Ma Passion Première: Le cinéma

21 août 2017

KILL THE GRINGO (Adrian Grunberg - 2012)

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Résumé: 

Arrêter à la frontière avec une énorme somme d'argent en sa possession, un américain est envoyé dans une ville-prison Mexicaine. Cherchant un moyen de s'évader et de récupérer l'argent que les policiers corrompus lui ont dérober, le Gringo mettra au point un plan visant à récupérer l'argent et sauver la vie d'un enfant et de sa mère.

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Mon avis: 

Sortie directement en DVD en France et uniquement en VOD au Etats-Unis, "Kill The Gringo" est un petit polar qui à première vu m'a semblé sans véritable intérêt mais qui à pourtant réussit à procurer un grand moment de plaisir au spectateur que je suis. Interprété, co-écrit et co-produit par Mel Gibson, cette petite production est réalisé avec une certaine intelligence par Adrian Grunberg, lequel fut le premier assistant-réalisateur de Gibson sur la tournage de son quatrième film en tant que réalisateur "Apocalypto" (2006). L'on ne peut nier l'efficacité de la mise en scène de Grunberg et en cela "Kill The Gringo" arrive à tirer son épingle du jeu.

Comme de coutume, Mel Gibson propose une performance de bon niveau et cela même si on l'a connu bien meilleur dans le passé. Le comédien a su comment aborder son rôle avec aisance, sans doute dût au fait qu'en tant que co-scénariste du film il pensait dès le départ écrire le rôle pour lui. Le gringo est en effet au coeur de l'intrigue et ses motivations évoluent au fur et à mesure que le film progresse jusqu'à son dénouement final. 

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Ses paysages, ses décors, ses personnages secondaires hauts en couleurs et ses imprévisibles rebondissements font de "Kill The Gringo" une oeuvre cinématographique assez original et l'on peut regretter qu'elle n'est pas connu une meilleure exploitation. Ce film méritait vraiment de sortir en salle! Je ne sais pas vraiment ce que je peux dire d'autre sur ce film si ce n'est qu'il se révèle être assez agréable à regarder et m'a permis de passer un bon moment. Un divertissement de qualité que je recommande pour le fun qu'il procure.  

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20 août 2017

COMPLOTS (Richard Donner - 1997)

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Résumé: 

Jerry Fletcher chauffeur de taxi et adepte des complots gouvernementaux pense avoir découvert un projet secret visant à assassiner le président des Etats-Unis. Il confiera sa théorie à l'assistante du procureur Alice Sutton qui ne le prendra pas du tout au sérieux jusqu'à ce que Jerry soit victime d'une tentative d'assassinat. C'est ensemble qu'ils chercheront à découvrir la vérité.

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Mon avis:

Que dire de ce film si ce n'est qu'il se distingue tout particulièrement au sein de la filmographie de Richard Donner.
Cinquième collaboration du metteur en scène avec l'acteur Mel Gibson après les 3 premiers "Arme Fatale" et "Maverick", "Complots" se révèle être un subtil mélange d'humour, de romance et de suspense.

Gibson fait merveille dans le rôle du chauffeur de Taxi paranoïaque Jerry Fletcher, voyant des complots à travers les événements les plus anodins mais qui pour une fois visera juste. Le couple qu'il forme à l'écran avec Julia Roberts fonctionne brillamment et l'on ne peut passer à côté de l'alchimie entre les deux comédiens.

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On adhère totalement à leurs performances d'acteurs dont se distingue bien évidemment celle de Mel Gibson, lequel donne une dimension à la fois sérieuse et excentrique à son personnage. On peut dire qu'il nous propose une performance d'acteur hors norme changeant de registre à la perfection. Le comédien nous prouve une fois de plus qu'il est l'un des meilleurs acteurs américains de ces quarante dernières années.

Le scénario est bien huilé et ne passe jamais par la case de la facilité. Donc, on peut saluer le scénaristique Brian Helgeland (auteur des scénarios de "L.A confidential", "Mystic River", "Man on fire",...) de nous avoir offert ici une intrigue bien huilé et particulièrement complexe.

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La mise en scène n'est pas en reste car Richard Donner nous propose une approche visuel simple mais efficace de son film et met bien en valeur l'ensemble du long métrage.J'ai toujours pensé que le réalisateur de la saga "L'arme fatale" était très sous-estimé et il est plus que dommage qu'il n'est pas réalisé de film depuis 2006. A noter la musique entraînante de Carter Burwell (compositeur des bandes originales des films des frères Cohen,...) qui apporte une grand plus au film.
En conclusion, "Complots" est une belle réussite qu'il serait vraiment dommage de ne pas apprécier à sa juste valeur. Je le recommande!

