Ma Passion Première: Le cinéma

11 janvier 2018

NOMADS (John McTiernan - 1985)

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Résumé: Lorsqu'un patient d'origine française tenant des propos totalement incohérents arrive le Dr Eileen Flax est dépêché sur place pour le soigné. Son patient, Jean-Charles Pommier agresse cette dernière et lui murmure des mots à l'oreil avant de mourir subitement. Après le drame, Eileen commence à avoir des visions des évènements passé qu'a vécu son patient décédé, lequel avait découvert la présence d'esprits maléfique à Los Angeles.

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Mon avis:

Premier film écrit et réalisé par John McTiernan "Nomads" fut le film qui le fit remarquer par le producteur Joel Silver, lequel allait lui offrir la mise en scène de l'un des films de monstres les plus culte des années 80 "Predator". Le film ne fut pas un gros succès au box-office et se fit également éreinté par les critiques. Ce fut également le premier rôle important que tenu Pierce Brosnan dans un long métrage, rôle qu'il accepta car il lui offrait l'opportunité de joué quelque chose différent de son rôle dans le série "Remington Steele" dont il était le héro à l'époque. 

De mon point de vu "Nomads" se révèle être au final un premier essai peu convaincant. En effet, le scénario écrit par McTiernan lui-même est assez rudimentaire dans sa structure narrative et ne parvient que très rarement à surprendre. Pourtant, le concept était suffisamment intéressant pour, si il avait été bien mené, tenir en haleine et apporter quelques frissons aux spectateurs. La mise en scène, assez quelconque également, arrive malgré tout à mettre en valeur les comédiens mais pas a relevé la faible teneur de l'histoire.

Aussi faiblard que l'est son scénario, la réalisation de John McTiernan est assez plate et il faut bien avouer que le réalisateur nous prouvera par la suite qu'il est capable de bien meilleur et pas avec n'importe quelle oeuvre. "Die Hard 1 et 3", "Predator", "A la poursuite d'octobre rouge", "Le 13ème Guerrier", "Last Action Hero", des films aux qualités extraordinaire qui confirmeront que McT à la sens de la mise en scène à grand spectacle là où "Nomads" tente à démontrer que le fantastique n'est pas un genre lui correspondant. Après, c'est un premier film donc il est tout à fait normal qu'il y aille en tâtonnant. 

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Malgré les défauts de ce dernier, John McTiernan démontrait malgré tout déjà un savoir faire en terme de réalisation indéniable et qui allait sauter aux yeux de tous avec son film suivant. Grace à "Predator" McT deviendra du jour au lendemain une valeur sur à hollywood, position qu'il assiéra avec son troisième film "Die Hard" qui allait devenir une véritable révolution dans le genre du cinéma d'action. 

Pour ce qui est des comédiens rien a redire, Pierce Brosnan est assez convaincant dans son rôle d'anthropologue poursuivit par son obsession, sa quête. L'on peut regretter un peu le manque d'épaisseur de son personnage, manque qu'il comble grâce a son sens de l'implication.

Lesley Anne Down, second rôle principal du film, se révèle elle même très impliqué dans son rôle de docteur dont les visions deviennent à la fois source de fascination mais aussi de terreur. L'on peut regrette qu'elle ne partage pas de scène avec l'ancien 007, cependant la façon dont son personnage vit les évènements de l'anthropologue semble faire d'eux une seule et même personne. 

Je concluerais en disant que bien que "Nomads" ne soit pas un film très réussit à mes yeux il n'en demeure pas moins une oeuvre à découvrir, ne serait-ce que parce que c'est John McTiernan qui est derrière la caméra. 

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10 janvier 2018

LES AVENTURES DE JACK BURTON (John Carpenter - 1986)

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Résumé: Jack Burton, camionneur baroudeur se retrouve aux côtés de son ami Wong dans le quartier de Chinatown afin de combattre le puissant sorcier Lo Pan, lequel a enlevé la petite amie de son amie asiatique. Celle-ci doit aider Lo Pan à levé la malédiction qui pèse sur lui depuis des milliers d'années afin qu'il puisse règner sur l'univers. Jack rencontrera durant son aventure la jeune et jolie avocate Gracie Law et la journaliste Margot qui l'aideront lui et Wong a combattre les forces du mal. 

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Mon avis:

C'est après les échecs retentissant de "The Thing" et de "Christine" et le semi-succès de "Starman" que John Carpenter se lanca dans l'adaptation du scénario de W.D Richter lequel avait racheter les droits d'un petit scénario très étrange écrit par le jeune duo former par Gary Goldman et David Weinstein. L'histoire original était celle d'un cowboy de la fin du 19ème siècle devant affronter des forces surnaturel. Richter, après avoir abandonné l'idée d'en faire une suite à son "Buckaroo Banzaï", lequel fut un échec financier, se vit demander par Carpenter de le réécrire afin d'en retirer le côté historique western et de ne garder que l'aspect surnaturel.

Le scénario prendra donc un chemin différent et se verra transformer en "Les aventures de Jack Burton", mélange de western moderne et de film asiatique mettant en scène le baroudeur Jack Burton, un chauffeur de camion plein d'humour mais pas très courageux devant affronter les forces du mal afin de libérer la fiancé de son meilleur ami des griffes du puissant sorcier chinois Lo Pan. Pour interpréter le rôle en question John Carpenter portera son choix sur Kurt Russell avec lequel il avait travaillé sur deux de ses précédents film ainsi que sur un téléfilm sur la vie d'Elvis Presley.

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Le film est l'occasion pour le réalisateur de son confronter à un genre différent celui de la vraie comédie et au comédien de jouer un personnage un peu différents de ceux auquel il fut habitué jusque là. Russell admettra d'ailleurs par la suite que le rôle de Jack Burton reste encore aujourd'hui l'un de ses préférés. Burton est plongé ici présent dans un milieu qui le dépasse. Ayant les deux pieds sur terre il reste peu convaincu par ses histoires de magie noire chinoise. Ne comprenant les choses jamais dans l'instant mais toujours avec un certain décalage des évènements, notre héros pas très futé suit un peu à l'aveugle son ami Wang sans vraiment trop savoir les risques qu'ils prends tout du moins pas tant que ceux-ci se présente devant lui. Sceptique, il le devient de moins en moins au fur et à mesure que le film avance, moment durant lesquels ils se verra confronter à mille et une menaces d'ordre surnaturel.

