Ma Passion Première: Le cinéma

26 septembre 2017

LE COLLECTIONNEUR (Gary Fleder - 1998)

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Résumé:

Lorsque le policier et psychologue Alex Cross vois sa nièce ce faire kidnapper à Durham en Caroline du Nord, celui-ci décide de ce rendre sur les lieux. Sur place il découvre qu'elle n'est qu'une des nombreuses victimes d'un kidnappeur et tueurs en série se faisant appeler Casanova. Ce dernier est un collectionneur, un homme se faisant une réserve de jeunes femmes et ne tue que celle qui ne suivent pas ses règles. Une seule à réussit à lui échapper, la jeune Kate McTiernan. Celle-ci accepte d'aider Cross dans ses investigations afin de retrouver les captives (dont la nièce de Cross) et mettre Casanova hors d'état de nuire.

Mon avis:

Première adaptation des enquêtes d'Alex Cross sur grand écran, "Le Collectionneur" se révèle être, d'un aspect générale, un thriller très efficace. Alors que le rôle devait paraît il être interprété par Denzel Washington ce fut finalement Morgan Freeman qui prêta ses traits à l'un des profileur le plus populaire de la littérature actuel. Né sous plume du romancier à succès James Patterson, les investigations d'Alex Cross engrangèrent des milliards de dollars à travers le monde. A la fois inspecteur de police et psychologue, Cross à toujours su cerner la psyché des criminels qu'il a traqué et Casanova ne fait pas exception. (Attention, spoilers)Ce dernier est un collectionneur, un kidnappeur et tueur en série, séquestrant des jeunes femmes afin d'en faire de parfaites épouses belles et obéissante. Et si l'une d'elle s'avise à ne pas se soumettre à ses volontés elle ne tarde pas à être assassiné par celui-ci.

Alex  Cross s'investit plus que jamais dans cette affaire et cela en est d'autant plus normal que sa nièce fait partie des victimes de Casanova. Touché personnellement par l'enquête et bien que celle-ci soit mené sur un territoire où il n'a pas d'autorité, sa réputation fait qu'il ne tarde pas à se faire accepter par la police de Durham. Malgré tout son savoir faire, Cross aura bien du mal à pouvoir identifier et localiser Casanova jusqu'a ce que se présente le cas de Kate McTiernan jeune femme médecin qui après avoir été séquestré pendant seulement quelques jours par son ravisseur, réussira à s'échapper. Celle-ci à pour elle d'être intelligente, combative, une femme à la forte personnalité qui saura faire preuve de ténacité durant son isolement et n'hésitera pas un seul instant à risquer le tout pour le tout pour s'évader.

Cross ne tarde pas à s'en faire une allié car cette dernière ayant pu converser avec les autres victimes de Casanova se sent une responsabilité vis à vis d'elles. Kate se sent en effet coupable d'être parti sans avoir tenté de les sauver elles aussi. Cross et la jeune femme mettront tout en oeuvre pour identifier Casanova et échafauderont un plan afin de l'obligé à les conduire à ses victimes. (fin des spoilers)

Sans être un modèle d'originalité quant à sa structure narrative "Le Collectionneur" possèdent bien des qualités. Certes l'intrigue est assez banal en soit, on a vu souvent son pitch exploité que ce soit sur le petit ou sur le grand écran, mais si il y a une chose que l'on sait c'est que ce qui fonctionnait à une époque fonctionne encore aujourd'hui. Mais pour que cela soit le cas, encore faut il avoir le nécessaire pour que le publique adhère à l'oeuvre dont il est question.

Pour ce qui est du film de Gary Fleder il a pour lui de possèder un très bon casting et surtout un excellent duo d'acteurs, je parle bien entendu de celui formé par Morgan Freeman et Ashley Judd. Premièrement, à t-on encore besoin de présenter Morgan Freeman, comédien extraordinaire, légendaire même, qui compte parmi sa filmographie des oeuvres magistrales telles "Impitoyable" et "Million Dollar baby" de Clint Eastwood, "Glory" d'Edward Zwick, "Les évadés" de Frank Darabont, "Seven" de David Fincher,... et tant d'autres incontournables du cinéma. Bien que ne signant pas ici l'une de ses performances les plus inspirés l'on ne peut nier qu'il se fond à merveille dans le personnage D'Alex Cross. Je ne pense pas qu'un autre comédien aurait pu, à l'écran, donner ses lettres de noblesses au personnage crée par Patterson et l'on retiendra également qu'il est la plus grande force du film.

A ses côtés l'on trouve la comédienne Ashley Judd laquelle si elle n'a jamais été une grande actrice à toujours eu suffisamment de talent pour s'approprier ses rôles et leurs apportés une personnalité et dimension qui lui est propre. Sans être un grand connaisseur de son travail, je l'ai toujours considéré comme étant une bonne artiste et elle nous le prouve ici à un certain niveau. Certes on a pu la voir bien meilleur, ne serait ce que dans "Heat" de Michael Mann dans lequel j'avais été tout particulièrement impressionner par la force de sa performance, mais l'on ne peut nier qu'elle se révèle être très convaincante dans le rôle de Kate McTiernan qui passe de victime à traqueuse et cela grâce à sa forte personnalité. Ashley Judd était un choix judicieux pour le rôle à mon avis et elle fait le job avec beaucoup d'aisance.

Au niveau de la mise en scène on est loin de l'originalité, du et de l'éfficacité de celle d'un David Fincher sur "Seven" (le film de Fleder surfant bien sûr sur le succès de ce dernier) mais avouons quand même que Gary Fleder propose une réalisation tout ce qu'il y a d'honnête faisant bien fonctionner l'ensemble.

 En conclusion, "Le Collectionneur" n'est peut être pas ce qui se fait de mieux dans le genre mais reste suffisamment prenant pour passer un très bon moment de suspense et d'action. Un thriller possédants d'indéniables qualités et qui à su d'un point de vu personnel me tenir en haleine d'un bout à l'autre (cependant, cela ne vaut pas "Seven" qui reste le chef d'oeuvre absolu du genre). Malheureusement, il n'en sera pas de même pour les films suivants qui seront des modèles de tous ce qu'il ne faut pas proposer dans ce genre de film. A voir.

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15 septembre 2017

SPECTRE (Sam Mendes - 2015)

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Résumé:

Suite aux évènements de "Skyfall", James Bond 007 effectue une dernière mission pour le compte de la défunte M. Après avoir liquidé un dangereux criminel et interrogé sa veuve sur les activités de se dernier, 007 infiltre et met au grand jour une organisation secrète "le Spectre". Ses investigations le mène jusqu'a son ancien ennemi Mr White (voir "Casino Royale" et "Quantum of Solace") lequel fait promettre à 007 de protéger sa fille le professeur Madeleine Swann qui pourra le conduire au chef de l'organisation Ernst Stavro Blofeld.