19 août 2017

MEATBALLS (Ivan Reitman - 1979)

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Résumé: 

Tripper Harrison est le leader des moniteurs de l'une des colonies de vacances les plus coûteuses mais aussi des plus populaires des Etats-Unis. Son plus grand désir, que sa collègue Roxanne lui tombe dans les bras. Parallèlement à cet objectif , Tripper se liera d'amitié avec l'un des enfants à sa charge lequel à du mal à s'intégrer mais qui finira, grâce à l'aide de son mentor, a devenir populaire auprès de ses camarades.

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Mon avis: 

On prend les mêmes et on recommence ! Suite au succès d'Animal House, le scénariste Harold Ramis et le producteur/réalisateur Ivan Reitman réitérèrent avec « Meatballs » comédie mettant en scène une bande de moniteurs d'une colonie de vacances naviguant entre drague, compétition et divertissement.

Deuxième réalisation de Reitman, « Meatballs » est l'exemple type des comédies pour jeunes de l'époque et qui furent un tremplin pour bon nombre de comédiens ayant fait leurs débuts au sein des émissions « Second City » et « Saturday Night Live ». Alors qu'Animal House fut celui de John Belushi, ce nouvel opus du duo Ramis/Reitman fut celui de Bill Murray.

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Ami des deux comparses, Murray fut engagé à la dernière minute. Encore sous contrat avec la production du « SNL » ce n'était pas une certitude que le comédien puisse s'investir dans le film, la chance voulut que ce fut le cas et il faut bien admettre que ce fut une bonne chose tant pour la réussite du film que pour la carrière de Murray.

Dans le film il y interprète Tripper Harrison, leader du groupe de moniteurs de l'un des colonies de vacances les plus populaires des états unis. Du côté de sa vie personnelle, il flashe sur sa collègue Roxanne qu'il tente d'emballer sans résultats depuis trois ans, d'un point de vue professionnel, il se révèle être à la fois sérieux, blagueur et protecteur envers les enfants dont il s'occupe. Il ne tarde pas à prendre sous son aile le jeune Rudy Gerner , lequel se révèle au départ déprimé, mais dont l'amitié avec Tripper fera naître en lui l'enthousiasme nécessaire au bon déroulement de son séjour.

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Mais c'est aussi dans le lien qui lie l'adulte à l'enfant que réside le plus grand intérêt du film, et bien entendu de la présence à l'écran d'un Bill Murray qui n'en était encore qu'à ses débuts. Il faut bien admettre au vu du résultat final que sans le comédien, le film n'aurait que peu d'originalité. C'est de part la nature de sa performance que le film gagne une dimension comique non négligeable et qui est au cœur des moments les plus drôles du film. Je ne ferai pas l'erreur de négliger l'émotion que dégagent les liens qui unissent Tripper et sa collègues et ceux qui se tissent entre le moniteur et l'enfant. Le temps qu'il ne passe pas à s'occuper du groupe qui est sous sa responsabilité, il le partage entre son plan drague et son amitié avec le jeune Rudy avec lequel il joue aux cartes et fait du jogging tous les matins.

On peut reprocher beaucoup de choses au film, son manque d'originalité, sa mise en scène un peu quelconque et certains gags qui tombent à plat, mais on ne peut faire abstraction de l'investissement qu'offrent les comédiens à leurs personnages respectifs. Mention spéciale au jeune Chris Makepeace et à Kate Lynch lesquels se démarquent du reste du casting.

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Ce n'est sûrement pas la performance la plus inspirée de Bill Murray mais pour son premier rôle important sur grand écran, il s'en sort avec les honneurs. Contrairement à "Animal House", le succès de "Meatballs" n'était en rien assuré du fait de l'absence de stars au sein de son casting. La réussite tant commerciale que critique du film fut une surprise à sa sortie. Ce fut aussi le départ d'une longue collaboration entre Murray, Reitman et Ramis qui s'étala sur plus de dix ans.

En conclusion, "Meatballs" est une comédie qui s'inscrit dans la lignée de celle qui firent la gloire du genre entre la fin des années 70 et le début des années 90. Pas une grande réussite en soi mais le numéro de Bill Murray vaut à lui seul de prendre le temps de découvrir ce film mineur, imparfait mais amusant. Ceux qui sont hermétiques au genre, passez votre chemin... ceux qui veulent découvrir les débuts de Bill Murray et de sa collaboration avec le duo Reitman/Ramis, ce film vaut la peine d'être découvert.