Kurt Russell apporte au personnage toute sa nonchalance et son humour caractéristiques fondamental et qui sont en parfaites adéquations avec le personnage. Un personnage décrit d'ailleurs par le réalisateur comme un John Wayne des temps moderne (si je m'en souviens bien) En effet, Russell à toujours eu un potentiel comique et cela se voit dans les quelques oeuvres du genre dans lesquelles il a joué tels "Captain Ron" (1992), "Overboard" (1984),... Cependant je pense qu'il n'a jamais été aussi bon dans la comédie que dans "Jack Burton dans les griffes du mandarin" et il doit beaucoup à la direction d'acteur de John Carpenter pour ca. Leurs collaboration de 4 films, 5 si l'on compte le téléfilm "Elvis", reste à mes yeux l'une des plus réussit du cinéma américain des années 70-80 et je reste encore aujourd'hui à rêver d'une sixième... qui sait?

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Je trouve que l'univers chinois est restitué plus à la manière d'un hommage à un certains cinéma asiatique (le cinéma d'exploitation) plus que de façon réaliste. C'est un Chinatown à moitié fanstasmé mais qui s'inscrit dans un certain semi-réalisme tout de même. Carpenter a beau avoir à aborder la comédie il n'en oublie pas son propre style et l'impose a plusieurs reprise. La séquence durant laquelle Jack et Wong évolu dans l'eau au milieu des cadavres en décomposition en est un parfait éxemple. La musique de Alan Howarth et de Carpenter accompagne d'ailleurs cette scène de façon à la rendre encore plus morbide qu'elle n'aurait put l'être.

Le cinéaste sait toujours dans quelle direction aller et surtout il arrive toujours à trouver comment allier de façon équilibrer la comédie et le cinéma fantastique et cela avec une maestria qui, à l'époque ou il a fait le film, n'appartenait qu'à lui. Carpenter est clairement un cinéaste d'un autre temps et qui n'a malheureusement plus sa place dans le cinéma d'aujourd'hui. Personnellement je le déplore car son cinéma manque à celui d'aujourd'hui. J'aurais toujours pour lui une grande admiration et cela même si certains de ses films (les derniers surtout) sont assez contestable.

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Hormis un Kurt Russell remarquable dans le rôle de Jack Burton, l'on peut voir au coeur du casting une Kim Cattrall impeccable dans le rôle le jeune avocate idéaliste, au caractère bien trempé mais également il faut bien le dire un peu snob. Je ne connaît que très peu le travail de cette comédienne mais force est de constaté qu'elle se révèle être une bonne actrice et qu'elle sait approprier le rôle de Gracie Law avec talent. 

Rien à redire sur le casting secondaire, chacun des acteurs apportant une partition on ne peut plus inspirer. Chacun d'entre eux tire son épingle du jeu et cela avec beaucoup de conviction. Que ce soit Dennis Dunn dans le rôle du meilleur ami du héros, Victor Wong dans le rôle du sorcier chauffeur de car Egg Chen, Kate Burton dans le rôle de la journaliste Margot et surtout James Hong dans le rôle du sorcier maudit Lo Pan, chacun arrive à apporter un plus non négligeable à l'ensemble. 

Que dire de plus si ce n'est qu'avec "Les aventures de Jack Burton" John Carpenter signe surement la plus grande curiosité de sa carrière, un film possèdant une personnalité qui lui est propre et à laquelle j'adhère totalement. Une oeuvre qui ne connut pas le succès escompté à sa sortie mais qui acquit avec les années, et à juste titre d'ailleurs, le statut de film culte!!

STAR WARS LES DERNIERS JEDI (Rian Johnson - 2017)

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Résumé: Alors que la résistance commandé par Leia Organa tente de fuire le premier ordre la jeune Rey ayant retrouvé Luke Skywalker demande à ce dernier de revenir afin de combattre de nouveau le côté obscure. Essuyant dans un premier temps un refus de la part de l'ancien Jedi, elle finira par obtenir quelques leçons de lui afin de pouvoir maîtrisé la force et arrivera à rentrer en contact avec Kylo Ren, lequel suit toujours les ordres du puissant Snoke. Rey pensant pouvoir le ramener du bon côté de la force, elle tentera de découvrir ce qui s'est réellement passé entre ce dernier et Luke pour qu'il bascule du côté obscure. De son côté Finn, ancien Storm trooper ayant déserté et rejoint la résistance cherche un moyen de déconnecter le traceur qui permet au nouvel ordre de suivre leurs traces.

Mon avis à chaud:

Si il y a bien une saga que j'ai toujours eu du mal à aborder sur un blog c'est bien la saga "Star Wars". Attention, j'ai toujours beaucoup apprécié celle-ci, surtout la première trilogie, mais je ne saurais expliquer la raison il m'a toujours été difficile d'en parler avec des mots. Donc, je ne pense pas que je me risquerais à en parler avec beaucoup de détail, je me contenterais donc d'exprimer uniquement mon ressentit. Je dois dire que je n'est été que partiellement convaincu par ce huitième opus d'une des saga les plus populaire de l'histoire du cinéma.

Alors oui les effets-spéciaux sont impressionnant, oui Rian Johnson se lance dans des parti pris risqué, oui il offre ici une toute nouvelle proposition tout en gardant les principaux fondamentaux de la franchise, mais force est pour moi de constater que la sauce nouvelle ne prend pas sur moi. 

Le problème au final ne vient pas vraiment du film, car c'est un bon film et aussi un bon "Star Wars" mais je ne saurais expliquer pourquoi, la nouvelle direction que prend la saga et celà depuis l'épisode 7 n'arrive pas à m'intéresser. Je ne ressent ni attachement particulier pour les personnages et une certaine indifférence quand au sort qui leurs est réservé.

Serais le début de la fin entre moi et la saga je ne saurais le dire avec certitude car dans mon coeur je garde toujours l'espoir d'une bonne surprise qui raviverait en moi la flamme Star Wars mais à chaque nouveau film je vois cet espoir s'éloigner de plus en plus. C'était le cas avec "Le réveil de la force", cela continuait avec "Rogue One" (deux films qui n'ont pas su m'atteindre) et je le ressent encore avec "Le dernier Jedi".

Je ne veux pas me lancer dans une analyse, donc tout ce que je dirais au final c'est que l'on suit toujours le cheminement de Rey vers la force et son désir de savoir où se trouve sa place dans toute cette histoire. Le personnage, qui m'avait tant plu je l'admet dans le précédent opus, m'a plutôt plu dans la façon dont il est aborder présentement. Son évolution est plus ou moins intéressante et les conversations qu'elle a à distance avec Kylo Ren ont un côté ambigu assez fascinant. Cependant je reste tout de même assez sceptique quand au raison de Johnson quand à lier les deux personnages de cette façon. Les comédiens sont tous deux dans leurs rôles et sont très bon. On ressent leurs investissement dans leurs personnages respectifs et c'est indéniable. Après voilà, me touche t-il pour autant? Pas particulièrement. Sans plus en tout cas. 