Parallèlement à tous cela, le directeur du programme double 0 voit l'unité qu'il dirige menacé de démantèlement par le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale "C" lequel veut mettre en place un dispositif de surveillance qui mettrait au rencard les agents de terrains. Bond devra tout faire pour contrecarrer les plans du "Spectre" ainsi que de ses complices et pourra compter sur l'aide de "M", "Q", "Monneypenny" ainsi que de celle que lui apportera Madeleine.

Mon avis:

Après l'immense succès tant commercial qu'artistique de "Skyfall" il était évident que les prochaines aventures de l'espion le plus célèbre du cinéma seraient attendu au tournant. "James Bond 23" était un renouveau dans l'histoire de la franchise et faisait briller le personnage comme aucun autre film n'avait su le faire.Une véritable résurrection pour notre cher agent 007 et l'on aurait pu croire que la production chercherait à poursuivre dans cette voie hors il n'en est finalement rien.

Ne vous méprenez pas cela ne veut pas dire que je suis déçut cela veut juste dire que je ne m'attendais pas à une telle approche. Il faut dire que je n'avais pas trop suivi les news et rumeurs sur le film et dont je n'avais pas vraiment d'idée sur ce qui allait m'attendre en allant voir ce nouvel opus.

Ici présent, Sam Mendes choisit avec "Spectre" de revenir aux sources de la franchise et en ces termes je veux dire une approche beaucoup plus ique que le précedent film. Il me paraît évident que Mendes à chercher à boucler la boucle du reboot qui avait commencé par le magnifique "Casino Royale", qui s'était poursuivit avec le sympathique "Quantum of solace" et le monumental "Skyfall" et qui semble trouver ici présent sa conclusion.

En effet, le réalisateur et les scénaristes du film ont fait le choix de faire le lien entre les trois précédents films avec l'univers d'origine de l'agent 007. Ils réintroduisent avant tout l'organisation "Spectre" qui fut pendant des décennies la plus grande menace mondiale dirigé dans l'ombre par l'ennemi juré de James Bond "Ernst Stavro Blofeld" (qui n'apparaîtra" sans véritablement appraître" d'ailleurs la première fois dans "Bons baisers de Russie") et cela depuis le tout premier film de la saga "Dr No" en 1962.

"Spectre" revient aux fondamentaux mais cela sans pour autant sombrer dans un icisme désuet car ne vous méprenez pas le film est en parfaite cohésion avec notre époque. On aurait pu craindre que ce nouvel opus nous propose une intrigue simple et sans véritable dimension mais il n'en est rien car le film est la suite logique du reboot qui avait démarrer il y a presque dix ans de cela et propose une conclusion tout à fait cohérente. Choisissant de poursuivre dans l'exploration de la jeunesse de l'agent 007, "Spectre" nous offre de nouvelles informations sur son enfance et sur la mort de ses parents. (Attentions spoilers)

Après avoir assassiné, sous la demande posthume de son ancienne supérieure hiérarchique le tueur Marco Sciarra lors de la fête des morts organisée au Mexique, 007 est suspendu de ses fonctions. Alors qu'il s'est donné pour mission d'exécuter les dernières volontés de "M" , Monneypenny lui confie ce qui à été retrouvé dans les décombres de la maison de son enfance "Skyfall". Bond y découvre une photo de lui avec l'homme qui l'a élevé après la mort de ses parents ainsi que du fils de se dernier lequel serait soit disant mort avec son père lors d'un accident d'alpinisme.

Pourtant, alors que 007 à réussit à infiltrer une réunion secrète tenu par l'organistation pour laquelle travaillait Sciarra il découvre que l'homme qui est à la tête de celle-ci n'est autre que le fils de son tuteur Franz Oberhauser. Encore une fois il semblerait que son passé soit lié aux évènements qui sont en train de se dérouler aux mêmes moments à plusieurs endroits à travers le monde.

De nombreux attentats terroristes ont lieu alors que C le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale veut mettre un terme au programme double 0 afin de procédé à une fusion entre le M-I 5 et le M-I 6 et mettre en place "Neuf Sentinelles" qui verrait naître une coopération des services de renseignements de neuf pays ainsi que de l'instauration d'un système permettant de surveiller le monde entier ("George Orwell s'en retournerait dans sa tombe" - M).

Lors de cette réunion un nom bien connu de 007 est prononcé, "Mr White" ayant travailler aux côtés du chiffre (Casino Royale) et de Dominic Green (Quantum of solace). Lorsqu'il le retrouve c'est à un mourant dont il a faire et passe un marcher avec lui. En échange d'information sur son ancien employeur, Bond devra protéger la fille de White "Madeleine Swan" laquelle est également la seule à pouvoir fournir des réponses à l'agent britannique.

Peu coopérative en premier lieu, Madeleine acceptera finalement d'apporter son aide à double 07 et c'est ensemble qu'ils découvriront l'endroit où se trouve Oberhauser. Ce dernier se fait dorénavant appeler Ernst Stavro Blofeld et révèle à Bond que c'était lui qui était derrière les activités de ses anciens ennemis ainsi que de la mort de son grand amour Vesper Lynd. Il annonce également à Bond ses futurs projets. Ce sont ceux-là que 007 devra contrecarrer après s'être évadés avec Madeleine mais il lui faudra l'aide de "M", "Q" et Monneypenny" pour y arriver et mettre Blofeld hors d'état de nuire. (fin des spoilers)   

"Skyfall" était un excellent cru, un film magistral qu'il était de mon point de vu impossible à égaler, en tout cas je le sentais dans mes tripes et elles ne m'ont pas tromper car "Spectre" est un déca de son prédécesseur. Je comprends tout à fait la frustration des fans et de l'avis mitigé que la plupart des spectateurs ont ressentis en visionnant ce nouveau chapitre de la saga. Avec le précédent Sam Mendes avait mit la barre très haut, peut être trop haut justement pour qu'il arrive lui-même à refaire aussi bien avec ce James Bond 24.

Cela étant, si l'on fait abstraction de cela je considère que "Spectre" est un très bon cru et reste dans la lignée des précédents films avec Daniel Craig dans le rôle de 007. Une fois de plus le comédien nous prouve qu'il est le parfait James Bond du 21ème siècle et de tout mon coeur je souhaite qu'il revienne pour le film suivant. Craig fait merveille dans le rôle et cela avec toujours autant de force et de charisme quand dans les précédents. Il a d'ailleurs su trouver ici le parfait équilibre dans sa façon de passer d'une réplique choc à une autre beaucoup plus légère. En cela l'on retrouve un peu le côté désinvolte et l'humour qui était typique du personnage à une certaine époque et que l'on retrouve enfin dans ce nouvel opus.