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18 août 2017

CADDYSHACK (Harold Ramis - 1980)

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Résumé: 

Dans l’un des clubs de golf les plus prestigieux de Los Angeles se prépare le championnat des caddy, le meilleur se verra attribuer une bourse d’étude. Voulant à tout prix l'obtenir le jeune Danny cherchera à se faire bien voir du président du club, tout en couchant avec la nièce de celui-ci et en devenant ami avec TY Webb l’un des principaux concurrenst de l’homme qui décidera si oui ou non il a droit à cet argent.

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Mon avis:

"Caddyshack" est l'exemple type de la comédie complètement barrée, un genre qui faisait recette à l'époque mais qui aujourd'hui a presque disparu. Pour son premier film en tant que metteur en scène Harold Ramis nous présentait tout ce qui fait le quotidien des clubs de golf huppés , le tout bien entendu tourné en dérision et cela avec un humour des plus corrosifs.

La plupart des gags sont assez lourdingues il faut bien le reconnaître, vulgaires par moments, mais font mouche les trois quarts du temps. Le scénario de Caddyshack est assez basique : un jeune étudiant cherche à obtenir une bourse pour faire des études et s'attire un bon nombre d'ennuis en faisant tout pour l'obtenir.

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Le film baigne dans l'anarchie pure dans laquelle sexe, drogue, musique et jeux se rencontrent à un rythme effréné. Le tout est porté par un casting des plus hétéroclites et dont les principaux membres s'adonnent à un véritable festival de gags.

Je mettrais en avant Chevy Chase, lequel trouvait en Ty Webb l'un de ses meilleurs rôle. Bien qu'étant aussi riche que ses concurents il ne possède en rien cette arrogance et ce snobisme qui dominent le monde dans lequel il évolue. Golf et drague sont ses deux sports de prédilection mais il trouve également le temps de prendre sous son aile le jeune Danny. Tous deux d'ailleurs arrivent à coucher avec la jeune femme la plus populaire du club.

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 Malgré le fait que Danny soit originaire d'un monde différent du sien, Webb comprend mieux que quiconque le jeune homme et lui prodigue de très bons conseils. Le golfeur sait très bien que la seule raison qui le pousse le caddy à vouloir obtenir cette bourse est de pouvoir échapper à l'environnement dans lequel il vit: au moins dix frères et soeurs et deux parents cabochards.

Se distingue également Bill Murray de part son interprétation de Karl Spackler, l'homme à tout faire du club. Sa mission pendant tout le film: traquer le goffeur qui creuse des terriers partout sur le terrain de golf. Pour supprimer l'animal Karl emploiera toutes les méthodes possibles jusqu'à l'installation d'explosifs qui durant le final du film ravageront le terrain.

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Murray s'en donne à coeur joie et livre ici une performance des plus originales dans ce rôle de doux dingue obsédé et prenant incognito la poudre d'escampette après chacune de ses bourdes.

De par son humour totalement débridé, "Caddyshack" est l'exemple type de la comédie délirante, loin de se prendre au sérieux, et qui a réussi à me transporter et cela de la première à la dernière minute. Une comédie très eighties qui, malgré les années, fait toujours mouche.

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16 août 2017

LAST ACTION HERO (John McTiernan - 1993)

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Résumé:
Le jeune Danny Madigan, 14 ans, à toujours été un fan inconditionnel de l'acteur Arnold Schwarzenegger et tout particulièrement du personnage qu'il joue dans la franchise Jack Slater. Ami avec le directeur d'un cinéma, ce dernier lui offre un ticket doré que le grand Houdini lui avait donné étant enfant. C'est lors de la projection du nouveau film de la saga Jack Slater que Danny sera propulsé par le ticket à l'intérieur du film et partagera ainsi les aventures du héros de cinéma.
 
Mon avis:
 
"Last Action Hero" est une curiosité, à la fois délirante et intelligente, porté par un Arnold Schwarzenegger jouant à fond la carte de l'autodérision. Ici, le comédien n'hésite pas à se moquer de lui-même ainsi que des personnages qu'il a l'habitude de joué et le fait d'une manière telle que l'on ne peut qu'adhérer à son jeu. L'oeuvre de McT est une critique acerbe du système hollywoodien sous la forme d'un film d'action jouant à fond la carte de l'action mais surtout celle de l'humour.
 