La façon dont Luke Skywalker à évolué durant les nombreuses années qui se sont écoulés entre son combat contre l'empire et les évènements de ce nouvel opus est assez intéressant lui aussi. Il a dût surmonter bien des épreuves qui ont eu un impact très négatif sur sa psyché. Il a voulu recréer l'ordre Jedi mais à échoué et une décision qu'il a prise est la raison à la fois de cet échec et du virage de Kylo Ren vers le côté obscure, lequel était jadis son élève. J'ai été particulièrement ému de le revoir et la réunion entre lui et R2 m'a mit la larme aux yeux. En cela "Les derniers Jedi" a réussit quelque chose. Il n'est plus le Luke que l'on a connu dans les trois premiers film de la saga , ce fut un choix courageux et logique que de le faire évolué dans cette direction. En cela je ne peux nier que Johnson a été très malin. 

Pour ce qui est de Leia je ne sais trop quoi dire à son sujet. Elle reste un vrai leader et sait toujours autant faire preuve de logique et d'autorité durant les moments les plus incertains. Je dois dire que sa réunion avec Luke à la fin du film, tout comme celle entre ce dernier et R2, m'a particulièrement ému et à été un moment très fort pour moi. Comme dit précédemment, l'un des seuls du film. Par contre la scène ou elle utilise la force pour revenir dans le vaisseau m'a fait beaucoup rire. Non pas que je sois choquer qu'elle puisse maîtrisé la force (ce que beaucoup reproche à cette séquence) mais la façon dont ce moment nous est présenté (filmé) frôle quand même le ridicule. Après, c'est pinailler sur un détail qui, au final, n'est guère important dans le film.

Je suis assez d'accord sur le fait que toute l'intrigue autour de Finn et de Rose ne sert pas à grand chose dans l'évolution et l'avancé de l'intrigue, il n'en reste pas moins qu'elle est source d'excellents moments. Je sais que le personnage de l'ancien Storm Trooper ne fait pas l'unanimité, mais pour ma part je ne le trouve pas si inintéressant que cela. Il mériterait cependant d'être mieux traîté qu'ici présent. J'avais l'impression que cette sous intrigue n'était là que pour dire de lui donner quelque chose à faire. John Boyega est toujours aussi à l'aise dans le rôle et cela se sent. C'est un bon acteur et il nous le prouve une fois de plus. Je pense qu'il ira encore plus loin,... je l'espère en tout cas. Par contre l'alchimie entre son personnage et celui de Rose ne fonctionne que très modérément et c'est assez dommage car en soit le personnage introduit dans cet épisode huit était assez intéressant. 

Pour ce qui est des autres personnages je n'ai aucun avis précis sur eu, je suis assez mitigé quand à leurs caractères et la façon dont ils évoluent. Comme dit plus haut, et cela vaut aussi pour les personnages dit "important" (Rey, Finn, Kylo Ren, etc), leurs destin m'est indifférent, je ne sais pas mais aucun n'arrive à me toucher.

En fait je ne sait trop quoi dire de plus sur ce nouveau film de la saga. C'est un bon film, c'est du Star Wars mais ce n'est pas le "Star Wars" que j'ai jadis aimé. Je ne sais pas vraiment ou Lucas Film, Disney, Johnson et Kathleen Kennedy veulent en venir. J'ai l'impression qu'ils n'ont pas vraiment de plan précis et de toute manière à l'heure qu'il est cela n'a guère d'intérêt à mes yeux.

Je comprends que l'on puisse aimé, je respect énormément ceux qui apprécient, et je souhaite aux personnes travaillant sur cette trilogie de connaître le succès. D'un point de vu tout a fait personnel je ne ressent que très peu de choses devant la direction qu'ils prennent et j'ai bien peur que cela continue ainsi. Peut-être qu'une page se tourne (la dernière) entre moi et la saga, l'avenir nous le dira. J'irais voir le 9 mais j'ai bien peur qu'il ne fasse que confirmer qu'entre moi et Star Wars ce soit finit. On verra. 

09 janvier 2018

POLTERGEIST (Gil Kenan - 2015)

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Résumé:
Eric et Amy Bowen décident de déménager et de s'installer avec leurs enfants dans une maison qu'ils choisissent en fonction de leurs revenus. Ce qu'ils ignorent c'est que le quartier est bâtit sur un ancien cimetière et que seules les pierres tombales furent déplacées. Lorsque des évènements anormaux se produisent et que leurs petite fille disparaît, les parents Bowen se voient obliger de faire appels à une équipe d'experts en paranormal pour pouvoir récupérer leurs fille Madison.
 
Mon avis:
 
Que dire sur ce remake si ce n'est qu'il est assez foireux?! Il y a bien entendu moult raisons qui font que cette version moderne du film culte de Tobe Hooper soit un ratage et je vais essayer dans cette critique de vous faire part de ses principaux défauts! Cela étant je préférerais ne pas trop m'attarder sur un tel film. En tout premier lieu je vous avouerais que j'ai ri plusieurs fois devant ce film tant il est d'une bêtise mais c'est aussi en cela que réside le fait que même si je le trouve nul ce ne fut pas désagréable pour moi de le voir.
 
Pillant en grande parti sur les éléments horrifiques qui, dans l'original de 1982 se révélaient particulièrement efficaces, ici l'on a pas peur une seconde. On retrouve tous, de l'arbre centenaire à l'apparence inquiétante en passant par l'animal enterré dans le jardin ou encore le clown maléfique et bien plus encore... ce remake va même jusqu'à puiser dans d'autres film d'horreur tel une balle venant d'on ne sait où et qui roule jusqu'au petit garçon comme dans le "Shining" de Kubrick mais bien entendu ici présent cela n'a aucune signification.
 
(attention spoilers)Pour entrer plus dans les détails et pour ceux qui comme moi garde en mémoires les séquences du film de Hooper, vous devez vous rappelez de la scène ou la petite Carole-Ann se fait aspirer par la lumière provenant du placard de sa chambre. Dans ce remake elle rentre d'elle même dans le placard qui se transforme en une espèce de couloir. Elle est prit par les bras par une dizaine de mains qui la tire vers l'intérieur. J'ai trouvé la séquence tellement ridicule que je n'ai pu m'empêcher de rire. Alors que dans l'original la séquence du clown attaquant le petit garçon avait lieu lors du final du film ici cela ne se fait pas attendre et au lieu qu'il y en ai qu'un c'est toute une collection de clown qui apparaissent et terrorisent l'enfant... j'en passe et des meilleurs. Non franchement, où est l'originalité dans tous cela.
 
Attention, un remake c'est reprendre une histoire déjà existante mais on peut le faire en y injectant un minimum de nouveautés. Ici présent l'on a l'impression d'une tentative allant dans ce sens mais qui n'aboutit jamais. Ce n'est pas en injectant des modifications dans les dialogues ou les personnages que cela fera mouche et c'est à cela qu'en est réduit cette nouvelle version.
 