Au niveau de l'intrigue l'on revient à un beaucoup plus ique dans la manière dont elle est traité et bien que certains éléments ne s'emboîtent pas tout à fait comme il faut, elle demeure à la fois simple et originale. La psyché et le passé de 007 est exploré une fois de plus avec beaucoup de consciencieusité et de profondeur et celui-ci reste le personnage tourmenté que l'on connaît depuis le début de l'ère "Craig".  Le scénario distille un suspens constant et cela avec beaucoup de fluidité. L'histoire nous tiens en haleine malgré quelques carences dont un certain manque de souffle qui est contrebalancé part des instants de bravoures dignes des meilleurs films de la franchise.

Ses moments sont d'ailleurs servit avec beaucoup d'énergie par la réalisation efficace d'un Sam Mendes qui, bien que ne faisant pas autant preuve d'ingéniosité qu'il ne le faisait sur "Skyfall", nous propose une mise en scène parfaitement agencé. Les séquences d'actions ne prennent jamais le pas sur l'intrigue et cela pour le plus grand bien de son développement.

Pour ce qui est du casting je le trouve très bien choisit, tout particulièrement Christophe Waltz que je trouve être vraiment très bon dans le rôle de Blofeld. Je sais que sa performance et son approche du rôle ne font pas l'unanimité et je mentirais si je vous disais que j'y ai complètement adhéré mais je ne puis cependant en parlé sans le défendre car je trouve que le comédien à su malgré tout ne pas en faire trop dans le cabotinage là où beaucoup aurait pu y perdre en crédibilité. Waltz sait faire la part des choses et je trouve qu'il s'en sort ici avec les honneurs.

Quand on en arrive à parler des James Bond girls c'est en général là que j'ai toujours à émettre des critiques car rares sont celle qui ont su se démarquer dans leurs positions au sein de la franchise. D'ailleurs, force et de constater que depuis Vesper Lynd dans "Casino Royale" (formidablement interprété par Eva Green) aucune n'a su apporter un véritable intérêt à sa présence. Il en est de même dans "Spectre" d'ailleurs même si je vous avouerais que, ayant depuis toujours un faible pour Léa Seydoux, c'est toujours avec beaucoup d'enthousiasme que je la regarde sur un écran.

Du point de vu de son personnage il est évident que Madeleine Swan n'a pas la dimension ni l'intensité que Vesper Lynd mais elle reste malgré tous la meilleure James Bond girl depuis cette dernière (je n'ai pas du tout adhéré à celle joué par Olga Kurylenko dans "Quantum" ni à celle de Bérénice Marlohe dans "Skyfall"). Léa Seydoux s'en sort très bien malgré le côté un peu banal de son personnage, elle fait le boulot et elle le fait bien.

Pour ce qui est de Monica Bellucci et de son rôle de Lucia Sciarra je ne sais pas trop ce que je pourrais en dire. Je n'ai jamais été particulièrement fan de l'actrice italienne qui a toujours eu tendance à m'irriter mais pour une fois que je la trouvait intéressante elle n'est apparaît ici que trop furtivement pour que je puisse savourer ce moment si rare. En effet, on ne la voit que durant cinq minutes et sa présence n'a que pour seul et unique but de livrer une information à Bond. Autant dire qu'elle aurait été absente du film que cela n'aurait rien changé... une information telle que celle délivré par la veuve aurait aussi bien put être trouvé dans un agenda que sur un portable.

Il y aurait bien d'autres choses à dire sur ce film mais je crois que je vais m'arrêter là. En conclusion si "Spectre" n'a ni la force ni l'originalité de "Skyfall", il n'en reste pas moins un excellent cru et un très bon chapitre de plus qui s'ajoute à la franchise la plus longue de l'histoire du cinéma. Un James Bond de qualité dont il serait dommage de se priver (cela n'engage que moi). Une belle réussite à défaut d'en être une grande.

03 septembre 2017

LA FIANCÉE DE PAPA (David Swift - 1961)

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Résumé:
Alors qu'elles sont toutes deux envoyées en colonie de vacances par leurs parents respectifs, la première par sa mère divorcé et la seconde par son père divorcé lui aussi, Carol McKendrick et Susan Evers sont stupéfaits par leurs ressemblance physique. Rivales au début, elles finissent par découvrir qu'elles sont jumelles. Finissant par devenir proche elle décide d'échanger leurs vies afin que chacune d'entre elle fasse la connaissance du parent qu'elles n'ont jamais connu. Le père, Mitch Evers est sur le point de se remarié et les deux filles décident de réunir aux plus vite leurs parents dans le but de les remettre ensembles. 
Mon avis:
Comme vous le savez déjà sûrement les comédies Disney de cette époque me touche beaucoup. Mon enfance fut bercé par se de films et bien qu'elles ne se soient pas toutes de qualités il me plaît énormément de les revoirs et "La Fiancée de papa" (The parent Trap) n'échappe pas à la règle.
 
En effet, je trouve que cette gentille petite comédie familiale à la fois drôle et touchante garde tout son charme même après tant d'années et continuera bien longtemps encore car elle aborde beaucoup de thème qui seront toujours contemporains. Des sujets tels que les relations entre soeurs, le divorce, les relations entre parents divorcés, les familles décomposées, etc... le tout bien entendu traîté ici présent avec beaucoup d'humour de façon à toucher à la fois petits et grands.
 
Ce fut complètement par hasard que Walt Disney découvrit ce petit livre allemand d'une trentaine de pages qu'était "Deux pour une" de Erich Kästner. Sous le charme de l'histoire le fondateur de la "Walt Disney Company" prit la décision d'en faire une adaptation cinématographique et cela même si certains de ses collaborateurs n'étaient pas convaincu. Disney voyait dans le sujet un rôle parfait pour la toute jeune Hayley Mills qui venait de devenir la révélation des studios lors du tournage de l'une de leurs plus récentes production "Pollyana"(déjà réalisé par David Swift). La comédienne sera d'ailleurs la chouchoutte du producteur qui la fera tourner dans plusieurs films.
 
