuvre d'Akira Kurosawa "Les 7 Samouraïs" dont il reprenait l'intrigue tout en y infusant sa propre personnalité. C'est d'ailleurs ce qui en faisait toute son intelligence et il faut bien admettre qu'il en va de même ici présent.

Oui, bien que cette nouvelle version n'atteint pas le niveau d'excellence de ses deux modèles l'on ne peut nier qu'elle propose quelque chose de nouveau. La vision de Fuqua est plus contemporaine et aborde de façon métaphorique des sujets touchant notre société actuelle et le fait avec une originalité se révélant non négligeable. Bien que conservant la même structure narrative que ses prédécesseurs, cette nouvelle monture nous présente une toute nouvelle gamme de personnages tous aussi intéressant les uns que les autres. Bien évidemment, certains sont plus mis en avant que d'autres mais l'on ne peut malgré tout éprouver la même fascination pour chacun d'entres eux.

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Celui de Sam Chisolm sort tout particulièrement du lot et cela en grande partie grâce à la performance d'acteur d'un Denzel Washington qui, comme de coutume, se révèle brillante. Le comédien est encore aujourd'hui, après plus de trente ans de carrière, l'un des meilleurs acteurs du cinéma américain. Se présentant comme le parfait leader de se groupe de mercenaires cherchant à racheter leurs erreurs passées en servant pour une fois dans leurs vies les intérêts des autres avant les leurs, Chisolm est un individu à la personnalité tourmenté par un lourd passé qui nous est révélé au fur et à mesure que l'intrigue avance jusqu'au duel final. Denzel Washington offre à son rôle une dimension propre à son jeu d'acteur dont l'étendu m'épate à chacune de ses performance. Le comédien sait toujours où il va est propose une fois de plus une interprétation de haut niveau.

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On ne peut nier le don qu'a Antoine Fuqua de toujours choisir la bonne équipe pour chacun de ses films et "Les 7 Mercenaires" ne fait pas exception. Le réalisateur réussit ici à réunir un ensemble d'acteurs apportant chacun se pierre à l'édifice et cela avec une aisance naturelle telle qu'elle transcende littéralement l'ensemble du film. Fuqua reforme pour l'occasion le duo Denzel Washington - Ethan Hawke qui faisait en grande partie la réussite de ce qui se révèle être encore son chef d'oeuvre "Training Day" (2001). Hawke joue ici l'ancien soldat de l'union Goodnight Robicheau, un homme dont la légende à parcourue tous le pays. Durant la guerre de sécession, il était un tueur impitoyable. Aujourd'hui ses crimes le poursuivent toujours faisant de lui un homme hanté par les démons de son passé. Le comédien a su infuser à son personnage force dramatique incommensurable. 

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Aux castings s'ajoute Chris Pratt dans le rôle de Joshua Faraday un hors la loi mais aussi un joueur de poker au talent incroyable et dont le charme ne laisse aucune femme indifférente. Pratt, dont la célébrité s'accroît de plus en plus depuis le succès des "Gardiens de la Galaxie" (2014) enchaînent les films avec beaucoup de succès et propose a chaque fois une performance d'acteur se différenciant des précédentes. L'on retrouve au coeur de cette équipe de mercenaires des acteurs de grands talents tels Vincent d'Onofrio, Manuel Garcia-Rulfo, Martin Sensmeier et Lee Byung-Hun.

Dans ce monde d'homme il n'y a guère de place pour les personnages féminins mais l'on à ici le plaisir d'en avoir un de fort caractère joué ici présent par Haley Bennett. La comédienne apporte à la fois charme et puissance féminine au film de Fuqua à travers son rôle de la jeune veuve Emma Cullen. J'avoue avoir beaucoup d'estime et d'affection pour la comédienne dont le talent s'épanouit de film en film. Pour ce qui est du méchant de service l'on retrouve un Peter Sarsgaard menaçant à souhait.

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Rien n'a redire au niveau de la mise en scène. Antoine Fuqua nous propose ici une réalisation d'une efficacité redoutable. Que ce soit durant les séquences d'actions ou celle de pure émotions, le réalisateur prouve une fois de plus qu'il maîtrise parfaitement son art. "Les 7 Mercenaires" version 2016 est une oeuvre cinématographique de grande qualité. Plus qu'un simple remake, le film est une véritable relecture du mythe, surprenante qui plus est. Un très bon film que je ne saurais trop vous recommander.