Les personnages sont des modèles de caricatures, le père sans emploie qui à honte de sa situation, la mère qui donne des surnoms idiots à ses enfants, la jeune adolescente méchante avec son frère et sa soeur pendu à son portable avec ses petites copines, le garçon terrorisé au moindre bruit qu'il entend etc, etc...Ils ont transformé la médium en présentateur d'une émission sur le paranormal débitant des répliques toutes faites et sans le moindre intérêt.
 
L'on retrouve les mêmes situations que dans le film de Hooper mais tous cela et si mal agencé que l'on a vite fait de décrocher ou alors dans mon cas dans rire de bon coeur car l'ensemble est si mal monté et si mal filmé que l'on à peine à y prendre au sérieux. Je ne suis même pas sûr que l'équipe derrière ce film aient prit la tâche avec un objectif précis. On pourrait penser qu'avec l'avancé de technologie ce remake aurait droit à des effets spéciaux plus aboutit hors dans le cas présent il n'en est rien. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu des CGI aussi grotesques dans un film. Je parle en terme de film sortit récemment non il y a plusieurs années de cela.
 
Les acteurs quant à eux en font beaucoup trop mais au vu de la qualité médiocre de leurs dialogues je pense que l'on ne peut pas les mettre entièrement en cause. Blagues à caractères sexuelles ou potaches pour le père, la fille débite des répliques avec une platitude déconcertante,... bref tous cela en devient vite risible.
 
En conclusion, un remake sans véritable identité qui enchaîne les clichés à un rythme soutenu mais avec si peu de dimension que le tout ne fonctionne à aucun moment. Certaines situations et dialogues prêtent à rire ou sourire mais franchement ce film à évidemment était fait (comme quasiment tous les remakes d'ailleurs) dans l'unique but de faire de l'argent. Il y a des films que l'on ne devraient jamais toucher, "Poltergeist" de Tobe Hooper en est un. Bref, vu une fois et cela m'a suffit.

06 janvier 2018

ANNONCE!!

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Sauf imprévu de dernière minute c'est mardi soir que je vais découvrir "Star Wars : Les derniers Jedi" et ma critique paraîtra donc dans les jours suivants. Je ne sais pas si elle sera courte ou longue, cela dépendra comme toujours du sentiment qui sera le mien à la sortie de la salle. 

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ROLLING THUNDER ( John Flynn - 1977)

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Résumé: A son retour de la guerre du Viet-nam durant laquelle il a été prisonnier le commandant Charles Rane est célébré comme un héros dans sa ville natale. Il se vois d'ailleurs décerné une énorme somme d'argent par la population . Pourtant, il apprend très vite que sa femme veut divorcer mais sa principal préoccupation sera de renouer des liens avec son fils qu'il connaît à peine. Alors qu'il essaie de se réhabituer à la vie civile, Rane se voit attaquer par une bande de criminel qui veulent mettre la main sur l'argent qui lui a été offert. Prit en otage avec sa femme et son fils, Charles assistera au meurtre de sa famille. Quelques jours plus tard alors qu'il est convalescent à l'hopital, il commencera à mettre au point un plan afin de trouver et éliminer les hommes qui ont tuer sa famille. Dans sa quête de vengeance il embarquera la jeune Linda, une serveuse de la ville qui s'est épris très vite de lui, ainsi que de son ami John, compagnon d'arme ayant du mal à retrouver un rythme de vie normal et ne demandant qu'une chose: prendre part à l'action. L'affrontement final entre Rane, John et les assassins aura lieu lors d'une fusillade mémorable durant laquelle les balles siffleront et le sang coulera à flot. 

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 Mon avis:

"Rolling Thunder", voilà un film qui passa plus ou moins inaperçut lors de sa sortie mais qui acquit au file des années le statut de film culte. Véritable référence du "Vigilant Movie", le film de vengeance, le film de John Flynn fut source d'inspiration pour bon nombres d'oeuvres du genre, y compris chez Quentin Tarantino citant "Rolling Thunder" comme l'un de ses films préférés et cela en grande partie grâce à la fusillade final qu'il considère comme l'une des plus grandes scènes d'actions de tous les temps.

Alors que la première monture du scénarion fut écrite par Paul Schrader, lequel venait de connaître le succès avec "Taxi Driver" de Martin Scorsese, "Rolling Thunder" fit l'objet d'un gros travail de réécriture. En effet, alors que le script de Schrader était plus une métaphore sur le racisme en amérique, faisant de son héros un texan raciste revenu de la guerre encore plus haineux et voulant en découdre avec la communauté mexicaine, le producteur Lawrence Gordon et le réalisateur John Flynn voulait en faire un film à la fois plus dramatique que politique. Ils engagèrent pour cela le scénariste Heywood Gould lequel choisissa de privilégié l'aspect humain en étoffant les personnages et en leurs offrant une vraie dimension là où ceux qu'avaient créer Schrader n'était que des silhouette servant un sujet qui était encore trop sensible à l'époque.

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Dans sa globalité l'intrigue reste plus ou moins la même, l'histoire d'un homme revenant de la guerre et cherchant à assouvir sa vengeance envers ceux qui ont tué sa femme et son fils. Beaucoup plus classique dans sa structure narrative qu'il ne l'aurait été si le script de Schrader avait été retenu tel qu'il l'avait écrit à l'origine, "Rolling Thunder" n'en reste pas moins l'une des meilleurs films du genre qu'est celui du "Vigilant movie". Sombre, violent, sanglant mais aussi tragique, le métrage de John Flynn a bien mérité son statut de film culte. 

L'on peut dire qu'il va très loin dans la représentation de la violence, pour l'époque en tout cas. Entre broyage de mains, explosion de membres corporelles, exécutions sommaires..."Rolling Thunder" est une véritable ode à la violence et hymne à la vengeance, l'un des désirs les plus brutaux qui soit. John Flynn a su, de façon remarquable, mettre en scène chacun des aspects du film. Sa réalisation peu bien évidemment paraître classique aujourd'hui. En effet, à l'heure actuelle, des cinéastes tels que Quentin Tarantino sont allé encore plus loin et on changer la donne mais pour l'époque on ne peut que saluer John Flynn pour le risque qu'il prenait. D'ailleurs une anecdote sur la sortie du film prouve très clairement que le public n'était pas près à assister à tant de violence devant un écran de cinéma. 

En effet, lors de la première projection test la salle fut en ébullition et les spectateurs choqués par tant de violence crieront au scandal et iront jusqu'à traquer les producteurs et le réalisateur du film jusqu'à l'exterieur. Une telle réaction poussa la production à couper les séquences les plus sanglantes. Pour autant, le film ne perd aucunement de sa force et, bien que surement plus soft que la première version, celle sortie en salle reste encore assez radicale. John Flynn était clairement l'un de ces réalisateurs ayant tout compris à l'impact que pouvait avoir le cinéma et qui savait en manier chacune des étapes tant artistiques que commercial. Fortement influencer par des metteurs en scènes tels Sam Peckinpah et Don Siegel il n'a malheureusement pas connu leurs renommé et je pense pourtant qu'il mérite d'être célébré autant qu'eux ne serait-ce que pour ce film la!