"La fiancée de papa" fit recette au box-office et reçut à sa sortie de bonnes critiques lesquelles salueront beaucoup la performance d'actrice d'Hayley Mills dans un double rôle. Certaines scènes furent tournés sous fond bleu lorsque les deux soeurs étaient face à la caméra et les autres avec une doublure. Il est vrai que l'actrice était un choix parfait pour le rôle et j'avoue avoir toujours pensé qu'elle n'a pas eu la carrière qu'elle aurait dût avoir. Elle crève littéralement l'écran dans ce film. Dire qu'elle fut pressentit  pour joué la "Lolita" dans le film de Kubrick mais la côté sulfureux du personnage ne fut pas du goût des studios Disney avec lequel elle était sous contrat. Sue Lyon, qui finit par tenir le rôle, n'eut pas non plus la carrière qu'elle aurait dût avoir.
 
Hormis Hayley Mills, l'on retrouve à l'affiche un casting de haut niveau dont le couple Maureen O'Hara / Brian Keith. Les deux comédiens ont fait les beaux jours d'Hollywood et cela pendant des décennies. L'actrices tourna sous la direction des plus grands tels que "Alfred Hitchcock", "Henry Hathaway", "Jean Renoir", "Nicholas Ray", "John Ford"...elle fut aussi la partenaire sur un grand nombre de films du mythique John Wayne dont le meilleur cru restera à mes yeux "L'Homme tranquille".
 
"La fiancée de papa" ne fut également pas le seul film qu'elle tourna avec Brian Keith qui fut pendant longtemps son ami (tout comme John Wayne). Dans son rôle de mère à la fois distingué et excentrique la comédienne fait merveille et l'on ne peut qu'adhéré à sa performance. Le côté bagarreur du personnage en fait un élément spéciale du personnage et O'Hara sait magnifiquement le transposer à l'écran.
 
Brian Keith lui-même était un choix de casting idéal pour son rôle de père à la fois attachant et caractériel. "La fiancée de papa" est le seul film que j'ai vu avec lui et je le trouve particulièrement convaincant ici présent. Joanne Barnes quant à elle est parfaite dans le rôle de la fiancée plus jeune que son prétendant et convoitant l'argent de ce dernier. Elle se montre venimeuse mais à certain moment sait ce montrer attractive de par son charme. 
 
Le scénario tiens parfaitement la route, les gags fonctionnent et font mouche à chaque fois. L'humour et l'émotion se succède avec beaucoup d'ingéniosité le tout s'appuyant sur une mise en scène particulièrement fluide. "La fiancée de papa" est dans la lignée des autres production Disney de l'époque qui alliaient avec beaucoup d'intelligence comédie et sentiment tels "Pollyana", "Mary Poppins", etc...
 
J'aurais toujours beaucoup d'affection pour ce genre de film et ce cru restera l'un de ceux pour lequel j'en ai le plus . Ce n'est peut être pas la plus connue des productions Disney mais elle est vraiment à redécouvrir. Perso, je revois "La fiancée de papa" avec toujours autant de plaisir. Une comédie très attachante!

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01 septembre 2017

LA MANIÈRE FORTE (John Badham - 1991)

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 Résumé:

Alors qu'il traque un tueur fou qui vise des criminels l'inspecteur John Moss se voit attribuer un nouvel équipier. Ce dernier n'est autre que la star de cinéma Nick Lang lequel veut suivre Moss dans ses enquêtes afin de s'inspirer de lui pour un nouveau rôle qu'il convoite. La situation est de plus difficile à vivre pour le policier lequel n'a aucune envie de jouer les baby-sitter pour un cowboy d'hollywood. 

49Mon avis: 

Comédie policière typique des années 90, "La manière forte" est un buddy movie particulière enlevé porté par un duo d'acteur qui fonctionne à la perfection. Si comme moi on s'est renseigné sur le tournage l'on sait que les deux acteurs se sont entendu à la perfection et cela se ressent à l'écran. Leurs façon d'aborder leurs personnages, constamment en désaccord et dont les échanges verbaux haut en couleur sont saveur font la part belle à la plupart des meilleurs scènes du film.

11Les comédiens donnent le meilleur d'eux même dans leurs rôle et apporte un peu de leurs propre personnalité au personnage. John Moss (James Woods) est le type même du policier caractériel et obsédé par son boulot. Sa vie privé comme de juste est assez chaotique et il a bien du mal à communiquer sur lui-même et en cela sa relation avec sa petite amie Susan (Annabella Sciorra) se révèle être dès plus difficile. Elle aimerait plus le connaître, cherche à le pousser à se confier mais il est très difficile à ce dernier de le faire tellement il a peur que ce qu'il pourrait dire sur lui la fasse s'éloigner de lui. 

Il est également obsédé par sa traque du tueur fou et l'on peut dire que l'arrivé de la star Nick Lang arrive au plus mauvais moment. Déjà que le policier avait une mauvais opinion du comédien mais se voir retirer une enquête qui lui tiens a coeur pour devoir lui servir de baby-sitter est quelque chose qu'il est loin d'apprécier. James Woods proposer une interprétation assez représentative de ce genre de personnage et semble prendre un plaisir fou à le faire. Il intègre à son personnage une partie de sa propre personnalité et en cela le rend dès plus sympathique à mes yeux de spectateurs.

10Nick Lang lui est la parfaite caricature de la star de cinéma capricieuse, avide d'être reconnu pour ses talents d'acteur. Il en a marre de jouer les héros de ciné et cherche un rôle plus adulte que ce qu'il joue habituellement. Pour acquérir ce dernier il veut absolument s'imprègner de la réalité du monde policier et surtout du meilleur des flics de New-York, c'est à dire John Moss. Il se montre passionné face à la perspective de suivre ce flic qu'il admire mais se heurtera très vite au mauvais caractère de celui-ci.

Michael J Fox était manifestement l'acteur idéal pour le rôle et se révèle être le point fort du film, son approche du personnage, sa façon de transmettre sa force comique a travers ce dernier fait merveille. Le comédien semble lui-même s'amuser comme un petit fou a jouer cette parodie de la star de cinéma type et je peu dire que j'ai totalement adhéré a son jeu d'acteur. Ce n'est pas sa meilleure performance mais il a vraiment apporter quelque chose au rôle qu'un autre comédien n'aurait sans doute pas pu faire. Fox est un artiste que j'ai toujours apprécié, et cela depuis ses débuts à la télévision. Il trouve ici présent un rôle est, de toute évidence, taillé sur mesure pour lui.

9Au niveau de la mise en scène rien a redire, John Badham a su parfaitement mettre en valeurs le talent de ses acteurs et leurs offrir un large terrain de jeu à travers une réalisation simple mais efficace. Ce n'est pas la première comédie policière que Badham à réalisé et c'est un genre qu'il maîtrise parfaitement. Rien à redire non plus du scénario se révèle être d'une simplicité évidente mais aussi remarquablement entraînant. 