Rarement Schwarzenegger n'aura été aussi drôle et cela fait du bien de le voir tourner en dérision sa propre image de star. Le comédien donne le meilleur de lui-même et cela se vois à l'écran. Il prend à malin plaisir a jouer avec son statut et l'on peut dire qu'il le fait ici avec une certaine intelligence. Évidemment le plaisir de le voir citer des dialogues aussi savoureux, et qui sont devenu culte aujourd'hui, est bien présent et sa performance ne fait que rendre ces répliques encore plus amusante.
 
Exemples: " J'suis sur que t'adores les répliques de cinéma du genre :Fais moi plaisir ! ou "Je suis ton pire cauchemar ... et celle là qu'est ce que t'en dis ? "Le babile débile du babouin nubile ! AH ! Tu l'attendais pas celle là ! Hein !?", "Pour qui sonne la glace, celui-la je l'ai refroidit", "être ou ne pas être?... ne pas être!", "T'aimes les omelettes, tiens j'te casse les oeufs", "Retiens ta main, mon doux prince... Moi doux? Tu veux rire?"...
 
Le film bénéficie également d'une mise en scène particulièrement efficace, que ce soit durant les moments de pure actions que dans ceux jouant à fond sur l'humour. McT a le savoir faire et l'ingéniosité qu'il fallait pour un tel projet et le choisir pour le mettre en scène fut vraiment une décision on ne peut plus logique. Drôle et jouissif, le film est un grand moment de divertissement durant lequel on ne s'ennui jamais. Certes on peu reproché au film d'avoir quelques petites longueurs mais d'un point de vu purement personnel je ne les ai pas du tout ressentis.
 
Sorti durant la même période que le bluckbuster de Steven Spielberg "Jurassic Park", "Last Action hero" en pâtira et ne connaîtra pas les succès escompté. Les critiques furent elles mêmes assez hostiles envers le film de McT car désarçonnés par le style de celui-ci. D'une certaine manière, il était trop en avance sur son temps mais il a finit au bout d'un moment à trouver son public.
 
On peut noter les caméos vraiment amusant de James Belushi, Damon Wyans, Chavy Chase, Jean Claude Van Damme, Sharon Stone (dans la même tenu qu'elle portait dans Basic Instinct), Robert Patrick (dans le costume de policier qu'il portait dans Terminator 2) et de Maria Shriver, épouse de Schwarzenegger à l'époque. Tant de moments de surprise font de "Last Action Hero" un film culte qui réussit a survivre au temps et que l'on regarde toujours avec autant de plaisir.
 
"Last Action Hero" est un film pop corne surréaliste mais dont l'ingéniosité n'a d'égal que le génie de sa mise en scène. McT signe ici l'un de ses meilleurs films, une oeuvre à la fois drôle et sur-vitaminé, porté par un groupe de comédiens tous aussi talentueux les uns que les autres. Se distingue évidemment Arnold Schwarzenegger qui prend ici un malin plaisir à casser son image et n'hésite d'ailleurs pas à la tourner en ridicule. En conclusion, "Last Action Hero" est une oeuvre incontournable qui à bien mérité son statut de film culte. Un grand moment de divertissement.


15 août 2017

FLETCH (Michael Ritchie - 1985)

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Résumé: 

Irwin Ernest Fletcher dit "Fletch" reporter pour un journale de Los Angeles enquête depuis plusieurs semaines sur un important trafic de drogue ayant lieu sur la plage. C'est au cours de ses investigations qu'il est abordé par un riche homme d'affaire qui, le prenant pour un drogué (sa couverture), lui propose 50 000 dollars en échange d'un service: le tuer. Intrigué par une telle demande, Fletch décidera d'enquêté sur le millionnaire et découvrira très vite qu'il existe un lien entre ce dernier et le trafic ravageant les plages de L.A. 

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Mon avis:

Adaptation libre du roman de Gregory McDonald "Fletch" de Michael Ritchie est une comédie que j'affectionne tout particulièrement et qui mériterait d'être d'avantage connu. Très peu diffusé elle est disponible depuis plusieurs mois en Blu-ray et DVD c'est donc a cette occasion que j'ai enfin pu le redécouvrir et ce fut avec un immense plaisir.

Le film passe de façon assez brillante l'épreuve du temps et l'humour fonctionne toujours grâce en grande partie à l'interprétation habité d'un Chevy Chase au sommet de son talent. Encore aujourd'hui l'acteur considère "Fletch" comme l'un des meilleurs films dans lesquels il ait joué et cela reste son rôle préféré. 

Culte au Etats-Unis le film de Michael Ritchie ne l'est nul par ailleurs mais sauf auprès de quelques inités dont je fais partie. C'est une comédie typique des années 80 et qui bien entendu ne parle pas forcément au public d'aujourd'hui. En ce qui me concerne j'ai beaucoup d'affection pour "Fletch" et je crois bien qu'il en sera toujours ainsi.