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Pour ce qui est du casting, producteur et réalisateur proposèrent le rôle principal à des grandes figures tels Clint Eastwood, Steve McQueen, Charles Bronson, lesquels refusèrent pour divers raisons. Lawrence Gordon jetera son dévolu sur Tommy Lee Jones, lequel était encore peu connu à l'époque mais possédait un talent et un charisme évident. Gordon n'obtenu pas gain de cause auprès du président des studios Alan Ladd lequel trouvait que Jones était un bon choix mais pas pour le rôle principal. Ladd avait déjà William Devane en tête et qu'il avait trouvé particulièrement impressionnant dans le rôle du président Kennedy dans "Missiles of October". D'ailleurs, le directeur du studio imposera son choix: ce sera Devane ou sinon le film ne se fera pas. John Flynn et le scénariste Heywood Gould seront satisfait du travail de l'acteur mais Gordon sera toujours un peu déçut de ne pas avoir pu faire le film avec Tommy Lee Jones dans le rôle de Rane. Le producteur dira que dans les scénes dramatiques William Devane fit un excellent travail et pour les autres (les séquences d'actions) le comédien fit de son mieux. 

En ce qui me concerne je trouve que William Devane se révèle particulièrement convaincant dans le rôle de cet ancien militaire, marqué psychologiquement par les mois de détentions passer dans la jungle viet-namienne et vivant assez mal son retour à la vie civile. Ayant régulièrement des visions des sévices qu'il a subit, il n'en reste pas moins un homme à la mentalité guerrière et n'exprimant quasiment jamais la moindre émotion. L'impact que la guerre à eu sur lui est immense et on le perçoit à chaque fois qu'il doit faire face à un ennemi. Lorsqu'il se retrouve devant l'assassin de son fils l'on entend dans sa tête le raisonnement des cris des hommes qui l'on torturer lorsqu'il était prisonnier de guerre. 

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Devenu une véritable machine à tuer, Charles Rane se révèle la plupart du temps totalement insensible et cette dureté se révèlera encore davantage après la perte de sa famille. En effet, à la mort de son fils il ne montre rien, il ne tremble pas, ne pleure pas, ne ce plaint pas de la souffrance émotionnelle qui le ronge probablement mais dont il ne fait rien paraître... d'ailleurs, on peut se demander si il ressent vraiment quelque chose. "Rien ne me peut plus m'atteindre" dira t-il a sa partenaire, la jeune serveuse Linda Forchet laquelle n'a jamais demandé à être mêlé à la quête de vengeance de Rane dont elle finit pourtant par tomber amoureuse. Il n'est pas exprimer dans le film que Rane ressent la même chose pour elle. Peux t-il vraiment s'attacher à quelqu'un maintenant?

L'actrice Linda Hayes, comédienne ayant arrêté assez tôt sa carrière, est particulièrement touchante dans le rôle et je trouve dommage qu'elle n'est pas continué à faire l'actrice. Je l'avais aussi trouvé très bien dans "La Toile d'araignée" de Stuart Rosenberg dans lequel elle partageait toutes ses scènes avec Paul Newman. Elle et William Devane forme un couple à l'écran particulièrement intéressant et encore une fois je considère que le comédien à su apporter toute la force émotionnel nécessaire au personnage. Je ne suis clairement pas d'accord avec Lawrence Gordon au sujet du travail du comédien durant les séquences d'actions: je le trouve très convaincant. Devane est un excellent comédien et je trouve que Hollywood n'a jamais su l'employer à sa juste valeur...trop peu souvent en tout cas.

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Le producteur n'ayant pas su imposer Tommy Lee Jones dans le rôle principal ce dernier ne renonça pas au comédien et décida de lui confier le rôle du meilleur ami de Rane, l'ancien soldat John Vohden. Frère d'arme du héros, John a du mal à réintégrer la vie civile et ne tarde d'ailleurs pas à se réengager. A son retour de la guerre, il est peu enclin à croiser les regards de ceux qui viennent l'accueillir à l'image de Rane qui lui-même appréhende la vie qui s'offre à eu. Lorsque son ami verra sa famille assassiné, il sera le premier à venir le soutenir et lorsque Rane retrouvera les hommes qui ont tué son fils c'est sur lui qu'il pourra compter pour l'aider et cela même sans qu'il n'est à le demander. En plus de la solidarité envers son ancien camarade, Vohden est motivé par son désir d'action, chose qui lui manque terriblement depuis la fin de la guerre. C'est le sourir aux lèvres que John apprendra la nouvelle et se lançera avec Rane à l'assaut du lieu où se terre les assassins. Lorsque la fusillade éclatera, tous deux fonçeront têtes baissés et abatteront leurs cibles sans la moindre peur et avec un minimum de douleur lorsqu'ils recevront des balles. 

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L'affrontement final entre Rane, Vohden et les assassins est un véritable carnage. Un face à face brutal qui aboutira à un immense (pour l'époque en tout cas) bain de sang. Flynn savait tirer le meilleur parti de ses comédiens mais aussi mettre en scène des séquences d'actions de grande ampleur et cela avec une efficacité redoutable. Avec "Rolling Thunder" il signait un véritablement monument du "Vigilant Movie" à l'émotion saisissante et à l'action percutante! Je ne saurais trop recommander de découvrir ce film si cela n'est pas déjà fait. Une oeuvre trop peu connu mais qui mérite d'être réévalué à sa juste valeur. 

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05 janvier 2018

VALERIAN ET LA CITÉE DES MILLE PLANÈTES (Luc Besson - 2017)

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Résumé: Les agents Valerian et Laureline sont mandaté pour protégé le commander Arun Filitt et de découvrir qui se cache derrière les curieux évènements qui ont lieu dans une des zones retirées d'Alpha, la citée des milles planètes. 

Mon avis:

Je vais commencer par préciser que je n'ai pas lu en intégralité la bande dessiné de Christin et Mézière, j'en ai lu deux albums et j'ai décroché... pourtant je les ai tous, mais j'ai pas trouvé le temps pour les lire. Donc voilà, juste pour dire que je n'aborderais pas le côté "adaptation" dans ma critique. 

J'ai vu "Valerian" deux fois, la première au cinéma et la seconde en Blu-Ray. J'admet, la première fois je l'avais trouvé sympa, un bon divertissement comme j'aime bien en voir de temps en temps mais je ne l'avais cependant pas trouvé très trenscandant. Oui, j'ai lu des critiques disant que c'était un grand film de science-fiction, que Besson avait réussit a faire quelque chose d'unique, de monumental. Je n'avais pas été d'accord avec cela à sa sortie, je le suis encore moins aujourd'hui. 