En conclusion, "La manière forte" est une comédie policière vraiment très sympathique a regarder. Pendant 1h40 l'on ne se prend pas la tête et l'on rit de bon coeur devant le numéro d'acteur de Michael J. Fox et James Woods, duo particulièrement complémentaire. Le film de John Badham est a voir pour passer un bon moment. 

31 août 2017

AIR AMERICA (Roger Spottiswoode - 1990)

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 Résumé: 

A la fin des années 60 alors que la guerre du Viet-Nam fait rage le pilote Billy Covington est recruté par la compagnie "Air America" une branche civile de la C.I.A qui opére sur tout le territoir du sud Est asiatique et principalement au Laos. Il se lie d'amitié avec Gene Ryak, pilote expérimenté et désabusé qui ne croit plus depuis longtemps au conflit. Covington ne tarde cependant pas à découvrir que son gouvernement ainsi que la compagnie pour laquelle il travaille désormais est impliqué dans un gigantesque trafic de drogue.

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Mon avis:

Voilà un film fort peu apprécié des critiques et du public nombreux sont les avis mitigés et parfois carrément négatifs que j'ai pu lire à son sujet pourtant en ce qui me concerne je ne saurais trop le défendre. Alors oui certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre j'en convient ni même une grande réussite mais il reste malgré tout un très bon divertissement. De ce genre de production je n'attends pas plus qu'il me permette de m'évader une tout petit peu de mon train train quotidien et "Air America" y parvient à la perfection. 

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Le film de Roger Spottiswoode, réalisateur qui nous a offert tout même pas mal de navets dont l'un des pires James Bond de la saga avec "Demain ne meurt jamais", réalisait ici l'un de ses trois meilleurs films avec "Randonnée pour un tueur" en 89 et "J'ai serré la main du diable" en 2007. Dans le cas de "Air America" Spottiswoode propose un mise en scène il est vrai assez quelconque mais tout du moins assez efficace pour ce genre de production. Ce n'est pas le genre d'oeuvre cinématographique qui demande le plus d'exigence de réalisation et en cela celle de Spottiswoode remplit aisément le cahier des charges. 

L'attrait principal du film tiens bien entendu du duo formé par Mel Gibson et Robert Downey Jr dont l'alchimie à l'écran est une évidence. Quand on sait que par la suite ils sont devenu de très bons amis dans la vie réel je ne suis personnellement pas surpris du tout. Leurs échanges font parti des meilleurs dialogues du film qui recèle pas mal de bonnes blagues ici et là. Cela passe par la complicité qui les lie et aussi de leur jeu d'acteur tout en finesse. Ils n'en font jamais de trop et en cela apporte beaucoup au film et à leurs personnages.

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Le scénario, vaguement inspiré du livre "Air America" de Christopher Robbins, est assez simple dans sa structure mais délivre néanmoins un message anti-guerre assez convaincant. Le film se révèle par moment assez sérieux dans les thèmes qu'il aborde tout en maintenant tout au long de sa durée un ton léger pour mieux faire passer le message qu'il veut délivrer.

Les seconds rôles sont assez nombreux et savent tirer leur épingle du jeu même si de toute évidence ils ont été un peu négligé. J'aurais aimé notamment que le personnage de la jeune humanitaire intérprété par Nancy Travis soit beaucoup mieux exploité. Cela aurait donné lieu a de très bons moments, surtout si combat pour les réfugiés avait été d'avantage abordé. Mais bon, ce n'est clairement pas ce genre de film qui le fera, ce n'est pas son but non plus d'ailleurs donc je ne lui en tiens pas d'avantage rigueur que cela.

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La bande originale est de bien entendu en phase avec l'époque durant laquelle se déroule le film et est composé de morceaux cultes tels "Pushin' Too Hard " des Seeds, "California Dreamin' " de The Mamas and the Papas", "Get Ready" des Temptations ou bien encore "Run Through The Jungle " de Creedance Clearwater Revival et " Rescue Me" de Fontella Bass... une bande originale entraînante et en parfaite adéquation avec le film. C'est d'ailleurs un point important qui me fait aimer le film en tant que grand fan de la musique de cette époque.

Alors oui, "Air America" n'est clairement pas un grand film ni une grande réussite cependant il est suffisamment divertissant et possède assez de qualités pour passer un bon moment. Cela fonctionne sur moi en tout cas. J'aime ce genre de film et je ne le cache pas, pourquoi le ferais je d'ailleurs? Un bon petit film bien sympathique. 


30 août 2017

LES GARDIENS DE LA GALAXIE (James Gunn - 2014)

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Résumé: 

Après avoir été enlevé par des êtres venu de l'espace quand il était enfant, Peter Quill dit "StarLord" survit en volant et troquant pour le compte des ravageurs, ceux la même qui l'avaient kidnappé. Trahissant sont patron le terrible "Yondu"après avoir voler "L'Orbe" une relique au pouvoir destructeur. Tous ne se passera pas comme prévu car l'objet se révèlera convoîté par Ronan, un être voulant obtenir la pierre d'infinité que recèle L'Orbe dont les pouvoirs destructeurs lui permettrait de se venger du peuple Xandariens. Gamorra la redoutable fille adoptive de Thanos mit par son père à la disposition de Ronan vois en empêchant son supérieur de parvenir à ses fins le moyen de trouver la rédemption et trahit se dernier. Starlord devra s'allier à Gamorra et aux deux chasseurs de primes Rocket Racoon et Groot afin de sauver le peuple de Xandar. La bataille peut commencer.49

Mon avis:

Que puis je dire des "Gardiens de la Galaxie" si ce n'est que dès la première fois que je l'ai vu au cinéma, et encore maintenant quand je le revois, j'ai prit un pied monstre. Autant le dire tout de suite je ne suis pas un fan des productions Marvel en général car bien que les trouvant divertissantes elle manquent généralement de véritable profondeur tant au niveau de leurs histoires que de la psychologie de leurs personnages si bien que l'on peine vraiment à s'attacher à eux. C'est d'ailleurs en cela que réside la force de ce nouveau cru car il réussit la où 99% des autres productions Marvel échouent.

Tout d'abord du point de vu de ses protagonistes car il faut bien avouer que j'ai rarement été aussi conquis que par ses derniers. Mon plus grand regret étant d'ailleurs que celui auquel je ressent le plus d'affinité est l'un de ceux qui ont été un peu sous-exploité. Je parle de Nebula, merveilleusement interprété par le jeune Karen Gillan, et dont je me suis prit d'affection tout de suite. Peut être est-ce dut au côté un peu contradictoire de sa personnalité.