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J'avoue volontiers avoir toujours apprécié Chevy Chase et il est fort dommage qu'il n'ait pas su mieux gérer sa carrière. Il fit en effet durant plusieurs années de mauvais choix qui affectèrent considérablement son parcours de comédien. Sa performance dans le rôle de Fletch vaut à elle seule son pesant d'or et repose énormément sur son physique et son sens de l'improvisation. En effet, c'est un fait établit que bon nombre de scènes furent improvisés sur le tournage par le comédien et c'est de mon point de vu l'importante touche personnelle de Chevy Chase qui met du sel à la force comique du film. 

Les seconds rôles sont très nombreux et chacun apporte un plus non négligeable à l'ensemble, tout particulièrement Dana Wheeler-Nicholson laquelle propose de part son jeu d'actrice un charme certain à son personnage de Gail Stanwyck. Peu connu, la comédienne aurait mérité elle aussi d'avoir une carrière bien plus riche et je me surprend souvent à l'imaginer dans des rôles différents qui lui seraient allé comme un gant. Dommage qu'Hollywood n'ait pas su exploiter d'avantage un tel talent qui n'attendait qu'à s'épanouir. 

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Porté par la musique très eighties de Harold Faltermeyer, compositeur très en vogue à l'époque qui connaîtra à cette époque une véritable ascension suite au succès du "Flic de Beverly Hills" dont il écrit la bande originale. Entraînante, la musique nous donne dès le départ ce que sera le ton du film. 

Au niveau de la mise en scène rien a redire, Michael Ritchie avait prouvé par le passé son talent dans ce domaine avec le remarquable "Votez McKay". Bien que la comédie n'étant pas un genre qui lui est connu à cette époque force est de constater que Ritchie à su très vite intégrer les codes du genre tout en les adaptants à son propre style. 

En conclusion "Fletch" est une comédie très réussit qui mérite d'être (re)découverte ne serais ce que dans le but de passer un bon moment. Un film qui tien une place à part dans mon coeur. 

14 août 2017

GUET-APENS (Sam Peckinpah - 1972)

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Résumé: 

Après avoir braqué une banque pour le compte du puissant chef du crime organisé Jack Benyon (qu'ils tueront peu de temps après), Doc McCoy et son épouse Carole seront traqué à la fois par la police, par les hommes de Benyon et par l'un de leurs complices voulant à tout prix récupérer l'argent. De nombreuses embûches se dresseront sur leur route mais le couple sera assez fort pour y faire face. Le tout se terminera au cours d'une fusillade mémorable et la fuite des McCoy en direction de la frontière.

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Mon avis:

Que puis je dire de "Guet-Apens" si ce n'est qu'il est devenu au file du temps mon film préféré avec Steve McQueen. Certes ce n'est peut être pas le film le plus aboutit de Sam Peckinpah mais je pense que l'on ne peut pas nier qu'il nous proposait ici un polar d'une vivacité peu commune dans le cinéma de l'époque et cela tant au niveau de sa mise en scène que de son scénario. Bien que n'ayant jamais lu le livre de Thompson je sais que le scénario qu'en a tiré Walter Hill n'est que très peu fidèle à l'oeuvre littéraire dont il s'inspire (Thompson travailla sur le scénario mais fut congédié et son action en justice n'aboutissa pas).

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De mon point de vu Hill à su apporter à son intrigue un souffle haletant et à ses personnages une dimension collant parfaitement à la personnalité des comédiens qui les incarnes à l'écran. Sam Peckinpah à su brillamment tirer le meilleur parti des éléments mis à sa disposition et offrit à son film une réalisation efficace et cela de la première à la dernière séquence. 
Quand on connais les conditions plus que difficiles du tournage, que se soit les nombreuses coup de gueule que s'échangèrent le réalisateur et sa star ou encore les excès de consommation d'alcool de Peckinpah, la relation passionnelle naissante entre McQueen et MacGraw...tant de choses qui auraient pu porter préjudice au film mais qui au final l'altèra pas la qualité du long métrage.

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Le casting, évidemment dominé par le couple vedette, fait merveille et apporte bien entendu un côté glamour non négligeable et qui n'est pas pour rien dans l'attraction que l'on peut éprouver vis à vis du film. J'avoue avoir toujours eu un faible pour Ali MacGraw et force est de constater que son charme opère dès sa première apparition à l'écran.
Steve McQueen, comme toujours, brille de par son charisme et la cool attitude qu'on lui connaît. Sa performance se révèle être à la hauteur de son personnage dont les nombreuses facettes font que Doc McCoy reste encore aujourd'hui une figure emblématique du film de gangster. Le couple qu'il forme avec Ali MacGraw fonctionne à la perfection et cela grâce à l'alchimie évidente entre le comédien et la comédienne.