Attention, je ne le considère pas comme un mauvais film au contraire cela reste un divertissement agréable à regarder mais j'en attendais tellement plus. On te vendais cela comme le film le plus chère du cinéma français (ce qu'il est) et qu'il allait devenir une référence dans le genre de la science-fiction... ce que personnellement je ne conçoit pas vraiment. 

J'en viens à Luc Besson, je l'ai toujours considéré comme un bon réalisateur, il a un talent de metteur en scène que je ne remettrais jamais en question et il a su utiliser tous les outils qu'il avait à sa disposition avec beaucoup de générosité. On peut parfois évidemment remettre en question certains mouvements de caméra, de choix en matière de découpage, etc etc... malgré tous Besson (au niveau de la mise en scène j'insiste la dessus) maîtrise parfaitement la mise en images de son univers.

Oui, l'univers qu'il propose dans "Valerian" est riche, très riches même. Je pense que l'on doit retrouver pas mal d'éléments de la BD ce qui, si c'est vrai, joue en la faveur de Besson en terme d'adaptation. Le problème, le gros problème de ce film c'est son scénario. Alors oui le dernier Besson nous offre un bel univers, mais cela ne suffit pas malheureusement pour faire de "Valerian" un bon film de S-F. Mais c'est le problème inhérent à tous les films du réalisateur depuis "Le cinquième élément", c'est la qualité plus que contestable de leurs scénarios.

Les premières quarante minutes sont bluffantes, je trouve que Besson a bien réussit à mettre en place à la fois son univers visuel mais aussi présenter ses personnages, et l'intrigue principal. (spoilers) Malheureusement cela se gâte à partir du moment ou Valerian part à la poursuite des extra-terrestres qui ont enlevé le commander Arun Filitt l'officier qu'il doit protéger, et qu'il finit par se crasher avec sa "navette". Ne répondant pas aux appels de sa co-équipière Laureline, cette dernière va sur les lieux du crash pour le sauver mais à peine sont ils réunis qu'elle se fait enlever et là Valerian passe au moins vingt cinq bonnes minutes à la rechercher. Cela nous plonge dans une sous intrigue sans véritable intérêt qui a pour conséquence de ralentir l'action du film à un point tel que j'ai faillit complètement décrocher.

Durant ce passage du film, Besson nous présente une gamme de personnages qui, à l'image de l'intrigue qu'ils servent, n'ont aucun véritable intérêt et dont les deux principaux sont bien entendu celui du patron du club et de son artiste star. Le premier est joué par Ethan Hawk dont la participation au film de Besson m'était totalement inconnu. Pourvue d'un costume et d'un look complètement ridicule, Hawk n'apparaît que durant cinq minutes (plus ou moins) et je trouve que son talent est bien mal employé. 

Le second personnage est celui interprété par Rihanna, l'artiste Bubble, une alien capable de changer d'apparence et qui aidera Valerian à sauver Laureline. La pareille, le personnage est très mal amené et surtout sans épaisseur en tout cas pas suffisamment pour nous faire nous attacher a elle. Ce qui fait d'ailleurs que lorsque son celle-ci meurt on ne se sent pas particulièrement touché. C'est dommage car Bubble aurait put être un personnage intéressant si il avait été traité correctement, mais c'est pas le cas. De plus je ne vois pas trop en quoi le choix de Rihanna pour joué le rôle était une bonne idée, a part bien entendu le fait qu'elle soit populaire dans le monde entier. 

Une fois ce long intermède passé, Besson essai tant bien que mal à revenir à son intrigue principal qui est celle de l'enlèvement du commander Arun Filitt, des raisons de son rapt et de l'espèce extra-terrestre qui se cache derrière. Moi le problème que j'ai eu c'est qu'après ces trente minutes de cette sous intrigue j'ai eu du mal à me réintroduire dans la principal. 

Besson à du mal à gérer son histoire, on dirait part moment qu'il ne s'y intéresse pas vraiment et qu'il se concentre uniquement sur l'aspect visuel du film (comme dit plus haut). Déjà j'ai su très vite qui était le grand méchant du film, aucune surprise lors de la résolution du mystère. Dès l'apparition du personnage, la présentation qui nous en est faite, j'ai su que c'était lui qui serait montrer comme le responsable de l'évènement qui à poussé les aliens a enlevé le commander. J'aurais aimé que l'intrigue soit pourvu de twist inattendu hors il n'en est rien. C'est vraiment un final assez prévisible, en fait tout est prévisible dans ce film et c'est vraiment décevant par ce que l'univers qu'il propose est tellement intéressant que si il avait servit une bonne histoire cela aurait put être une belle réussite. 

Bon, je vais conclure cette critique en parlant des comédiens et tout particulièrement du duo vedette : Valerian et Laureline. Dans le rôle titre l'on retrouve Dane DeHaan, acteur que l'on a pu voir dans des films tels "Chronicles" et " A cure for life" ou encore "Amazing Spiderman". Dans la mesure ou je n'ai lu que deux albums je ne saurais vraiment dire si le personnage tel qu'il nous est présenté dans le film correspond au Valerian d'origine mais pour avoir lu certaines critiques je sais que pas mal de trait de caractère du personnage ont été intégré par Besson et souvent pas pour le meilleur.

En effet, je dois dire que le côté frimeur, dragueur, prétentieux et arrogant du Valerian de Besson fait que j'ai trouvé le personnage assez antipathique. J'avais espéré que celui-ci changerait à fur et à mesure que l'intrigue avancerait, qu'il gagnerait en humilité et en sagesse mais malheureusement ce n'est pas le cas. Il n'a pas évolué d'un iota et cela de la première à la dernière minute si bien que je n'ai pas pu m'attacher véritablement à lui. En ce qui concerne la performance d'acteur de Dane DeHaan et bien je dois dire que je l'ai trouvé assez bon dans le rôle malgré que l'on perçoit tout de même par moment qu'il ne semble pas s'y investir à fond. C'est un bon acteur et il s'en sort plutôt bien dans l'ensemble. 

Pour ce qui est de Cara Delevingne elle est assez convaincante dans le rôle de "Laureline". Contrairement à l'avis de certaines personnes je trouve que c'est une bonne actrice et elle s'avère finalement l'un des points forts du film. La relation entre son personnage et celui de Dane DeHaan n'est pas particulièrement intéressante et leurs échanges verbaux sont assez banal. Cette relation je t'aime moi non plus qu'ils entretiennent finit, au bout d'un moment, à devenir pénible. C'est trop poussé, trop forcé. 

Après voilà, je ne sais pas trop quoi dire de plus sur le dernier film de Luc Besson si ce n'est qu'il est plein de défauts que ce soit au niveau de sa narration, de ses personnages etc etc... malgré cela j'ai prit tout de même un certain plaisir a suivre les aventures du duo Valerian et Laureline. C'est divertissant, ca prend pas la tête, on n'en prend plein les yeux (Weta Digital a fait un super travail) mais on n'a pas forcément envie d'y retourné. 