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Ne la voyant ni gentille, ni réellement méchante, je la considère un peu comme la victime de l'éducation de son père "Thanos" et de l'indifférence de ce dernier envers elle. Toujours laissé de côté au profit de sa soeur Gamorra (la chouchoute de leur père) elle voit en s'alliant à Ronan la possibilité de se venger des deux. Tous comme sa soeur elle cherche à s'affranchir du pouvoir de son père mais la différence entre les deux résides par la voie qu'elles choisissent pour y parvenir. J'avoue avoir été surpris par l'intérêt et les sentiments que je ressent vis a vis de Nebula mais que je n'ai en aucune façon l'intention de les cacher. L'une de mes plus grandes espérances est que le personnage soit mit plus en avant dans la suite en préparation.

Gamorra elle à choisit de se libéré de l'influence de Thanos, meurtrier de ses véritables parents, en prenant la décision de sauver le peuple de la planète Xandar des terribles dessins de son père adoptif et du puissant allier de ce dernier Ronan l'accusateur. Celui-ci ne vois d'ailleurs en son alliance avec Thanos la possibilité de venger la mort de ses ancêtres du peuple Xandariens. En trahissant les deux, Gamorra vois aussi en cela la possibilité d'obtenir la rédemption pour tous les crimes qu'elle a commit durant toutes ses années qu'elle à passer aux côtés de ces derniers.

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En rencontrant et en s'alliant à Peter Quill elle va aussi se découvrir des sentiments qu'elle ignorait avoir en elle. Quill est lui-même la victime de son éducation. Enlevé à sa famille après la mort de sa mère par les hors la loi que sont les ravageurs, ses derniers lui ont apprit tous ce qui fait sa vie aujourd'hui, le vol, le mensonge mais aussi un sentiment de rébellion envers l'autorité. Conservant précieusement la cassette audio que lui avait confectionner sa mère, elle est le seule lien qui le lie encore à celle-ci et à sa vie passer sur terre. Elle est pour lui plus précieuse que tout et n'hésite d'ailleurs pas une seules secondes à mettre sa vie en danger pour la récupérer durant ce qui se révèlera l'un des grands moments d'anthologie du film. Il n'a en rien l'étoffe d'un héros mais le deviendra au vu des évènements qui se déroules.Star Lord et Gamorra s'adjoindront les forces des deux chasseurs de primes que sont Rockett Racoon et son garde du corps végétal Groot.

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Rockett est une créature, fruit de multiples expériences sur une espèce considéréé comme "inférieur", n'ayant pour seul et unique objectif de faire fortune en utilisant son talent inné pour la traque. Sa plus grande force réside en son intelligence et son courage mais aussi en sa collaboration avec Groot pour qui il éprouve beaucoup d'affection mais qu'il dissimule par une façon peux élégante de se comporter envers lui. Plus d'une fois insultant vis a vis des autres il en demeure pas moins attachant car derrière son attitude très discutable l'on ressent très bien une forme de souffrance qu'il exprimera par des mots après avoir prit une bonne biture.

A leurs équipe s'ajoutera Drax "Le destructeur" dont le principal but dans la vie est de venger la mort de sa femme Ovette et de leurs fille Camaria en tuant le responsable de la tristesse et de la colère qui l'anime, Ronan. En rejoignant l'équipe dont Star Lord s'est entouré, Drax ne vois en cela (au début du moins) qu'un moyen d'atteindre son objectif. Mais au fure et à mesure que le temps passera il se rendra compte (comme les autres membres du groupe) que d'avoir des amis à nouveau est la plus belle des choses.

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La plus grande qualité, selon moi en tout cas, des "Gardiens de la Galaxie" réside en ses personnages et l'attachement que l'on éprouve envers eux. Le film ne mise pas à fond la carte de l'action comme le fait par exemple les "Avengers"(avouons tout de même qu'au niveau de la psychologie des personnages les films de Whedon ne cherche pas bien loin!), privilégiant avant toute chose les héros et la relation qui les lie.

James Gunn à visé juste et nous prouve qu'il était le choix idéal pour mettre en scène ce space opéra épique, à l'humour décapant et aux émotions puissantes. Un film ayant un coeur et une âme contrairement à beaucoup d'autres production Marvel (quasiment toutes d'ailleurs) qui, il faut bien l'avouer, en manque cruellement. Magistral!!!

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28 août 2017

LES VAMPIRES DE SALEM (Tobe Hooper - 1979)

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Résumé: 

Ben Mears écrivain à succès retourne après des années d'abscence dans sa ville natale "Salem's Lot" dans le but d'écrire un livre sur la maison des Marstens dans laquelle vient de s'installer le mystérieux Richard Straker, associé d'un certain Mr Barlow, qui doit arriver très prochainement en ville. Mears y fait la rencontre de Susan avec qui il devient très proche. Mais cette ville, si paisible de coutume, va sombrer dans le cauchemar. Les disparitions et les morts s'accumulent et tout cela au moment même où Ben et Straker arrivent en ville faisant d'eux les principaux suspects aux yeux des habitants, jusqu'à l'arrivée de Mr Barlow, lequel se révèle être un vampire, dont l'objectif et de transformer le plus d'humains possible. Mears se lancera dans un combat sans merci avec la créature et ses serviteurs.

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Mon avis:

Adaptation du roman de Stephen King "Salem", cette mini série de 3 heures dont le succès télévisé poussera les studios Warner à l'exploiter au cinéma se révèle être assez fidèle à l'ouvrage dont il s'inspire. Des libertés créatives furent bien évidemment prises mais l'on retrouve l'essence de ce qui faisait les qualités du best-seller de King.

A la mise en scène, Tobe Hooper, célèbre pour ses deux chef d'oeuvres de l'horreur que sont "Massacre à la tronçonneuse" et "Poltergeist", tire le meilleur parti du matériel et de son budget.

Tout d'abord le fait que ce soit un projet télévisé réduit grandement ce que le grand écran aurait pu en tirer mais l'ambition est la et j'ai particulièrement été prit par l'intelligence de la mise en scène.  Il ne se dégage aucune atmosphère particulière mais l'intrigue est suffisamment prenante et les personnages assez bien développés pour passer un assez bon moment.

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La réalisation tire son épingle du jeu de façon assez convaincante et les comédiens s'en sortent avec les honneurs. Au sein du casting, on retrouve des visage assez connus. En tout premier lieu, bien-sûr l'acteur principal, j'ai nommé David Soul qui restera à jamais le Ken Hutchinson de la série "Starsky et Hutch", et qui livre ici une performance plutôt inspiré. Crédible en tant que flic, il l'est tout autant en tant qu'écrivain et nous montre une autre facette de son jeu. Certes ce n'est pas une interprétation de très grand niveau, mais Soul prouve ici que sa palette ne se limite pas à une seule et unique série télévisée.