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Les séquences d'action sont percutantes et j'adhère totalement à la façon qu'a Peckinpah de filmer les fusillades. Celle entre McQueen, MacGraw et les hommes de Benyon est un modèle du genre et offre au film un final époustouflant. En conclusion, "Guet-Apens" est à mon sens une très belle réussite, un classique des années 70 qui mérite d'être vu et revu! Personnellement, c'est une oeuvre que je revois toujours avec immensément de plaisir.

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13 août 2017

AMERICAN COLLEGE (John Landis - 1978)

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Résumé: 

Au College Faber deux fraternités se livrent une guerre sans merci. Omega regroupe les élèves les plus brillants et les plus riches du campus. Ils sont aussi à la botte de Dean Warmer le directeur de l'établissement scolaire qui se sert d'eux pour espionner et si possible faire virer ceux de la fraternité Delta. Cette dernière est une véritable honte aux yeux du directeur, elle regroupe les cancres. Ceux-ci passent le plus clair de leur temps a boire, fumer, faire la fête et draguer. L'affrontement des deux groupes d'étudiant atteindra son paroxysme durant le final au cours duquel, après avoir été virés du campus, les membres de Delta pour se venger sèmeront la panique durant le défiler annuel!

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Mon avis:

A l'origine de la naissance du projet "American College", la menace de démission de l'auteur Douglas Kenney qui, marre du rythme du show "National Lampoon" dont il était l'un des principaux scénaristes, a envie de nouveauté. Pour le retenir le producteur Matty Simmons lui fit miroiter la possibilité de faire un film. C'est alors que Harold Ramis entra en scène, ce dernier développa un scénario.

Ramis et Kenney furent alors rejoint par Chris Miller, autre scénariste originaire du "Lampoon's Show" et auteur de bon nombres d'histoires amusantes mettant en scène des étudiants. Les trois hommes se mirent au travail et décidèrent de sélectionner leurs meilleurs souvenirs de leurs années de fac et de s'en servirent comme matière de base au développement du projet.

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Une fois le scénario bouclé, la production chercha un réalisateur pour la mettre en image. Un tel projet demandait un metteur en scène qui comprenait l'essence du sujet et qui saurait en tirer le meilleur parti. Le choix se porta sur "John Landis" lequel venait d'acquérir une certaine notoriété grâce à son "Hamburger Film Sandwich", un film indépendant dont l'humour parlait à la production. Dès la première lecture, Landis se rendit compte du potentiel du projet et fut aux yeux des producteurs celui qui pourrait les aider à l'améliorer.

Vint ensuite le choix du casting. L'un des premiers acteurs recrutés fut John Belushi pour le rôle de "Bluto". Ami proche des trois scénaristes, Belushi voyait en "American College" le parfait tremplin pour faire décoller sa carrière. Force est de constater que son intuition a vu juste car le succès du film et la qualité de sa performance lui valurent d'être bien perçu par Hollywood. Il trouvait ici en la personne de Bluto un rôle fait sur mesure pour lui. Il est le type même de l'étudiant médiocre, trichant aux examens, buvant comme un trou, urinant par terre et mangeant comme un cochon. Rien que la scène de la cafétéria durant laquelle il avale d'une seule bouchée un hamburger et crache un oeuf sur les membres de la fraternité Omega, est représentative de la personnalité du personnage.

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Pour entourer Belushi, Landis recruta une gamme hétéroclite de comédiens tels que Tim Matheson ("Fletch", "1941",...), Tom Hulce (Amadeus), Bruce McGill ("Collateral","Ali", "Cliffhanger",...) Karen Allen ("Starman", "Indiana Jones: Les aventuriers de l'arche perdue"...) , Peter Riegert, Kevin Bacon,... Les studios quant à eux ne furent en aucun cas satisfaits du casting, trouvant les choix du réalisateur exécrables. Pour y parvenir, Landis devait convaincre une star de rejoindre le projet. La star en question fut Donald Sutherland, lequel se lia d'amitié avec le réalisateur quelques années plus tôt sur le tournage de "De l'or pour les braves" sur lequel Landis était assistant de production. Sutherland n'apparaît que très peu dans le film mais sa présence au casting offrit une certaine légitimité au projet.