02 janvier 2018

JUSTICE LEAGUE (Zack Snyder - 2017)

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Résumé: Après la mort de superman la criminalité à atteint un niveau critique à Metropolis et les efforts de Batman et Wonder Woman ne suffisent pas à l'enrailler. Conscient de leurs limites, les deux super héros décident de réunir toute personne possèdant des dons extraordinaire afin de former une équipe qui se battra côte à côté. Cela devient d'ailleurs tout ce qu'il y a de nécessaire lorsque l'extra-terrestre Steppenwolf débarquera sur terre afin de mettre la main sur les "Mother-box" qui lui permettront de détruire des mondes entiers. La Justice League est née!

Avis à chaud:

Avec "Justice League" j'inaugure la catégorie "Avis à chaud". Rappelez vous, ceci n'est qu'une critique non définitive qui suit un premier visionnage du film qui m'a laissé sceptique ou en tout cas dans un sentiment un peu confus. En l'état je considère plus le film de Zack Snyder comme une ébauche que comme un véritable film. Victime d'une production chaotique durant laquelle le réalisateur a dût quitter le projet suite à un terrible deuil, le relais fut passé à un autre et pas n'importe qui : Joss Whedon, responsable des deux premiers films de la saga "Avengers". 

Ne m'étant que très peu renseigné sur le sujet je ne saurais dire avec certitude ce qui à été filmé par le premier et ce qui a été fait par le second mais connaissant la différence de style des deux cinéastes je me suis fait une petite idée la dessus. Cependant, je ne compte pas m'étaler la dessus et je vais aller directement à mon ressentit après cette première projection. 

Je suis sortie de la salle avec un sentiment de gâchis. Bien que n'étant pas un grand fan de film de super héros j'ai pourtant toujours réver d'un film sur la ligue des justiciers. Voir Batman, Superman, Flash, Wonder Woman, Aquaman, Green Lantern (qui est absent du film d'ailleurs) etc,...autant dire que j'attendais énormément de ce film et que le résultat n'est pas à la hauteur de mes attentes. 

Déjà au niveau du scénario y a clairement un problème de ton, de cohérence, de mise en place des personnages et il faut bien avouer que le retour du superman est vraiment décevant. (spoilers) On pouvais espérer qu'il reviendrait dans le monde de façon épique sous les yeux de la population entière ce qui en soit aurait été bien accueillit car il est clairement expliquer au début du film que la criminalité bas son plein et que le peu d'intervention de Batman ou d'encore Wonder Woman ne sont clairement pas suffisant pour l'enrailler.

Leurs impuissance face à la menace représenté par l'arrivé sur terre de l'extra-terrestre Steppenwolf les convaincs qu'ils ne seront jamais assez fort à deux et décident de réunir toute personne ayant des pouvoirs ou des dons particulier d'ou le recrutement de cyborg, Aquaman et Flash.

Une réunion très logique bien entendu mais traité par dessus la jambe et la façon dont nous est présenté les personnages n'est clairement pas à la hauteur de ce que cela pourrait être. Rien que l"introduction de Aquaman n'est en rien convaincante. J'ai beaucoup a redire sur la façon dont Jason Momoa approche le personnage. Dans sa performance je ne retrouve quasiment rien du personnage du comic. Présentement je dirais même que Jason Momoa fait du Jason Momoa, il joue son personnage mais ce n'est clairement pas Aquaman. Il est impressionnant, mais cela n'en fait pas Aquaman pour autant. 

Cyborg, lui sa peu aller mais pour le peu qu'on lui demande finalement il n'y aucun exploit la dedans, ni dans l'interprétation qui en est faite par Ray Fisher, ni par la façon dont le scénario l'intègre dans l'histoire. En fait, en l'état tout du moins, le sentiment que j'éprouve pas rapport au personnage dans le film est très flou. Je n'ai jamais vraiment adhéré à ce dernier dans le comics et ici présent ce n'est guère le cas non plus, mais dans la mesure ou je retrouve que quelques éléments rudimentaire du personnage de la BD je ne puis pas vraiment me faire un avis très clair sur lui. Pas après seulement un visionnage du film, pour cela et parmi d'autres raison d'ailleurs, il me faudra le revoir. 

Je dirais que le seul personnage sur lequel je me suis fait un avis définitif et qui d'après moi ne changera pas c'est le Flash. Mais comment peux t-on osé le traîté de façon si grotesque. On ne me fera pas croire que ceux qui sont derrière ca éprouve ne serait ce qu'un peu de respect pour le héros. Il est jeune, il est rapide mais surtout il est bête comme ses pieds. La plupart de ses décisions et actions sont plus que discutable et il ne le fait que très rarement avec le courage qui devrait être l'un des points fort du personnage. Les trois quarts du temps il pète de trouille et sort des blagues qui tombent totalement à plat.  On ne me fera pas croire non plus qu'il peut intégrer la police scientifique par ses propres mérites... ce qui au final n'est pas le cas car il nous est expliqué très clairement à la fin que c'est Bruce Wayne qui l'a pistonné. Il l'intègre même pas grâce à ses propres qualifications. Désolé, mais pour moi qui adore le personnage du comics je ne puis valider cela. Je soufflais d'exaspération à chaque fois qu'il apparaissait à l'écran, a chaque fois qu'une réplique sortait de sa bouche...

Dans le cas de Wonder Woman rien a redire, elle fait le job. Gal Gadot est toujours convaincante dans le rôle et son personnage est traité de façon cohérente avec le film de Patty Jenkins et en cela j'adhère complètement. Après bon, elle non plus on lui demande pas grand chose dans "Justice League" au final. 

Pour ce qui est de Batman et bien là c'est une autre affaire. J'en suis encore à me demander si l'on verra un jour les talents de détective qui sont les siens. Ce n'était déjà guère le cas dans BVS mais ca l'est encore moins dans celui-ci. J'attends que cet aspect la du personnage soit un jour traité de façon approfondit dans un film mais encore une fois tout cela est traité de façon très artificielle. Je ne puis qu'espérer que cette dimension de l'homme chauve souris soit traité de façon correct dans le stand alone qui est prévu avec ou sans Ben Affleck dans le rôle. Le comédien d'ailleurs est crédible dans le rôle, il l'était dans BVS et il l'est une fois de plus dans "Justice League". A ce niveau la je ne puis qu'adhéré à la performance du comédien.