A ses côtés, se trouve Bonnie Bedelia. Surtout connue pour son rôle d'Holly McClane dans la saga Die Hard, elle est ici la touche de charme essentiel qui marque profondément dans l'ensemble. Son rôle, bien que peu développé, se révèle être l'un des plus intéressants du film. Le sort final de son personnage ne m'a pas laissé insensible et j'ai trouvé sa dernière scène avec David Soul assez bouleversante tant dans leur performance respective que dans la structure de la séquence.

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Mais c'est surtout James Mason qui se démarque de par son interprétation tout en finesse du mystérieux et inquiétant Mr Straker. Homme de main du monstrueux vampire qu'est Mr Barlow, Straker sait tromper son monde et sous son allure d'homme du monde, se cache un être sans scrupule et d'une grande malhonnêteté.

Les effets-spéciaux sont assez vieillot il est vrai mais pour l'époque et surtout dans le cadre d'une production télévisuelle ils tiennent suffisamment la route.

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Le scénario se révèle riche en rebondissement et fonctionne assez bien dans l'ensemble, la mise en scène de Hooper fait mouche dans les moments de suspense et d'intimité qui sont plutôt réussis. Certe ce n'est pas du niveau de "Massacre à la tronçonneuse" mais l'on reconnaît tout de suite la patte du metteur en scène et cela tout du long. Cette mini série a  bien souffert du poids des années mais reste malgré cela une bonne réussite .

En soi, malgré quelques défauts, "Les vampires de Salem" est une mini-série prenante et intriguante tant au niveau de la mise en scène que de celui du scénario et du jeu des acteurs.

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A LA POURSUITE DU DIAMANT VERT (Robert Zemeckis - 1984)

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 Résumé:

Joan Wilder est une jeune romancière à succès qui rêve de vivre des aventures mais qui ne les vit qu'à travers ses écritures. Quand elle apprend que sa soeur Elaine a été kidnappée Joan n'a pas d'autre choix que d'aller en colombie afin de remettre une carte comme monnaie d'échange aux ravisseurs. Cette carte conduit en effet à un célèbre joyeux "El Corazón", une magnifique émeraude qui attise toutes les convoitise. En chemin Joan fera la connaissance d'un contrebandier Jack T. Colton, un baroudeur qui ne rêve que d'une chose: gagner suffisamment d'argent pour pouvoir s'acheter un bateau afin de pouvoir faire le tour du monde. Ils s'allieront afin de sortir de la jungle et devront faire face aux multiples dangers qui se dresseront sur leur chemin. 

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Mon avis:

C'est à la fin des années 70 que la scénariste Diane Thomas, encore serveuse dans un restaurant à l'époque, écrivit le scénario de "A la poursuite du diamant vert" (Titre vo: "Romancing the Stone"). Une fois qu'elle en eu terminé la rédaction il ne lui fallut pas plus d'un semaine pour vendre le scénario à Michael Douglas lequel cherchait depuis quelque temps déjà à produire un film grand publique. Alors qu'il n'était pas prévu à l'origine qu'il interprète le rôle de Jack Colton, Michael Douglas prit la décision de se donner le rôle à lui même alors que des acteurs tels Clint Eastwood (que les studios voulait réunir avec Barbra Streisand) et d'autres plus rentables que Douglas étaient envisagés par le studio. Le comédien obtenu finalement gain de cause et il faut bien avouer que c'est une bonne chose tant le rôle lui convient à la perfection. 

Michael Douglas voulait Debra Winger pour jouer le rôle de Joan Wilder mais ce sera finalement Kathleen Turner qui aura les faveurs des studios. Ne sachant pas qui elle était Douglas demanda à ce qu'une projection de "La fièvre au corps " (film dans lequel la comédienne venait de voir son talent reconnu) lui soit organisé mais bien que ne niant pas les qualités d'actrice de Turner il n'était pas convaincu que celle-ci puisse transmettre la naïveté et l'innocence du personnage de Joan Wilder. Douglas accepta finalement de la rencontrer et perçut en elle ce qui lui avait précédemment échappé. Kathleen Turner fut donc choisit et le couple Wilder/Colton fut formé.

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Pour ce qui est du choix du réalisateur Michael Douglas vit son attention attirer vers Robert Zemeckis jeune cinéaste dont l'acteur/producteur avait beaucoup aimé les premiers films ("I Wanna Hold your Hand" et "Used Cars") mais qui avait la réputation auprès des studios d'être un réalisateur qui ne rapportait rien. En effet, bien que perçut de façon assez positive par la critique les deux derniers longs métrage de Zemeckis furent des échecs retentissant au box-office. Zemeckis dira d'ailleurs qu'il a apprit de ces deux échecs la leçon suivant: Ce n'est pas parce que vous faites un bon film que les gens iront le voir! Malgré la réticence des studios le futur réalisateur oscarisé pour "Forrest Gump" sera retenu pour réaliser "A la poursuite du diamant vert". 

Pour la première fois de sa carrière Zemeckis aura la responsabilité de mettre en scène un film de studios a gros budget et le succès de ce dernier lui permettra d'ailleurs de concrétiser un projet qu'il nourrit avec son confrère et ami Bob Gale (déjà producteur et co-scénariste de "I Wanna hold your hand" et "Used Cars") depuis un long moment, je parle bien entendu du cultissime "Retour vers le futur"!

Alors que Robert Zemeckis entretiendra des relations cordiale avec Michael Douglas il n'en sera pas de même avec Kathleen Turner avec laquelle le cinéaste aura de multiples accrochages. De leurs côté les studios avaient tellement peu confiance en Zemeckis et en ses capacités que, persuadé que "A la poursuite du diamant vert" allait être un échec, avaient choisit de retirer le réalisateur de ce qui aura dut être son projet suivant "Cocoon". L'avenir leur prouvera le contraire car le film fut un immense succès et Zemeckis devint avec son film suivant un des grands de l'industrie. 

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Il faut bien dire que la formule de "A la poursuite du diamant vert" fonctionne : du danger, de la romance, des personnages hauts en couleurs, de l'exotisme, etc... tout ce qu'il faut pour faire un bon film d'aventure. Michael Douglas fait merveille dans le rôle de Jack Colton, contrebandier baroudeur au manque de classe évident mais au courage indéniable. Bien que peu sensible vis a vis de la situation dans laquelle se trouve Joan Wilder au début, voyant avant tout ce que pourrait lui rapporter le diamant si il venait à mettre la main dessus, il finit malgré tout par prendre fait est cause pour la jeune romancière. 