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 Tous semblent s'en donner à coeur joie et l'alchimie qui lie chacun d'entre eux est indéniable. On sent un véritable sentiment d'amitié entre eux et au vu des nombreux souvenirs de l'équipe du film, le tournage s'est déroulé sous le signe de la bonne humeur. Du point de vue de la mise en scène il n'y a rien à redire, Landis nous fait découvrir les prémisses de ce que sera son cinéma dans les années à venir et qui atteindra des sommets avec le cultissime "Blues Brothers". Le scénario tient brillamment la route, les gags fusent à une vitesse effrénée, le tout porté par une bande originale tonitruante.

"American College" est un film méconnu et qui mérite d'être redécouvert par tout à chacun. Une comédie à la fois intelligente et délirante qui m'a particulièrement transporté. Culte !

12 août 2017

LE CONVOI DE LA PEUR (William Friedkin - 1977)

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Résumé:

Quatre hommes en fuites acceptent de transporter en camion un chargement de nitroglycérine instable. Sur leurs routes se dresseront les éléments de la nature et un grand nombres d'embûches dont tous ne survivront pas.

Mon avis: 

En ce qui me concerne j'ai été littéralement scotché devant "Le Convoi de la peur" qui, réussit très bien à se démarquer du film de Clouzot. Les personnages sont tous aussi antipathiques les uns que les autres, et cela à un tel point qu'il est littéralement impossible de s'identifier à eux. Deux d'entre eux se distinguent tout particulièrement: le premier Victor Manzon dit "Serrano" (Bruno Cremer) a fui la France après avoir été accusé de fraude. Après le suicide du seul homme qui aurait pu tout arranger, celui ci quitte son épouse sans lui dire un seul mot.

Le second Jackie Scanlon (Roy Scheider) dit "Dominguez" a quitté les États-Unis après avoir braqué une Église avec son gang. L'un de ses membres n'a pas hésité à abattre le prêtre mais se dernier s'étant tué au cours d'un accident de voiture, ce sera sur Scanlon que le frère de l'homme de religion, qui n'est autre qu'un puissant caïde mafieux, se rabattra pour assouvir se vengeance. Traqué, Scanlon n'a donc pas d'autre choix que de fuir. Ici il n'est nul question de personnages aux actes héroïques et au sein de l'équipe la solidarité est vraiment toute relative. Les tensions entre les quatre protagonistes sont fortes et naviguent entre la menace verbal et la violence physique.

Le personnage de Scheider va même jusqu'à jubiler à l'idée que la seconde équipe puisse échouer. Il ne voit qu'une chose: empocher la prime de l'un d'eux. Roy Scheider offre ici une performance de tout premier ordre. Le comédien passe à travers toutes les étapes de l'épuisement tant physique que psychologique et cela, au fur et à mesure que le film avance. On le voit s'enfoncer de plus en plus loin dans la dépression qu'à la fin, il n'est plus que l'ombre de lui même. Une telle interprétation aurait mérité d'être plus remarquée et force est de constater que Scheider reste encore aujourd'hui un acteur trop sous estimé.

Le reste du casting s'en sort avec les honneurs, mention spécial à Bruno Cremer qui est ici la parfaite représentation de l'autorité dans une opération qui en manque cruellement. Cela en devient d'autant plus évident lorsque les autres membres de l'équipe doivent se passer de lui.

William Friedkin déploie ici tout ce qui fait le brio de son cinéma et cela dans des conditions assez difficiles. Sa mise en scène se montre imaginative et efficace à tous les niveaux, et son film ne souffre à mes yeux d'aucune baisse de rythme. Je reste impressionné par la séquence du pont qui se révèle être à la fois la plus spectaculaire et la plus tendue de toutes celles qui composent le film.

"Le Convoi de la peur" reste à mes yeux un chef d'œuvre méconnu et mésestimé qui mérite d'être redécouvert à sa juste valeur. Le tout accompagné par la musique envoûtante de Tangerine Dream. Je peux comprendre que l'on se demande ce que cette autre adaptation du roman de Arnaud apporte de plus à celle de Clouzot, mais pour moi cela reste l'oeuvre la plus aboutie de son réalisateur et une véritable leçon de mise en scène.

11 août 2017

PHONE GAME (Joel Schumacher - 2003)

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Résumé: 

Stuart Shepard petit attaché de presse riche, marié, menteur et frimeur se rend tous les jours à la même cabine téléphonique pour téléphoner à sa petite protégée sur laquelle il fantasme. Mais un jour, après avoir une conversation avec elle, Stuart recevra un coup de file qui va faire de sa journée un véritable cauchemar. Au téléphone avec un tueur en série qui le tien dans sa ligne de mire, Stuart sera obligé de faire tous ce que son agresseur lui demande, le tout en restant coincé dans cette cabine téléphonique entouré par les forces de police.