Superman c'est une autre affaire et je n'ai pas encore d'avis précis sur lui. En l'état je considère qu'on retrouve le superman de "Man of Steel" mais son retour ici est clairement très mal amené. J''ai d'ailleurs un problème avec la façon dont il est mort à la fin de BVS. Si je me souviens bien de la dernière image on vois la terre qui se soulève au dessus de son cercueil ce qui indique qu'il est prêt a revenir dans les minutes qui suit, hors il n'en est rien au final puisqu'ils sont obligé de le déterré (de façon grotesque par ailleurs). Mais surtout c'est qu'on sait qu'il suffit de l'exposer au soleil pour qu'il se régénère et dans BVS ils décide malgré tout de le mettre en terre. Où était la logique la dedans? Après c'est un peu flou, il faudrait également que je revois "Batman Vs Superman" pour bien en interpréter la fin. 

Scénaristiquement parlant beaucoup d'érreure et de décisions de mauvais goût ont été faites et j'y reviendrais plus en détail lorsque je ferais ma vrai chronique sur le film. Pour cela j'ai besoin de le revoir! Pareil pour la mise en scène d'ailleurs.

En l'état j'en suis ressortie avec un grand sentiment de frustration car le film avait du potentiel mais s'est avéré décevant et cela à plus d'un titre. Je le répète ceci n'est qu'un avis à chaud tout ce qu'il y a de subjectif et je comprends tout a fait que l'on ne puisse pas le partager. Ce n'est qu'un premier avis qui n'est en rien définitif (sauf pour Flash, c'est vraiment une honte!) et qui est voué à changer après avoir revu le film. A sa sortie en Blu-Ray probablement ou lorsqu'il passera sur canal. On verra. 

Annonce!

 

Il y a des films que je vais voir au cinéma mais qui, avant que je ne puisse me prononcé à leurs sujets, doivent être vu une seconde fois. En l'état j'ai décidé de créer une sorte de sous catégorie dans laquelle je donnerais des avis rapides (en quelques lignes) sur les films en question. Ils seront par la suite abordé une seconde fois dans des critiques plus approfondit après un second visionnage. Cette catégorie aura pour titre "avis à chauds".

Le premier film abordé dans cette catégorie sera "Justice League", un film que j'ai vu une seule fois et sur lequel je n'ai pas encore d'avis définitif. 

39

 

BONNE ANNÉE A TOUS!!!!

Posté par nicos31 à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 décembre 2017

TUEZ CHARLEY VARRICK (Don Siegel - 1973)

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Résumé: Après que le braquage d'une banque est mal tourné et que sa femme ait été tuée sous les coups de feu de la police le criminel Charley Varrick se voit traqué à la fois par la police mais aussi par la mafia, laquelle avait déposée son argent dans la même banque. Charley devra échapper à ses deux menace tout en devant faire face à l'impatience de son complice. 

Mon avis: 

Film méconnu dans la filmographie de son réalisateur "Tuez Charley Varrick" n'est sans doute pas le meilleur film de Don Siegel il n'en reste pas moins un polar sombre et efficace dans la lignée des polars des années 70. D'ailleurs Don Siegel en devint l'un des piliers avec le succès du cultissime "Inspecteur Harry" sortit deux ans avant celui-ci et qui connu un énorme succès au box-office. Malheureusement pour le cinéaste le public ne fut pas au rendez vous dans le cas présent et "Tuez Charley Varrick" ne connu pas le succès de son prédécesseur.

Siegel attribura d'ailleurs une grande partie de l'échec à son acteur principal qui déclara publiquement qu'il n'avait ni aimé ni compris le personnage de Varrick. En effet, le comédien envoya également une note au cinéaste disant "J'ai vu le film trois fois et je suis d'une intelligence légèrement plus haute que la moyenne ( 120) mais je ne comprends toujours pas ce film ni le personnage", ce à quoi Siegel lui répondra :" M. Matthau, ça a été un plaisir de vous diriger, mais pour ce qui est des scripts et de vos idées, laissez-moi vous dire que vous avez des goûts de chiottes. Vous aimez voir la banane avant de glisser dessus. Moi j'aime la faire voir après que vous vous êtes cassé la figure"... C'est peu dire selon moi si l'acteur et le cinéaste ne s'entendaient guère.

Pourtant, et ce n'est que mon avis, il n'en reste pas moins que leur collaboration donna naissance à un très bon film, à défaut de ne pas nous avoir livré une oeuvre à la hauteur de ce qu'elle aurait put être. En effet, "Tuez Charley Varrick" souffre d'un scénario un peu faiblard au niveau de son intrigue et des motivations de son personnage principal, mais aussi du peu de sentiment dont il fait preuve à l'égard des autres. D'ailleurs, le rôle fut proposer en premier à Clint Eastwood, lequel le refusa car il ne trouva pas en le personnage la recherche de rédemption qui aurait été utile pour la complexité émotionnelle de ce dernier. 

Charley Varrick se montre peu attachant et cela à chaque instant du film et son manque d'émotion durant les moments les plus dure du film en est clairement l'une des explications les plus évidente. (spoilers) Il ne montre quasiment aucune tristesse à la mort de son épouse, aucune peur lorsque la mafia se met à sa poursuite, et peu d'empathie envers son complice. Lorsque ce dernier ce fait tuer et qu'il en découvre le cadavre il régira en déclara froidement "tu l'as chercher petit"! 

Cependant et bien qu'il se montre assez froid, Varrick fait preuve d'une intelligence et d'une malice sans faille ce qui lui permet ainsi d'avoir toujours un coup d'avance sur ses ennemis. Varrick est le type même du criminel sans peur et sans reproche et l'on peu lui reprocher tous ce que l'on veut mais pas son professionnalisme ni sa lucidité. Je pense que c'est dans ses caractéristiques que naissent les fulgurances de jeu de Walter Matthau et même si ce dernier ne semble pas être à son aise dans le personnage l'on ne peut nier pourtant qu'il livre une performance tous ce qu'il y a d'honnête. Effectivement, ce genre de rôle sied mieux à Clint Eastwood et je comprends pourquoi Siegel voulait ce dernier pour interprété le rôle, mais Matthau s'en sort avec les honneurs.

De part sa mise en scène simple mais efficace, le réalisateur a su tirer le meilleur parti d'un scénario assez banal mais dont le manque d'imagination est palier par le travail minutieux d'un cinéaste au talent indéniable. Au niveau des seconds rôles rien à redire, l'on retrouve des acteurs familier du cinéma de Don Siegel tels Andrew Robinson (scorpion dans "L'inspecteur Harry"), John Vernon (le maire dans "L'inspecteur Harry"), Sheree North (Jonesy dans "Madigan" )... des acteurs que le réalisateur employa dans plusieurs de ses oeuvres précédentes et qui trouvaient ici présent de très bon rôle. 

Je ne vois pas trop ce que je pourrais dire d'autre sur ce film si ce n'est que si ce n'est pas le plus intéressant ni le plus réussit de Siegel, "Tuez Charley Varrick" n'en reste pas moins un polar efficace qui permet aux spectateurs de passer un bon moment.