Bien que n'ayant pas, au début du moins, une bonne opinion de Jack Colton dont la personnalité ne correspond pas à sa vision idéalisé de l'aventurier type, elle n'est pourtant pas indifférente au charme viril du bonhomme. Méfiante à son égard elle finira pourtant par lui faire confiance et sera surprise des sentiments qu'elle finira par développer pour lui. Elle finit par dépasser ses idées reçut et à percevoir les bons côtés de l'aventurier.29

Pour ce qui est des seconds rôle il y en a bien entendu un qui se démarque tout particulièrement des autres c'est celui de Ralph interprété par Danny DeVito. Il est l'un des ravisseurs de la soeur de Joan Wilder et se révèle être l'élément comique le plus efficace du film. Le comédien semble s'en donner à coeur joie et au vu de la personnalité de Ralph je ne vois pas qui aurait put l'interprété mieux que lui.

Pour ce qui est de la mise en scène je n'ai absolument rien a redire sur elle. Zemeckis avait déjà prouver qu'il avait énormément de potentiel en tant que metteur en scène mais c'est vraiment avec "A la poursuite du diamant vert" qu'il en donne la confirmation. Il en apportera la preuve définitive l'année suivante avec "Retour vers le futur" qui lui permettra d'asseoire son statut et cela avec brio. 

En conclusion "A la poursuite du diamant vert" est un film d'aventure particulièrement enlevé. Un divertissement de qualité au charme indéniable et devant lequel je passe a chaque fois un très bon moment. 

27 août 2017

TOBE HOOPER ( 25 janvier 1943 - 26 Août 2017)

REST IN PEACE TOBE HOOPER!!! 

( 25 janvier 1943 - 26 Août 2017)

Source: Externe 

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LA GUERRE DES MONDES (Steven Spielberg - 2005)

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Résumé:

Père divorcé Ray Ferrier se voit confier la garde de son fils et de sa fille pour le week-end. C'est le jour de l'arrivé des enfants que des créatures venant d'un autre monde débarques pour anéantir l'éspèce humaine. Ray fera tous sont possible pour assurer la sécurité de ses enfants mais cela ne sera pas chose aisé au vu du chaos national (et international) dans lequel ils évolueront dans les jours qui suivront.

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Mon avis:

Après avoir mit en scène des extra-terrestres pacifiques dans "Rencontres du troisième type" et "E.T", Steven Spielberg décide pour son 23ème film de filmer des aliens belliqueux. S'attaquant ici à la transposition d'un des iques de la littérature qu'est "La guerre des mondes" Herbert George Wells, le réalisateur met en scène ici ce qu'il considère lui-même comme son film post 11 septembre. Ici, point de terroristes mais des envahisseurs venu d'un autre monde cherchant à exterminer les habitants de la terre, une planète qu'ils convoitent avec des yeux envieux.

Alors que l'intrigue du livre se déroulait dans l'Angleterre du 17eme siècle, Spielberg et son scénariste David Koepp la transpose à l'écran dans l'amérique du nord du 21ème siècle. Comme dans beaucoup de ses oeuvres précédentes, Spielberg met en scène une famille décomposé. La héros Ray Ferrier est un père n'ayant jamais porté de véritable intérêt dans l'éducation de ses enfants. Traitant son rôle de père par dessus la jambe, c'est à peine si il connaît réellement ses enfants et de ce fait peine à réussir à communique avec eux.  C'est au cours de ce qui devait être son week-end de garde que Ray va apprendre ce qu'est réellement être père et découvrir les sentiments qu'éprouve un père normal face au danger qui pèse sur la vie de ses enfants.

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Jamais Ray n'avait jusqu'ici montré la moindre affection pour ses enfants et c'est face à l'invasion , l'extermination même, des humains par les extra-terrestre que la survit de ses enfants sera pour la première fois le but principal de sa vie. Risquant la sienne à chaque instant pour eux, Robbie et Rachel finiront eux-même par comprendre leurs père et l'homme de coeur qui s'est toujours caché sous l'aspect superficielle qu'il s'était obstiné à leurs montrer jusqu'à présent. Il aura fallut la quasi-extermination de l'espèce humaine pour que Ray se conduise enfin comme un père et pour que ses enfants comprennent vraiment l'homme de coeur plein d'humanité qu'il est.

Comme toujours chez Steven Spielberg l'élément humain prime sur l'aspect divertissant et les séquences à effets-spéciaux ne sont là que pour servir au mieux l'intrigue se concentrant avant toute chose sur les personnages et le destin face auxquels ils seront liés. Certes les séquences d'actions sont assez nombreuses mais jamais ne prennent le pas sur l'élément humain. Spielberg, avec la maestria qu'on lui connaît, y veille à chaque instant et fort et de constater qu'il le fait ici avec le même brio que dans ses autres superproductions.

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Sa direction d'acteur ce révèle être aussi d'un bon niveau, même si il est vrai les performances de Dakota Fanning et Justin Chatwin sont assez discutable. Fanning, à force de crier et d'appeler sa maman, finit au bout d'un moment à irriter le spectateur que je suis et Chatwin quant à lui se montre assez insupportable du fait de son jeu beaucoup trop appuyé. 

Cela étant, Spielberg à su ici présent tirer le meilleur parti de Tom Cruise, lequel que ce soit dans ce film ou encore "Minority Report" s'est à chaque fois montré à la hauteur sous la direction du metteur en scène. Contre point inquiétant du personnage de l'acteur principal, Tim Robbins livre une performance qui pourra j'en convient en rebuter plus d'un de part son côté un peu sur-jouer surtout que son personnage est l'un des plus intéressant du film. Malheureusement, l'interprétation de Tim Robbins ne tire pas vers le bon parti qu'il aurait pu être.

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Je n'ai aucun reproche vis à vis du scénario, David Koepp nous proposant au sein de son intrigue une dimension à la fois solide et humaine le tout s'appuyant sur une structure narrative brillamment encré dans la réalité. Le tout est servit bien entendu part la mise en scène effiace et imaginative d'un Spielberg déjà et toujours au sommet de son art.En conclusion, "La guerre des mondes" se révèle être un très bon moment de cinéma, loin des films propagandistes à la "Independance Day" et "Armageddon qui pullulent régulièrement sur les écrans. Le film de Spielberg ne s'inscrit pas dans ce genre d'oeuvres. Malgré un fin bâclé et quelques défauts notables, "Le guerre des mondes" se révèle être malgré tout un très bon film alliant intelligemment film d'auteur et film commercial et cela avec la maestria qui est propre à son metteur en scène. Pas le meilleur cru du réalisateur mais un bon tout de même.