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Mon avis:

Je me souviens encore de la première fois que j'ai vu ce film, c'était au cinéma lors de sa sortie en salle et je me rappel encore de l'impact qu'il avait eu sur moi. Jamais un thriller n'avait joué autant sur mes nerfs tels que celui-ci et j'étais sortie de la salle avait un fort sentiment d'exaltation. Surtout, j'étais impressionné de voir à quel point un film à petit budget , tourné en 12 jours et durant si peu de temps (1h17) avait réussit à faire battre mon coeur à cent à l'heure.

En effet, si il y a une chose que "Phone Game" sait faire c'est tenir le public en haleine de la première à la dernière minute sans le moindre temps mort et cela même sans la moindre séquence d'action. Dans tous les thrillers l'on peut voir des courses poursuites en voitures, des fusillades, des explosions, etc etc... ici présent rien de tel car tous ce passe dans une cabine téléphonique et les quelques mètres qui l'entourent. "Phone Game" n'est en rien un thriller d'action mais bien un thriller psychologique qui joue à fond la carte du suspense en mettant à l'épreuve autant le système nerveux du spectateur que sur celui de son personnage principal.

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Celui-ci est d'ailleurs joué de façon brillante par un Colin Farrell qui n'était encore qu'au début de sa carrière. En effet, le comédien arrive à travers sa performance d'acteur à nous faire ressentir de l'empathie pour Stuart Shepard, un homme qui a tous ce qu'il faut pour être antipathique. Dragueur, frimeur, arrogant, méprisant envers les petites gens, Stu est le type même du sale type en costume blanc et c'est ce qui en fait d'ailleurs la cible rêvée pour le tueur en série au fusil à lunettes.

Ce dernier se prend en effet pour un redresseur de tord, il se voit comme celui qui a le devoir de punir les pêcheurs. L'on apprend que Stu n'est pas la première personne qu'il a prise pour cible et que ses précédentes cibles n'ont pas survécu à leurs conversation avec le sniper. De ce personnage l'on ne connaît que la voie et cela jusqu'à la scène finale où son visage nous est enfin révélé et ce n'est pas n'importe qui qui le joue... c'est le grand Kiefer Sutherland! Immense comédien dont la carrière, impressionnante qui plus est, sera marqué à jamais par son interprétation de l'agent fédéral Jack Bauer dans le série culte "24 Heures Chrono" (2001 à 2010 + 2014 pour "24 Live another day).

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"Phone Game" marque également la quatrième collaboration de l'acteur avec le réalisateur Joel Schumacher lequel lui a offert certains de ses meilleurs rôles tels celui du vampire David dans le film "Génération perdue" (1987). A travers le timbre de sa voix si particulière, Kiefer Sutherland nous offre une performance d'acteur unique en son genre, un jeu d'acteur de haut niveau pour un rôle que peu d'autre, peut être aucun, n'aurait su rendre aussi terrifiant. 

Le film bénéficie également d'excellents seconds rôles tels Forrest Whitaker, un comédien dont j'ai toujours admirer le travail et dont la performance la plus mémorable restera je pense celle qu'il offrit au rôle de Charlie Parker dans le Biopic "Bird" réalisé par Clint Eastwood et sorti en 1988. S'ajoute Radha Mitchell, Katie Holmes,... et bien d'autres encore.

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Pour ce qui est de la mise en scène il n'y a rien à redire. Joel Schumacher, dont la carrière à connue quelques ratés, réussit ici présent à nous surprendre de part la force et la maestria dont il fait preuve ici pour maîtriser chaque élément composant cette oeuvre si particulière qu'est "Phone Game". Il n'était déjà pas évident au premier abord qu'un cinéaste, aussi talentueux soit il, puisse réussir à mettre en valeur une oeuvre cinématographique dont l'intrigue ai lieu uniquement dans une cabine téléphonique. Un défi impossible que Joel Schumacher à su relever haut la main. Impressionnant!

Mention spéciale à la Bande originale composé par Harry Gregson Williams. Simple bémol: pourquoi échanger un titre anglo-saxon contre un autre. De "Phone Booth", le titre original U.S, le film passe au titre de "Phone Game" pour l'exploitation en France, quel intérêt? En conclusion, "Phone Game" est un véritable coup de maître! Un chef d'oeuvre au suspense insoutenable et à l'interprétation phénoménale! Brillant!!